Un Rocard sinon rien !
Darcos sollicite
Rocard
sur la revalorisation du métier d'enseignant
Le ministre de
l'Education Xavier Darcos a choisi de placer "sous la
haute autorité" de l'ex-Premier ministre socialiste
Michel Rocard le comité
sur la revalorisation du métier
d'enseignant, a annoncé mercredi le
ministère, confirmant une information du site
internet du Monde.
Ce comité sera présidé par le conseiller d'Etat
Marcel Pochard, ancien directeur général de
l'administration publique, sous la haute autorité de
l'ancien Premier ministre Michel Rocard, a précisé le
ministère.
Le Monde.fr précise que M. Darcos devrait "commenter
le symbole que constitue l'acceptation par M. Rocard
de se porter caution de cette concertation promise
par Nicolas Sarkozy lors de la campagne électorale"
lors de sa conférence de presse de rentrée, mercredi.
Michel Rocard, 76 ans, député européen, a été le
premier Premier ministre du second septennat de
François Mitterrand, de 1988 à 1991.
La concertation sur le métier d'enseignant, promise
par le candidat Nicolas Sarkozy, est le premier
chantier qui attend en septembre Xavier Darcos. Elle
doit aboutir d'ici Noël à un Livre
vert réunissant toutes les
propositions formulées par les syndicats.
Cette concertation sera conduite par
"un comité
composé de personnalités reconnues auquel les
syndicats seront associés", avait précisé le
ministère. Elle
concernera tant les salaires que le temps de
travail, l'entrée
dans le métier, la
mobilité ou la
reconnaissance de la fonction. Une seconde phase de
concertation s'ouvrira au début du printemps à partir
des propositions du gouvernement (Livre blanc).
Les mesures qui en découleront seront mises en place
à la rentrée
2008.
D'après
AFP.
* Il n'est pas sûr en tout cas que les
conclusions
dudit Rocard
proposent d'utiliser toujours plus
lesTICE.
Elles
sont pourtant plus qu'à la mode
dans l'E.N. Tout prof qui veut avoir une bonne note
de son inspecteur pour espérer un jour passer au
grand choix se doit d'utiliser l'ordinateur.
Soit.
Mais
il semblerait que l'utilisation de l'ordinateur par
les élèves
n'a pas que des effets bénéfiques.
Loin de là et c'est
PISA
qui nous le dit (sainte PISA, patronne des
prospectivistes néo-libéraux de l'E.N.).
Voici un extrait du Telegraph en réaction à l'idée du
gouvernement anglais de dépenser beaucoup d'argent
pour acheter des ordinateurs pour l'école.
« Moins les élèves
utilisent les ordinateurs à l'école et à la maison,
mieux ils réussissent les tests internationaux de
lecture, rédaction et mathématiques, indique
aujourd’hui la plus grande étude réalisée sur ce
sujet. Celle-ci soulève des interrogations quant à la
décision du gouvernement, annoncée par Gordon Brown
la semaine dernière, de dépenser encore £1.5
milliards pour des ordinateurs dans les écoles, en
plus des £2.5 milliards déjà dépensés. M. Brown a dit
: "L'enseignement et la révolution éducative ne
peuvent se faire avec des tableaux noirs et de la
craie, mais avec des ordinateurs et des cartables
électroniques." Cependant, l'étude éditée par la
Société Royale d’Economie indique : "En dépit des
nombreuses réclamations de politiciens et de
fournisseurs de logiciels, l'utilisation
d'ordinateurs dans les écoles n’aide à l’évidence
aucunement les élèves à acquérir les qualifications
de base en mathématiques, en lecture ou en
rédaction". Au contraire, plus
les élèves utilisent l’ordinateur, plus leurs
performances dans ces domaines sont
mauvaises, ont indiqué
Thomas Fuchs et Ludger Wossmann, de l'université de
Munich. Les chercheurs ont analysé les comportements
à l’école et à la maison de 100.000 adolescents de 15
ans dans 31 pays participant à l'étude Pisa. L'étude
montre que plus les élèves ont accès à des
ordinateurs à la maison, plus leurs résultats sont
bas. De même, les
élèves font moins bien dans les écoles généreusement
équipées d’ordinateurs, où l'instruction automatisée
a remplacé des formes plus efficaces
d'enseignement. »
* Par contre,
une orientation
est sans doute donnée par ces
propos sinistres de ministre
sur la
série ES
et
qui laissent perplexes et certains s'en inquiètent.
Heureusement que
Paris Match
est là, soit dit en passant :
Xavier
Darcos : un ministre mal informé ou mal
intentionné ?
L’Association
des professeurs de sciences économiques
et sociales
(A.P.S.E.S.) s’étonne des propos tenus par Xavier
Darcos dans un entretien accordé récemment à Paris
Match (jeudi 23 août 2007). Selon le Ministre de
l’Education Nationale,
la filière E.S. serait « sans débouché
évident » et attirerait « beaucoup d’élèves
qui occupent ensuite de grands amphis mais se
retrouvent avec des diplômes de droit, psychologie,
sociologie... sans toujours un emploi à la
clef ».
Notre
ministre méconnaît-il les études et statistiques
produites par ses propres services ?
La déclaration de l'association est
là.