ENervement

*Nouvelles (formes de) mobilisations lycéennes.


Ca va chauffer ?

Mammouth déchainé —
 Les proviseurs sont informés depuis quelques jours par les Renseignements généraux que des menaces de blocages sont de plus en plus persistantes, voire imminentes.
Police comme proviseurs sont déboussolés à tel point que les RG ont téléphoné plein nuit aux bloqueurs traditionnels pour savoir ce qu’il en est. Et il semble bien qu’il y ait un certain débordement, dont témoigne la dépêche de l’AFP à propos de blocages parisiens qui arrivent déjà sur la province.


AFP. - Alertés par SMS, des lycéens manifestent par surprise à Paris
Plusieurs cen­taines de lycéens, aler­tés par SMS, ont mani­festé jeudi de manière impromp­tue à Paris, et ont blo­qué des établis­se­ments en région pari­sienne, pour pro­tes­ter contre des "condi­tions de ren­trée catas­tro­phiques" à cause des sup­pres­sions de postes, selon des sources concordantes.
A Paris, "une dizaine de bar­rages fil­trants" ont été ins­tal­lés devant des lycées, sur un total de 172, selon le rectorat.

Selon Marie Hertzog, lycéenne à Strasbourg et délé­guée du Syndicat géné­ral étudiant (SGL), "des SMS ont +tourné+ chez les lycéens mais ne deman­daient qu'à ceux de Paris de blo­quer leur établis­se­ment et de mani­fes­ter pour pro­tes­ter contre les sup­pres­sions de postes".
"C'est un mou­ve­ment très pari­sien, mais il y a eu quelques mobi­li­sa­tions dans le Nord, avec des inci­dents à Lens, et dans l'Est", a déclaré à l'AFP Philippe Tournier, du prin­ci­pal syn­di­cat des chefs d'établissements (SNPDEN).
"C'est un phé­no­mène socio­lo­gique assez pré­oc­cu­pant. Sur le ter­rain, c'est très violent, on est plus proche des émeutes urbaines", a-t-il ajouté.

A Paris, quelque 300 lycéens selon un jour­na­liste de l'AFP, se sont ras­sem­blés dans la mati­née place de la Nation avant de défi­ler vers la Bastille en scan­dant "Sarko t'es foutu, les lycéens sont dans la rue". Ils venaient de Paris et de la région pari­sienne, selon une jeune fille du lycée Maurice-Ravel (Paris XXe).
Ils ont été dis­per­sés dans le calme par la police en début d'après-midi.

"Après la grève du 27 sep­tembre, on réclame l'arrêt des sup­pres­sions de postes et on est contre la réforme du lycée et la réforme de la licence", a expli­qué la lycéenne de Ravel, affir­mant que la mobi­li­sa­tion était spontanée.

Spontané ou pas spontané?
Quatre jeunes, dont trois mineurs, qui avaient lancé des pierres sur des poli­ciers, ont été inter­pel­lés à Louvres (Val-d'Oise), a-t-on appris de source judiciaire.
"
Partout en France, des lycées sont blo­qués. Les lycéens sont mobi­li­sés pour pro­tes­ter contre les condi­tions de ren­trée catas­tro­phiques impo­sées par la poli­tique de Luc Chatel", a affirmé à l'AFP Victor Colombani, pré­sident de l'UNL, prin­ci­pal syn­di­cat de lycéens.
"Pour tous les lycéens, c'est la pire ren­trée de notre vie", a-t-il ajouté, en affir­mant que la mobi­li­sa­tion n'était "pas spontanée".
"Il y a un ras-le-bol géné­ral des lycéens", a dit à l'AFP Hélène Himmer, vice-présidente de la Fidl, autre syn­di­cat de lycéens, qui explique à l'inverse que le mou­ve­ment est "spontané".
"Ce sont des actions très locales car ils subissent direc­te­ment les consé­quences des sup­pres­sions de postes, comme par exemple à Gagny (Seine-Saint-Denis) où il n'y a pas de gar­dien à l'accueil et où il y a moins de pro­fes­seurs", a-t-elle ajouté.


* Dans la série de quoi je me mêle : la FCPE propose

Formation des enseignants : la proposition de Jean-Jacques Hazan (FCPE, pour "Aide aux profs"
"Que veut-on comme Ecole, que veut-on y faire ? Que doivent savoir faire les enseignants ? Au lieu de poser ces questions essentielles à nos yeux, l’Education nationale n’a agi que sur les questions de statuts et de rémunération", estime Jean-Jacques Hazan, président de la FCPE, qui répond aux questions du site "Aide aux profs".
Evoquant la formation des enseignants, il considère que, "dès la 2e année de licence, il devrait y avoir une sensibilisation au métier", un peu comme en médecine où, "en 2e année ont lieu des rencontres avec des malades dans les hôpitaux. En 3e année a lieu un stage, et en 4e année, ils sont externes. Ainsi, plus de 50% de la formation des médecins est axée sur la pratique, sur le terrain : peut-on dire que nos médecins sont nuls avec une telle formation ? Si on leur appliquait le même traitement qu’aux enseignants, oserait-on encore aller se faire soigner sans appréhension ?"
L'interview sur le site d'Aide aux profs, ici.

* Un ministre qui appelle à la grève les enseignants.

Cela se passe dans ce lieu rêvé de Tahiti :
AFP.— Les enseignants tahitiens manifestent à l'appel de leur ministre

Environ
deux cents ensei­gnants du second degré ont mani­festé mer­credi à Papeete à l'appel de leur ministre local de l'éducation, Tauhiti Nena, a constaté un jour­na­liste de l'AFP.
Ils dénoncent l'attitude "colo­nia­liste" du vice-recteur et du gou­ver­ne­ment cen­tral, notam­ment lors de l'affectation des pro­fes­seurs sta­giaires, l'éducation étant une com­pé­tence par­ta­gée entre le gou­ver­ne­ment local et le minis­tère de l'Education nationale.
Le minis­tère de l'Education local s'était déjà opposé au gou­ver­ne­ment cen­tral sur la baisse des indem­ni­tés de retraite des ensei­gnants, puis plus récem­ment sur la sus­pen­sion du CAPES de reo maohi, les langues polynésiennes.
Il reproche au vice-recteur d'affecter en métro­pole, à 17.000 kilo­mètres de leur île, les jeunes Polynésiens qui passent le CAPES sans tenir compte de leurs attaches cultu­relles et fami­liales, alors que des postes sont dis­po­nibles en Polynésie.
Pour le vice-rectorat, la mobi­lité est une ques­tion d'équité, puisqu'il s'agit d'un concours national.
"Ou il faut chan­ger de vice-recteur, ou il faut qu'il revienne sur sa posi­tion sinon c'est peut-être le gou­ver­ne­ment Temaru qu'il faut virer", a déclaré Tauhiti Nena, en fai­sant allu­sion aux conflits entre le gou­ver­ne­ment cen­tral et celui du Président indé­pen­dan­tiste Oscar Temaru.
Tauhiti Nena avait menacé, début sep­tembre, de faire défi­ler, devant le pré­sident Sarkozy, lors de l'ouverture des Jeux du Pacifique à Nouméa, la délé­ga­tion poly­né­sienne sans le dra­peau fran­çais. Il n'avait pas fina­le­ment mis sa menace à exécution.
Le gou­ver­ne­ment local estime que l'Etat fran­çais "se désen­gage" de l'éducation.


Remarquez, en métropole c’est pareil. Mais qu’est-ce qu’on attend ?


* Faire sauter la banque: les techniques de SOS éducation pour trouver des sous.


C’est décripté sur Médiapart. Mais c’est du marketing ou de la manipulation ?
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