Pourquoi tant d'E.N. ?


* Que se cache-t-il derrière la volonté de supprimer la carte scolaire ? Une réponse dans les propos de DarKos devant les syndicats (le SNES, pour ne pas le citer, qui en publie le C.-R.). On s'aperçoit que tout est dans tout (et réciproquement) et que le problème est bien de réduire le nombre de fonctionnaires (si c'était encore à prouver...)

En vrac, on lit :

Xavier Darcos affirme la nécessité de travailler de façon plus prospective sur les missions de l’école, le fonctionnement, les contenus, l’offre éducative, l’ambition scolaire de la nation, en souhaitant atteindre un consensus large en terme au moins d’objectifs. A partir de discussions sur le métier d’enseignant, il s’agit bien dans son esprit d’éviter un traitement morcelé des questions éducatives. Il réaffirme aussi s’inscrire pleinement dans la politique gouvernementale et sa « réflexion sur la fonction publique » : le remplacement au budget 2008 de la moitié de 75 000 fonctionnaires partant à la retraite concerne l’éducation nationale même si ce c’est pas automatiquement à hauteur des 50 % qu’elle représente. Même si le ministre n’a pas évoqué explicitement les audits collège et lycée, on comprend en creux que les sources d’économies se feraient par réduction des horaires élèves. Ainsi X. Darcos revient sur la lourdeur des horaires élèves en 2nde, la nécessité de mieux rééquilibrer dans la journée enseignement des disciplines générales (le matin), artistiques et sportives (l’après-midi). Il revient aussi sur une présence des élèves dans l’établissement de 16h à 18h pour de l’aide aux devoirs ou la pratique d’activités culturelles ou sportives.
[Sur l'abolition de la carte scolaire] Les établissements qui perdront des élèves auront leurs moyens maintenus mais s’il le faut, des fermetures d’établissement pourront être envisagées à terme.

*Enfin, encore une fois pour bien rire, ce billet de SOS éducation, force progressiste qui tire tout azimut désormais, un truc à donner le vertige politique.

Darcos-Sarkozy : la grande gabegie continue

Prosternés devant le SNES, Nicolas Sarkozy et Xavier Darcos ont  décidé de recommencer à payer aux professeurs de sport qui n'assurent aucun service dans l'association sportive de leur établissement les trois heures de coursqu'ils n'effectuent pas. Et ce, une nouvelle fois, sans obtenir la moindre contrepartie de la part des syndicats. (...) Le ministre de l'éducation sortant, Gilles de Robien, s'étant aperçu que beaucoup de professeurs de sports touchaient ce forfait sans participer à aucune association sportive, avait voulu mettre fin à cette injustice, et ne payer leurs heures qu'aux professeurs effectuant réellement ces trois heures de cours. Mais cette réforme évidente a été annulée par la "courageuse" nouvelle équipe au pouvoir