Grandes manoeuvres
11/09/09 21:36
* Revalorisation et la paix sociale.
Avant de lancer les réformes et pour couper court à toute grogne, Chatel annonce une revalorisation significative des salaires des enseignants. Sarkozy chercherait-il a se mettre les enseignants dans la poche en vue des prochaines présidentielles ?
AFP Enseignants: Chatel fera des "propositions" de revalorisation fin septembre
« Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel présentera "à la fin du mois" aux syndicats d'enseignants ses "propositions" de revalorisation de leur métier, en particulier une revalorisation financière "significative", a-t-il indiqué vendredi.
"J'aurai l'occasion de réunir à la fin du mois ce qu'on appelle le CTMP (Comité technique ministériel paritaire, ndlr), c'est-à-dire l'organisme de concertation avec les organisations syndicales, pour leur présenter mes propositions en matière de revalorisation, en particulier financière, et vous verrez qu'il y aura une revalorisation significative en la matière", a déclaré M. Chatel sur France Info.
Outre l'"aspect financier", cette revalorisation doit concerner "l'aspect gestion des ressources humaines tout au long de la vie", a-t-il dit.
Luc Chatel a jugé que son ministère devait "accompagner davantage ses enseignants en matière de formation initiale et continue, leur proposer des perspectives, des deuxièmes carrières". "C'est un chantier que j'ouvre, avec les syndicats", a-t-il ajouté. »
Donc mieux les payer pour mieux les éjecter (et les faire taire)?
* L’éducation nationale, le label qui veut faire vendre du livre. Mais pas dans n’importe quelle édition... C’est ce que dénonce le figaro (dingue non ?).
«Bac 2010», le slogan qui fait vendre les livres
Les quatre ouvrages (les «Pensées», «L'Odyssée», «Fin de partie» et «Les Liaisons dangereuses») programmés au bac littéraire sont en tête des ventes.

Ils n'auront pas le Goncourt cette année, ni dans les années à venir, mais Homère, Pascal, Laclos et Beckett (Prix Nobel 1969) seront les auteurs vedettes de 2009. D'ailleurs, certains de leurs livres figurent déjà dans les listes des meilleures ventes. Cette étonnante « percée » est consécutive à une petite note, émise dans le Bulletin officiel n° 15 du 9 avril 2009, qui indique les quatre livres au programme. Elle est signée de Jean-Louis Nembrini, directeur général de l'enseignement scolaire, qui représente le ministre de l'Éducation nationale.
Les livres. L'Éducation nationale a choisi certains titres de ces auteurs car chacun représente une partie du programme des élèves de terminale littéraire. L'étude des grands modèles littéraires et des modèles antiques s'appuie sur L'Odyssée d'Homère (chants V à XIII) ; on aurait pu croire que l'édition importait peu, mais la consigne est précise : seule la traduction de Philippe Jaccottet comptera. Ce sont les Éditions La Découverte qui se frottent les mains. La lecture des Liaisons dangereuses (toute édition de poche) s'accompagne de l'étude de son adaptation cinématographique par Stephen Frears. Les Pensées de Pascal prennent leur place dans le cadre du débat d'idées. Cette fois, c'est uniquement l'édition en « Folio » de Gallimard (préface de Michel Le Guern) qui est prescrite .Fin de partie, de Beckett , concerne l'analyse d'une œuvre contemporaine ; les Éditions de Minuit ont le sourire, puisque l'auteur d'En attendant Godot n'est publié que par cette maison.
* Châtel, aidé ? Le SNES demande à aider le ministre pour la rénovation de la voie technologique. Voici la lettre adressée par le SNES au directeur de la DGESCO.
Monsieur le Directeur,
Le ministre, Luc CHATEL, nous a confirmé que le chantier de la rénovation de la voie technologique industrielle devrait être relancé sur la base de la dernière proposition de l'Inspection Générale. Vous n'êtes pas sans savoir que le SNES est très attaché à la construction d'une dynamique qui permettrait de développer ces formations. Dans le même temps, il conviendrait de ne pas négliger les secteurs des Sciences et Technologies de Laboratoire, des Arts Appliqués, de l'Hôtellerie, sans oublier la formation de Technologie de la Musique et de la Danse.
Ce chantier est vaste et stratégique pour l'avenir des jeunes et le développement économique et social. Certes, vous connaissez l'orientation générale de nos propositions, mais nous souhaiterions vous rencontrer, ainsi que vos chargés de projets, afin de contribuer à impulser une réforme ambitieuse de ces formations.
Le SNES est disponible pour participer à tout groupe de travail que vous souhaiteriez réunir sur ce dossier.
En espérant que nous pourrons échanger rapidement sur ces questions, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Directeur, l'expression de notre considération distinguée.
Roland HUBERT Thierry REYGADES
* Violence policière : l’attaque. On connaissait déjà l’outrage voici maintenant le coupable pris au hasard (par la police).
Lhuma.
Un normalien victime d’une « erreur volontaire »
Police . Dénoncé sans preuve par un CRS pour « violence avec arme », Clément Onimus a été relaxé hier par le tribunal correctionnel de Paris.
« Je n’ai jamais jeté de projectile contre la police ni contre qui que ce soit. Je ne portais ni capuche, ni foulard. » En costume, face au juge, Clément Onimus le répète pour la énième fois, inébranlable. Oui, il était bien présent devant la Sorbonne, le 26 mars dernier, pour participer à une manifestation pour « sauver la recherche ». Une manifestation qu’un témoin viendra décrire comme « calme, d’une agitation bon enfant », mais au cours de laquelle, effectivement, une « bouteille de vin blanc » a volé contre un CRS, entraînant plusieurs jours d’interruption de travail. Mais non, ce n’est pas lui, Clément Onimus, qui l’a jetée, comme l’a affirmé dans un procès-verbal un collègue du CRS blessé, qui déclare avoir formellement identifié l’auteur du tir comme étant un individu européen de 1,70 m, porteur d’une capuche et d’un bandana… Et ne pas l’avoir perdu de vue entre le tir et l’interpellation, deux heures plus tard, de Clément Onimus, normalien et doctorant en histoire de vingt-huit ans.
Ni l’auteur du PV ni le CRS blessé n’étaient présents, hier, à la 24e chambre correctionnelle du tribunal de Paris où la défense était venue, elle, avec trois témoins, éminents professeurs d’histoire, et des photos, fruit d’un appel lancé sur le net en vue de disculper le thésard. Mission réussie. Mis face à l’évidence, le tribunal a prononcé la relaxe « au bénéfice du doute », sans remettre en cause pour autant le témoignage du policier. « Je pense qu’il s’agit d’une erreur volontaire », déclare pourtant Clément Onimus, qui a passé vingt-quatre heures en garde à vue puis douze heures au dépôt, sous le palais de justice, et qui explique qu’on a tenté de lui faire signer de fausses déclarations, et de lui placer un foulard dans ses affaires après la fouille.
* Acharnement et n’importe quoi administratif. Suite de l’affaire Redon. On atteint des sommets côté administration et petits chefs aux ordres.
Ewan redon, professeur des écoles désobéisseur à Marseille, est convoqué de nouveau devant une commission disciplinaire (CAPD) le 17 septembre prochain. Après une 1ère CAPD le 7 juillet dernier qui n'a débouché sur aucune sanction, l'Inspecteur d'Académie (IA) des Bouches-du-Rhône, Gérard Trève, n'a pas hésité à reconvoquer Erwan le 27 août. Erwan étant absent ce jour-là, les syndicats ont refusé de siéger. Qu'à cela ne tienne, Gérard Trève reconvoque Erwan Redon le 17 septembre à 15h, en changeant de surcroît le motif de la convocation. Il n'est plus question d'insuffisance professionnellle mais de faute professionnelle. Les sanctions encourues vont du blâme à la révocation ! L'IA qui se défendait de reprocher à Erwan ses positionnements politiques se contredit ici puisque c'est bien la désobéissance de cet enseignant en résistance qui constitue le motif de cette nouvelle CAPD, alors même que le tribunal administratif a donné raison à Erwan cet été en sommant l'administation de lui rembourser les prélèvements de salaires subis pour non respect du cadre de l'aide personnalisée. L'acharnement de l'Inspection Académique des Bouches-du-Rhône à l'encontre d'Erwan Redon a assez duré ... Le comité de soutien à Erwan appelle à se rassembler le 17 septembre devant l'Inspection Académique pour le soutenir et demander l'annulation de toute procédure disciplinaire à son encontre.
Avant de lancer les réformes et pour couper court à toute grogne, Chatel annonce une revalorisation significative des salaires des enseignants. Sarkozy chercherait-il a se mettre les enseignants dans la poche en vue des prochaines présidentielles ?
AFP Enseignants: Chatel fera des "propositions" de revalorisation fin septembre
« Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel présentera "à la fin du mois" aux syndicats d'enseignants ses "propositions" de revalorisation de leur métier, en particulier une revalorisation financière "significative", a-t-il indiqué vendredi.
"J'aurai l'occasion de réunir à la fin du mois ce qu'on appelle le CTMP (Comité technique ministériel paritaire, ndlr), c'est-à-dire l'organisme de concertation avec les organisations syndicales, pour leur présenter mes propositions en matière de revalorisation, en particulier financière, et vous verrez qu'il y aura une revalorisation significative en la matière", a déclaré M. Chatel sur France Info.
Outre l'"aspect financier", cette revalorisation doit concerner "l'aspect gestion des ressources humaines tout au long de la vie", a-t-il dit.
Luc Chatel a jugé que son ministère devait "accompagner davantage ses enseignants en matière de formation initiale et continue, leur proposer des perspectives, des deuxièmes carrières". "C'est un chantier que j'ouvre, avec les syndicats", a-t-il ajouté. »
Donc mieux les payer pour mieux les éjecter (et les faire taire)?
* L’éducation nationale, le label qui veut faire vendre du livre. Mais pas dans n’importe quelle édition... C’est ce que dénonce le figaro (dingue non ?).
«Bac 2010», le slogan qui fait vendre les livres
Les quatre ouvrages (les «Pensées», «L'Odyssée», «Fin de partie» et «Les Liaisons dangereuses») programmés au bac littéraire sont en tête des ventes.
Ils n'auront pas le Goncourt cette année, ni dans les années à venir, mais Homère, Pascal, Laclos et Beckett (Prix Nobel 1969) seront les auteurs vedettes de 2009. D'ailleurs, certains de leurs livres figurent déjà dans les listes des meilleures ventes. Cette étonnante « percée » est consécutive à une petite note, émise dans le Bulletin officiel n° 15 du 9 avril 2009, qui indique les quatre livres au programme. Elle est signée de Jean-Louis Nembrini, directeur général de l'enseignement scolaire, qui représente le ministre de l'Éducation nationale.
Les livres. L'Éducation nationale a choisi certains titres de ces auteurs car chacun représente une partie du programme des élèves de terminale littéraire. L'étude des grands modèles littéraires et des modèles antiques s'appuie sur L'Odyssée d'Homère (chants V à XIII) ; on aurait pu croire que l'édition importait peu, mais la consigne est précise : seule la traduction de Philippe Jaccottet comptera. Ce sont les Éditions La Découverte qui se frottent les mains. La lecture des Liaisons dangereuses (toute édition de poche) s'accompagne de l'étude de son adaptation cinématographique par Stephen Frears. Les Pensées de Pascal prennent leur place dans le cadre du débat d'idées. Cette fois, c'est uniquement l'édition en « Folio » de Gallimard (préface de Michel Le Guern) qui est prescrite .Fin de partie, de Beckett , concerne l'analyse d'une œuvre contemporaine ; les Éditions de Minuit ont le sourire, puisque l'auteur d'En attendant Godot n'est publié que par cette maison.
* Châtel, aidé ? Le SNES demande à aider le ministre pour la rénovation de la voie technologique. Voici la lettre adressée par le SNES au directeur de la DGESCO.
Monsieur le Directeur,
Le ministre, Luc CHATEL, nous a confirmé que le chantier de la rénovation de la voie technologique industrielle devrait être relancé sur la base de la dernière proposition de l'Inspection Générale. Vous n'êtes pas sans savoir que le SNES est très attaché à la construction d'une dynamique qui permettrait de développer ces formations. Dans le même temps, il conviendrait de ne pas négliger les secteurs des Sciences et Technologies de Laboratoire, des Arts Appliqués, de l'Hôtellerie, sans oublier la formation de Technologie de la Musique et de la Danse.
Ce chantier est vaste et stratégique pour l'avenir des jeunes et le développement économique et social. Certes, vous connaissez l'orientation générale de nos propositions, mais nous souhaiterions vous rencontrer, ainsi que vos chargés de projets, afin de contribuer à impulser une réforme ambitieuse de ces formations.
Le SNES est disponible pour participer à tout groupe de travail que vous souhaiteriez réunir sur ce dossier.
En espérant que nous pourrons échanger rapidement sur ces questions, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Directeur, l'expression de notre considération distinguée.
Roland HUBERT Thierry REYGADES
* Violence policière : l’attaque. On connaissait déjà l’outrage voici maintenant le coupable pris au hasard (par la police).
Lhuma.
Un normalien victime d’une « erreur volontaire »
Police . Dénoncé sans preuve par un CRS pour « violence avec arme », Clément Onimus a été relaxé hier par le tribunal correctionnel de Paris.
« Je n’ai jamais jeté de projectile contre la police ni contre qui que ce soit. Je ne portais ni capuche, ni foulard. » En costume, face au juge, Clément Onimus le répète pour la énième fois, inébranlable. Oui, il était bien présent devant la Sorbonne, le 26 mars dernier, pour participer à une manifestation pour « sauver la recherche ». Une manifestation qu’un témoin viendra décrire comme « calme, d’une agitation bon enfant », mais au cours de laquelle, effectivement, une « bouteille de vin blanc » a volé contre un CRS, entraînant plusieurs jours d’interruption de travail. Mais non, ce n’est pas lui, Clément Onimus, qui l’a jetée, comme l’a affirmé dans un procès-verbal un collègue du CRS blessé, qui déclare avoir formellement identifié l’auteur du tir comme étant un individu européen de 1,70 m, porteur d’une capuche et d’un bandana… Et ne pas l’avoir perdu de vue entre le tir et l’interpellation, deux heures plus tard, de Clément Onimus, normalien et doctorant en histoire de vingt-huit ans.
Ni l’auteur du PV ni le CRS blessé n’étaient présents, hier, à la 24e chambre correctionnelle du tribunal de Paris où la défense était venue, elle, avec trois témoins, éminents professeurs d’histoire, et des photos, fruit d’un appel lancé sur le net en vue de disculper le thésard. Mission réussie. Mis face à l’évidence, le tribunal a prononcé la relaxe « au bénéfice du doute », sans remettre en cause pour autant le témoignage du policier. « Je pense qu’il s’agit d’une erreur volontaire », déclare pourtant Clément Onimus, qui a passé vingt-quatre heures en garde à vue puis douze heures au dépôt, sous le palais de justice, et qui explique qu’on a tenté de lui faire signer de fausses déclarations, et de lui placer un foulard dans ses affaires après la fouille.
* Acharnement et n’importe quoi administratif. Suite de l’affaire Redon. On atteint des sommets côté administration et petits chefs aux ordres.
Ewan redon, professeur des écoles désobéisseur à Marseille, est convoqué de nouveau devant une commission disciplinaire (CAPD) le 17 septembre prochain. Après une 1ère CAPD le 7 juillet dernier qui n'a débouché sur aucune sanction, l'Inspecteur d'Académie (IA) des Bouches-du-Rhône, Gérard Trève, n'a pas hésité à reconvoquer Erwan le 27 août. Erwan étant absent ce jour-là, les syndicats ont refusé de siéger. Qu'à cela ne tienne, Gérard Trève reconvoque Erwan Redon le 17 septembre à 15h, en changeant de surcroît le motif de la convocation. Il n'est plus question d'insuffisance professionnellle mais de faute professionnelle. Les sanctions encourues vont du blâme à la révocation ! L'IA qui se défendait de reprocher à Erwan ses positionnements politiques se contredit ici puisque c'est bien la désobéissance de cet enseignant en résistance qui constitue le motif de cette nouvelle CAPD, alors même que le tribunal administratif a donné raison à Erwan cet été en sommant l'administation de lui rembourser les prélèvements de salaires subis pour non respect du cadre de l'aide personnalisée. L'acharnement de l'Inspection Académique des Bouches-du-Rhône à l'encontre d'Erwan Redon a assez duré ... Le comité de soutien à Erwan appelle à se rassembler le 17 septembre devant l'Inspection Académique pour le soutenir et demander l'annulation de toute procédure disciplinaire à son encontre.
Rassemblement
Jeudi 17 septembre 2009
à partir de 17h
devant l'Inspection Académique des Bouches-du-Rhône
23, bd Charles Nédélec, Marseille 1er
Métro St Charles.
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