Démocratie et réforme
Voici celle envoyée dans le 37 (Indre-et-Loire). Chacun appréciera à sa juste mesure la qualité des intervenants.

* Le ministère libéré, un étudiant étranglé et la grippe porcine menace
(Le Monde.fr) Le ministère de l'enseignement supérieur a été brièvement occupé, jeudi 7 mai dans l'après-midi, par des étudiants qui ont réclamé la démission de la ministre Valérie Pécresse et dénoncé les réformes en cours. "Une annexe du ministère a été occupée" par "moins d'une centaine d'étudiants" qui ont été rapidement "évacués par les forces de l'ordre", a-t-on indiqué dans l'entourage de la ministre. "Il y a eu des dégradations, notamment une porte a été forcée, il y aura un dépôt de plainte." Une centaine de personnes ont été interpellées et conduites au commissariat.
Aux abords du ministère, des manifestants ont été "tapés à la matraque" par les forces de l'ordre qui ont fait usage d'une "violence disproportionnée" alors que la manifestation était "calme", a de son côté indiqué Valérie Robert, maître de conférence à Paris-III et membre du collectif Sauvons l'université.
Lorsque des policiers étranglent un peu un étudiant pour mieux l'interpeller, celui-ci ouvre grand la bouche et tire la langue en suffoquant, ce qui est une entorse grave aux règles d'hygiène les plus élémentaires en période de grippe porcine. Il est urgent de réfléchir à l'opportunité de rendre le port du masque chirurgical obligatoire lors des interpellations. (photo : lemonde.fr)
* Le MEDEF va-t-il élire les présidents d'université ?
C'est le sens de la proposition de loi que vient de déposer B. Apparu, député UMP de la MArne (déjà connu pour d'autres méfaits scolaires en particulier le fait de manipuler les étudiants) qui dit que tous les membres non élu aux CA des universités seront désormais électeurs.
La proposition de loi est au bout de ce lien : c'est celui-là.
* Enseignement agricole bientôt divisé par 2 ? Un petit tour dans l'Aude (-delà)
L'HUMA - L’avenir de l’enseignement public agricole est sérieusement menacé en Languedoc-Roussillon après l’annonce de la suppression de postes administratifs et enseignants et la fermeture d’une classe de quatrième du lycée Pierre-Paul-Riquet de Castelnaudary (Aude). Le conseiller régional communiste Henry Garino a participé lundi matin à un conseil d’administration de crise au cours duquel l’administration a confirmé les mesures de « décisions budgétaires liées à la crise ». « On se rend compte qu’il s’agit du démantèlement programmé de l’enseignement public agricole avec l’objectif de ne conserver qu’un seul établissement par département », s’indigne Henry Gardino.
Supprimer une classe à Castelnaudary, c’est en fait diminuer presque de moitié l’effectif (de 230 à 130), alors que le conseil régional a investi plus de 9 millions d’euros pour un lycée pouvant accueillir 400 élèves : « Et pire, la direction de l’enseignement a refusé au lycée un bac pro de production végétale en plein coeur du Lauragais, c’est aberrant ! » ajoute-t-il.
Un beau gâchis, dénoncé également par la FDSEA de l’Aude. Henry Garino s’est par ailleurs rendu lundi après-midi au lycée agricole Charlemagne de Carcassonne pour alerter les enseignants et faire part de sa proposition d’organiser en urgence une table ronde avec tous les établissements publics agricoles, les représentants des directions de l’agriculture et du préfet.
* Plutôt que de faire de l'Education civique à la con et de la démocratie participative à la noix, voilà ce sur quoi il faudrait sans doute faire réfléchir les élèves (et pas qu'eux...).
Merci P. Rosanvallon (et Médiapart). On peut ne pas être d'accord avec tout mais il y a là de la matière à réflexion. C'est la méditation du week end.
*L'allégria de la fin : le Claude s'offre à Sarkozy pour mieux avoir un ministère. Mais il n'y a pas que des mauvaises nouvelles.
LIBE - "Si je redeviens ministre, ce sera dans un domaine précis. Un Miti français (ministère du Commerce international et de l'Industrie au Japon), c'est le genre de chose qui m'intéresse et qui intéresse le président de la République", a-t-il déclaré.
"Mais je ne serai jamais plus ministre de l'Education nationale ! C'est un poste difficile, peut-être le plus dur. J'ai eu des manifs contre moi (...) Ministre, c'est passionnant et difficile à la fois. Chaque fois que vous avez une idée, votre administration vous dit que ce n'est pas possible !"
L'EN est sauvée. LA recherche quant à elle ce n'est pas sûr...