Méthode Darcos

* N'oubliez pas notre grand concours Martine du week end, voir article précédent. Et bougez-vous un peu !

*Primaire : Darcos a publié vendredi ses propositions de discussion sur l'école primaire. Un résumé dans Le Monde.

On y apprend que "la discussion reste ouverte, même si les principes sont tracés". Soit ! Donc on sait à quoi s'en tenir.
Il y a plus : plusieurs éléments révèlent certainement ce que seront les grandes évolutions des mois à venir sur tous les profs cette fois :
"Parmi les éléments les plus saillants et qui n'avaient pas encore été évoqués ces dernières semaines figure un renforcement de l'évaluation : celle des acquis des élèves, qui sera systématiquement communiquée aux familles, comme celle des écoles et des enseignants, contrepartie d'une "liberté pédagogique" solennellement réaffirmée, laissant aux enseignants le choix des méthodes."

On ne comprend pas bien ce que cela veut dire (pour les profs), mais il se murmure ici et là que en effet les fiches d'inspection des profs pourraient être publiques (cela se fait dans d'autres pays).


*Secondaire : Toujours dans le Monde, Darcos clame sa volonté de rétablir le consensus républicain à l'école. Il expose en fait sa méthode de gouvernance pour détourner les syndicats des éventuels conflits. Et on a déjà vu quelques unes de ses réussites encore cette semaine. Extraits :

"Je suis un homme du Sud-Ouest, j'ai toujours vécu dans le contact. Il se peut aussi que je déteste les situations conflictuelles", confie-t-il au Monde. Jusqu'à présent, sa manière d'agir le singularise : il ne se reconnaît pas d'adversaires, seulement des "partenaires". Revendiquant "l'esprit de réforme" de Nicolas Sarkozy, auquel il se réfère en permanence, il adhère totalement au projet "d'alléger la charge de l'Etat" et de desserrer "le carcan des statuts" dans l'éducation nationale. Mais la réforme s'accompagne, selon lui, d'un impératif de méthode : "Je suis absolument convaincu que cela ne peut pas se faire contre les profs, dit-il. Ils n'ont pas voté pour nous, tant pis, c'est comme ça." Ce principe est en phase avec une visée générale qu'il définit ainsi : " Retrouver le consensus républicain entre les familles et l'école." Le ministre se méfie cependant de trop de proclamations et préfère communiquer dossier par dossier. " Dans l'éducation, explique-t-il, on ne vit plus sous l'empire de la grande réforme. Lorsque vous montez une citadelle, vous déclenchez l'assaut général. Ce qu'il faut, c'est un processus de lente appropriation." [On peut aussi lui donner d'autres noms...]
Dans la même logique, malgré le principe non négociable de "réduire la voilure" budgétaire, M. Darcos tente d'amener les syndicats sur son terrain en les invitant à formuler leurs propositions sur une multitude de dossiers. Leurs responsables balancent entre la satisfaction d'être pris en considération, l'exaspération devant une politique qui, en d'autres temps, aurait déclenché leur résistance acharnée et la fascination devant une habileté qui les ligote.
Certains, tout de même, il faut le croire, aiment bien être ligotés ...

* Copsy, en complément d'un article précédent, la référence du rapport voulant les supprimer est là. On en débat sur un site spécial Copsy, que je vous conseille pour suivre l'affaire, celui-là.

*Supérieur : De quoi réfléchir sur la loi LRU Pécresse. Cela vient de la CNT, mais d'après les spécialistes c'est le résumé le plus complet et le plus pertinent (lien en bas de l'image).

Merci Florence.

ishot-1
brochure