Tous ensemble pour la reprise ? [MAJ]

Pendant que les organisations syndicales tentent de raisonner Chatel (c’est ici), la lutte s’organise ...

* TOUS ENSEMBLE. Convergence des luttes. La CGT Philips appelle...


Chères et chers camarades,

Aux personnels de l’Education Nationale de la région parisienne

Comme vous le savez surement les travailleurs de Philips Dreux on remporté une première victoire vendredi 19 février. Le Tribunal de Grande Instance de Chartres qui a cassé le plan de licenciements (PSE) proposé par la direction du groupe, visant à fermer le site de Dreux et à licencier 212 ouvriers. C’est par notre mobilisation et notre détermination, notamment en reprenant en main l’outil de production début janvier puis en luttant contre le lock-out patronal mi-février, que nous avons réussi à faire reculer Philips.

Mais nous ne sommes pas les seuls à nous trouver en lutte aujourd’hui. Il suffit de penser aux travailleurs et aux travailleuses de chez Total, Ikéa, Barilla Harry’s, etc. Nous savons aussi que les personnels de l’Education Nationale de l’Académie de Créteil en particulier sont en bagarre depuis début février contre les suppressions de postes et la précarisation accrue des personnels, les contre-réformes de l’Education et pour une Education publique de qualité pour tous et toutes.

Si nous avons réussi à faire reculer un patron voyou comme Philips, qui est couvert par un gouvernement tout aussi voyou, nous sommes persuadés que vous pouvez faire de même, tout comme les autres travailleurs en lutte. Mais nous aurons d’autant plus de force si nous présentons un front uni de lutte contre le gouvernement et le patronat.
Si c’est « tous ensemble ! » qu’il faut se bagarrer, c’est dès aujourd’hui qu’il faut construire la convergence des luttes nécessaire pour faire plier le gouvernement et les patrons.

C’est en ce sens que nous vous envoyons notre solidarité pleine et entière en vue de la reprise de votre mouvement auquel vous appelez dès votre rentrée et que nous vous invitons à vous joindre le mardi 2 mars à une rencontre des représentants des entreprises en lutte à Dunkerque, en même temps que nous apporterons notre soutien aux travailleurs de Total en lutte contre la fermeture du site.

A cette occasion nous pourrions débattre d'un appel commun à la coordination des luttes et à la participation aux initiatives suscitées par les confédérations le 23 mars.
Salutations Syndicales,

Manuel Georget
(délégué central CGT PHILIPS DREUX)

06 07 23 42 30


http://cgt-egp- dreux.over- blog.com/


En face le gouvernement lui aussi s’organise :

* Réorientation obligatoire ... des enseignants.


AFP - Lycées professionnels: des professeurs invités à changer de discipline ou de métier

L'Académie de Créteil a demandé à quelque 600 professeurs de l'enseignement professionnel s'ils souhaitaient se reconvertir dans des disciplines plus porteuses ou se réorienter vers d'autres métiers de la fonction publique, a-t-on appris de sources concordantes vendredi.
Joint par l'AFP, le syndicat
Snuep-FSU défend la philosophie générale du projet mais juge le procédé "un peu maladroit".
Fin janvier, les enseignants en comptabilité et en bureautique de l'Académie ont reçu un questionnaire leur demandant notamment s'ils souhaitaient "changer de discipline", s'ils envisageaient une reconversion "sur un poste administratif de l'Education Nationale" ou s'ils souhaitaient "solliciter (un) détachement vers une autre fonction publique ?", selon ce document révélé par le Parisien et dont l'AFP a obtenu copie.
Avec ce questionnaire, facultatif, le rectorat assure vouloir "accompagner" la
reconversion volontaire de 30 enseignants sur les trois prochaines années afin de faire face à l'érosion de la demande des élèves et du "milieu économique" pour ces filières professionnelles.
Selon le rectorat, 112 professeurs ont répondu au questionnaire.
"Il y a moins de débouchés pour ces filières (...). L'idée est d'accompagner les enseignants dans l'évolution de leur carrière et de s'enquérir de leur souhait", a déclaré à l'AFP la directrice de cabinet du recteur, Emmanuelle Pouyé.
Le Snuep-FSU assure réclamer depuis plusieurs années des plans de reconversion. "Il y a des collègues en panique parce qu'ils veulent changer de discipline et qui se retrouvent à financer eux-mêmes leur reconversion", assure Axel Benoist, du Snuep-FSU (enseignement professionnel).
S'il ne juge pas le questionnaire "choquant en lui-même", M. Benoist pointe une "démarche un peu froide" et des "maladresses".
Le courrier de l'académie évoque ainsi à titre d'exemple une réorientation vers l’enseignement des mathématiques ou des sciences physiques.
"Certains collègues se sont sentis piégés", souligne M. Benoist.

Piégés ? non, pris en otage serait plus juste...


* Nos retraites s’éloignent toujours un peu plus...

Selon les prévisions du Conseil d'orientation des retraites (COR), datant de la fin mars 2007, les perspectives de financement des pensions des fonctionnaires sont encore pires que les scénarios concernant les retraites privées.

En 2015, plus de la moitié des fonctionnaires qui étaient en poste en 2000 auront pris leur retraite. Et comme, sauf changement de politique, ils ne seront remplacés qu'à hauteur d'un sur deux, le nombre de cotisants va diminuer. Pensions en hausse, cotisation en baisse, le trou ne peut que se creuser. Et c'est l'Etat qui le comblera pour maintenir ces régimes en équilibre. Selon les prévisions du COR, la contribution de l'Etat va pratiquement tripler, passant de 6,2 à près de 18 milliards d'euros par an entre 2006 et 2020. Soit le quart du déficit public autorisé par le traité de Maastricht"”.

Ainsi, le gouvernement fait coup double : en diminuant le nombre de fonctionnaires, il creuse le déficit de leur caisse des retraites et y trouve la justification pour un durcissement de leurs conditions de retraite (âge, durée de cotisation, taux). Comme la majorité des fonctionnaires ne sont pas des électeurs de l'UMP, ce procédé n'a pas de coût électoral.

Source : Jean-Michel Thenard, "Le gouvernement veut se payer les fonctionnaires", Le Canard enchaîné n°4660, 17 février 2010



* Misère toujours. Mais celle-là, c’est pour aujourd’hui.

Logements insalubres: des étudiants lillois lancent une grève des loyers


Des étudiants lillois ont lancé une grève des loyers pour protester contre l'insalubrité et la hausse du coût des logements universitaires, a-t-on appris lundi auprès du Crous et de l'Unef, premier syndicat étudiant.
Environ 300 étudiants occupant des chambres dans quatre résidences universitaires à Lille et Villeneuve d'Ascq ont décidé de ne pas verser au Crous leur loyer de février, selon Alexia Savinel, présidente de l'Unef à Lille.
"La région a le plus fort taux d'étudiants boursiers mais seuls 7% ont accès aux résidences universitaires et celles-ci sont de plus en plus insalubres.
Les loyers ne cessent d'augmenter et les aides au logement n'ont pas été revalorisées depuis 1994", a-t-elle expliqué.
Les grévistes "s'exposent réglementairement à des procédures de recouvrement de loyer, y compris contentieuses", prévient Laurent Soucheyre, responsable de la division "vie de l'étudiant" au Crous de Lille.




*Retour et analyse d’une vraie fausse polémique sur les bourses aux grandes écoles.


Analyse sur le site de la Revue Contretemps.



* Deux poids, deux mesures... mais là en l’occurrence, c’est poids et démesure

Retenues sur salaires: les professeurs de Chérioux crient à l'"acharnement"

Les enseignants du lycée Adolphe-Chérioux de Vitry-sur-Seine (Val-de-Marne) ont dénoncé lundi, dans un communiqué, l'"
acharnement" du rectorat qui a, selon eux, accéléré la procédure de retenues sur salaires consécutive à leurs dix jours d'arrêt de travail.
Ces enseignants avaient cessé les cours le 3 février après l'agression d'un élève en invoquant le "droit de retrait" qui permet à un fonctionnaire confronté à un danger "imminent" d'arrêter le travail sans s'exposer à des pénalités. Les cours ont repris le 15 février.
Selon le rectorat de l'académie de Créteil, seuls deux des dix jours d'arrêt de travail relèvent de ce droit de retrait,
les autres s'assimilant à des journées de grève non-payées.
"Le rectorat de Créteil a accéléré la procédure", dénoncent les enseignants: "les personnels de ce lycée qui se sont mobilisés vont subir des retenues sur salaires très importantes dès février".
D'après Sabine Contrepois, professeur à Chérioux, les retenues sur salaires sont d'ordinaire déduites le mois suivant les arrêts de travail.
"Cet acharnement est absolument scandaleux" et "témoigne bien de la duplicité" du ministre de l'Education nationale Luc Chatel, affirment les enseignants qui ont lancé une pétition en ligne pour faire reconnaître leur droit de retrait, à l'adresse (http://www.petitionduweb.com/pour_la_reconnaissance_du_droit_de_retrait_-6330.html).
Sollicité par l'AFP, le rectorat récuse tout acharnement et juge la procédure "habituelle". "Quand il y a des arrêts de travail avant le 15 du mois, les retenues sur salaires sont déduites immédiatement", affirme une porte-parole.
"Dès le début de la mobilisation, les enseignants ont été informés que leurs arrêts de travail ne seraient pas tous assimilés à un droit de retrait", ajoute-t-elle.


* Alors ça c’est pas gentil. Pas du tout.
Et c’est le Figaro qui le rapporte...
Luc Chatel trop inodore et incolore pour une biographie

Ministre de l’Education nationale et porte-parole du gouvernement, Luc Chatel a sa marionnette aux Guignols (où il est représenté comme le lèche-bottes de Sarkozy), mais il n’aura pas droit à une biographie. Selon un de ses collègues ministres, une journaliste s’est intéressée à son cas, et l’a interrogé sur son parcours.
Mais elle a trouvé que la vie de ce père de quatre enfants originaire de la Haute-Marne, (...), était trop «terne» pour faire l’objet d’un ouvrage.



* Se méfier des profs d’Anglais. On le sait bien au Mammouth. En voilà un qui sait en plus dessiner. Et il raconte son quotidien.

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