Toujours plus...
14/02/08 19:03
* De l'argent pour l'école privée en banlieue. Alors là, cela dépasse tout. Le SNES s'en inquiète à juste titre.
Le Snes juge "intolérables" les mesures de Darcos sur l'enseignement privé
Le Snes-FSU, syndicat majoritaire dans les collèges et lycées, a jugé jeudi "intolérable" la décision du ministre de l'Education Xavier Darcos de créer "un fonds spécifique" pour attirer l'enseignement privé en banlieue.
M. Darcos a annoncé jeudi lors d'une conférence de presse sa décision de créer "un fonds spécifique d'intervention" sur le budget de l'Education nationale pour financer, d'ici la rentrée 2008, cinquante classes d'enseignement privé en banlieue.
"Cette décision est intolérable", a estimé le Snes dans un communiqué. Pour lui, elle vise à "+appâter+ financièrement l'enseignement privé pour qu'il intervienne dans ces secteurs où, sans cette carotte, il refuse d'intervenir" et à "une nouvelle fois, augmenter les crédits dont (il) dispose aujourd'hui".
Selon le syndicat, le ministre suppose que "les difficultés scolaires dans les quartiers difficiles seraient, au moins pour une part, dues à l'absence de l'enseignement privé dans ces zones, érigeant au passage l'enseignement privé en modèle de réussite".
"Les personnels qui enseignent dans ces quartiers, avec le lot de difficultés qu'ils rencontrent, apprécieront", poursuit-il, ajoutant qu'il "interviendra auprès du ministre pour que ce projet soit abandonné.
* Réactions de Mélanchon au discours de Srrko qui entame encore une fois le rôle de l'école à côté de celui des religieux.
Shoah: Sarkozy veut "infliger une cure de mémoire" à l'école (Mélenchon, PS)
Le sénateur PS Jean-Luc Mélenchon a vivement critiqué jeudi l'initiative du chef de l'Etat de "confier la mémoire" d'un enfant victime de la Shoah à chaque élève de CM2, jugeant que Nicolas Sarkozy veut "infliger une cure de mémoire" aux écoliers.
"Vraiment ce président est incroyable! Un jour, il est prédicateur, il nous fait des prêches sur Dieu, la religion et le reste. Maintenant le voilà transformé en instituteur! C'est lui qui décide de ce qui est bon ou mauvais sur la manière de former les jeunes enfants", s'est exclamé M. Mélenchon sur LCI.
"Qui a demandé une chose pareille? Personne, ni le Crif, ni aucune synagogue de ce pays n'a demandé qu'on aille faire cette démarche", a-t-il ajouté.
"On n'en finira plus à ce moment-là! Combien de fois va-t-on, pour des raisons pédagogiques, prendre nos enfants et vouloir à tout prix leur infliger une cure de mémoire sur ceci, sur cela?", a demandé M. Mélenchon.
"On pourrait faire une liste de tous les esclaves qui ont été esclavagisés par des Français, on pourrait faire la même chose pour la Commune de Paris. Franchement, est-ce qu'on ne peut pas laisser la politique et la religion à l'écart de l'école?", a-t-il lancé.
"Les maîtres de l'école publique font leur travail" et "M. Sarkozy n'est pas un maître de l'école publique", a-t-il insisté.
M. Mélenchon a aussi dénoncé le concept de "radicalité de vie" développé par M. Sarkozy. "N'importe quel fou de Dieu peut être mis aussi sur le plan d'une radicalité de vie. Ce n'est pas ce que nous cherchons à enseigner à nos enfants, nous essayons de leur enseigner l'équilibre, la tolérance", selon lui.
Dans son discours lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) mercredi, le président avait estimé que "le curé, le pasteur, l'imam ou le rabin" témoignent "d'une transcendance dont la crédibilité est d'autant plus forte qu'elle se décline dans une certaine radicalité de vie".
* Agrégation contestable. Ce n'est pas de la provoc, mais c'est bien ce que l'on puut dire de l'agrégation de droit —qui n'a rien à voir avec les autres, véritable cooptation qui ouvre sur un poste de professeur des universités— dont le major de promo est un militant nazi de premier ordre. C'est 20 minutes qui se fait écho des remous que cela provoque chez les historiens du droit.
Le Snes juge "intolérables" les mesures de Darcos sur l'enseignement privé
Le Snes-FSU, syndicat majoritaire dans les collèges et lycées, a jugé jeudi "intolérable" la décision du ministre de l'Education Xavier Darcos de créer "un fonds spécifique" pour attirer l'enseignement privé en banlieue.
M. Darcos a annoncé jeudi lors d'une conférence de presse sa décision de créer "un fonds spécifique d'intervention" sur le budget de l'Education nationale pour financer, d'ici la rentrée 2008, cinquante classes d'enseignement privé en banlieue.
"Cette décision est intolérable", a estimé le Snes dans un communiqué. Pour lui, elle vise à "+appâter+ financièrement l'enseignement privé pour qu'il intervienne dans ces secteurs où, sans cette carotte, il refuse d'intervenir" et à "une nouvelle fois, augmenter les crédits dont (il) dispose aujourd'hui".
Selon le syndicat, le ministre suppose que "les difficultés scolaires dans les quartiers difficiles seraient, au moins pour une part, dues à l'absence de l'enseignement privé dans ces zones, érigeant au passage l'enseignement privé en modèle de réussite".
"Les personnels qui enseignent dans ces quartiers, avec le lot de difficultés qu'ils rencontrent, apprécieront", poursuit-il, ajoutant qu'il "interviendra auprès du ministre pour que ce projet soit abandonné.
* Réactions de Mélanchon au discours de Srrko qui entame encore une fois le rôle de l'école à côté de celui des religieux.
Shoah: Sarkozy veut "infliger une cure de mémoire" à l'école (Mélenchon, PS)
Le sénateur PS Jean-Luc Mélenchon a vivement critiqué jeudi l'initiative du chef de l'Etat de "confier la mémoire" d'un enfant victime de la Shoah à chaque élève de CM2, jugeant que Nicolas Sarkozy veut "infliger une cure de mémoire" aux écoliers.
"Vraiment ce président est incroyable! Un jour, il est prédicateur, il nous fait des prêches sur Dieu, la religion et le reste. Maintenant le voilà transformé en instituteur! C'est lui qui décide de ce qui est bon ou mauvais sur la manière de former les jeunes enfants", s'est exclamé M. Mélenchon sur LCI.
"Qui a demandé une chose pareille? Personne, ni le Crif, ni aucune synagogue de ce pays n'a demandé qu'on aille faire cette démarche", a-t-il ajouté.
"On n'en finira plus à ce moment-là! Combien de fois va-t-on, pour des raisons pédagogiques, prendre nos enfants et vouloir à tout prix leur infliger une cure de mémoire sur ceci, sur cela?", a demandé M. Mélenchon.
"On pourrait faire une liste de tous les esclaves qui ont été esclavagisés par des Français, on pourrait faire la même chose pour la Commune de Paris. Franchement, est-ce qu'on ne peut pas laisser la politique et la religion à l'écart de l'école?", a-t-il lancé.
"Les maîtres de l'école publique font leur travail" et "M. Sarkozy n'est pas un maître de l'école publique", a-t-il insisté.
M. Mélenchon a aussi dénoncé le concept de "radicalité de vie" développé par M. Sarkozy. "N'importe quel fou de Dieu peut être mis aussi sur le plan d'une radicalité de vie. Ce n'est pas ce que nous cherchons à enseigner à nos enfants, nous essayons de leur enseigner l'équilibre, la tolérance", selon lui.
Dans son discours lors du dîner annuel du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) mercredi, le président avait estimé que "le curé, le pasteur, l'imam ou le rabin" témoignent "d'une transcendance dont la crédibilité est d'autant plus forte qu'elle se décline dans une certaine radicalité de vie".
* Agrégation contestable. Ce n'est pas de la provoc, mais c'est bien ce que l'on puut dire de l'agrégation de droit —qui n'a rien à voir avec les autres, véritable cooptation qui ouvre sur un poste de professeur des universités— dont le major de promo est un militant nazi de premier ordre. C'est 20 minutes qui se fait écho des remous que cela provoque chez les historiens du droit.
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