"Amélioration" du temps de travail

* Vous êtes tous une bande de mesquins arcboutés sur vos privilèges de fainéants de petits bourgeois et qui ne savez pas servir la Nation française.
C'est en résumé la teneur des propos de Darkos dans un collège de ZEP du nord de la France. Il y parle du temps de travail qu'il compte "
améliorer", du fatalisme, et des meneurs d'hommes.

d'après AFP.

Darcos veut revoir "le temps de travail et de service" des enseignants

Le ministre de l'Education Xavier Darcos a estimé lundi devant la presse, en marge d'un déplacement au collège Anne-Frank de Roubaix (Nord) pour la rentrée des enseignants, que "l'organisation de (leur) temps de travail et de service" devait "être améliorée".
Alors qu'une grande concertation sur le métier d'enseignant doit s'ouvrir en septembre, le ministre a déjà précisé que, selon lui, la différence de temps passé devant les élèves par les certifiés (Capes, bac + 4, 18 heures hebdomadaires) et par les agrégés (agrégation Bac + 5, 15 heures) n'avait "de sens que s'il y avait des différences de missions".
"Il faut faire en sorte que le temps de service ne soit pas seulement fixé au premier jour de la carrière d'un professeur", a-t-il argumenté, jugeant que ce système n'était "pas adapté aux besoins de l'école".
Pour lui, les textes (de 1950) prévoyant que "M. Untel doit faire tant d'heures de sa discipline", ne sont plus "adaptés aux besoins d'aujourd'hui". "Il faut faire autre chose", a-t-il estimé refusant de se prononcer plus avant.
Dans le collège Anne-Frank, classé "Ambition réussite", c'est-à-dire bénéficiant de 6 professeurs et 17 assistants pédagogiques supplémentaires, M. Darcos a rencontré les 63 membres de l'équipe pédagogique qui accueillent 520 élèves de 22 nationalités et les tirent jusqu'à 71 % de réussite au brevet.
"Notre ennemi, c'est le fatalisme", a-t-il répondu à une enseignante chargée de coordonner les PPRE (plans personnels de réussite éducative, heures de soutien prévues par la loi Fillon) et qui défendait leur utilité.
Interrogé par les journalistes en marge de cette rencontre, il a estimé que la
suppression de 11.200 postes prévus au budget 2008, n'aura "pas un effet quelconque sur la pédagogie", notamment, a-t-il précisé, "parce que c'est un chiffre dérisoire, ce n'est que 0,8 % de la masse". "C'est l'épaisseur du trait", a-t-il conclu.
Pour M. Darcos en outre "la logique des zones d'éducation prioritaires est un peu épuisée". Il a prôné le glissement d'"une logique de zones vers une logique d'établissements".
Le ministre a enfin plaidé pour une rénovation du métier de chef d'établissements. "Il faudrait que nous refaisions les carrières" pour "attirer des gens différents,
des meneurs d'homme, des gens passionnés", "des gens qui ont le dynamisme pour le faire", a-t-il expliqué, alors que la recherche d'une plus grande autonomie des établissements fait partie des directives de Nicolas Sarkozy dans sa lettre de mission.
"
L'Ecole doit avoir un management beaucoup plus moderne et réactif adapté aux exigences locales", a-t-il résumé.