La voie est libre...
13/12/09 18:00
Lycées / votes CSE : les résultats sont là.
C’est le Figaro qui le dit : Nicolas Sarkozy a ostensiblement apporté son soutien à Luc Chatel jeudi matin, lors du petit déjeuner des responsables de la majorité, à l’Élysée. «Tu fais un travail remarquable», a lancé le chef de l’État à son ministre de l’Éducation, au cœur d’une polémique sur la disparition de l’histoire-géographie du programme de terminale S. «Continue et fais de la pédagogie !», a-t-il ajouté.
*Pédagogie ou enfumage ?
pour xavier betrand, 2h30+2h30=4heures...
* Pédagogie (donc) : Chatel achète la paix sociale.
AP - Le ministre de l'Education annonce qu'il envisage une augmentation de la prime pour les enseignants travaillant dans les quartiers difficiles.
"Je veux des recrutements sur ces postes de personnels motivés, expérimentés, formés à l'enseignement dans les quartiers difficiles. De personnels qui soient aussi mieux considérés: si cela doit passer par une facilité dans leur plan de carrière, j'y suis ouvert. Quant à la prime que reçoivent aujourd'hui ces enseignants, d'un montant assez symbolique, je ne serais pas choqué qu'on en augmente le montant", souligne-t-il.
Il ne serait pas choqué, ce qui ne veut pas dire qu’il va le faire. Ca c’est de la comm.
* Privé, mais pas de contrat. Ou comment se poursuit la mise en concurrence...
Etape suivante dans le supérieur ou sans doute il y a beaucoup trop de grèves et de gauchistes :
Le Monde - L’Etat s'apprête à contractualiser avec des établissements privés du supérieur
Ce sont quelque cinquante-huit établissements privés d'enseignement supérieur qui sont en passe de contractualiser avec le ministère.
La liste comprend des poids lourds du secteur : les cinq instituts catholiques de Paris, Lille, Angers, Lyon et Toulouse avec leurs 35 000 étudiants, ainsi que les réputées Essec, Edhec ou Esca. L'ensemble de ces écoles représente quelque 60 000 étudiants, soit 3 % de l'ensemble des effectifs du supérieur.
« Nous financions déjà ces 58 établissements. Ils recevaient une somme moyenne de 1 000 euros par étudiant préparant un diplôme reconnu par l'Etat. Mais ils n'avaient aucune obligation en retour. La contractualisation va permettre de leur fixer des objectifs en cohérence avec la stratégie gouvernementale et avec leur mission de service public. Au bout de quatre ans, l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (AERES) en évaluera les résultats avant une nouvelle contractualisation"
Pour Luc Bentz, secrétaire national du syndicat UNSA-éducation, membre du Comité national d'action laïque (CNAL), "le ministère allume la guerre universitaire". "C'est inacceptable, c'est autant d'argent qui ne va pas dans les universités publiques", assène-t-il.
Plus c’est gros, plus ça marche... Heureusement l’UNSA est là !
* «Le Trésor public est devenu un vaste fromage où tout le monde se sert.»
Retour sur un avantage dont on parlait il y a quelques jours.
site de Mediapart : Les lobbyistes d’Acadomia : « Satisfait ou remboursé » ! - par Mathilde Mathieu, Mediapart, 10 décembre 2009
Acadomia, la plus grosse entreprise de soutien scolaire en France (« Bachelier ou remboursé »), vient de remporter une véritable Blitzkrieg au Parlement - un modèle du genre. Grâce à une campagne de lobbying d’une dizaine de jours, Acadomia a obtenu que le Sénat enterre, lundi 7 décembre, un amendement « hostile » voté par l’Assemblée nationale trois semaines plus tôt, à une large majorité. La suite ...
* Un chèque formation pour les enseignants ?
AP - Le ministre de l'Education Luc Chatel annonce, dans un entretien publié dans "Le Journal du Dimanche", qu'il va proposer un "droit individuel à la formation" pour les enseignants, "chose qui n'existe pas à l'Education nationale".
* Tardive inquiétude...
Le Figaro : Cinq syndicats de l'Education nationale et les associations de parents FCPE et Peep ont adressé aujourd'hui une lettre ouverte au ministre de l'Education, Luc Chatel, pour lui faire part de leurs inquiétudes à l'égard des personnels chargés d'aider les élèves en très grande difficulté.
La lettre est signée par le Snuipp, SE-Unsa Sgen-CFDT, Snudi-FO et CGT Educ'Action, qui représentent au total près de 85% des enseignants du public du premier degré.
Trois associations représentant ces enseignants spécialisés, l'Association française des psychologues de l'éducation (Afpen), la Fname et la Fnaren, se sont jointes à l'appel.
Ils demandent une audience au ministre pour "exiger que les dispositifs d'aides spécialisées aient les moyens de poursuivre leur mission pour la réussite de tous les enfants à l'école", indiquent-ils dans un communiqué commun.
Leur inquiétude porte sur la pérennisation des Rased (Réseau d'aide spécialisé aux enfants en difficulté), des équipes composées d'un psychologue, d'un rééducateur en psycho-motricité et d'un enseignant spécialisé, qui viennent en aide à des enfants en grande difficulté, souffrant parfois de difficultés familiales ou psychologiques.
Parmi ces syndicats aucun n’ont soutenu les mouvements qui l’année dernière en primaire ont lutté contre la disparition des rased (à savoir le mouvement des désobéisseurs). Et ils espèrent encore être entendus... Il est vrai que certains font tout pour l’être (voir le résultat des votes du CSE).
* La vie en Sarkozie : Chapitre I & II: le délit d’opinion & la Kommandantur.
Les élèves de cette classe de cours moyen de l'école primaire de Lussan, dans le Gers, travaillaient sur le livre "C'est bien" de Philippe Delerm, selon La Dépêche.
L'une des élèves a alors écrit sur le blog de sa classe, ce texte:
«Le soir quand on mange devant la télévision on écoute le journal. Sarkozy y passe tout le temps. Des fois, lorsqu'on y pense, on se dit que ce serait bien de lui rendre la monnaie de sa pièce. Nicolas Sarkozy, c'est notre président mais, franchement, on n'appelle pas cet individu un président ! Il nous fait des promesses mais il ne les tient pas, il parle mais c'est pour ne rien dire. Il fait de longs discours mais cela ne mène à rien ; pas étonnant que la crise économique et sociale continue ! Mais bon, des fois on se moque de lui et on en rigole. D'ailleurs les Guignols de l'Info ne font pas dans la dentelle, eux non plus. Et puis on est presque sûr que la moitié des gens qui ont voté pour lui aux élections présidentielles sont maintenant déçus et regrettent d'avoir voté pour lui".
El l'élève de conclure par un "Des fois on a vraiment envie de lui botter les fesses !", précise La Dépêche.
La réflexion de la jeune élève n'a pas été du goût de certains parents d'élèves.
Des parents qui ont fait remonter «l'info» jusqu'à l'inspection d'Académie.
Depuis jeudi après-midi, le «billet d'humeur» de l'élève de cours moyen a été retiré du site.
C’est le Figaro qui le dit : Nicolas Sarkozy a ostensiblement apporté son soutien à Luc Chatel jeudi matin, lors du petit déjeuner des responsables de la majorité, à l’Élysée. «Tu fais un travail remarquable», a lancé le chef de l’État à son ministre de l’Éducation, au cœur d’une polémique sur la disparition de l’histoire-géographie du programme de terminale S. «Continue et fais de la pédagogie !», a-t-il ajouté.
*Pédagogie ou enfumage ?
pour xavier betrand, 2h30+2h30=4heures...
* Pédagogie (donc) : Chatel achète la paix sociale.
AP - Le ministre de l'Education annonce qu'il envisage une augmentation de la prime pour les enseignants travaillant dans les quartiers difficiles.
"Je veux des recrutements sur ces postes de personnels motivés, expérimentés, formés à l'enseignement dans les quartiers difficiles. De personnels qui soient aussi mieux considérés: si cela doit passer par une facilité dans leur plan de carrière, j'y suis ouvert. Quant à la prime que reçoivent aujourd'hui ces enseignants, d'un montant assez symbolique, je ne serais pas choqué qu'on en augmente le montant", souligne-t-il.
Il ne serait pas choqué, ce qui ne veut pas dire qu’il va le faire. Ca c’est de la comm.
* Privé, mais pas de contrat. Ou comment se poursuit la mise en concurrence...
Etape suivante dans le supérieur ou sans doute il y a beaucoup trop de grèves et de gauchistes :
Le Monde - L’Etat s'apprête à contractualiser avec des établissements privés du supérieur
Ce sont quelque cinquante-huit établissements privés d'enseignement supérieur qui sont en passe de contractualiser avec le ministère.
La liste comprend des poids lourds du secteur : les cinq instituts catholiques de Paris, Lille, Angers, Lyon et Toulouse avec leurs 35 000 étudiants, ainsi que les réputées Essec, Edhec ou Esca. L'ensemble de ces écoles représente quelque 60 000 étudiants, soit 3 % de l'ensemble des effectifs du supérieur.
« Nous financions déjà ces 58 établissements. Ils recevaient une somme moyenne de 1 000 euros par étudiant préparant un diplôme reconnu par l'Etat. Mais ils n'avaient aucune obligation en retour. La contractualisation va permettre de leur fixer des objectifs en cohérence avec la stratégie gouvernementale et avec leur mission de service public. Au bout de quatre ans, l'Agence d'évaluation de la recherche et de l'enseignement supérieur (AERES) en évaluera les résultats avant une nouvelle contractualisation"
Pour Luc Bentz, secrétaire national du syndicat UNSA-éducation, membre du Comité national d'action laïque (CNAL), "le ministère allume la guerre universitaire". "C'est inacceptable, c'est autant d'argent qui ne va pas dans les universités publiques", assène-t-il.
Plus c’est gros, plus ça marche... Heureusement l’UNSA est là !
* «Le Trésor public est devenu un vaste fromage où tout le monde se sert.»
Retour sur un avantage dont on parlait il y a quelques jours.
site de Mediapart : Les lobbyistes d’Acadomia : « Satisfait ou remboursé » ! - par Mathilde Mathieu, Mediapart, 10 décembre 2009
Acadomia, la plus grosse entreprise de soutien scolaire en France (« Bachelier ou remboursé »), vient de remporter une véritable Blitzkrieg au Parlement - un modèle du genre. Grâce à une campagne de lobbying d’une dizaine de jours, Acadomia a obtenu que le Sénat enterre, lundi 7 décembre, un amendement « hostile » voté par l’Assemblée nationale trois semaines plus tôt, à une large majorité. La suite ...
* Un chèque formation pour les enseignants ?
AP - Le ministre de l'Education Luc Chatel annonce, dans un entretien publié dans "Le Journal du Dimanche", qu'il va proposer un "droit individuel à la formation" pour les enseignants, "chose qui n'existe pas à l'Education nationale".
* Tardive inquiétude...
Le Figaro : Cinq syndicats de l'Education nationale et les associations de parents FCPE et Peep ont adressé aujourd'hui une lettre ouverte au ministre de l'Education, Luc Chatel, pour lui faire part de leurs inquiétudes à l'égard des personnels chargés d'aider les élèves en très grande difficulté.
La lettre est signée par le Snuipp, SE-Unsa Sgen-CFDT, Snudi-FO et CGT Educ'Action, qui représentent au total près de 85% des enseignants du public du premier degré.
Trois associations représentant ces enseignants spécialisés, l'Association française des psychologues de l'éducation (Afpen), la Fname et la Fnaren, se sont jointes à l'appel.
Ils demandent une audience au ministre pour "exiger que les dispositifs d'aides spécialisées aient les moyens de poursuivre leur mission pour la réussite de tous les enfants à l'école", indiquent-ils dans un communiqué commun.
Leur inquiétude porte sur la pérennisation des Rased (Réseau d'aide spécialisé aux enfants en difficulté), des équipes composées d'un psychologue, d'un rééducateur en psycho-motricité et d'un enseignant spécialisé, qui viennent en aide à des enfants en grande difficulté, souffrant parfois de difficultés familiales ou psychologiques.
Parmi ces syndicats aucun n’ont soutenu les mouvements qui l’année dernière en primaire ont lutté contre la disparition des rased (à savoir le mouvement des désobéisseurs). Et ils espèrent encore être entendus... Il est vrai que certains font tout pour l’être (voir le résultat des votes du CSE).
* La vie en Sarkozie : Chapitre I & II: le délit d’opinion & la Kommandantur.
Les élèves de cette classe de cours moyen de l'école primaire de Lussan, dans le Gers, travaillaient sur le livre "C'est bien" de Philippe Delerm, selon La Dépêche.
L'une des élèves a alors écrit sur le blog de sa classe, ce texte:
«Le soir quand on mange devant la télévision on écoute le journal. Sarkozy y passe tout le temps. Des fois, lorsqu'on y pense, on se dit que ce serait bien de lui rendre la monnaie de sa pièce. Nicolas Sarkozy, c'est notre président mais, franchement, on n'appelle pas cet individu un président ! Il nous fait des promesses mais il ne les tient pas, il parle mais c'est pour ne rien dire. Il fait de longs discours mais cela ne mène à rien ; pas étonnant que la crise économique et sociale continue ! Mais bon, des fois on se moque de lui et on en rigole. D'ailleurs les Guignols de l'Info ne font pas dans la dentelle, eux non plus. Et puis on est presque sûr que la moitié des gens qui ont voté pour lui aux élections présidentielles sont maintenant déçus et regrettent d'avoir voté pour lui".
El l'élève de conclure par un "Des fois on a vraiment envie de lui botter les fesses !", précise La Dépêche.
La réflexion de la jeune élève n'a pas été du goût de certains parents d'élèves.
Des parents qui ont fait remonter «l'info» jusqu'à l'inspection d'Académie.
Depuis jeudi après-midi, le «billet d'humeur» de l'élève de cours moyen a été retiré du site.
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