Négationisme d'Etat ?
* La Shoa détail de
l'histoire ? C'est officiel. Du moins, il faut le
croire à la lecture des nouveaux programmes
d'histoire qui viennent de
paraître.
On l'a déjà dit à propos de ceux de
3e (un peu plus bas): l'étude des deux
guerres mondiales et les totalitarismes en 10-12
heures fait une portion encore plus congrue à
l'extermination. Déjà que la majorité des élèves
n'en retenait pas grand chose...
Et bien ils n'auront pas
droit à une deuxième couche si ils vont en lycée
professionnel. Voyez par vous même les
nouveaux programmes consultables sur le site du ministère.
En
effet, l'étude du nazisme de la Shoa et de toute
cette histoire n'est plus au programme.
Pas la peine de
pousser de hauts cris ensuite pour dire que les
lycéens ne savent plus ce que c'est . On ne leur
apprendra plus vraiment non plus... Mais heureusement
tous les ans il y aura la journée Guy Môquet.
*Pédagogie
économique : Le MEDEF mentirait-il ? non,
c'est pas possible. Voici la réaction d'un internaute
à un cours de la pédagogue
L. Parisot. CQFD,
et les chiffres sont les bons.
PEDAGOGIE ECONOMIQUE
envoyé par rousty
En plus il n'y a jamais eu en France depuis 1945 un actif pour un retraité... En plus si on la suit aussi avec un pour un ce serait encore équilibré. Et dire qu'on y est pas encore...
Dans mon bahut
Dans mon bahut les élèves sont de bons petits gars.
Voilà une bonne semaine (depuis la reprise) qu'ils se mobilisent dans le calme. AG tous les jours à 12h depuis jeudi. Ceux qui ont cours s'excusent même auprès des profs pour pouvoir aller à l'AG.
Discussions serrées mais dans le calme, pas de débordement.
100, 200, peut-être même 300 à la dernière de leur réunion (sur 1000 élèves), jamais les mêmes car ils "tournent" pour ne pas rater les cours. De bons petits gars, je vous dis.
Hier (lundi), ils ont donc décidé de bloquer le lycée.
Pour cela ils veulent occuper ledit lycée dès le soir, coucher à l'intérieur, pour le bloquer dans la nuit.
Action.
Ils arrivent, ils occupent, mais voilà, que jusqu'à 22 heures, parce que après il y a les alarmes qui se déclanchent. Et puis on leur a demandé. Ils ne veulent pas créer le problème.
Donc ils vont dormir dehors. De bons petits gars, je vous le répète.
La nuit ? Les yeux sont creusés certains n'ont pas beaucoup dormi mais tant pis. Ils ont barricadé les portes d'accès en respectant les accès pompiers, la possibilité de sortie pour les personnels.
Blocage pas avec les chariots du grand magasin d'à côté, pour pas déranger. On prendra ce que l'on trouve sur place (poubelles, palettes, rampes pour vélos). Mais c'est bien bloqué. C'est l'essentiel.
Ce matin personne ne passe.
Personne ?
Non, ceux qui ont des examens (certaines épreuves de bac se tiennent en ce moment) peuvent entrer. De même en gros tous ceux qui veulent travailler (les classes sup'). Et puis tous les profs ont accès libre.
Pas un élève pris en train de boire un coup, pas un soucis sur ce plan, les CPE craignaient le pire.
De bons petits gars, c'est sûr.
* De bons petits profs ...
Dans mon bahut les profs se sont mobilisés début février lorsque les DHG sont tombées. Deux jours de grève de suite. Du jamais vu. Des bons petits profs.
Deux collègues étaient en carte scolaire, ça faisait mal. Tous se voyaient mal de croiser les deux collègues dans le couloir et ne rien faire pour empêcher leur départ.
C'était il y a deux mois.
Depuis un ne part plus (une autre collègue a été mutée) et tous les profs ont retrouvé leurs heures de machinbiduleprojets qu'on leur avait supprimé pour faire des économies. On a préféré supprimer deux classes.
Puis, stand by, mais on promet de revenir, la mobilisation n'est pas finie, on verra ce que l'on verra après les vacances.
Depuis les vacances tout le monde râle, prévoit le pire, s'offusque, sait tout ce qui va advenir.
Le syndicat K nous dit que c'est pas bien ce que nous fait Darcos, mais qu'il y a des perpectives intéressantes dans le rapport Pochard.
Le syndicat Detouteslescouleurs nous dit que c'est pas bien ce que nous fait Darcos, et qu'il faut faire des pétitions et rencontrer les parents mais redoute le blocage (pasque c'est pas bien).
Le syndicat Duneseulecouleurmaislabonnelavraie nous dit que c'est pas bien du tout ce que nous fait Darcos (on voit déjà la radicalité), mais que les autres ont tord et qu'il ne faut pas se mobiliser comme ça, et surtout pas avec les élèves qui n'ont pas de mots d'ordre et finalement ne fait rien (sinon de mobiliser un dimanche).
De bons petits profs, je vous dis.
Alors aujourd'hui alors que les élèves bloquent le bahut :
- la direction avec l'aide des RG qui rodent a travaillé pour mettre à la porte les élèves à 22 h.
- le petit personnel a viré les barricades dès que les élèves ont eu le dos tourné.
- aucun texte de soutien n'a été envoyé aux élèves.
- aucune AG de prof n'a même eu lieu.
Certains socio-démocrates devant le blocus ont pris la tangente en douce sans rien dire et ont gagné une journée. De nombreux bayrouistes ont soufflé en trouvant la journée désespérément longue et ont fait semblant de s'occuper à des choses super utiles.
Et puis, et puis, on a eu le droit au couplet du réac-beauf-de-base sur le blocage c'est pas bien on ne devrait pas avoir le droit d'empêcher les gens de travailler en démocratie gnagna.
Et puis rien.
De bons petits profs je vous dis.
Le pire, c'est que j'en suis.
Heureusement j'ai entendu dire qu'on allait être débordé. Tant mieux. Mais faut pas le dire.
Les nouveaux programmes pour le collège sont là
Pour l'instant, après
le Français, voici
l'Histoire-géo, les arts plastiques et la musique
puis l'EPS
Ils sont à cette adresse là
Quelques éléments
sur ceux d'histoire-géo : les nouveautés sont
la disparition de
l'étude de la civilisation égyptienne en 6e et
l'apparition de l'histoire de l'Asie et de l'Afrique
(en 6e et 5e). En géo changement total de perspective
car si en 6e on se veut plus proche de ce que
perçoivent les élèves (paysages locaux) dès la 5e on
a de la belle géographie
au niveau d'abstraction rarement égalé (mais
que ne faudrait-il pas pour être à la mode du
développement durable, mondialisation, lieux de
commandement et autres ...).
Par contre les deux
guerres et les totalitarismes sont évacués en 10 à 12
heures en 3e (contre la moitié de l'horaire
dans le précédent programme) au profit d'une histoire
des sciences et des techniques. C'est sûr c'est bien
plus important.
Deux
choses marquantes :
- une
utilisation des concepts de la matière à
outrance (ce qui va se traduire par un
discours pseudo intellectuel prétentieux) aux dépens
des notions de bases seules intelligibles par des
élèves moyens.
- Un
découpage par capacité (c'est nouveau et c'est
le pire) dont
on voit toutes les perspectives (validation du
programme par item, individualisation des parcours,
objectifs à courts termes, évaluation des professeurs par item
acquis par leurs élèves...)
* Sinon,
pour Darcos tout va bien. D'ailleurs des
institutions lycéennes, il s'en moque, comme quoi
elles servent vraiment à quelque chose...
"Désintérêt" de
Darcos pour eux, les élus lycéens écrivent leur
"déception"
PARIS (AFP) — "Les élus lycéens du Conseil national
de la Vie lycéenne (CNVL) ont écrit dans une lettre à
Xavier Darcos rendue publique vendredi leur
"déception" devant le "désintérêt complet" du
ministre de l'Education envers leur instance,
représentative des 2,2 millions de lycéens.
"Aujourd'hui, nous nous
demandons si le CNVL n'est pas plus fictif
qu'effectif à vos yeux, même si, en réalité, d'après
les faits, nous connaissons la réponse", déclarent
ces élus, en espérant que les "beaux discours" de M.
Darcos "ne soient pas qu'une simple opération de
communication".
"En dépit des inquiétudes nationales que représentent
ces mouvements, les élus
du CNVL n'ont pas été consultés alors qu'en une
semaine vous avez rencontré trois fois les syndicats
lycéens", regrettent-ils encore.
Le Conseil national de la vie lycéenne (CNVL),
instance démocratique composée de 33 lycéens et issue
des différents Conseils académiques de la vie
lycéenne (CAVL) eux-mêmes composés par les élus
lycéens aux conseils d'administration des différents
établissements, est présidé par le ministre.
Il se réunit en séance plénière, en principe "au
moins deux fois par an".
Or, expliquent les élus dans leur lettre, les
échéances électorales ont conduit Gilles de Robien,
prédécesseur de Xavier Darcos à reporter la réunion
du printemps 2007. Ensuite, le ministre de
l'Education n'a "consenti à convoquer notre instance"
que "les 3 et 4 octobre, soit cinq mois après votre
nomination", poursuivent-ils.
Enfin, ils assurent avoir encore subi "cinq mois de
longue attente (...) durant lesquels vous ou vos
conseillers avez consulté uniquement les syndicats",
exprimant à nouveau leur "déception" et "fort
mécontentement" que le ministre, en campagne
électorale d'entre-deux tours à Périgueux, ait été
absent ce jour-là.
"Le
bilan est amer et désastreux", concluent les
élus en demandant au ministre une "réponse qui, nous
l'espérons, ne sera pas artificielle ou
impersonnelle"."
On peut toujours
l'espérer...
Résumé de la déclaration présidentielle d'hier soir
j'ai changé
envoyé par blogmammouth
Sinon, hier soir on s'est bien fait... C'est curieux comme en ce moment on ne peut pas parler politique sans parler sexe.
Donc il maintient tout. Et les réformes seront faites pour faire des économies. Vous avec bien compris ça non ?
Et dire qu'il y en a encore qui croient que c'est pour notre bien ...
Pourtant c'est pas bien compliquer de plaire :
Programme de la réforme à venir
En effet, voici les propos de Darcos (àl'agence AEF) :
"Cette semaine, nous allons préparer une feuille de route sur la réforme du lycée en liant les deux questions, celle du lycée et celle de la redéfinition du métier enseignant", indique à l'AEF Xavier Darcos, aujourd'hui lundi 21 avril 2008. Le ministre de l'Éducation nationale compte soumettre cette feuille de route aux syndicats enseignants. Il ajoute que, dans le cadre des discussions sur le budget 2009 au début du mois de juillet, "il vaut mieux qu'il arrive avec des propositions". La réforme du lycée devrait être annoncée dans les premiers jours du mois de mai, précise le ministre. Elle ne devrait pas concerner le bac, "qui n'est pas un sujet d'actualité". "Le bac, c'est le sujet piège dont il ne faut pas se saisir", analyse Xavier Darcos. Le ministre dément par ailleurs vouloir supprimer les options rares. Il veut rééquilibrer les filières, non seulement au lycée général mais aussi dans les lycées professionnels et technologiques. La feuille de route devrait s'articuler autour de trois items, explique Xavier Darcos: - "une plus grande autonomie aux lycéens", qui "ne ressemblent pas aux lycéens d'il y a trente ans";- d'autres manières d'organiser le travail au lycée avec un renforcement de l'accompagnement éducatif et une aide à l'orientation pour que le lycée ne soit pas seulement "une machine à distribuer des cours";- une meilleure préparation des lycéens de terminale à la première année d'université.
Cette réforme, poursuit-il, exige des enseignants un "aggiornamento important": une plus grande présence dans les établissements, une aide à l'orientation et la mise en place d'études surveillées. Pour le ministre, "le métier enseignant doit s'adapter à la société": "il faut qu'ils acceptent de devenir des éducateurs".Interrogé sur le mouvement lycéen, le ministre affiche "le soutien de l'opinion". Il ne "mésestime" pas le mouvement mais ne cédera pas sur les suppressions de postes. Il confirme des "ajustements" en juin dans certains lycées difficiles. "Une liste" des établissements a déjà été établie. Les leaders lycéens, expliquent-ils, "entrent dans mon bureau, me demandent des moyens, je leur dis que je ne peux pas et que je ne veux pas et là, on commence à discuter de choses beaucoup plus intéressantes: la réforme du lycée", poursuit-il."
Tout est dit, encore une fois, on se demande cette fois ce que les syndicats vont bien pouvoir aller discuter. Enfin, pour certains on s'en doute : le poids des chaînes.
donc résumons les futures annonces :
- 25 heures dans les établissements ;
- des études dirigées en pagaille ;
- des programmes éducatifs, voire de l'éveil en seconde;
- partout de gentils GO qui animeront des débats;
- moins d'heures de cours pour les terminales (c'est ça la préparation à la première année d'université) ;
... et tout cela cela doit être proposé par les syndicats.
Dimanche soir
Bravo les gars
* Positionnement des chefs d'établissement : toujours aussi étrange. On a de plus en plus de mal à comprendre ce qu'ils veulent, coincés entre leurs ambitions personnelles, la réalité de terrain, les manifs étudiantes et les profs qui grognent. Voici la dépèche AFP qui rapporte la déclaration du SNPDEN.
Lycéens: les chefs d'établissement veulent "une initiative forte" de Darcos
Le secrétaire général du SNPDEN-Unsa, principal syndicat de chefs d'établissement, Philippe Guittet, a affirmé jeudi à l'AFP qu'il attendait du ministre de l'Education "une initiative forte" sans quoi il aura "du mal à faire rentrer les lycéens" en classe.
"Je pense qu'il faudrait qu'il prenne une initiative forte sur le lycée, sinon, il va avoir du mal à faire rentrer les lycéens", dont le mouvement contre les milliers de suppressions de postes dans l'Education dure depuis quatre semaines, a déclaré M. Guittet, reçu dans la matinée par Xavier Darcos.
"Il faut qu'il avance un peu plus, qu'il annonce une ouverture de négociations claires: s'il ne le fait pas de manière un peu importante, on aura du mal à sortir de cette situation", a ajouté le responsable syndical.
Il lui a suggéré de "travailler avec nous, les chefs d'établissement, avec les syndicats d'enseignants, avec les organisations lycéennes", pour élaborer "un lycée plus proche de ce qui se fait partout en Europe, où les élèves sont plus autonomes et avec une spécialisation progressive".
Citant des "blocages de lycée parfois très violents" dans le cadre de la mobilisation actuelle, M. Guittet a regretté que les jeunes fassent usage de "modes d'action durs, avec des intrusions" par exemple.
Il a dit avoir expliqué au ministre à quel point les chefs d'établissement peuvent se sentir "seuls et obligés de prendre des décisions, y compris de fermeture, qui correspondent pour nous à une forme d'échec mais qu'on est obligés de prendre pour la sécurité des élèves".
"On lui a dit aussi qu'on se sentait très seuls" dans l'organisation de la dotation horaire globale (traduction concrète du nombre de postes supprimés ou transformés en heures supplémentaires), "car on prend des décisions et il arrive que le rectorat nous désavoue", a-t-il encore précisé.
Selon lui enfin, la question de l'autonomie budgétaire des établissements va être abordée par M. Darcos "dans les semaines à venir".
* Si vous en avez assez du discours de ces gens-là qui se croient au dessus de tous, mais qui ne sont que les sous fifres du système néo-libéral, je ne saurais trop vous conseiller de vous inscrire au stage national qu'organise SUD-Education, Stage anti hiérarchie
C'est le 22 et 23 mai prochain. Tous les renseignements sur cette page.
*Rue89 fournit aujourd'hui un autre regard sur le nouveau projet de loi de "modernisation du travail" que les députés ont examiné cette semaine. Et comme cela va être le modèle de toute l'organisation du travail désormais, autant être bien au fait de celui-ci.
Pour rappel, la CFDT, FO, la CFTC, la CFE-CGC et le Medef et la CGPME côté patronat ont tous signé ce contrat. Seule la CGT avait refusé de le parapher, arguant que le nouveau contrat de travail qui en émergeait "aggravait la précarité des salariés".
Allez lire cet article à cette adresse là . Un extrait d'une des vidéos de l'inspecteur du travail qui est interrogé.
Meriauxavril08quick2
envoyé par rue89
Appel au sujet des concours
A
faire circuler largement.
Les
concours d’enseignement :
un instrument au service de la formation de tous les
élèves et de tous les étudiants
Depuis quelques semaines,
sont dévoilées peu à peu les grandes lignes d’un
projet de suppression du CAPES : le concours national destiné à
recruter les futurs enseignants du secondaire
céderait ainsi la place à des Masters de formation à
l’enseignement dans les universités. Il est
vrai qu’une réflexion permanente s’impose sur la
place que doit avoir la pédagogie dans la formation
des futurs enseignants, mais il est absurde de faire
de celle-ci l’enjeu d’une rivalité entre la maîtrise
des connaissances disciplinaires et le renforcement
des capacités des étudiants à affronter une situation
d’enseignement… et il est tout aussi absurde de
considérer que rien n’a été fait en ce sens,
notamment dans les IUFM qui sont à l’interface de la
formation disciplinaire dispensée principalement dans
les universités et de la mise en œuvre de leurs
connaissances dans des classes et des situations
d’enseignement spécifiques.
Il faut donc affirmer
que le développement des capacités pédagogiques des
futurs enseignants ne passe pas par la suppression du
principal concours d’enseignement.
En revanche, défendre et promouvoir (par un nombre de
postes conséquent mis au concours) les concours d’enseignement, qui ne
doivent en aucun cas déboucher sur une simple
certification, c’est rappeler que leurs
principales spécificités constituent le socle d’un
type de formation et de recrutement issu d’une
conception républicaine de la diffusion du savoir et
de la formation des enseignants. Il n’est en effet
pas exagéré de dire que les concours s’inscrivent
dans une logique d’espace, de temporalité et
d’organisation sociale républicaine.
Ces concours sont en
effet et doivent demeurer :
a) nationaux
b) anonymes
c) uniques et annuels
d) associés à un programme
disciplinaire et à une préparation assez longue (une
année universitaire au moins) et spécifique
e) liés à des postes de
fonctionnaires sous statut, en nombre équivalent au
nombre de places ouvertes aux concours
En cas de suppression du
principal concours national de recrutement des
enseignants, ces principes s’effaceraient, non sans
effets immédiats sur la nature de la formation des
lauréats. La fin du concours unique annuel
favoriserait une différenciation des formes et des
contenus des recrutements, contribuant à saper la logique d’un
« service public de l’éducation nationale »
au service des citoyens. Quant à la possible
absence de référence disciplinaire elle aurait
probablement de rapides effets délétères sur
les choix privilégiés au sein des formations ainsi
que sur la maîtrise de connaissances indispensables à
de futurs enseignants. Sans parler du fait que, dans
toutes les universités, les classes de préparation
aux concours constituent souvent un espace de
formation privilégié sur le plan des contenus et de
la méthode, y compris pour les étudiant(e)s qui ne
réussiront pas le concours.
Il est inacceptable que l’on passe subrepticement,
par le biais d’un nouveau type de formation, d’une
logique de recrutement de fonctionnaires à une
logique d’attribution d’une certification,
dont l’effet serait la constitution de
listes de candidats potentiels à des postes
d’enseignement précarisés, relevant souvent de
recrutement locaux. La logique et les effets de
l’extension indéfinie de la contractualisation
trouveraient là un champ d’application rêvé. Or,
cette
extension du champ de la contractualisation est, on
le sait, au cœur à la fois de la réforme des
universités - connue sous le nom de loi LRU -
et des projets d’attribution de nouvelles
prérogatives aux chefs d’établissement de
l’enseignement secondaire. Avec à la clé un objectif
commun et inavouable : la diminution du nombre
de fonctionnaires et la précarisation généralisée des
métiers de l’enseignement. Une fois de plus il est
ainsi notable que les projets de réforme actuellement
mis en œuvre concernent en même temps et au nom de
logiques et d’objectifs similaires, qu’ils soient
explicites ou non, les universités et l’enseignement
secondaire : c’est
donc tous ensemble que nous nous devons de
réagir.
Pour toutes ces raisons les associations et
organisations signataires appellent à un retrait de
tout projet de suppression du CAPES et s’élèvent
contre toute atteinte aux principes énoncés
ci-dessus.
Les enfants ca sert à quoi ?
*Voici la meilleure
réponse que l'on puisse trouver.
Elle est de Didier Super, donc attention les
yeux.
C'est là (extrait de son futur
nouvel album)
Il a raison, car en plus ils
manifestent, refusent d'étudier, suivent tous ces
profs gauchistes ...
(N'oubliez pas de visiter son site :
c'est ici
)
Bis
On vous le disait
dans l'article précédent, le discours est piégé.
Encore un bel exemple :
* Tout
d'abord le discours du ministre, sur BFM, en
intégralité :
BFM
et Darcos
Xavier Darcos - La Tribune BFM - Partie 2
envoyé par BFM
* Et la "vérité vraie"? Voilà une analyse quelque peu contraire à ce que l'on constate sur le terrain :
Définitif
C'est ici.
Et c'est
définitif, résolument bien dit et bien vu.
* Si de la même
façon vous avez les idées brouillées par la
propagande d'Etat sur la flexisécurité, et
bien allez sur Libé lire cet entretien de Robert
Boyer, spécialiste de la fleximachin danoise.
Il explique clairement tout ce que l'on doit savoir
et précise entre autres choses :
"Autre
élément que l’on oublie un peu en France : le
Danemark est tout sauf un pays libéral. Il possède un
secteur public fort, donc de nombreux fonctionnaires,
et un
taux d’«inaptes au travail» important (25 % de la
population), rémunérés par la
solidarité nationale, et n’entrant pas dans les
statistiques officielles du chômage."
C'est ici.
C'est
aussi définitif.
* Comme quoi il faut
bien faire attention à ce que l'on vous dit de
croire. Le point
de vue cela se déforme facilement.
Souvenez-vous :
WBA - Golden Cage
envoyé par shriker
Les mauvaises blagues du jour
Décidément il y a
des jours ou tout ce qui circule se ressemble.
Aujourd'hui tout un tas de mauvaises
blagues.
*
D'abord cette fausse lettre de l'E.N. qui a circulé
dans le supérieur,
annonçant l'augmentation de 20 % du taux horaires des
heures sup' mais aussi augmentant la charge de travail des
enseignant (pour réduire les coûts).
Propositions pas si éloignées que cela de la réalité.
*
Ensuite un curieux répondeur que vous
trouverez en podcast
ci-dessous. Ce n'est évidemment pas un vrai répondeur
d'une vraie école, c'est marrant c'est sûr malgré
quelques liaisons dangereuses.LE problème c'est qu'il
est assez difficile de trouver l'origine de cet
audio. Et cela peut servir beaucoup d'intérêts
différents (voire opposés) et le fichier se retrouve
déjà sur des sites aux orientations variables.
*
Enfin, mixité : Morano
for ever.
Une
mauvaise blague qui cette fois n'en est pas une
:
Garçons et filles bientôt séparés sur les bancs de
l’école ?
Il
s'agit d'un article de Libé qui évoque les dégâts
collatéraux d'une loi votée à la hâte ce mercredi sur
les discriminations. (l'original est ici).
Faux pas autour de
l’école mixte
CHARLOTTE ROTMAN
QUOTIDIEN : vendredi 11 avril 2008
"Garçons et filles bientôt séparés sur les bancs de
l’école ? Une disposition glissée dans un projet de
loi sur les discriminations - voté en urgence et
adopté mercredi soir au Sénat - sème le trouble :
elle
permet «l’organisation d’enseignements par
regroupements des élèves en fonction de leur
sexe.»
Au gouvernement, on justifie ce qui ressemble à un
pataquès. «Le principe de mixité ne doit pas empêcher
que, de façon ponctuelle, un enseignement soit
organisé uniquement avec des jeunes filles ou des
jeunes garçons […]. Cela ne remet pas en cause le
principe de mixité scolaire» , assure-t-on chez
Valérie Létard, secrétaire d’Etat à la Solidarité,
qui a défendu le texte à l’Assemblée nationale. Mais
de renvoyer gentiment vers le ministère de
l’Education nationale… où l’on explique ne «pas être
au courant». Patate chaude ? L’origine même de cette
mesure est étrange. «Est-elle à mettre sur le compte de
travaux menés dans la précipitation, ou bien d’une
orientation idéologique en phase avec les
nostalgiques de l’uniforme et des détracteurs de
Mai 68 ?» s’est ainsi interrogée la
sénatrice PS Bariza Khiari.
Mystère. Le projet de loi
transpose cinq directives communautaires relatives à
la lutte contre les discriminations, et est
censé combler le retard de la France, trois mois
avant sa présidence de l’Union européenne.
Mais ce
texte concerne l’accès aux «biens et services». Quel
rapport avec l’Education ? Mystère. «C’est une
bourde, une maladresse du gouvernement, analyse
Nicolas About, le président UDF de la commission des
affaires sociales au Sénat. C’était idiot d’évoquer
l’Education.» Pourquoi ce zèle? «Le gouvernement a
voulu rassurer le monde de l’enseignement
privé», pense le sénateur.
La rapporteur UDF Muguette Dini a souligné elle-même
le hors-champ. «Contraire à la volonté de lutter
contre les discriminations sexistes, [cette
disposition] n’est pas prévue par la directive
2004/113», à laquelle le texte est censé se
conformer. Nicolas About, en commission, avait estimé
que «cette mesure n’est pas acceptable, car elle
pourrait conduire à exclure les filles de l’accès à
l’éducation ou les astreindre à certaines filières de
formation». Même s’il a nuancé : «Une application
particulière se justifie davantage pour les
établissements assurant un hébergement, comme les
pensionnats.» Le 2 avril, la
commission a donc voté un amendement de
suppression.
Laïcité. Une semaine plus tard, en séance, la
discussion est chaude. On compte
quatre amendements hostiles. «Vous ouvrez une
boîte de Pandore», prévient Annie David, du groupe
des sénateurs communistes, républicains et citoyens.
«L’apprentissage du vivre ensemble commence à
l’école», renchérit Bariza Khiari, inquiète également
de la remise en cause de la laïcité. La secrétaire
d’Etat à la famille, Nadine Morano, a
tenu bon : «Si le gouvernement
est très attaché à la mixité, [la possibilité qu’un
enseignement ] puisse être dispensé en séparant les
garçons des filles [ est défendable ]. Cela se fait à
l’école de la Légion d’honneur, dans l’enseignement
privé», a-t-elle précisé. Un exemple qui fait
envie."
Mauvaise foi
*
Propos de ministre. En vrac.
Tenus dans un entretien accordé à 20 minutes et
devant le Sénat, repris dans Le Figaro, ou donnés par
l'AFP :
«Nous ne reviendrons pas sur ces
suppressions, même si je le voulais, je ne peux pas :
elles ont été largement
discutées depuis août, et votées en novembre.
Nous ne renouvelons pas 8.830 emplois de professeurs,
sur 900.000, puisque démographiquement, nous avons
perdu 145.000 collégiens et lycéens en trois ans». Un
retour en arrière est impossible. « La qualité des cours ne dépend pas
du nombre de professeurs. Malgré un des
meilleurs taux d'encadrement au monde, un prof pour
12 lycéens, on perd des places dans les classements
mondiaux», avance l'ancien maire de Périgueux qui se
dit prêt à discuter avec les syndicats des «vrais
défis» du lycée.
«On me demande des
postes: je réponds études surveillées, nouveaux
programmes, stages, revalorisation du lycée
professionnel», rétorque-t-il.
«Les défilés d'élèves et
d'enseignants reviennent tous les ans !
Il ne faut pas être dupe
du discours alarmiste et mensonger de certains
syndicats. N'exagérons pas la mobilisation des
lycéens», insiste-t-il, soulignant que sur les
450.000 lycéens que comptent l'Ile de France, 4000
seulement manifestaient jeudi dernier.
«Nous entendons les
lycéens mais c'est un mensonge de leur faire croire
que le lycée est une question quantitative», a
affirmé jeudi Xavier Darcos devant les sénateurs.
«Il faut réformer le
lycée, ce n'est pas parce que l'on sera 100 de plus
ou de moins que les choses changeront», a
affirmé le ministre. «Il
ne faut pas que les lycéens reprennent les slogans
syndicaux, il faut que nous parlions de
la réforme qui n'est pas
quantitative mais qualitative».
Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a appelé vendredi les
syndicats à "arrêter de pousser les lycéens devant
eux" et à "prendre leurs responsabilités",
alors qu'il devait rencontrer dans la journée des
représentants des lycéens. "Nous allons parler avec les lycéens,
mais j'aimerais aussi que l'on parle des syndicats,
où sont-ils passés ceux-là, pourquoi est-ce que je me
retrouve aujourd'hui confronté directement à un
dialogue avec les jeunes?", s'est-il interrogé
sur Canal+.
"Il faut peut-être que
les syndicats arrêtent de pousser les élèves devant
eux, et qu'ils reprennent un peu leurs
responsabilités, que nous puissions parler de ces
questions (statutaires) avec des gens dont c'est la
responsabilité", a ajouté M. Darcos.
"Je vais leur expliquer
ce que c'est qu'une loi de finance", a indiqué
M. Darcos, ajoutant : "la loi de finance est faite,
je n'ai pas de poste à distribuer même si je le
voulais". "Nous allons peut-être examiner si, ici où
là, il y a des difficultés particulières parce que
nous faisons toujours des ajustements au mois de
juin", a-t-il poursuivi.
"Les performances du
lycée (français) qui coûte si cher sont
médiocres", a
assuré M. Darcos. "Il faut que nous
repensions la manière dont nous préparons nos élèves
à l'avenir",
a-t-il ajouté, estimant qu'il
n'était "pas scandaleux que l'on puisse être 36 ou 37
par classe" dans certains lycées.
No comment, c'est
assez clair comme cela.
*Enquête parents.
Dormez braves gens tout va bien. C'est en
d'autres termes ce que nous dit
aujourd'hui le site du cafepedagogique.net en
buvant les paroles de l'institution et du patron de
la division de l'évaluation.
Curieux manque de recul.
L'expresso du Café— "Faut-il avoir peur
de l'enquête portant sur les collégiens de 6ème
?
"Dans quel pays êtes-vous né ? Quelle langue
parle-t-on chez vous ? Votre enfant est—il un bon
élève ? A quelle heure rentrez-vous de votre travail
? "Voilà quelques unes des questions que pose un très
indiscret questionnaire réalisé par la DEPP
(ministère), remis début 2008 à 35 000 élèves de
6ème. La peur est encore renforcée quand on assène
aux parents que la réponse à ce questionnaire rédigé
par la DEPP (ministère) est "obligatoire".
"Rien de neuf dans cette enquête" pourtant
précise Daniel Vitry, le patron de la DEPP, qui
rappelle qu'une enquête identique a eu lieu en 1995.
Elle avait déjà sélectionné 35 000 élèves entrant en
sixième et les a suivis durant 10 années très
régulièrement. L'enquête actuelle garantira
l'anonymat des réponses et a reçu l'aval de la CNIL.
L'enjeu
de cette recherche vaut la peine de répondre à des
questions indiscrètes [alors là, l'argument est de
taille en effet, note de moi].
Elle
permettra d'avoir une photographie exacte des
parcours de formation d'une génération et de détecter
les faiblesses et les points forts du système
éducatif [En
quoi connaître le pays de naissance va-t-il permettre
de connaître les points forts du système éducatif ?
].
Par exemple, elle devrait permettre d'évaluer la part
des facteurs économiques et des facteurs
culturels dans les difficultés scolaires. Et par
suite de proposer des politiques mieux adaptées. Le
questionnaire couvre en fait tous les facteurs connus
susceptibles de peser sur la réussite scolaire."
En 1995, il faut
dire on ne renvoyait pas à la frontière aussi
rapidement qu'aujourd'hui, et il n'y avait pas de
ministère de l'identité nationale avec un quota
annuel reconductions à tenir.
Les pédagogistes sont donc bien du côté du
manche.
* Bref,
nous prendrait-on pour de grosses buses ?
mais
non mais non. Retour aujourd'hui de la vidéo
de la fin.
Muppet Show - Mah nah mah nah !
envoyé par elfronto
Nouveaux programmes collège, fonctionnaires, enquête ...
Ca n'en finit
pas aujourd'hui...
* Bruissement général sur la toile autour des
nouveaux programmes de français en collège.
Médiapart (site d'info payant) vient de publier un
document confidentiel de l'EN relatif à ces nouveaux
programmes. C'est ici, mais c'est payant.
Nous les
avons également au Mammouth Déchaîné. Les voici
: (en pdf)
francais
college francais college2
francais
college3 francais college4
francais
college5
Il y aurait d'autres pré-pgrogrammes en circulation
notamment en maths.
En attendant qu'ils se diffusent ouvertement,
allez
découvrir l'analyse qu'en fait la présidente de
l'AFEF (association française de
l'enseignement du français). C'est ici.
*Darcoseries du
soir. Voici les déclarations de Darcos,
trouvées sur le site de TF1:
"Je
respecte les lycéens. J'ai eu 16 ou 18 ans aussi. Je
n'ai pas d'hostilité, j'ai même plutôt de la
sympathie pour ces jeunes",
avait déclaré
Xavier Darcos.
"Mais
que l'on ait des élèves qui arrivent dans un
établissement pour tout casser, qu'ils molestent
nos professeurs ou qu'ils volent les portables de
leurs camarades ou qu'ils cassent la figure à des
proviseurs, tout ça parce qu'à la rentrée
prochaine il va y avoir une classe où ils étaient 32
- ils vont être 33 - ou parce qu'il y avait 100
professeurs - ils vont être 98 - je trouve que
tout ceci prend des proportions qui ne sont pas
raisonnables.
Ce pays n'est pas
raisonnable".
si
c'est lui qui le dit...
* Loi du
jour pour tuer "le corporatisme des
fonctionnaires". Bientôt ce sera inutile de
défendre les statuts de 50, parce que se sont tous
les fonctionnaires qui vont être touchés. Voici ce
qu'en dit Le Monde :
Fonction
publique : "Faire sauter tous les verrous"
Officiellement, c'est un projet de loi
technique sur la fonction publique qui sera présenté,
mercredi 9 avril, en conseil des ministres.
Officieusement, le gouvernement pense avoir conçu une
"bombe" pour "faire sauter tous les verrous", selon
l'un de ses concepteurs. "C'est un projet de loi
anti-corporatismes", ajoute un autre.
La loi "relative à la mobilité et aux parcours
professionnels dans la fonction publique" doit
permettre à tous les fonctionnaires d'accéder "à tous
les corps et cadres d'emplois (...) nonobstant
l'absence de disposition ou toute disposition
contraire prévue par les statuts particuliers",
affirme le premier article de ce texte, qui
remplacera l'article 13 bis de la loi de 1983 sur la
fonction publique. Autrement dit, les corps et cadres
d'emplois ne doivent plus être un obstacle à la
mobilité des fonctionnaires.
L'administration aura l'obligation d'accepter la
décision d'un agent de partir vers un autre
ministère, un organisme public ou privé. Elle devra
aussi lui assurer le maintien de son revenu si la
rémunération du ministère d'origine est supérieure à
celle du ministère d'accueil. Les restrictions à la
durée de mobilité sont aussi levées : le
fonctionnaire détaché se verra proposer, au bout de
cinq ans, une intégration dans le corps ou cadre
d'emplois qui l'a accueilli. Aujourd'hui, faute
d'avoir passé l'examen ou le concours requis, il doit
réintégrer son corps d'origine.
"A
terme, on vise la disparition des corps", confie l'un
des rédacteurs du projet de loi. Prochaine étape de
la "révolution culturelle" annoncée par Nicolas
Sarkozy le 19 septembre 2007 à Nantes, la réforme du
recrutement et "le carcan des concours".
Enfin, la grande loi sur la fonction publique, prévue
pour 2009, visera à banaliser encore plus le statut
de fonctionnaire : elle devrait rendre plus facile le
passage entre le public et privé, et permettre
notamment la création d'"agences" où se côtoieront
agents de droit public et salariés privés.
* Retour sur
l'enquête auprès des parents.
La ligue
des droits de l''Homme s'en inquiète
sérieusement : c'est là.
La
presse (locale et bretonne pour l'instant) en
fait éco :
Sport
Voilà un bel exemple donné par Rémi, celui qui fait n'importe quoi pour devenir n'importe qui. Après quelques prouesses techniques, le plus beau coup est le tout dernier. Un vrai bijou.
METS LE BALLON OU TU VEUX (BEST OF)
envoyé par nqtv
Visitez aussi son site, ces provocations ne sont pas toutes dénuées d'intérêt.
* Attention ce qui va suivre sera un temps fort de la mobilisation 2008 : le Sgen-CFDT se déclare pour une action unitaire dans l'EN. Il est temps (car tous les autres sont déjà partis en lutte depuis au moins les vacances dernières).
Leur déclaration :
Le Sgen-CFDT pour une action unitaire dans l’Éducation nationale
Les conséquences
désastreuses du mauvais budget 2008 pour l’Éducation
nationale se font maintenant sentir sur le
terrain : suppressions de postes, initiatives
innovantes mises à mal, aggravation de la charge de
travail, dégradation des conditions d’enseignement et
inquiétudes chez les jeunes.
Dans le même temps, l’entêtement du ministère à
maintenir dans le premier degré des programmes
rétrogrades et déconnectés du réel traduit une vision
étroite des objectifs de l’École.
Pour dénoncer les conditions de la rentrée 2008,
alerter sur les suppressions de postes programmées à
l’avenir et obtenir une politique éducative porteuse
d’une véritable ambition, le Sgen-CFDT agira dans la
période pour toutes les initiatives visant à bâtir
une action unitaire sur la base de ces revendications
et dans le respect des convictions de tous les
partenaires.
Paris, le 7 avril 2008
Nous
rappellerons pourtant que ce syndicat est favorable
au rapport pochard, pour la RGPP, et a refusé
jusque-là toute action commune. Alors pourquoi la
vouloir maintenant ? On se le
demande...
Pendant les vacances la lutte continue ...
...mais on est quand
même en vacances. Alors avant de
continuer à s'informer (voir l'article ci dessous sur
l'enquête auprès des parents) quelques vidéos pour
entretenir le moral.
* Ce
type là n'est pas un imitateur. C'est un ciseleur de
sons. Et il fait revivre les discours de nos politiques.
De vrais petits chef-d'oeuvres. Et surtout visitez
son site ou il en a fait bien d'autres (d'ailleurs
sur son site il n'y a que des vidéos). Et en plus il
paraît qu'il habite à 200 mètres de chez moi,
alors...
C'est
http://brunocandida.com/
Tout
d'abord la vraie nature du programme de Sarkozy. Ce
n'est pas loin de la vérité :
Intronisation de Sarkozy vu par Candida
envoyé par skidoo
Ensuite la vraie nature du programme de Ségolène (dit socialiste) :
Bruno Candida - Ségolène Royal
envoyé par marcale
Quant à celui-là, on se demande si c'est vraiment un montage :
Bruno Candida - Petit Caillou
*Retour au terrain. Qui a dit : "Un bon prof est quelqu’un qui enseigne par ce qu’il est et non par ce qu’il dit. Quelqu’un qui râle, qui fait grève, est-il un bon modèle ?"
réponse : DARCOS au sujet des professeurs dans le journal destiné aux enfants" Mon quotidien". (trouvé sur Bellaciao)
Ce journal est présent dans presque toutes les écoles primaires et les collèges .
Un premier acte de résistance pourrait être pour les écoles et collèges de se désabonner.
Préférence nationale, prospective et performances [MAJ]
Merci Gaelle.
Pas moins de 10
questions sur 25 (de la première série) sur les
problèmes de nationalité ou de langue
maternelle. Ensuite on fait
estimer aux parents la qualité de
l'enseignement.
Cela va
au-delà d'une enquête sociologique.
Enquête
en aucun cas anonyme.
MAJ : il apparaît que
les parents d'élèves sont bien obligés de répondre à
cette enquête.
L'enquête
est obligatoire.
Au 1er refus ils
auront à payer une amende de 150€, au 2ème 300€ et
au 3ème
2250€. (info
FCPE)
Extraits et tout en pdf, voir là : enquete1
A vous de juger. Ne pas hésiter à laisser votre avis
(en fin d'article)
Un extrait :
ou encore :

Continuum éducatif structuré
Le Figaro — «Introduire l'apprentissage du Code de la route au lycée ? C'est une blague ?» Que ce soit du côté des syndicats de professeurs ou du ministère de l'Éducation nationale, l'idée est rejetée. Et suscite déjà un tollé du côté des auto-écoles. À l'origine de leurs craintes : le rapport que va rendre un inspecteur du conseil général des Ponts et Chaussées sur la réforme du permis de conduire. Ce dernier étudie la possibilité de confier à l'Éducation nationale l'enseignement du Code. Une idée depuis longtemps dans l'air du temps et qui aurait comme avantage de faire baisser le coût du permis.
À la fin de la primaire, l'attestation de première éducation à la route constitue l'aboutissement d'une formation facultative. En 5e et en 3e, deux documents sont remis : l'attestation scolaire de sécurité routière (ASSR 1 et 2). Le premier est obligatoire pour passer le brevet permettant de conduire un cyclomoteur, le second pour l'inscription au permis de conduire.
«Il s'agit d'un continuum éducatif structuré», explique Georges Ascione, conseiller technique Éducation nationale à la Délégation interministérielle à la sécurité routière (DISR).
(...) Les professeurs se disent submergés, entre la semaine du jardinage, du développement durable ou de l'alimentation. «Pourquoi pas le service militaire à l'école, tant qu'on y est ! Où va-t-on s'arrêter ?», interroge Bruno Hannecart, principal de collège. Xavier Darcos, le ministre de l'Éducation, est venu récemment à leur rescousse. Il faut faire de l'école «un athlète et non plus un sumo», a-t-il dit, visant notamment « la sécurité routière à l'école». (...) Pour les auto-écoles, le bilan en milieu scolaire est médiocre. «Les élèves arrivent à nous sans rien savoir», s'indigne Philippe Colombani, de l'Union nationale des indépendants de la conduite
Le service militaire ? Mais ça c'est une idée, qu'elle est bonne comme idée....
* Ce proviseur restera-t-il longtemps à son poste ? Pas sûr, à écouter ces premiers propos. Retour sur les événements de Gustave Eiffel à Gagny avec deux vidéos.
Une autre ici qui montre la disproportion des réactions policières (suite et fin).
Gagny_lycee_Eiffel1
envoyé par Gagny_Gustave_Eiffel
Remonte moral
* Fichage et flicage (II). Après Base-élèves, voici un nouveau fichier. C'est du local cette fois, c'est à Pau. encore une info Rue89, qui vraiment en ce moment fait du bon boulot d'information :
"Alors que le fichier "base élèves" était déjà vertement critiqué, les directeurs des écoles des quartiers dits "sensibles" de Pau ont reçu début mars une fiche de renseignements nominatifs, envoyée par l’inspection académique. Ce fichier, dont Rue89 s'est procuré un exemplaire, réclame des "éléments de repérage des signes de fragilité par élève" à travers cinq rubriques: "apprentissages scolaires", "acquis extrascolaires", "situation familiale", "relation enfant-école/comportement", et "santé".
Il est par exemple demandé aux enseignants de déclarer si "le logement est mal adapté", d’évaluer "l’implication des parents dans l’école", de signaler "l’introversion" des enfants.
Allez lire la suite là.
*Foutage de gueule. Et en beauté (mais s'attendait-on à autre chose ?). Il apparaît que le ministre n'attendra pas la consultation des instits sur les nouveaux programmes pour les officialiser. Pourquoi tant de rapidité ? On apprend aujourd'hui que certains manuels sont déjà sous presse dans des versions conformes aux nouveaux programmes. Et comme par hasard, il s'agit de celui d'un certain Bentolila... publié chez Nathan et référencé ici, et annoncé à la parution pour mars 2008. Bravo.
* Si vous avez le moral dans les chaussettes parce que dans votre bahut il ne se passe rien et que vous avez une bande de collègues amorphes (ou muselés), voici une liste d'établissements en lutte. Ca redonne un peu d'espoir même si les vacances arrivent et qu'il est certain que cela va se calmer...
Je l'indique aussi pour ceux qui disent que plus rien n'est possible. Si la victoire n'est pas assurée (c'est le moins qu'on puisse dire) on peut au moins garder la tête haute.
(trouvé sur un forum)
06 - ALPES MARITIMES
LYCEE CALMETTE - NICE, bloqué le 28.03
COLLEGE JULES ROMAIN - NICE, http://collegejromains.free.fr/dotclear/
31 - HAUTE GARONNE
LYCEE PIERRE D'ARAGON - MURET, grève à 80% rentrée de février, occupé le 31 mars (profs, parents, élèves, élus, presse locale et nationale), 1 CA boycotté, 1 CA bloqué, 2è blocage de CA le 31 mars
http://lyceearagoninfos.blog.20minutes.fr/
COLLEGE BELLEFONTAINE - Toulouse, grèves 18.03, 20.03, 25.03
http://www.bellefontaine-en-lutte.blogspot.com/
34 - HERAULT
LYCEE LA FEUILLADE - LUNEL, bloqué le 29.03
LYCEE JOLIOT-CURIE, SETE - bloqué le 1.04
COLLEGE LES CAZES - MONTPELLIER - grève le 31.03, bloqué (parents) le 1.04
60
LYCEE JULES UHRY - CREIL, lycée mort le 29.03
LYCEE MALRAUX - MONTATAIRE, bloqué le 29.03
62
LYCEE PABLO PICASSO - AVION, bloqué le 25.03
75
LYCEE VOLTAIRE - grève du 25 au 27 mars, blocage du 20.03 au 31.03
77
LYCEE CAMILLE CLAUDEL - PONTAULT COMBAULT, bloqué les 11.03 et 14.03
LYCEE CHARLES BAUDELAIRE - MEAUX bloqué le 25.03
LYCEE CHARLES DE GAULLE - LONGPERRIER bloqué le 25.03 et 28.03
LYCEE CLEMENT ADER - TOURNANT EN BRIE bloqué le 14.03
LYCEE EMILIE BRONTE - LOGNES bloqué les 11.03, 14.03 et 25.03
LYCEE GASTON BACHELARD - CHELLES bloqué le 14.03
LYCEE GEORGES SAND - MEE SUR SEINE bloqué les 20.02, 11.03, 14.03, 15.03
LYCEE HONORE DE BALZAC - MITRY-MORY bloqué le 25.03
LYCEE JEAN VILAR - MEAUX bloqué le 25.03
LYCEE LAFAYETTE - CHAMPAGNE-SUR-SEINE, bloqué les 14.03, 15.03, 1.04
LYCEE LA MARRE CARRE - MOISSY CRAMAYEL bloqué le 11.03
LYCEE LEONARD DE VINCI - MELUN bloqué le 28.03
LYCEE LOUIS LUMIERE - CHELLES bloqué le 25.03, 31.03
LYCEE MARTIN LUTHER KING - BUSSY-SAINT-GEORGES bloqué les 20.02, 11.03, 25.03, 28.03 et 1.04
LYCEE RENE CASSIN - NOISIEL bloqué les 11.03, 14.03, 15.03 et 25.03
LYCEE RENE DESCARTES - CHAMPS SUR MARNE en grève le 20.02, bloqué les 20.02; 14.03 et 28.03
LYCEE VAN DONGEN - LAGNY bloqué le 14.03
78 - YVELINES
LYCEE CAMILLE CLAUDE - MANTES-LA-VILLE, grèves les 18 et 21 mars
LYCEE CONDORCET - LIMAY, occupation les 25.03, 26.03, 27.03
LYCEE JULES FERRY - CONFLANS -
LYCEE LE CORBUSIER - POISSY -
LYCEE SAINT-EXUPERY - MANTES-LA-JOLIE, blocage du 17.03 au 21.03, occupation le 25.03
LYCEE SENGHOR - MAGNANVILLE , occupé le 27.03
COLLEGE AGIOT - ELANCOURT, occupé 25-29 février
COLLEGE CEZANNE - MANTES-LA-JOLIE, occupation le 25.03
COLLEGE CLEMENCEAU - MANTES-LA-JOLIE, occupation le 25.03
COLLEGE DES PLAISANCES - 4 j de grèves depuis le 10 mars, blocages par les parents le 28.01, collège mort les 20.03, 21.03, 25.03, 26.03, 27.03 et 28.03 http://plaisancesencolere.hautetfort.com/
COLLEGE GALILEE - LIMAY, collège mort le 21.03, occupation les 25.03, 27.03
COLLEGE DE LA MAULDRE - MAULE, occupation le 27.03
COLLEGE LA VAUCOULEURS - MANTES-LA-VILLE, bloqué le 20.03, occupé les 17.03, 25.03 http://collegeencolere.centerblog.net/
COLLEGE THIERRY - LIMAY, occupation le 25.03
81 - TARN
LYCEE - ALBI,
83 - VAR
LYCEE BEAUSSIER - LA SEYNE SUR MER, bloqué les 25.03, 26.03, 27.03 et 31.03
LYCEE BONAPARTE - bloqué les 28.03 et31.03
LYCEE COUDON - occupé le 13.03
http://profscoudon.over-blog.com/
LYCEE DUMONT D'URVILLE - TOULON occupé le 27.03, bloqué le 31.03
LYCEE LANGEVIN - LA SEYNE SUR MER, bloqué le 31.03
LYCEE RAYNOUARD - bloqué le 1.04
Blocage du CTPD de Toulon, 14.03
91 - ESSONNE
LYCEE CHEVREUSE - GIF-SUR-YVETTE, bloqué les 21-22 février
LYCEE DE L'ESSOURIAU - LES ULIS, bloqué 15-22 février
LYCEE MARGUERITE YOURCENAR - MORANGIS, grève le 13.03
92 -
LP DANIEL BALAVOINE - BOIS-COLOMBE, bloqué les 18.03, 19.03, 20.03, 21.03, 26.03, 29.03, 1.04 http://mouvement92.unblog.fr/2008/03/30/balavoine-dans-laction/
COLLEGE GUY MOQUET - GENEVILLIER, collège mort le 1.04
93
LYCEE BLANQUI - SAINT-OUEN, bloqué les 28.03, 31.03, 1.04
LYCEE GUSTAVE EIFFEL - GAGNY, bloqué le 29.03 (charge de policiers)
LYCEE MARCEL CACHIN - bloqué le 1.04
LYCEE MARCELIN BERTHELOT - PANTIN, bloqué le 31.03
LYCEE PAUL LE ROLLAND - DRANCY, bloqué le 31.03
LYCEE SIMONE WEIL - PANTIN, grèves les 18.03, 20.03, 27.03
LYCEE UTRILLO - STAINS, bloqué les 27.03, 31.03
CITE SCOLAIRE LANGEVIN-WALLON - AUBERVILLIERS : 11 jours de grève - 12 postes sauvés sur 17 suppressions prévues
COLLEGE CHRISTINE DE PISAN - AULNAY, bloqué le 27.03 par les parents
COLLEGE JEAN VILAR - LA COURNEUVE, fermé le 1.04
COLLEGE ELSA TRIOLET - SAINT-DENIS, fermé le 1.04
COLLEGE REMI CASSIN - NOISY-LE-SEC, occupé (parents) le 1.04
94
LYCEE CHAMPLAIN - CHENNEVIERES-SUR-MARNE, bloqué le 1.04
LYCEE CHERIOUX - VITRY, bloqué le 1.04
LYCEE GUTENBERG - CRETEIL - bloqué les 25.03, 26.03, 28.03, grèves les 18.03, 20.03, 21.03, 27.03
LYCEE JEAN MACE - VITRY - bloqué 2 jours avant les vacances de février
LYCEE LANGEVIN-WALLON - CHAMPIGNY - bloqué le 17.03
LYCEE LEON BLUM - CRETEIL - bloqué le 18.03
LYCEE LOUISE MICHEL - CHAMPIGNY - bloqué les 14.03, 17.03, 1.04
LYCEE MAX DORMOY - CHAMPIGNY - bloqué les 14.03, 17.03
RN4 bloquée à Champigny le 14.03
Blog des lycées de Champigny : http://lyceeschampigny.unblog.fr/2008/03/25/
LYCEE ROMAIN ROLLAND - IVRY, bloqué le 1.04
COLLEGE DELATTRE - LE PERREUX, refus de siéger aux conseils de classe
COLLEGE NICOLAS DE STAEL - MAISONS-ALFORT, grève reconductible
Et on en oublie bien d'autres... Si vous êtes en lutte faites le savoir par tous les moyens au plus de monde possible (ici ou ailleurs). Ca fait du bien pour ceux chez qui il ne se passe rien, croyez-le.