Si la droite le dit...

Aujourd'hui les infos viennent de la droite.

* Dans le figaro un long article nous apprend comment les recteurs s'organisent pour réduire l'impact du bac en juin. On en sait un peu plus que ce qu'ils avaient dit il y a quelques semaines à la sortie du ministère. Extrait :

"Finalement, les recteurs sont tombés d’accord pour optimiser les locaux des établissements. L’idée est de libérer des salles de classe pour que les lycéens de première et seconde puissent continuer à suivre leurs cours. Davantage de lycées se­ront érigés en centres d’examen. Le rectorat de Besançon souhaite ainsi doubler leur nombre en faisant davantage appel à des établissements privés et aux lycées qui ont de la place pour accueillir plus d’élèves. Le rectorat songe même à acheter des tables d’une personne au lieu des habituelles tables à deux places, utilisées par un seul élève lors du bac pour éviter les fraudes. Ceux qui ne passent pas le bac pourraient être regroupés dans d’autres établissements.
Pour Michel Richard, secré­taire national du syndicat des chefs d’établissement (SNPDEN), l’intention du ministère est louable mais «complexe à mettre en place» : si, aujourd’hui, les lycées ne font pas cours pendant les épreuves du bac, c’est parce que «la quasi-totalité des salles sont occupées et tous les professeurs, sollicités». Difficile selon lui de faire cohabiter le bac et les cours habituels : «Les bacheliers doivent pouvoir passer l’examen en toute sécurité. En cas de bruit, certains ne manqueraient pas de porter plainte...»

Surcroît de travail


Le deuxième défi pour le ministère est de dégager les enseignants des tâches de surveillance pour qu’ils se reconcentrent sur les classes de première et seconde : «Leur métier, c’est de faire cours ! Pas de surveiller quatre heures d’examen», affirme-t-on dans l’entourage de Xavier Darcos. D’autres personnels que ceux de l’Éducation nationale pourront être sollicités, comme des surveil­lants, des enseignants en retraite ou des étudiants. Mais les surveil­lants ne peuvent «rester seuls, sans la tutelle d’un enseignant de la disci­pline concernée», objecte le recteur de Rouen. Au ministère, on estime que l’en­seignant pourrait venir «les dix premières minutes d’examen le temps de vérifier qu’il n’y a pas d’er­reurs dans les sujets».
Le report des conseils de classe de seconde à la fin juin, toujours pour gagner du temps sur les cours, ne sera pas évident à organiser selon le SNPDEN, car le choix d’orien­tation, l’affectation, l’inscription, l’éventuel recours des parents et leur réception par le chef d’établissement devront tenir en quinze jours au lieu d’un mois : «Cela im­posera aux parents et aux enseignants de partir plus tard en vacances», prévoit le syndicat."

* Dans le même article du même journal on apprend aussi que la réforme du bac est repoussée. Il n'y aura pas d'annonce en janvier, mais que en mai.

"
Pour les chefs d’établissement, la question de la réorganisation du bac pose nécessairement celle de sa simplification car c’est selon eux «un plus petit nombre d’épreuves qui permettrait de remettre les professeurs devant les élèves». Pour le mo­ment, la réforme des filières du bac annoncée pour janvier a été re­por­tée au mois de mai. Le sujet, est, il est vrai, plus que sensible."

* Le conseil régional d'Alsace, le seul à droite, s'inquiète sérieusement (après celui de Bretagne) de l'avenir des formations courtes du type BEP.


AFP — La Région Alsace, inquiète de la réforme du baccalauréat professionnel qui induit la suppression d'un grand nombre de brevets d'enseignements professionnels (BEP), réclame "une concertation large" avec le recteur, dans une motion rendue publique mercredi à Strasbourg.
La "généralisation subite du bac pro en trois ans" au lieu de quatre et la suppression, "sans réelle concertation", d'un "nombre très important" de sections préparant en deux ans au BEP, suscitent "l'émoi autant des élèves et de leurs familles que des personnels de l'enseignement professionnel déjà touchés par des suppressions de postes", selon la motion déposée par l'intergroupe PS-Verts et adoptée à l'unanimité.

Le Conseil régional d'Alsace, à majorité de droite, se dit "préoccupé face à ce bouleversement en cours qui impacte directement ou indirectement toute la formation professionnelle initiale par la voie scolaire ou par l'apprentissage".
Il souhaite que le recteur de l'académie de Strasbourg "assure une concertation large sans laquelle l'adhésion des familles, des élèves, des personnels et des acteurs économiques ferait défaut", selon le texte.

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