Victoire contre l'Etat


* Désobéisseurs : 1 point, Education nationale : 0.

Répondant à la plainte déposée par B Cazals devant le tribunal administratif de Montpellier, celui-ci,nous dit le comité de soutien de B Cazals, "a estimé que la mesure de 24 jours de retrait de salaire dont devait écoper Bastien Cazals apparaissait comme illégale. La décision est fondée sur le fait que l’administration ne peut reprocher à un fonctionnaire un service non fait, tant qu’elle n’a pas précisé elle-même les modalités de ce service. En somme, l’Inspection Académique ne peut reprocher à Bastien Cazals d’avoir mal effectué l’Aide Personnalisée, puisqu’elle ne lui a pas expliqué comment la mettre en place. Aussi, la mesure concernant le retrait de 24/30ème de salaire prise à l’encontre de Bastien Cazals est suspendue". Une décision qui risque de faire jurisprudence pour d'autres désobéisseurs.


* Sa carte à l’UMP obligatoire pour rentrer en seconde ? Bientôt peut-être...

On est quand même proche du délit d’opinion dans le refus d’inscrire des élèves manifestants.

AFP - Lycéen "bloqueur": Luc Chatel juge "légitime" la démarche du proviseur

Le ministre de l'Education Nationale Luc Chatel a jugé "légitime" jeudi la "démarche" du proviseur d'un lycée parisien qui a conditionné l'inscription en terminale d'un lycéen à un engagement écrit qu'il n'organiserait plus de blocages.
"Je trouve que la démarche du proviseur est tout à fait légitime", a déclaré M. Chatel lors d'un déplacement à Poitiers, où il a visité le rectorat, un collège qui organise des cours pendant les vacances et l'Esen, qui forme les cadres de l'Education nationale.
"Le proviseur est responsable de l'organisation de son établissement. Il a été victime pendant plusieurs semaines de blocages, qui ont pénalisé non seulement l'ensemble des élèves, mais l'ensemble des personnels de l'établissement", a-t-il dit.
"
Il est légitime qu'il sensibilise un élève qui manifestement a été fortement impliqué (dans les blocages), en lui disant: +tu es le bienvenu au lycée, (...) mais si tu reviens au lycée, le lycée de la République, ce n'est pas un lieu de blocage, de fermeture, d'exclusion. C'est un lieu d'apprentissage du savoir, d'égalité d'accès pour tous", a-t-il poursuivi.
Le proviseur du lycée Maurice-Ravel, dans le XXe arrondissement de Paris, conditionne l'admission en terminale de Tristan Sadeghi, élève de première ES, à un engagement écrit qu'il ne bloquera plus le lycée l'an prochain, ce que le lycéen refuse.
Le Syndicat national des personnels de direction de l'Education nationale (SNPDEN) a apporté mercredi son soutien au proviseur, et appelé les organisations lycéennes à renoncer aux blocages, "forme d'action stérile et dévastatrice".

Tiens, parce qu’on leur demande leur avis à ceux là ?

* La police des polices de l’EN : l’avis d’expertise autour du scandale du rattrapage en bac pro. Les coupables sont déjà désignés.


AFP - Rattrapage du bac professionnel: un avis d'expertise demandé à l'inspection générale

Un "avis d'expertise" a été demandé jeudi à l'inspection générale de l'Education nationale après une épreuve de rattrapage au baccalauréat professionnel en comptabilité à Coulommiers (Seine-et-Marne), où seulement six candidats ont été admis, a-t-on appris jeudi auprès d'un parent d'élève.
"Il y a un souci car sur un total de 106 candidats, six seulement ont été admis mercredi à l'épreuve de rattrapage du bac professionnel, section comptabilité, au lycée professionnel Cormier à Coulommiers et la plupart ont eu 8", a expliqué à l'AFP Jean-Marc Judith, parent d'une élève concernée, confirmant une information de France 3 Ile-de-France.
Les élèves "veulent repasser l'épreuve" dans des conditions "normales", avec un "véritable oral concernant leur rapport de stage comme cela est prévu et non pas avec des questions en mathématiques ou en histoire-géographie comme cela s'est produit mercredi", a-t-il ajouté.
De son côté, le rectorat de Créteil, contacté par l'AFP, a confirmé qu'un "avis d'expertise a été demandé à l'inspection générale de l'Education nationale" afin d'obtenir des "éléments clairs sur ce qui s'est passé".
"Les inspecteurs, les membres du jury et les organisateurs du centre d'examens ont été entendus jeudi matin" et un "avis sera donné rapidement", a-t-on précisé au rectorat de Créteil.
L'épreuve de rattrapage a été créée cette année pour les candidats du bac professionnel.


* Que des gens de bonne société dans le cabinet du ministre.

Exemple d’un ancien prof qui s’est reconverti :


Gustin suit Chatel à l’Éducation

Le directeur de cabinet du nouveau ministre de l’Éducation nationale travaillait déjà pour lui à Bercy avant le remaniement.

Philippe Gustin, 49 ans, a été nommé directeur de cabinet du ministre de l’Éducation nationale et porte-parole du gouvernement, Luc Chatel. Philippe Gustin occupait auparavant les fonctions de directeur adjoint au cabinet du secrétaire d’État chargé de l’Industrie et de la Consommation. C’est donc un retour aux sources pour cet ancien enseignant.
Titulaire d’un doctorat d’histoire sociale, Philippe Gustin a débuté sa carrière comme
instituteur en Haute-Saône entre 1979 et 1980 avant de devenir professeur à l’Office franco-allemand, de 1980 à 1982, puis directeur d’école en Allemagne jusqu’en 1988. Directeur adjoint des cours à l’Institut français de Budapest (1988-1994), puis directeur du bureau de coopération linguistique à l’ambassade de France en Autriche (1995-1997), il intègre alors l’ENA. En 2001, au terme de sa scolarité, il est nommé sous-préfet de Cosne-Cours-sur-Loire (Nièvre). Il quitte l’Hexagone en 2003 et rejoint la préfecture de Mayotte où il occupe les fonctions de secrétaire général jusqu’en 2004. À son retour dans la métropole, il prend la tête du bureau du droit et des procédures d’éloignement au ministère de l’Intérieur. Directeur du cabinet du préfet de l’Isère entre 2006 et 2007, Philippe Gustin est alors appelé au cabinet de la ministre de l’Économie, des Finances et de l’Emploi, Christine Lagarde, en qualité de conseiller "restructurations, mutations économiques et outre-mer". Depuis mai 2008, il occupait conjointement les fonctions de directeur adjoint de cabinet au secrétariat d’État à l’Industrie et à la Consommation