Consignes de rentrée
Le ministère de L'Education Nationale va faire distribuer à tous les élèves un dépliant de 4 pages pour présenter dans ses grandes lignes le plan gouvernemental de lutte contre la pandémie. Il est précisé que "chaque élève suivra dans les premiers jours de la rentrée une séquence d'information sur les gestes et comportements qui limitent la transmission de la grippe" comme "se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir en papier quand vous toussez ou éternuez; le jeter ensuite dans une poubelle fermée et se laver soigneusement les mains; se laver les mains régulièrement et avec soin, avec du savon ou une solution hydro-alcoolique (vendue en pharmacie ou en grande surface), en comptant jusqu'à trente"
Ces recommandations, pourtant simples en apparence, ne seront pas aisées à mettre en oeuvre en milieu scolaire.
Les salles de classe disposent en effet non de poubelles fermées, mais de simples corbeilles à papier et se laver les mains dans les écoles, les collèges et les lycées pourrait relever de l'exploit si tous se mettaient en tête de suivre ce conseil (surtout à raison d'une trentaine de secondes par élève !)...
Peu adaptées au plan gouvernemental de lutte contre la pandémie, les directives concernant les constructions scolaires, conformément à l'article 5 du règlement sur les constructions scolaires primaires et secondaires (édition juillet 2002), spécifient que les installations sanitaires doivent comprendre au moins:
- pour trente filles : deux cabines WC et un lavabo ;
- pour trente garçons : une cabine WC, deux urinoirs et un lavabo ;
- pour le personnel enseignant et administratif : une cabine WC et un lavabo pour dix personnes.
ce qui est bien peu vu les circonstances, même si certains établissements pourraient envier ces normes: on compte par exemple dans quelques collèges ou lycées de la région Centre un lavabo pour environ 70 élèves et un pour environ trente adultes...
On comprend mieux dès lors que les sanitaires soient un sujet tabou dans l'Education Nationale et que l'enquête lancée sur le sujet début 2006 par l'Observatoire national de la sécurité des établissements scolaires et d'enseignement supérieur ait reçu une fin de non-recevoir de la part du ministère de l’Education Nationale...
* La faute à qui ?
Franceinfo.fr. Des dizaines de fautes d’orthographe se sont glissées dans le dossier de presse consacré à la rentrée scolaire, que le ministre de l’Education a fait distribuer aux journalistes lundi. Au ministère, le bureau de presse est bien embarrassé…
Bons élèves, nos confrères de L’express qui ont lu le dossier en large et en travers, ont relevé de multiples fautes. Et du lourd, des fautes à quatre points : accords, conjugaison, syntaxe etc. Quelques exemples :
"La réforme de l’enseignement primaire, qui est entré en application à la rentrée 2008…"
(…)
"En 2009 se sont 214.289 élèves qui ont suivi... "
(…)
"Ces formations concerneront prioritairement les enseignants qui exercent pour la première fois en école maternelles"
Précipitation ? Panne de correcteur automatique d’orthographe ? Ou bien les services de Luc Chatel ont-ils suivi à la lettre les préconisations de François de Closets, qui part en guerre contre la dictature de l’orthographe ? Une chose est sûre, le ministre a fait une grosse impasse… sur l’orthographe.
* Les réacs progressistes à la mode : les antipédagogistes. Une belle brochette de zozos dans Le Figaro.
C’est à peut prêt la même chose qu’un pédagogiste de type SGEN ou Freynet, mais avec des vraies valeurs.
Figures de proue : Brighelli, Finkielkraut, le SNACL et SOS éducation...
L’antipédagogie, une pédagogie qui s’ignore. Iront-ils jusqu’à l’autodestruction ?
Pour information, Brighelli, proche de Darcos dont un des objectifs était de supprimer les heures de cours, est au menu de l’université du Modem, parti dirigé par un ancien ministre de l’Education nationale qui ne s’est pas montré comme un grand révolutionnaire (c’est lui qui a créer le lycée actuel).
* Ecologie : le président de Rennes II victime d’éco-terroristes ?
AFP-Le président de Rennes 2 reçoit un seau de lisier sur la tête
Le président de l'université de Rennes 2, Marc Gontard, a reçu mardi en début d'après-midi le contenu d'un seau de lisier sur la tête alors qu'il accueillait des étudiants en première année, a-t-on appris auprès de l'université.
M. Gontard s'exprimait à une tribune lorsque trois personnes cagoulées qui s'étaient regroupées sur un balcon surplombant la scène lui ont jeté le contenu d'un seau de lisier sur la tête, avant de prendre la fuite en jetant des tracts revendiquant la mise en place d'une "université populaire".
"C'est une déclaration de guerre contre Rennes 2 et contre l'université en général. Cette agression a été perpétrée par ce groupe que tout le monde connaît qui squatte l'université depuis deux ou trois années", a dit à l'AFP M. Gontard qui a fait part de son intention de porter plainte.
Rennes 2 est traditionnellement l'un des bastions de la contestation étudiante en France.
M. Gontard, 63 ans, spécialiste de la littérature du 20ème siècle, avait été confronté à un fort mouvement revendicatif lors du dernier mouvement étudiant. "Dans toute ma carrière, je n'ai jamais vu une telle accumulation de mouvements avec des blocages aussi longs et une telle violence", avait-il dit.
La brutalisation n’est pas toujours là où l’on croit.
* Mon oeil : Carrefour assure les classes populaires touchées par la crise de son soutien.
Encore une victoire du libéralisme le plus aiguë.
AFP- Assurance scolaire gratuite: la MAE déboutée face à Carrefour
La MAE, numéro 1 de l'assurance scolaire, qui avait demandé l'interdiction d'une offre d'assurance scolaire gratuite proposée par Carrefour a été déboutée mardi par le juge des référés du Tribunal de Grande Instance d'Evry, a-t-on appris de sources concordantes.
La MAE, qui détient 25% du marché avec quelque 3,5 à 4 millions d'assurés, avait assigné Carrefour en référé d'heure à heure (procédure d'urgence) pour que l'enseigne cesse de diffuser une offre d'assurance scolaire gratuite pour l'année, pouvant être souscrite du 21 juillet au 30 septembre 2009. L'assureur estimait en effet qu'il s'agissait d'une "pratique abusive", n'ayant "pour autre but que de dénigrer les produits concurrents et d'exclure du marché la MAE".
Dans son ordonnance, dont l'AFP a eu copie, le juge des référés estime que l'offre de Carrefour "doit être nécessairement assimilée à une pratique abusive".
Mais "il n'est pas en l'état justifié d'éléments concrets suffisants pour démontrer que la pratique commerciale abusive à laquelle se livre Carrefour a pour objet ou peut avoir pour effet d'exclure la MAE ou le contrat de base proposé par celle-ci du marché de l'assurance scolaire", poursuit le magistrat. (...)
Pierre-Olivier Grall, directeur des assurances Carrefour, s'est quant à lui félicité de cette décision, assurant que la volonté de l'enseigne était de "faire une offre exceptionnelle" dans un contexte de "rentrée complexe" pour les ménages en terme de pouvoir d'achat.
Selon lui, cette offre a entraîné une progression "très significative" du nombre de contrats Carrefour souscrits par rapport aux autres années (environ 12.500 pour l'année dernière).