compétences ou conformité ?
23/03/10 19:00
* Lettres classiques, ou le néant. On atteint le néant...
CR de l’audience du 4 février au ministère.
En jaune les propos édifiants des représentants du Ministère concernant l'inutilité des concours, une fois la mastérisation mise en oeuvre.
- Le concours visera d'abord à sélectionner "les meilleurs", tandis que les autres dans les masters-enseignement fourniront une main-d'oeuvre servile.
- Référence au système européen: il n'y aura bientôt plus de concours, foin des fonctionnaires!
- la vice-présidente du jury de CAPES lettres classiques qui a refusé de fournir les "sujets zéro" n'a pas agi en 'fonctionnaire d'Etat de façon éthique et responsable", ce qui prouve que cette question s'impose vraiment désormais aux concours.
Tout le doc est là : aud.Min.surl
* De la vraie fonction de l’approche par compétences
L’approche par compétences : une mystification pédagogique, par Nico Hirtt
« Approche par compétences », « évaluation par compétences », « compétences de base », «compétences transversales », «socles de compétences », « compétences terminales »... Le concept de «compétences» est devenu incontournable dans les écrits sur l’enseignement. Son succès est planétaire. Après les Etats-Unis, le Québec, la Suisse, la France, la Communauté française de Belgique et les Pays-Bas, « l’obsession des compétences » [Boutin et Julien, 2000], cette nouvelle «pensée pédagogique unique» [Tilmant 2005], est désormais en train de conquérir la Flandre. Mais sous le couvert d’un discours parfois généreux et moderniste pourrait bien se cacher une opération de mise au pas de l’enseignement : sa soumission aux besoins d’une économie capitaliste en crise.
Lire la suite ...
...ou pour un résumé des 34 pages qui sont sur le lien précédent, voir le blog de l’auteur sur Mediapart.
*Créteil en reconductible ?
Appel à la grève reconductible !
Les mobilisations parties fortement dans l’académie de Créteil se sont étendues pendant les vacances franciliennes aux autres régions. C’est le début d’une mobilisation qui doit faire boule de neige.
La colère gronde ! Il y en a assez du mépris envers nos élèves, et de leurs parents licenciés, exploités, précarisés. Nous, travailleurs de l’éducation, constatons les difficultés de nos élèves. Leur éducation est sacrifiée sous l’autel des suppressions de postes, des restrictions budgétaires... Nos conditions de travail se dégradent énormément et les réformes prévues vont les empirer encore fortement. Nous subissons de plein fouet les énormes suppressions de postes (80 000 en moins d’ici à 2012) qui impliquent la casse de la formation, des remplacements de qualité, de l’enseignement spécialisé (RASED), ainsi que l’augmentation de la précarité, des effectifs par classe de plus en plus lourds.
La situation dans l’Académie de Créteil n’est pas une exception. Partout, nous serons touchés ou le sommes déjà, par la destruction du service public d’éducation. Alors que chaque jour, le gouvernement nous parle de milliards donnés aux banques, alors que chaque jour, des grands groupes annoncent des profits faramineux, on nous explique qu’il n’y aurait pas assez de moyens pour les profs, les élèves, les pions. Nous ne voulons plus subir chaque jour les conséquences d’une telle politique. Les collègues de l’Académie de Créteil nous ont ouvert la voie. C’est le moment de nous retrouver en grève, d’élaborer nos revendications. Mais l’année passée nous a montré qu’il ne suffira pas d’une seule journée isolée pour gagner. Dès maintenant, prenons nos affaires en mains. Avec les autres salariés du secteur public nous allons subir la possibilité de licencier des fonctionnaires à cause de la loi de mobilité.
Avec tous les salariés nous allons devoir subir la casse encore plus grande de nos retraites si nous ne faisons rien. Tous ensemble inversons la vapeur !
Pour le retrait de toutes les réformes Pécresse, Darcos, Chatel !
Contre le plan de suppression des postes et pour le rattrapage des postes perdus depuis 2005 !
Pour des moyens à la hauteur des besoins exprimés par les équipes pédagogiques !
Contre les licenciements et la casse des retraites !
Les syndicats SUD, CGT du 92 et non syndiqués de Gennevilliers et Villeneuve-la-Garenne, appellent à :
la GREVE interprofessionnelle le mardi 23 mars
l’AG de grévistes du 92 nord à 9h à la bourse du travail à Gennevilliers. Reconduction prévue le 25, à débattre à l’AG.
* Du public au privé. Petite histoire de l’Etat des des institutions scolaires privées.
Le Monde. - Polémiques et batailles idéologiques fleurissent dans les années 1960. En 1972, le programme commun de la gauche prône la nationalisation des établissements sous contrat d'association. Après l'élection de Valéry Giscard d'Estaing en 1974, le vote de la loi Guermeur en 1977 apparaît comme une déclaration de guerre au camp laïque : il garantit une augmentation de 22 % du financement du secteur privé "alors que les crédits alloués à l'enseignement public connaissent dans la même période un recul".
L'influence modératrice de la conférence épiscopale sur ses propres troupes et le pragmatisme de la gauche de gouvernement substituent la négociation aux anathèmes. En 1982, François Mitterrand, alors président de la République, abandonne l'idée d'un service public unifié de l'éducation. En 1992, Jack Lang, ministre de l'éducation nationale, signe, avec le secrétaire général de l'enseignement catholique Max Cloupet, un protocole d'accord.
De cette longue marche vers la pacification, Bruno Poucet livre les secrets, les discrètes prises de contact, les compromis... sans négliger les facteurs de divergences qui demeurent : une bonne fraction de l'enseignement catholique voudrait renforcer le caractère confessionnel de ses établissements. Ils militent pour un système d'enseignement parallèle et concurrent du public. Au sein de la famille laïque, certains rejettent avec véhémence l'idée de participation du privé au service public de l'éducation. S'ils mobilisent moins aujourd'hui, ils n'acceptent pas de l'Etat qu'il "finance sa propre concurrence".
Encore une fois la sociale démocratie est au coeur du problème.
* Un petit Vidberg pour la fin. Un sport qui glace.

CR de l’audience du 4 février au ministère.
En jaune les propos édifiants des représentants du Ministère concernant l'inutilité des concours, une fois la mastérisation mise en oeuvre.
- Le concours visera d'abord à sélectionner "les meilleurs", tandis que les autres dans les masters-enseignement fourniront une main-d'oeuvre servile.
- Référence au système européen: il n'y aura bientôt plus de concours, foin des fonctionnaires!
- la vice-présidente du jury de CAPES lettres classiques qui a refusé de fournir les "sujets zéro" n'a pas agi en 'fonctionnaire d'Etat de façon éthique et responsable", ce qui prouve que cette question s'impose vraiment désormais aux concours.
Tout le doc est là : aud.Min.surl
* De la vraie fonction de l’approche par compétences
L’approche par compétences : une mystification pédagogique, par Nico Hirtt
« Approche par compétences », « évaluation par compétences », « compétences de base », «compétences transversales », «socles de compétences », « compétences terminales »... Le concept de «compétences» est devenu incontournable dans les écrits sur l’enseignement. Son succès est planétaire. Après les Etats-Unis, le Québec, la Suisse, la France, la Communauté française de Belgique et les Pays-Bas, « l’obsession des compétences » [Boutin et Julien, 2000], cette nouvelle «pensée pédagogique unique» [Tilmant 2005], est désormais en train de conquérir la Flandre. Mais sous le couvert d’un discours parfois généreux et moderniste pourrait bien se cacher une opération de mise au pas de l’enseignement : sa soumission aux besoins d’une économie capitaliste en crise.
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...ou pour un résumé des 34 pages qui sont sur le lien précédent, voir le blog de l’auteur sur Mediapart.
*Créteil en reconductible ?
Appel à la grève reconductible !
Les mobilisations parties fortement dans l’académie de Créteil se sont étendues pendant les vacances franciliennes aux autres régions. C’est le début d’une mobilisation qui doit faire boule de neige.
La colère gronde ! Il y en a assez du mépris envers nos élèves, et de leurs parents licenciés, exploités, précarisés. Nous, travailleurs de l’éducation, constatons les difficultés de nos élèves. Leur éducation est sacrifiée sous l’autel des suppressions de postes, des restrictions budgétaires... Nos conditions de travail se dégradent énormément et les réformes prévues vont les empirer encore fortement. Nous subissons de plein fouet les énormes suppressions de postes (80 000 en moins d’ici à 2012) qui impliquent la casse de la formation, des remplacements de qualité, de l’enseignement spécialisé (RASED), ainsi que l’augmentation de la précarité, des effectifs par classe de plus en plus lourds.
La situation dans l’Académie de Créteil n’est pas une exception. Partout, nous serons touchés ou le sommes déjà, par la destruction du service public d’éducation. Alors que chaque jour, le gouvernement nous parle de milliards donnés aux banques, alors que chaque jour, des grands groupes annoncent des profits faramineux, on nous explique qu’il n’y aurait pas assez de moyens pour les profs, les élèves, les pions. Nous ne voulons plus subir chaque jour les conséquences d’une telle politique. Les collègues de l’Académie de Créteil nous ont ouvert la voie. C’est le moment de nous retrouver en grève, d’élaborer nos revendications. Mais l’année passée nous a montré qu’il ne suffira pas d’une seule journée isolée pour gagner. Dès maintenant, prenons nos affaires en mains. Avec les autres salariés du secteur public nous allons subir la possibilité de licencier des fonctionnaires à cause de la loi de mobilité.
Avec tous les salariés nous allons devoir subir la casse encore plus grande de nos retraites si nous ne faisons rien. Tous ensemble inversons la vapeur !
Pour le retrait de toutes les réformes Pécresse, Darcos, Chatel !
Contre le plan de suppression des postes et pour le rattrapage des postes perdus depuis 2005 !
Pour des moyens à la hauteur des besoins exprimés par les équipes pédagogiques !
Contre les licenciements et la casse des retraites !
Les syndicats SUD, CGT du 92 et non syndiqués de Gennevilliers et Villeneuve-la-Garenne, appellent à :
* Du public au privé. Petite histoire de l’Etat des des institutions scolaires privées.
Le Monde. - Polémiques et batailles idéologiques fleurissent dans les années 1960. En 1972, le programme commun de la gauche prône la nationalisation des établissements sous contrat d'association. Après l'élection de Valéry Giscard d'Estaing en 1974, le vote de la loi Guermeur en 1977 apparaît comme une déclaration de guerre au camp laïque : il garantit une augmentation de 22 % du financement du secteur privé "alors que les crédits alloués à l'enseignement public connaissent dans la même période un recul".
L'influence modératrice de la conférence épiscopale sur ses propres troupes et le pragmatisme de la gauche de gouvernement substituent la négociation aux anathèmes. En 1982, François Mitterrand, alors président de la République, abandonne l'idée d'un service public unifié de l'éducation. En 1992, Jack Lang, ministre de l'éducation nationale, signe, avec le secrétaire général de l'enseignement catholique Max Cloupet, un protocole d'accord.
De cette longue marche vers la pacification, Bruno Poucet livre les secrets, les discrètes prises de contact, les compromis... sans négliger les facteurs de divergences qui demeurent : une bonne fraction de l'enseignement catholique voudrait renforcer le caractère confessionnel de ses établissements. Ils militent pour un système d'enseignement parallèle et concurrent du public. Au sein de la famille laïque, certains rejettent avec véhémence l'idée de participation du privé au service public de l'éducation. S'ils mobilisent moins aujourd'hui, ils n'acceptent pas de l'Etat qu'il "finance sa propre concurrence".
Encore une fois la sociale démocratie est au coeur du problème.
* Un petit Vidberg pour la fin. Un sport qui glace.

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