Grèves 2003, vous vous souvenez ?
Autonomie
pour tous, et tous pour l'autonomie.
Voilà ce qu'on lit dans le Figaro de ce jour, journal
officiel du gouvernement.
Les
principes directeurs : donner au chef
d'établissement une meilleure maîtrise de son budget,
de ses effectifs, de l'organisation de ses cours et
de ses heures d'enseignement pour lui permettre de
mener à bien son projet pédagogique.
« Il
faut qu'il dispose d'une dotation budgétaire dans
laquelle il aura davantage de marge de
manoeuvre »,
explique Xavier Darcos. Le directeur pourrait
ainsi signer des
contrats avec des associations sportives, faire appel
à des intervenants extérieurs. Il
devrait pouvoir adapter
l'offre pédagogique aux
particularités de l'établissement,
en changeant les horaires, regroupant
des cours, en
donnant la priorité à certaines matières. S'il n'aura
pas le pouvoir de recruter ses enseignants, il
pourra demander
des profils de postes pour faire
face à des besoins particuliers.
(...)
L'idée
séduit plutôt le SPDEN, syndicat des
proviseurs :
« Plutôt
que de procéder comme actuellement,
remarque
Philippe Guittet, son président, en
négociant au cas par cas avec les académies, il
faudrait mettre en place un contrat pluriannuel pour
élaborer un projet sur le long
terme. »
En
contrepartie de cette liberté, les établissements
seraient évalués. Taux de
redoublement, de réussite aux examens sont parmi les
indicateurs envisagés. Les
enseignants, dont les élèves progressent, pourraient
être récompensés par des primes ou des accélérations
de carrière leur ouvrant les portes des
établissements de leur rêve.
Flattez-nous
mon bon Blaise...
Décidément le ministre reprend bien vite les bonnes
habitudes :créer
l'inovation-pédagogique-absolument-nécessaire, pour
mieux faire des économies. Jusqu'où s'arrêtra-t-il
?