Saint Dicat, priez pour nous !
"La réforme telle qu'elle s'était présentée est interrompue, elle n'a plus lieu d'être, puisque nous recommençons, nous repartons à zéro (...). Il me semble que cette formule dissipe tous les doutes, tous les malentendus".
Et après cela il fait le coup des Etats généraux. Pour le 5 juin ? Bon signe alors...
*Allez comprendre quelque chose, vous ! Petit rapport du vote tenu au CSE mercredi matin. A y perdre son latin politique...
Bon voilà : le Snalc (quand même un peu à droite - du de la FSU au moins) a proposé un vote sur les projets de masterisation. Certes ils sont remontés au SNCAL, mais se ne sont tout de même pas des gauchistes... Alors ils proposent la chose suivante :
« Les membres du CSE réunis ce jour, constatant
la précipitation, le manque de concertation et
l’absence de coordination entre ministères au sujet
de la réforme du recrutement des enseignants,
demandent un report du calendrier prévu pour son
application, afin que soient permises de véritables
discussions, à la fois sur les concours comme sur les
voies de formation y conduisant, ceci dans un cadre
interministériel »
(Même) pas retrait,
rien de bien radical non plus (faut pas déconner
quand même). Option : plus petit dénominateur commun.
Qui vote quoi ?
Résultats : ont voté
d'un seul homme pour ce report : la FSU, avec la CGT,
avec SE-UNSA,
CNGA, UNL
(et oui les lycéens).
Se sont
abstenus : FO
et le
SNPDEN.
Ont refusé de voter (avec toujours beaucoup de
courage : FCPE,
SPELC,
SGEN-CFDT).
Bon alors, FO
vote avec les patrons (pas pour la même raisons
j'espère, mais alors pourquoi ?) la CGT vote avec le
SNACL, la FCPE ne vote plus (ont-ils voté un jour ?).
La FSU se gauchise à mort en votant contre.
Un point est net : les
jaunes sont toujours les jaunes (ils auraient même déclaré que la
réforme des lycées professionnels -dont tout le monde
se fout, au passage-) "était un vrai
progrès".
Mais
les rouges ?
* EE
retrouver maison. L'Ecole émancipée
(EE) veut retrouver sa fibre et appel au débordement
de la FSU. Tant mieux. C'est implicite dans
ce qu'elle publie ; un appel à la grève
générale. Ecole émancipée, tendance
intersyndicale organisée, très présente à la FSU.
La grève et la
manifestation de l'éducation : sans plus
attendre
Depuis le début de
l’année scolaire, on assiste à une intensification
des mouvements sociaux, que ce soit dans le secteur
public ou dans le privé.
La crise financière, économique et sociale qui frappe
déjà durement l’ensemble des salariés, chômeurs et
retraités rend d’autant plus urgente la mise en œuvre
d’une autre politique que celle prônée par les
néolibéraux.
En France, les derniers mois ont été marqués par une
forte mobilisation dans l’éducation, de la part aussi
bien des personnels que des parents, lycéens et
étudiants.
(je vous fais grâce du second paragraphe qui
récapitule les raisons de la dure
lutte).
Au moment où le gouvernement est contraint à un
premier recul (et ce pour la première fois depuis
l’élection présidentielle), il faut amplifier encore
plus les mobilisations, coordonner et centraliser les
ripostes et mouvements qui se développent sur tout le
territoire.
Il faut une nouvelle
grève dans toute l’éducation le jeudi 15
janvier.
Il faut une journée
de manifestation nationale le samedi 17 permettant de
rassembler tous les parents, personnels, jeunes avec
leurs syndicats et associations.
Il faut inscrire ces temps forts dans la durée et la
reconduction du mouvement doit être
posée.
L’annonce le plus
rapidement possible de ces initiatives pour la 2ème
semaine de janvier est de nature à permettre au
mouvement de repartir rapidement dès la rentrée de
janvier créant ainsi les conditions d’un grand
mouvement social pour l’école.
La décision, tant attendue, de toutes les
confédérations d’appeler à une journée nationale de
grèves et de manifestations le 29 janvier sera la
possibilité d’une convergence privé-public et viendra
renforcer ce mouvement social pour la réussite de
tous les jeunes.
Mais cette journée, par sa nature, ne peut constituer
l’horizon des mobilisations actuelles au sein du
service public d’Education. Si les réunions
unitaires des fédérations de l’éducation et des
différentes organisations, organisées jeudi, ne
devaient déboucher sur aucun appel large à la grève,
la FSU au mieux, le SNUipp au pire,
sur la base de sa
légitimité renforcée par les élections paritaires et
son rôle essentiel dans les mobilisations locales
devra prendre la responsabilité d’appeler avec les
forces syndicales disponibles à la grève le 15
janvier.
Il est important
pour les personnels, parents ou lycéens mobilisés
mais aussi en réponse aux manœuvres gouvernementales
que ces annonces interviennent avant le départ en
vacances.
Ecole Emancipée le 17 décembre 08
Bon bien voilà qui est clair (au
moins).