Plus c'est gros, plus ça passe : aujourd'hui la Chasse

*Education à la nature (de la vraie chasse) : les stands de tirs ? « les gosses adorent »...

Attention, de la vraie pédagogie. Meirieu et Brighelli peuvent aller se rhabiller.

Les faits :

Altermonde-sa-frontière : Un partenariat signé le 4 mars entre Luc Chatel, Jean-Louis Borloo et la Fédération Nationale de la Chasse permet aux amateurs d'armes d'entrer dans les écoles pour donner des leçons de « développement durable » aux enfants. L'ASPAS et de nombreux enseignants réclament l'arrêt immédiat de ces opérations illégales ».

Développement durable (de lapin), il faut croire.

Les réactions :
Les conventions chasse-école accueillies avec enthousiasme par les chasseurs.

Passion de la chasse - Un Comité scientifique sera "chargé de veiller à la qualité tant pédagogique que scientifique des Conventions départementales et régionales."

Et pour la qualité des interventions dans les écoles, le clou du spectacle sera sans aucun doute le
"stand de tir au laser sur une scène de chasse au sanglier sur écran (un peu à la manière du cynétir) ... les gosses adorent...".



* rentrée 2010 pour les fonstag
(rappel, il s’agit des fonctionnaires stagiaires, nouveaux PLC2)

Voici en substance les propos du recteur d’OrléansTours quant à l’organisation de leur année :

Donc, comme partout, ils sont à 18 heures sur toute l'année sauf pendant les 4 semaines de formation. CEtte formation, qui correspondrait à 216 heures se répartirait de la façon suivante :

-
Une "semaine"d'accueil, à compter du lundi 30 août, qui se résumerait en fait à trois jours : un dans les établissements (mais accueillis par qui ?) et deux à l’université pour suivre une grande messe d’intronisation (sans doute). Voilà pour un équivalent de 18 heures.

-
7 semaines d'accompagnement "fort" (sic !) par le tuteur, non déchargé, jusqu'à la Toussaint, à raison de 6 heures par semaine. Ce qui nous fait 42 heures de "formation" (y compris les heures d'observation de l'un ou de l'autre, donc...). Les emplois du temps devront donc concorder ainsi que les créneaux d'entretiens stagiaires/tuteurs. Tout cela à ajouté au temps de travail.

-
7 semaines d'accompagnement "moins fort" (re-sic!) par le tuteur, de 2 heures par semaines, jusqu'aux vacances de Noël = 14 heures de "formation"...

- Les 22 semaines restantes d'accompagnement très léger (trop léger ?), de 1 heure soit 22 heures de « formation ».

- Pour les 120 heures de formation à l'IUFM : 2 stages groupés de 2 semaines chacun, l'un avant les vacances de février, l'autre après ces vacances, pour 80 heures de "tronc commun" et 40 heures de "formation personnalisée" .

Pour le remplacement du stagiaire pendant ces deux semaines :
possibilité de recourir à des étudiants de master 2 "ayant déjà une expérience d'enseignement, donc présentant toutes les garanties". Donc des reçus à l’écrit du CAPES ?

- La cerise : quelle rémunération pour les tuteurs ? En heures supp', plus une NBI (fixée nationalement) à quoi s’ajouterait un coup de pouce supplémentaire généreusement offert par le Rectorat (!!).


* La réforme du lycée analysée par le supérieur.

Pour une fois que c’est pas nous qui disons que la réforme est avant tout économique... C'est ce que pense la CGE:
Le point.fr - Hervé Biausser, directeur de Centrale Paris, "ne se fait aucune illusion sur une réforme qui avait pour objectif officiel de "mieux préparer les élèves aux études supérieures", mais qui s'est employée, selon lui, à diminuer le nombre d'heures des disciplines fondamentales de chaque série."


* Le prochain à trinquer ? Le collège

Comme le ministre a promis de ne pas trop réduire le nombre de postes en lycée pour mieux y faire accepter sa réforme, c'est le collège qui trinque. Voilà ce qu’en dit J.-L Bianco, sur son blog. Et c’est pas comme si il était de gôche...

"Après les annonces récentes relatives aux conditions de remplacement des professeurs absents, le Ministre Luc Chatel prévoit maintenant de diminuer la dotation horaire des collèges.
Dans un contexte où les moyens existants sont d’ores et déjà très souvent insuffisants, cette mesure entraînera de facto une baisse de l’offre éducative, en quantité et en qualité.
À titre d’exemple, dans les Alpes de Haute-Provence, alors que le nombre d’élèves devrait augmenter de près d’une centaine d’élèves, le nombre d’heures d’enseignement est annoncé en baisse de 174 heures soit l’équivalent de près de 10 postes de professeurs à temps plein."





* Vidéo de la fin de l’économie. Tout le programme de ES résumé en 5 minutes et en musique. C’est la pédagogie moderne. Et en plus pour les section euro.


Hayek contre Keynes - VOSTfr
envoyé par Liberte_Cherie. - Regardez plus de vidéos comiques.
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