Préparons la grève ...
19/11/07 18:00
*Tout d'abord se méfier de ce que l'on dit : Comment désinformer en informant ? Et bien faire comme l'AFP qui publie la dépêche ci dessous. On lui demmanderait bien pourquoi. Parce que présenté de cette façon il est difficile de prendre bien au sérieux les revendactions des fonctionnaires, et en fait même une bande de branleurs privilègiés.
La Voici :
AFP— Les salaires des fonctionnaires constituent l'une des principales sources de grogne des syndicats, qui demandent des négociations sur le point d'indice, base de calcul des rémunérations, afin d'améliorer leur pouvoir d'achat.
- En 2004, le salaire moyen net mensuel (primes comprises) était de 2.108 euros dans la fonction publique d'Etat (FPE) et 1.578 euros dans la fonction publique territoriale (FPT), contre 1.849 euros dans le secteur privé. Dans la fonction publique hospitalière (FPH), il était de 1.909 euros en 2003, médecins inclus (pas de données disponibles pour 2004).
- La rémunération indiciaire de base constitue l'essentiel du salaire d'un fonctionnaire: elle s'obtient en multipliant l'indice de l'agent (calculé selon son grade et son échelon) par la valeur du point d'indice fonction publique.
La valeur du point d'indice est actuellement de 54,41 euros brut par an.
Une augmentation de 1% du point d'indice représente plus de 1,5 milliard d'euros de budget pour couvrir les trois fonctions publiques, dont 800 millions pour la seule fonction publique d'Etat.
2 100 € c'est sûr c'est plus que les autres. Rien dans le texte ne vient expliquer les raisons structurelles de cette situation, ce qui est quand même fort dommage. Pourtant elles sont simples les raisons (peu d'ouvriers dans la fonction publique, peu de temps partiels imposés, pyramide des âges...).
Bref, l'intoxication au service des journaux.
* Ensuite essayer de réfléchir et y voir clair. Là n'ont plus c'est pas simple. Cette vidéo apportera peut-être des éléments de réflexion. Il y a beaucoup de choses dans le discours qui suit. Cela ne concerne pas que l'E.N., loin de là. C'est toute une vision de la société que développe Loïc Wacquant, sociologue. Et c'est pas celle qu'on voit sur TFI et France 2.
* Plus spécifiquement E.N., cette fois, les contributions de N. Mons, dont on a déjà parlé. Extraits :
"L’étude montre que ni le libre choix dans le réseau public, ni le développement du secteur privé ne sont associés à une amélioration du niveau général des élèves. Ce résultat met en défaut les théories néo-libérales qui affirment que le libre choix permet une émulation entre les établissements et donc une stimulation des équipes pédagogiques, ce qui au final se traduirait par de meilleurs apprentissages des élèves. Les choses ne sont pas aussi simples".
"En France, les enseignants et parents pensent que les résultats seraient meilleurs dans un système qui présenterait des classes voire des filières scolairement plus homogènes. Or, c’est le contraire. Il y a désormais un quasi-consensus sur le sujet dans la recherche, et mon étude va dans ce sens. Ce sont les systèmes qui, dans l’enseignement obligatoire, mixent le plus possible les élèves de niveaux scolaires et de conditions sociales différents qui sont les plus efficaces".
"Au milieu du gué, confrontée à la persistance d'un échec scolaire prégnant qui la singularise désormais par rapport à la majorité des pays de l'OCDE", écrit-elle, "la France ne peut demeurer dans ce statut quo de façade... Face aux deux modèles d'avenir qui se dessinent - l'école de la « différenciation intégrée » ou l'école de la « différenciation désarticulée » -, le pays devra choisir".
Un entretien à lire sur le site du Café pédagogique.
*Les solutions pour s'en sortir ? On nous reparle autonomie des établissements et décentralisation. Cette fois c'est la région Ile de France qui s'en charge en signant une convention pour copiloter le système éducatif. Ca vous étonne ? Le Mammouth vous le disait déjà il y a au moins 5 ans.
Convention entre le Ministère de l’Education Nationale et le Conseil Régional d’Ile-de-France concernant l’échange d’informations nécessaires au pilotage du système éducatif (C'est là)
On y apprend que la région :
- participera activement à la construction d'indicateurs de pilotage partagés ;
- accédera aux bases de données de l'E.N. [souvenez-vous du fameux fichier base-élèves] elle ne les vendra [l'E.N. sait faire ça toute seule, cf. le bac] ou ne les utilisera dans le but de faire de la gestion individuelle. Jamais, craché, juré.
Tout cela si c'est pas pour développer une politique particulière et remettre en question la portée nationale de l'Éducation, c'est pour quoi alors ?
La Voici :
AFP— Les salaires des fonctionnaires constituent l'une des principales sources de grogne des syndicats, qui demandent des négociations sur le point d'indice, base de calcul des rémunérations, afin d'améliorer leur pouvoir d'achat.
- En 2004, le salaire moyen net mensuel (primes comprises) était de 2.108 euros dans la fonction publique d'Etat (FPE) et 1.578 euros dans la fonction publique territoriale (FPT), contre 1.849 euros dans le secteur privé. Dans la fonction publique hospitalière (FPH), il était de 1.909 euros en 2003, médecins inclus (pas de données disponibles pour 2004).
- La rémunération indiciaire de base constitue l'essentiel du salaire d'un fonctionnaire: elle s'obtient en multipliant l'indice de l'agent (calculé selon son grade et son échelon) par la valeur du point d'indice fonction publique.
La valeur du point d'indice est actuellement de 54,41 euros brut par an.
Une augmentation de 1% du point d'indice représente plus de 1,5 milliard d'euros de budget pour couvrir les trois fonctions publiques, dont 800 millions pour la seule fonction publique d'Etat.
2 100 € c'est sûr c'est plus que les autres. Rien dans le texte ne vient expliquer les raisons structurelles de cette situation, ce qui est quand même fort dommage. Pourtant elles sont simples les raisons (peu d'ouvriers dans la fonction publique, peu de temps partiels imposés, pyramide des âges...).
Bref, l'intoxication au service des journaux.
* Ensuite essayer de réfléchir et y voir clair. Là n'ont plus c'est pas simple. Cette vidéo apportera peut-être des éléments de réflexion. Il y a beaucoup de choses dans le discours qui suit. Cela ne concerne pas que l'E.N., loin de là. C'est toute une vision de la société que développe Loïc Wacquant, sociologue. Et c'est pas celle qu'on voit sur TFI et France 2.
* Plus spécifiquement E.N., cette fois, les contributions de N. Mons, dont on a déjà parlé. Extraits :
"L’étude montre que ni le libre choix dans le réseau public, ni le développement du secteur privé ne sont associés à une amélioration du niveau général des élèves. Ce résultat met en défaut les théories néo-libérales qui affirment que le libre choix permet une émulation entre les établissements et donc une stimulation des équipes pédagogiques, ce qui au final se traduirait par de meilleurs apprentissages des élèves. Les choses ne sont pas aussi simples".
"En France, les enseignants et parents pensent que les résultats seraient meilleurs dans un système qui présenterait des classes voire des filières scolairement plus homogènes. Or, c’est le contraire. Il y a désormais un quasi-consensus sur le sujet dans la recherche, et mon étude va dans ce sens. Ce sont les systèmes qui, dans l’enseignement obligatoire, mixent le plus possible les élèves de niveaux scolaires et de conditions sociales différents qui sont les plus efficaces".
"Au milieu du gué, confrontée à la persistance d'un échec scolaire prégnant qui la singularise désormais par rapport à la majorité des pays de l'OCDE", écrit-elle, "la France ne peut demeurer dans ce statut quo de façade... Face aux deux modèles d'avenir qui se dessinent - l'école de la « différenciation intégrée » ou l'école de la « différenciation désarticulée » -, le pays devra choisir".
Un entretien à lire sur le site du Café pédagogique.
*Les solutions pour s'en sortir ? On nous reparle autonomie des établissements et décentralisation. Cette fois c'est la région Ile de France qui s'en charge en signant une convention pour copiloter le système éducatif. Ca vous étonne ? Le Mammouth vous le disait déjà il y a au moins 5 ans.
Convention entre le Ministère de l’Education Nationale et le Conseil Régional d’Ile-de-France concernant l’échange d’informations nécessaires au pilotage du système éducatif (C'est là)
On y apprend que la région :
- participera activement à la construction d'indicateurs de pilotage partagés ;
- accédera aux bases de données de l'E.N. [souvenez-vous du fameux fichier base-élèves] elle ne les vendra [l'E.N. sait faire ça toute seule, cf. le bac] ou ne les utilisera dans le but de faire de la gestion individuelle. Jamais, craché, juré.
Tout cela si c'est pas pour développer une politique particulière et remettre en question la portée nationale de l'Éducation, c'est pour quoi alors ?
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