Par ici la sortie ?
Université : grève générale à partir du 2/02.
* Darcos en Aquitaine. Mais pas avant 2010 ? Face à une certaine indifférence présidentielle, X. Darcos veut s'ouvrir une seconde carrière en Aquitaine. Entre déclarations officielles et confidences. Un départ en fusée ?
Les Echos.fr - Darcos cherche à se refaire une santé
Ministre de l'Education cherche bouffée d'oxygène... Et nouveaux terrains d'action. Après le report de sa très emblématique réforme des lycées, désormais confiée au directeur de Sciences po, Richard Descoings, Xavier Darcos dévoilera ce matin devant la presse son programme d'action pour 2009. (...) « J'ai rempli ma lettre de mission, soit il faut que j'en ai une autre, soit il faut que je me la crée », plaide Xavier Darcos.
« Une tactique habile »
Or il n'a pas le choix : non seulement l'Elysée n'envisage plus pour le moment de promotion, mais ses marges de manoeuvre ont été singulièrement réduites. Le chef de l'Etat, qui a promis de s'investir, reçoit cette semaine la FSU, les lycéens et les étudiants, une première depuis six mois ; le charismatique patron de Sciences po se démultiplie dans les médias... Et les syndicats enseignants ne résistent pas au plaisir de s'interroger. « Darcos est en difficulté et tout le monde se demande si Descoings n'est pas le futur ministre », glisse même Luc Bérille du SE-Unsa.
Les régionales en Aquitaine
Le respect d'un minimum de formes est tout ce que Xavier Darcos a pu obtenir de l'Elysée, contrairement aux humiliations infligées à Rachida Dati. Ce n'est pas grand-chose, mais celui qui, à l'automne dernier, était cité parmi les Premiers ministrables veut croire que c'est ce qui fait la différence entre un ministre désavoué et un autre dont l'ascension est temporairement stoppée : « Hortefeux nous a doublés Bertrand et moi mais cela tourne », dit-il.
Pour se refaire, Xavier Darcos commence - comme à son habitude - par jouer les « bons élèves » du sarkozisme : puisque le chef de l'Etat veut des ministres qui « s'engagent » dans les batailles électorales et parce qu'une base arrière n'est jamais superflue, il devrait conduire l'UMP aux régionales en Aquitaine.
Puis, et c'est nouveau chez lui, il théorise la nécessité, à terme, de le changer de poste, si la droite veut espérer « engranger le bénéfice » de sa politique dans l'Education face à des syndicats braqués. « Je ne pense pas que ce sera moi qui mettrai en oeuvre la réforme des lycées à la rentrée 2010 », confie-t-il.
*La Commission Apparu. C'est une faute à elle toute seule. Retour (politique) sur une commission qui n'est pas si inconnue que cela.
Si la mission Descoings est « une tactique habile » pour isoler la réforme des lycées et éviter d'autres concessions aux syndicats, voici venir un nouvel acteur qui vient troubler un peu plus les perspectives darcosiennes. Et ce n'est pas n'importe qui : le député Benoist Apparu.
Cet ancien membre du cabinet Darcos, qui jouait depuis 2007 le rôle de porte-parole officieux du ministre à l'Assemblée, vient d'obtenir la création d'une mission parlementaire sur la réforme du lycée avec un modus operandi et un calendrier similaire à celui de la mission Descoings. Rue de Grenelle, on relativise encore : les deux missions sont complémentaires, c'est toujours le ministre qui tranchera. Oui mais pour combien de temps ?
Apparu est en effet un grand humaniste à la Hortefeux-Besson. il s'est par exemple illustré par son soutien au fichier Edvige et c'était aussi un chaud partisan de la possibilité de travailler jusqu"à 70 ans.
* Contrôle présidentiel de l'information : Vendredi 23 janvier, Danielle Deruy, l’épouse de Raymond Soubie, le conseiller de Nicolas Sarkozy sur les affaires sociales, a pris les fonctions de directeur général de l’AEF, l’agence de presse spécialisée sur l’éducation, l’emploi, les ressources humaines et la protection sociale.
* Pandores pédagogiques. La gendarmerie passe à l'action pédagogique. Si ça continue bientôt il n'y aura plus qu'un seul corps de fonctionnaires
L'Huma -Face à la désobéissance pédagogique, l’État en appelle… aux gendarmes !
Dans l’Hérault, la mobilisation [contre les évaluations de CM2] a été aussi forte que… supervisée. Dans une dizaine d’écoles, dont celles de Loupian et de Saint-André-de-Sangonis, les gendarmes ont téléphoné aux directeurs d’établissement pour s’assurer du bon déroulement des évaluations. Une seule école aurait reçu leur visite directe. Selon Joël Vézinhet, secrétaire du syndicat SNUipp 34, l’inspecteur d’académie lui a assuré n’avoir donné aucun ordre aux gendarmes : « Il semblerait certaines gendarmeries font du zèle… Ça fait quelques mois que l’on voit des gendarmeries appeler des écoles. » Lors d’une réunion tenue vendredi 16 janvier à Gignac, l’inspectrice de la circonscription avait convié maîtres du CM2 et directeurs d’école à récupérer les livrets d’évaluation. Parents d’élè-ves et élus s’étaient invités. La réponse de l’inspecteur d’académie : l’envoi de huit gendarmes. Gérard Cabello, maire communiste de Montarnaud, présent lors de cette manifestation, a déjà reçu trois visites des gendarmes en deux mois. « La première, c’était avant les vacances de Noël. Ils sont intervenus car les parents d’élèves avaient apposé une banderole sur les grilles de l’école. Les deuxième et troisième fois, ils sont venus début janvier, le matin et le soir, pour enlever une banderole « Sauvons les RASED » et « Non à la fermeture d’une classe ». Je les ai interpellés pour leur dire que j’aurais été ravi de les voir plutôt sur des missions de sécurité. Par la suite, j’ai eu la confirmation qu’ils étaient en mission de renseignement. »