Glissements progressifs...
Pas pour vous ?
*Usine ou école ? Les deux mon capitaine. Encore un rapprochement E.N. avec une grande multinationale toujours, nous dit-on, pour le bien commun.
L'Education nationale a confirmé le partenariat avec Toyota
Bernard Dubreuil, recteur de l'académie du Nord et Didier Leroy, président de Toyota ont signé une convention de partenariat.
La manifestation s'est déroulée dans les locaux de l'usine onnaingeoise Toyota en présence notamment de Marc Burg, sous-préfet de Valenciennes et de nombreux représentants de l'Education nationale. Cette convention a pour but de rapprocher l'école de l'entreprise. Découverte des différents métiers et de leur évolution, des formations, de l'organisation du travail, préparation à l'insertion dans le monde professionnel pour les jeunes et les personnes en difficulté sont quelques uns des points de ce partenariat. Ainsi, Toyota s'engage pour l'accueil de stagiaires et de jeunes en formation en alternance. Le constructeur japonais apportera sa contribution aux besoins en véhicules et éléments de carroserie à des fins pédagogiques aux établissements publics locaux de l'académie de Lille.
La Voix du Nord
Bref, il faut être conforme.
* Contre la pochardisation de l'Education nationale, voici la Lettre d'info des militants combattants pour le Front Unique des syndicats de l'E.N. Il s'agit d'une tendance de la FSU. C'est dans la suite logique de l'accord syndical signalé à l'article précédent.
En gros, après une analyse du rapport, voici l'objectif de ce front Unique :
Combattre pour que se réalise le Front Unique des syndicats enseignants sur ce mot d’ordre, combattre par conséquent et s’organiser dans ce but pour que les dirigeants syndicaux boycottent la concertation proposée par Darcos sur la liquidation du statut, voilà ce que proposent les militants du courant Front Unique.
La voici en .doc. : LL 125
Bien c'est parfait, si au moins ils arrivent à convaincre la direction de la FSU ...
* La CFDT joue la négociation (ça ne nous étonne pas). Voici les positions de deux branches 'éducation' du syndicat (public et privé).
- Sgen Cfdt partage "l’idée de la commission Pochard de la nécessité pour une plus grande réussite des élèves de faire autrement et de faire évoluer le métier. Mais ces évolutions pour être acceptées par les personnels doivent s’accompagner de contre-parties et de garanties pour une part inscrites dans un statut rénové".
- Fep Cfdt, premier syndicat du privé, "est prête à discuter des mesures permettant d’amener de la souplesse et une meilleure adaptation de l’enseignement aux besoins des élèves" mais relève deux points précis du rapport. "Si l’autonomie des établissements peut être source de progrès et de dynamisme pédagogique, ce ne saurait être la panacée. Le fonctionnement des établissements privés sous contrat, basé sur une certaine autonomie, ne donne pas pour autant la certitude que c’est la condition de la réussite des élèves". Enfin la Fep est satisfaite que la commission ait repris une de ses demandes en vue d'autoriser les profs du privé sous contrat à enseigner dans un établissement public.
Un mot (réel) d'un représentant syndical de la CFDt (non E.N. il est vrai) : "Quant on rétablira l'esclavage, la CFDT négociera le poids des chaînes".
*Encore au service ? Oui, mais pour les retraités. Ca racole dur en ce moment. Voici ce que reçoivent les retraités de l'E.N. du côté de Créteil :
«Madame, Monsieur,
Vous avez été admis à faire valoir vos droits à la retraite après avoir exercé des fonctions de professeur dans l’Académie de Créteil.
Je vous informe que vous avez la possibilité, si vous le souhaitez, de reprendre une activité enseignante au sein des collèges et des lycées de l’Académie. Cette activité, qui peut être exercée pour quelques heures hebdomadaires sur des suppléances de courte ou de moyenne durée, est rémunérée sous formes de vacations. Elle est désormais compatible avec la condition de retraité de la fonction publique (…). »
*Enfin un extrait audio d'un sketch de Jean Dell, criant de vérité parfois. En podcast. L'instituteur (moderne)
Merci Manuel