Au revoir...

Encore un aveu du gouvernement : Darcos nommé ministre du Travail, parce que jusque-là il ne faisait rien.

Il va là aussi pouvoir en supprimer des postes...

* Chatel, un L’Oréal évident.

Le nouveau ministre a-t-il des idées en matière d’éducation ? Pas certain. Voici en tout cas ce qu’il écrivait sur son blog en 2007.

Réformer l'université : une urgence
« Va-t-on encore longtemps accepter le taux d’échec en premier cycle universitaire très élevé qui conduit 90.000 jeunes à quitter l’enseignement supérieur sans obtenir de diplôme, et pour 19% d’entre eux, de connaître le chômage de longue durée ?

Sous couvert d’une soit-disant impossibilité de réformer l’université, la France entame un retard considérable dans ce domaine. Or, dans un monde où l’innovation et la compétitivité sont incontournables, et pour permettre à la France de construire une véritable attractivité au niveau mondial, nous devons être conscient de l’enjeu fondamental que représente un enseignement supérieur d’excellence.

Etant moi-même issu de l’Université, je ne me résigne pas. Je préfère mettre sur la table un programme ambitieux, qui couple une augmentation des moyens alloués à nos universités et une profonde réforme qui se déclinerait en quatre axes majeurs :

D’abord, faire de l’Université la clef de voûte de l’enseignement supérieur et de la Recherche, en intégrant les unités de recherches aux établissements universitaires, mais également aux Grandes Ecoles. Ces « campus de recherche » bénéficieraient de zones franches pour simplifier l’installation d’entreprises à proximité.

Ensuite, réformer la gouvernance des universités, en changeant la composition des Conseils d’Administration, qui devront comprendre un quart de personnes extérieures cooptées dans le monde scientifique ou économique, et en renforçant ses compétences. Proposons également aux Universités qui le souhaitent (et elles sont nombreuses) d’expérimenter un statut d’autonomie.

Pour palier l’inadéquation entre les formations des jeunes diplômés et les besoins du marché du travail, il faut faire connaître aux étudiants (et à leurs parents) les débouchés des filières dans lesquelles ils s’engagent, au travers de la création d’un véritable service public de l’orientation, plus personnalisé et mieux connecté au monde du travail. Pourquoi ne pas envisager aussi l’orientation sélective à l’entrée des Universités (après tout, cela existe pour les facs de médecine depuis 1971), et la mise en place de dispositifs de réorientation des étudiants dès la première année.

Enfin, je pense qu’on étudie d’autant mieux que l’on se sent considéré et que l’on a les moyens de ses ambitions. Cela passe par l’engagement d’un plan massif en faveur du logement étudiant, équipement des campus, création d’emplois réservés aux étudiants au sein de l’université, développement de l’offre de bourse et rénovation des conditions d’attribution, créations de prêts à taux zéro garantis par l’Etat pour faciliter l’accès de tous aux études supérieures…

Alors, prêt pour une réforme d’avenir ? »

Mais est-ce une pensée cela ?


* Bilan de Darcos au ministère.

Un article du Monde fait le point sur ses trois vies à la tête de l’Education nationale.
C’est ici.



* Darcos, une dernière pour partir en beauté :

AFP - Darcos annonce 16.000 suppressions de postes à l'Education en 2010 (presse)

Le ministre sortant de l'Education, Xavier Darcos, a annoncé à La Tribune à paraître mercredi que le budget 2010 prévoira 16.000 suppressions de postes dans l'Education, la quasi-totalité étant les postes de stagiaires supprimés par la réforme de la formation des enseignants.
"J'ai proposé de ne pas renouveler 16.000 emplois en 2010, conformément à la règle de non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux partant à la retraite", a déclaré M. Darcos.
"Il s'agit de 600 postes d'agents administratifs et de 14.000 postes d'enseignants stagiaires affectés en Institut universitaire de formation des maîtres (IUFM) ou équivalent pour l'enseignement privé (à hauteur de 1.400)", a-t-il ajouté.
Au total, 34.000 postes de fonctionnaires seront supprimés dans le budget 2010, avait déjà annoncé auparavant le ministre du Budget Eric Woerth.
La réforme de la formation des professeurs des écoles, collèges et lycées prévoit que les futurs enseignants seront recrutés au niveau "master 2" (bac +5) et que la formation incombe aux universités, et non plus aux IUFM. Du coup, pour la première année d'application de la réforme, à la rentrée 2010, les étudiants qui auront réussi le concours d'enseignants ne seront plus affectés en IUFM,
mais directement en classe, ce qui permettra d'économiser à cette rentrée-là les 15.400 postes de fonctionnaires stagiaires cités.




*Retour de la directive sur la libéralisation des services.

On ne parle désormais plus du plombier polonais, ni même de Bolkestein... Et pourtant tous les ervices pourraient y passer dans une indifférence générele orchestrée. Un article de Politis.

Extrait : Ceux  qui  étaient  persuadés  qu’un  certain  nombre  de services (au hasard, les services publics et les soins de santé) resteraient exclus en seront pour leurs frais. « Il n’est pas inenvisageable que certains secteurs  aujourd’hui  exclus  du  champ  de  la  directive  y  soient réintégrés  à  l’avenir,  à la demande des professionnels eux-mêmes », souligne le rapport Bizet.

Cela finira bien par toucher l’Ecole (si ce n’est déjà fait). Alors autant être au courant.



* Une école de 28 classes, ça n’existe pas, ça n’existe pas ! et pourquoi pas ?

Bientôt sous vos préaux !


AFP - Projet de fusion d'écoles: parents et enseignants demandent le respect de la loi

La fédération des parents d'élèves FCPE du Val-de-Marne et deux syndicats d'enseignants du primaire se sont élevés vendredi contre un possible non-respect de la loi concernant la nomination d'un directeur dans une école concernée par un projet de fusion.
La FCPE-94 et les syndicats d'enseignants Snudi-FO 94 et SNUipp-94 ont été reçus mercredi au ministère de l'Education pour évoquer le cas de deux écoles voisines de Nogent-sur-Marne (Val-de-Marne) qui
pourraient fusionner à la rentrée 2010, donnant naissance à une école de 28 classes, la plus grosse de France selon les parents d'élèves.
En attendant l'éventuelle concrétisation de ce projet, l'Inspection d'académie a indiqué que les deux écoles seraient dirigées par un même directeur, aidé d'un enseignant déchargé à plein temps.
Dans un communiqué transmis vendredi, la FCPE et les deux syndicats expliquent avoir attiré l'attention du ministère sur le fait qu'"administrativement la fusion des écoles Paul-Bert et Guy-Môquet n'a pas été prononcée".
"Le refus d'affecter un directeur à l'école Paul-bert est donc contraire au droit, en particulier à l'article 1 du décret 89-122 du 24/02/1989 qui oblige à nommer un directeur d'école par école constituée", écrivent-ils.
"
Personne ne pourrait admettre que les autorités de l'Education nationale refusent d'appliquer la loi", ajoutent-ils, en rappelant la mobilisation des parents, qui avaient occupé l'école fin mars, et des enseignants contre ce projet de fusion.

Une école Guy Môquet qui va fusionner avec une Paul Bert, pour donner une Ecole ... Xavier Darcos ?


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