Nouvelle année
C'est sûr, cette
année :
on reprend les mêmes et on recommence !
Pour ne pas sombrer dans
le désespoir
(et face à une actualité au point mort)
regaillardisons-nous
à
l'écoute de ce nouveau podcast
Podcast
Les arts à l'école : à quand la fin ?
"En attendant leur annonce officielle, Le Figaro , qui a pu se procurer le rapport, en livre quelques orientations. À travers vingt propositions et huit recommandations, Éric Gross revient sur la nécessité de proposer «un parcours construit, cohérent et progressif » tout au long de la scolarité des enfants. Il souligne l'obligation du partage des responsabilités entre les deux ministères et les collectivités locales, désormais de véritables acteurs en ce domaine. À côté de mesures symboliques, comme la possibilité pour chaque élève de France de pouvoir visiter quelques-unes des institutions majeures de la nation, Éric Gross évoque également la formation des enseignants ou l'ouverture des écoles sur le monde de la culture.
La formation des professeurs . Outre la formation obligatoire des stagiaires et la formation continue des professeurs en matière artistique et culturelle, le rapporteur préconise de créer symboliquement une section «histoire de l'art» aux concours de l'agrégation et au Capes. Il demande la gratuité d'accès à 34 musées et 100 monuments pour les enseignants.
Un portail public. Éric Gross propose la création d'un grand portail interministériel de l'éducation artistique et culturelle sur lequel les enseignants s'informeront et échangeront leurs expériences. Pour un meilleur accès, il préconise également la gratuité des ressources numériques publiques sur ces thèmes.
Un projet par établissement . Le rapporteur propose que chaque établissement travaille autour d'un projet artistique et culturel. Il suggère le développement de partenariats avec les institutions culturelles qui en feraient une mission prioritaire, ainsi que la création, au sein des établissements scolaires, de lieux de culture tels que salle d'exposition ou ciné-club.
La visite scolaire. Éric Gross suggère que tous les élèves français puissent visiter dans de bonnes conditions les hauts lieux culturels de la nation. Sont notamment évoqués le Louvre, le Musée du quai Branly, le Centre Pompidou, le Musée Guimet ou la Cité nationale de l'immigration. Pour faciliter ces visites, le rapporteur préconise la création d'un centre d'hébergement près de Paris il cite l'île Seguin pour les classes de province.
Cours de musique et de pratique artistique. L'art s'enseigne aussi en dehors de l'école. Le rapporteur rappelle que les parents peuvent utiliser les dispositifs de la loi de 2005 sur les services à la personne, comme le crédit d'impôt et le paiement par chèque-emploi pour les cours de pratique artistique qu'ils font personnellement donner à leurs enfants.
Écoles d'art. Le rapporteur préconise d'ouvrir les écoles d'art nationales et territoriales aux enfants, qui pourraient ainsi bénéficier de leur potentiel pédagogique et de leurs locaux. "
Je proposerais bien
au Figaro de rajouter une dernière rubrique connexe à
leur article : Supprimer
les capes d'art plastique et d'éducation
musicale. C'est la
conclusion qui manque juste...
Salut les artristres !
Si la droite le dit...
* Dans le figaro un long article nous apprend comment les recteurs s'organisent pour réduire l'impact du bac en juin. On en sait un peu plus que ce qu'ils avaient dit il y a quelques semaines à la sortie du ministère. Extrait :
"Finalement, les recteurs sont tombés d’accord pour optimiser les locaux des établissements. L’idée est de libérer des salles de classe pour que les lycéens de première et seconde puissent continuer à suivre leurs cours. Davantage de lycées seront érigés en centres d’examen. Le rectorat de Besançon souhaite ainsi doubler leur nombre en faisant davantage appel à des établissements privés et aux lycées qui ont de la place pour accueillir plus d’élèves. Le rectorat songe même à acheter des tables d’une personne au lieu des habituelles tables à deux places, utilisées par un seul élève lors du bac pour éviter les fraudes. Ceux qui ne passent pas le bac pourraient être regroupés dans d’autres établissements.
Pour Michel Richard, secrétaire national du syndicat des chefs d’établissement (SNPDEN), l’intention du ministère est louable mais «complexe à mettre en place» : si, aujourd’hui, les lycées ne font pas cours pendant les épreuves du bac, c’est parce que «la quasi-totalité des salles sont occupées et tous les professeurs, sollicités». Difficile selon lui de faire cohabiter le bac et les cours habituels : «Les bacheliers doivent pouvoir passer l’examen en toute sécurité. En cas de bruit, certains ne manqueraient pas de porter plainte...»
Surcroît de travail
Le
deuxième défi pour le ministère est de dégager les
enseignants des tâches de surveillance pour qu’ils se
reconcentrent sur les classes de première et seconde
: «Leur
métier, c’est de faire cours ! Pas de surveiller
quatre heures d’examen»,
affirme-t-on dans l’entourage de Xavier Darcos.
D’autres personnels que ceux de l’Éducation nationale
pourront être sollicités, comme des surveillants,
des enseignants en retraite ou des étudiants. Mais
les surveillants ne peuvent «rester seuls, sans la
tutelle d’un enseignant de la discipline concernée»,
objecte le recteur de Rouen. Au
ministère, on estime que l’enseignant pourrait venir
«les dix premières minutes d’examen le temps de
vérifier qu’il n’y a pas d’erreurs dans les sujets».
Le report
des conseils de classe de seconde à la fin juin,
toujours pour gagner du temps sur les cours, ne sera
pas évident à organiser selon le SNPDEN, car le choix
d’orientation, l’affectation, l’inscription,
l’éventuel recours des parents et leur réception par
le chef d’établissement devront tenir en quinze jours
au lieu d’un mois : «Cela
imposera aux parents et aux enseignants de partir
plus tard en vacances», prévoit
le syndicat."
*
Dans le
même article du même journal on apprend aussi
que la
réforme du bac est repoussée. Il n'y aura pas
d'annonce en janvier, mais
que en mai.
"
Pour les
chefs d’établissement, la question de la
réorganisation du bac pose nécessairement celle de sa
simplification car c’est selon eux «un plus petit
nombre d’épreuves qui permettrait de remettre les
professeurs devant les élèves». Pour le
moment, la réforme des filières du bac annoncée pour
janvier a été reportée au mois de
mai. Le
sujet, est, il est vrai, plus que sensible."
*
Le
conseil régional d'Alsace, le seul à droite,
s'inquiète
sérieusement (après celui de Bretagne) de l'avenir
des
formations courtes du type BEP.
AFP — La
Région Alsace, inquiète de la réforme du baccalauréat
professionnel qui induit la suppression d'un grand
nombre de brevets d'enseignements professionnels
(BEP), réclame "une concertation large" avec le
recteur, dans une motion rendue publique mercredi à
Strasbourg.
La
"généralisation subite du bac pro en trois ans" au
lieu de quatre et la suppression, "sans réelle
concertation", d'un "nombre très important" de
sections préparant en deux ans au BEP, suscitent
"l'émoi autant des élèves et de leurs familles que
des personnels de l'enseignement professionnel déjà
touchés par des suppressions de postes", selon la
motion déposée par l'intergroupe PS-Verts et adoptée
à l'unanimité.
Le
Conseil régional d'Alsace, à majorité de droite, se
dit "préoccupé
face à ce bouleversement en cours qui impacte
directement ou indirectement toute la formation
professionnelle initiale par la voie scolaire ou par
l'apprentissage".
Il souhaite que le recteur de l'académie de
Strasbourg "assure une concertation large sans
laquelle l'adhésion des familles, des élèves, des
personnels et des acteurs économiques ferait défaut",
selon le texte.
Et bonnes vacances...
Les collèges et lycées publics, notamment ceux des académies de Lille, Créteil et Versailles, perdront 8.830 postes équivalents temps plein d'enseignants à la rentrée 2008, selon le projet ministériel de carte scolaire, dont l'AFP a obtenu copie mercredi.
En revanche, 700 créations de postes sont prévues pour l'école primaire et 300 pour les infirmières scolaires.
Ces 8.830 suppressions nettes en collèges-lycées font partie des 11.200 prévues dans la loi de finances 2008 adoptée dans la nuit de mardi à mercredi, les autres, soit environ une sur cinq, étant pour l'essentiel à la charge de l'enseignement privé sous contrat.
Ce document préparatoire sera examiné vendredi par le comité technique paritaire mixte (CTPM), puis les répartitions des créations-suppressions par académies seront transmises aux recteurs, à charge pour eux d'opérer la répartition par département, puis par établissement.
Dans le détail, 1.500 postes sont supprimés au titre de la baisse des effectifs d'élèves dans le second degré (environ 34.000, essentiellement au lycée) et 1.700 au titre de la "rationalisation des moyens" (disciplines en surnombre notamment).
Par ailleurs, 3.500 équivalents temps plein sont "transformés" en 63.000 heures supplémentaires revalorisées et défiscalisées.
Enfin, 2.130 enseignants partant à la retraite ne seront pas remplacés par le biais d'une diminution de plus de 4.000 postes aux concours de recrutement. Son concours en poche, un jeune professeur stagiaire n'effectue en effet que 8 heures devant élèves.
La répartition par académie de la suppression des stagiaires ne figure pas dans le document préparatoire, le ministère n'ayant pas encore affiché le nombre de postes aux concours pour la session qui commence fin janvier.
S'ajoutent 400 suppressions de postes administratifs et 300 de surveillants (MI-SE).
Toujours dans le second degré, 6.000 assistants pédagogiques (non statutaires) supplémentaires assureront plusieurs heures par semaine d'"accompagnement éducatif" auprès des élèves de collèges, dont 1.000 dès janvier dans l'éducation prioritaire.
Comme en 2007, l'académie de Lille est la plus touchée en valeur absolue avec en tout 687 suppressions de postes (sur 27.000 enseignants), sans compter donc les emplois de stagiaires. Juste derrière, Créteil perd 637 postes (sur 29.000), puis Versailles (578 postes en moins sur 34.600).
En proportion, l'académie d'Amiens perd près de 2% de ses effectifs enseignants, de même que la Martinique.
A l'inverse, les académies de Montpellier, Toulouse, Corse et Guadeloupe sont relativement épargnées.
Du côté du primaire, "il a été décidé qu'aucune académie ne connaîtrait de retrait de moyens à la rentrée scolaire 2008", précise le ministère dans le document, en raison des augmentations d'effectifs élèves (17.000 enfants supplémentaires attendus).
Au grand dam des syndicats, les rectorats ont reçus la consigne de Xavier Darcos de n'entamer les concertations avec les mairies sur les créations-suppressions de classes sur le terrain qu'après les élections municipales de mars.
* Au rapport. Celui du jour est de Bentolila sur la maternelle. En voici les annonces (toujours d'après l'AFP) :
Un rapport préconise la scolarité obligatoire à 3 ans, en maternelle
Le linguiste Alain Bentolila préconise dans un rapport sur l'école maternelle qu'il doit remettre mercredi à Xavier Darcos "un nouveau mot par jour", la "scolarité obligatoire à trois ans" mais déconseillée à deux, ou encore "un pacte entre les parents et la maternelle".
Commandé fin septembre par le ministre, ce rapport, ainsi que les conclusions d'un groupe de travail piloté par la Direction générale de l'enseignement scolaire (Dgesco) et réunissant syndicats et parents d'élèves, doit donner lieu à des mesures "début 2008", selon le ministère.
Le célèbre linguiste préconise en premier lieu que la maternelle soit inscrite dans la scolarisation obligatoire, aujourd'hui entre 6 et 16 ans. En revanche, il recommande un "désengagement progressif" de la scolarisation à deux ans.
M. Bentolila souhaite que les apprentissages de la langue prennent une place plus importante, afin que les enfants arrivent au CP avec "un degré de lucidité" suffisant sur le fonctionnement du langage pour "entrer dans l'écrit".
Il recommande également l'apprentissage d'"un nouveau mot par jour", ainsi que la lecture de textes par les enseignants, "deux fois par jour".
Par ailleurs, parmi ses quinze recommandations, il préconise un "pacte" avec "des rencontres individuelles obligatoires avec les parents en début d'année et chaque trimestre", ainsi qu'une meilleure "formation" initiale et continue des enseignants, avec un module spécifique de 50 heures "obligatoires".
Enfin, il suggère la rédaction de "programmes" de l'école maternelle qui détailleraient "pour chacune des trois années (...) les progressions spécifiques".
* Sinon, comme tout le monde le sait, grève le 24 janvier. Meilleur communiqué (c'est le cas de le dire) de presse pour le Snalc :
MARRE DE
SE FAIRE BAISSER !
Le
SNALC-CSEN,
deuxième syndicat le plus représenté chez les
professeurs du second degré, participera
activement à
la journée de grève dans la fonction publique le 24
janvier 2008, afin de protester contre la politique
salariale en trompe-l’œil du gouvernement :
lorsque l’évolution de l’indice de traitement mensuel
brut de base des fonctionnaires est de 1,7% en 2007
et celle de l’ indice des prix à la consommation de
2,4% (source Insee),
la seule augmentation qui existe est celle de … la
baisse !
[et il va y avoir
de l'action, lisez la suite
:]
Par ailleurs, le
SNALC-CSEN appelle
tous les personnels à agir ce 24 janvier auprès de
l’Elysée, de Matignon, des ministères de l’Education
nationale et de la Fonction publique, des rectorats,
des inspections académiques et des inspections
départementales,
en envoyant par mail des messages exprimant leur
mécontentement.
Retenez-moi
ou je fais un mail-heur...
Darcoseries au coin du peu
*Protocole de discussion de la pédale douce. C'est à la mode ces protocoles (voir aussi ici on en parlait pour le primaire), Darcos remet ça avec les syndicats pour la réforme du Bac Pro. Cela veut dire, qu'il y a des gens qui pensent qu'il y a des trucs à négocier... Voyez plutôt la dépêche AFP :
Bac pro: signature d'un "protocole de discussion" mardi entre Darcos et des syndicats
Le ministre de l'Education Xavier Darcos et plusieurs syndicats vont signer mardi un "protocole de discussion" sur l'organisation de la réforme du bac professionnel en trois ans, a-t-on appris lundi de sources concordantes.
Le Snetaa-EIL (majoritaire), le SE-Unsa et le Sgen-CFDT, ont indiqué à l'AFP qu'ils allaient signer mardi avec M. Darcos un "protocole de discussion" sur la rénovation de l'enseignement professionnel, dont le bac professionnel, dans la mesure où ils disent avoir des garanties du ministre.
Il s'agit que celui-ci formule des "signes d'apaisement" sur la mise en oeuvre de sa réforme de ce bac professionnel en trois ans (au lieu de quatre).
Un quatrième syndicat, le Snalc-Csen (minoritaire), s'est aussi dit "prêt à signer", dans un communiqué. (...)
Selon les syndicats, M. Darcos a indiqué qu'il allait diffuser "une nouvelle note aux recteurs" qui prévoit de "mettre la pédale douce" (Sgen-CFDT) sur cette augmentation du nombre d'élèves accueillis en bac pro à la rentrée 2008, voire de "geler la situation pour 2008" (Se-Unsa), et de se donner "le temps de la réflexion".
Pourquoi toujours cette volonté de gérer la pénurie ? je vous le demande...
*Négociations dans l'enseignement agricole. C'est parti, ce mercredi, alors que les mouvements ici et là se multiplient.
AFP - Ouverture de négociations mercredi dans l'enseignement agricole public
Des négociations sur l'enseignement agricole public vont s'ouvrir mercredi entre le ministère de l'Agriculture et quatre syndicats, ont annoncé ceux-ci lundi dans un communiqué commun.
A l'appel d'une intersyndicale (Snetap-FSU, Sfoerta-FO, Syac-CGT et Sud Rural), 600 personnes selon les organisateurs, 500 selon la police - enseignants, parents d'élèves et lycéens - avaient manifesté vendredi à Paris pour protester notamment "contre la baisse des moyens dans l'enseignement agricole".
La direction du cabinet (du ministère de l'Agriculture) "nous a annoncé que des négociations seraient ouvertes par le cabinet du ministre avec l'intersyndicale le mercredi 19 décembre, sur l'ensemble des points à l'ordre du jour" vendredi, écrit l'intersyndicale.
Ces points sont: "le maintien des classes de 4e et 3e dans l'enseignement agricole public, un moratoire sur les fermetures", "la précarité et la situation dégradée de l'emploi des contractuels et des vacataires", "le régime indemnitaire des TOS (techniciens et ouvriers de service)", ou encore "la question des mutations d'office", précise-t-elle.
*Enfin, Louis (de France) fait chauffer la carte scolaire londonienne. C'est Libé qui nous apprend comment on naît libre et égaux en droit, mais certains plus que d'autres, bien sûr.
Le lycée français de Londres «pousse les murs» pour Louis Sarkozy
Louis Sarkozy a été inscrit au Lycée français de Londres alors que les listes d'attente étaient closes depuis longtemps.
Foi
*Souvenons-nous. Petit rappel de propos de présidentiable, profession de foi libérale, qui préfiguraient bien ce qu'allait être la LRU :
"
—
Vous vous fixez comme objectif de ne laisser
aucun enfant sortir du système scolaire sans
qualifications. Comment comptez-vous parvenir à cet
objectif ?
—
Par exemple dans
les universités,
chacun choisira sa filière, mais
l'Etat n'est pas obligé de financer les filières qui
conduisent au chômage.
L'Etat financera davantage de places dans les
filières qui proposent des emplois, que dans des
filières où on a 5000 étudiants pour 250 places.
—
Si je veux faire littérature ancienne, je devrais
financer mes études ?
—
Vous avez le droit de faire littérature ancienne,
mais le contribuable n'a pas forcément à payer vos
études de
littérature ancienne si au bout il y a 1000 étudiants
pour deux places. Les universités auront
davantage d'argent pour créer des filières dans
l'informatique,
dans les mathématiques, dans les sciences
économiques.
Le plaisir de la connaissance est formidable mais
l'Etat doit se préoccuper d'abord de la réussite
professionnelle des
jeunes. "
Voilà,
tout est dit.
Propos, avec d'autres, rappelés par le site
20minutes,
en particulier
ici.
*
Kto.
Après avoir réussi à
faire payer leurs profs par l'État,
après avoir obtenu des collectivités publiques
la prise en charge des travaux de sécurité
de
leurs établissements, après le bénéfice d'une
loi qui oblige les communes à leur verser de
l'argent (et
j'en oublie certainement),
l'enseignement catholique attaque,
décomplexé,
pour le retour de la foi.
C'est le Figaro qui nous le dit :
Dans un
document adressé fin novembre aux 250 000
établissements catholiques implantés dans le monde,
le Vatican
rappelait à tous les
responsables qu’ils ne
devaient plus se contenter de délivrer des
diplômes. Le texte
soulignait que les écoles catholiques devaient
réaffirmer leur caractère confessionnel. En France,
cette question suscite depuis longtemps pas mal de
réflexion. En haut de l’échelle, tous sont d’accord.
Il faut effectivement renforcer
la formation des religieux et des laïcs baptisés qui
travaillent dans l’enseignement
catholique.
Objectif : offrir une ouverture
chrétienne explicite aux élèves et aux
enseignants situés souvent à des années-lumière de
l’Église.
Éric de
Labarre, le secrétaire général de l’enseignement
catholique estime donc que ce texte
arrive «à point nommé». Dans une
lettre aux directeurs diocésains, il invite les
catholiques présents dans les établissements à suivre
une formation pour «mieux
articuler l’intelligence de la foi avec la tâche
professionnelle». Devant
les évêques réunis à Lourdes, il avait d’ailleurs
récemment rappelé que «dans le contexte de la laïcité
et du pluralisme religieux, il faut oser réaborder la
question religieuse dans les établissements
catholiques». Pas si simple quand on scolarise plus
de deux millions de jeunes en France qui viennent de
tous milieux et de toutes
confessions.
La suite
sur le site du Figaro.
*
Foi,
mais en crise, cette fois (ah ah).
Celle de
l'enseignant ordinaire, petit intellectuel de
base. Au delà des restrictions budgétaires, des
ambitions pédagogistes, des positions réacs, ou des
volontés de l'OCDE, la crise de
l'école actuelle n'est-elle pas tout
simplement la volonté même de la société dans
laquelle nous vivons ? Prémonitoire et très
lucide ce texte, paru en 1970, de Henri Gunsberg :
(Repris depuis
dans L'école
de la lâcheté de Maurice T. Maschino (page
215-216). Trouvé sur un forum)
"Les
professeurs seront laminés par le
système. Ils seront tenus au
plus grand conformisme, mais sous l'apparence du
renouveau : n'enseigneront-ils pas les techniques
nouvelles et n'élargiront-ils pas leur enseignement
en picorant dans la vie quotidienne?[...]
On ne lui demandera pas plus [au professeur] de
cultiver des intelligences que de tailler sur le bon
patron les futurs producteurs, consommateurs et
vendeurs. Son travail sera donc moins intense et son
enseignement très superficiel; par contre, son temps
sera dévoré par ses nouvelles tâches et il connaîtra
l'usure plus que la fatigue.
Il sera peu à peu relégué assez bas dans l'échelle
sociale [...]
Les professeurs, nivelés par leur usure, assujettis à
la machine sociale par leur nouveau statut, perdront
liberté et originalité d'esprit, et enfin,
l'intellectuel sera rejeté à son véritable rang dans
la société moderne : le dernier [...]
Ce sera un résultat logique.
Le nouvel Etat industriel [...] ne peut vivre que
grâce [...] à la vente de masse et à la manipulation
du consommateur. Il lui faut donc des clients
malléables, de préférence coulés
dans le même moule et ayant mêmes goûts, mêmes
désirs, mêmes ambitions - des hommes qui se plaisent
avant tout à se rendre et à se sentir identiques : la
nouvelle société industrielle se nourrit de
ressemblances.
Aussi l'intellectuel en est-il l'ennemi exécré [...],
il faut l'asservir et détruire son
influence."
Réforme : ça se précise tous les jours un peu plus...
*Pour les séries technologiques, trois possibilités seraient en discussion : soit une unique filière STI-STL ; soit deux spécialités l'une centrée sur la production et l'autre sur les service aux entreprises ; soit trois spécialités, appuyées sur le génie mécanique, le génie électrique et le génie civil.
De plus, dans ces filières, dès l'année prochaine en Première et Terminale, certaines options semblent être supprimées (on parle de la LV2 notamment), ainsi qu'un certain nombre de dédoublements.
Dans tous les cas, cela signifie réduction drastique des horaires donc des postes (et on le voit pas uniquement pour les enseignements technologiques).
*Dans les lycées généraux, la mise en application de la réforme dès 2008 semble acquise. Comme cela affecte directement les horaires des classes cela signifie que les DHG (dotations horaire globalisée) vont être conçues en fonction. Comme dans les rectorats on ne sait pas exactement ce qui va être pondu, certains d'entre eux annoncent des DHG provisoires.
*En ce qui concerne l'autonomie des établissements rappelons que cela va aller loin et que cette autonomie ira (à terme) jusqu'à la gestion de la masse salariale, la définition des critères d'attribution des décharges aux enseignants (ou plutôt des charges de travail) et en conséquence le recrutement. Ce qui ne va pas non plus sans une réforme de l'évaluation et de la performance, la mise en place d'une hiérarchie intermédiaire de petits chefs, et définir des métiers différents entre collèges et lycées, voire dans les lycées (et résoudre le problème de la bivalence notamment).
Discours gouvernemental
Aujourd'hui, spécial discours gouvernemental (+ un cadeau à la fin). Du plus underground au plus officiel et au moins crédible. Une communication bien gérée (et encore on ne parlera pas de la déclaration faite avec Rachida).
*Dernières rumeurs sur la réforme des lycées : aux dernières nouvelles, elle serait mise en place dès la rentrée 2008 pour les classes de seconde. Il s'agirait de réduire le nombre d'options. Donc en plus de la première langue vivante, une autre seulement ? Plus de LV3 de grec ou de latin, et un tri sérieux entre IGC, ISP, ISI, MPI, ...
Viendrait l'accompagner une réforme a minima de la série STI, une à trois spécialités au lieu des 12 actuelles.
Pour le bac Pro en 3 ans, c'est dès la rentrée 2008 et ce n'est pas une rumeur (voir dernière déclaration de Darcos, ci-dessous). Darcos vient cependant de déclarer que ce ne sera pas simple ni pour tous aussi brutal.
*Quant à la grosse commission Pochard, qui a rendu lundi un premier rapport d'étape, elle annonce déjà proposer quelques pistes au ministre (curieusement les agences de presses et les syndicats ne les ont pas fait connaître). A Savoir :
- Annualisation à 1607 heures (avec de nouvelles obligations de services).
- Ouverture des carrières pour pouvoir plus facilement rejoindre l'EN.
- Et sans surprise, une rémunération en lien avec l’évaluation / notation des établissements et des enseignants.
Merci à Sud
éducation d'en faire rapport,
ici.
*Financer le service
minimum : c'est possible ! Vous le savez tous
désormais, Darcos l'a
dit : on ira prendre sur
les économies générées par les jours de grève.
Voir cet article du Figaro.
*"Reconquête du mois
de juin". C'est sans doute en hommage au
Général, que Darcos lance cette entreprise. Donc en
lycées, vous allez travaillez un peu plus (bandes de
fainéants). Huit jours dans la vue pour le début des
épreuves (mais on nous dit que tout le monde finira
comme d'habitude). Mais les correcteurs
vont gagner plus !
AFP qui reprend une partie du discours de Darcos en
ligne ce matin sur le site du ministère, plus précisément là —
Les épreuves du baccalauréat auront lieu un peu plus
tard en juin 2008 qu'en 2007
Les
épreuves du baccalauréat de juin prochain auront lieu
un peu plus tard qu'en 2007 afin que les élèves de
seconde, première, ou les collégiens, puissent avoir
cours le plus longtemps possible jusqu'à début
juillet, a annoncé mardi le ministère de l'Education.
Le début
de la session, pour les élèves de Terminale, se
tiendra le lundi 16 juin 2008 (11 juin en 2007) et les
épreuves de français
pour les 1ères auront lieu le 20 juin 2008
(12 juin en
2007), selon le ministère.
Ce report de quelques jours entre dans le chantier de
"reconquête du mois de juin" du ministre de
l'Education Xavier Darcos qui a déploré mardi devant
la presse que "chaque année plus d'un mois de
scolarité (soit) perdu" pour les élèves en raison de
l'organisation des examens.
Le ministère a précisé que cette démarche
était sans
conséquence sur la date des résultats
(à compter du
4 juillet pour le premier groupe d'épreuves, 11
juillet pour les résultats définitifs).
Le ministre a aussi annoncé une "organisation
différente" du bac en juin dans 13 départements
pilotes: ceux des académies de Rouen, Amiens, Dijon,
Besançon ainsi que le département du Vaucluse.
Les élèves de seconde et première, voire les
collégiens dans le cadre d'un établissement
regroupant collège et lycée, auront cours en même
temps que se dérouleront les examens.
De plus,
la surveillance des épreuves "sera confiée à des
personnels non-enseignants ou des vacataires pour que
les enseignants puissent assurer leurs cours jusqu'à
la fin de l'année".
"En outre,
la rémunération afférente à la correction de copies
sera substantiellement
revalorisée",
a-t-il ajouté, sans précision sur le montant de cette
revalorisation. Actuellement, la correction d'une
copie est rémunérée 1,30
euros.
Ces expérimentations seront généralisées l'année
suivante.
*Mauvaise foi.
Si encore la déclaration précédente de Darcos
pouvait passer, la suivante est vraiment
ébouriffante. Voyez plutôt, on aurait bien tort
de ne voir que du mal dans ce ministre.
AFP, toujours, mais qui ne dit pas où et quand Darcos
a tenu ces propos —
Bac pro en 3 ans: Darcos dément toute volonté de
vouloir faire des économies
Le
ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, a
affirmé mardi qu'il ne "reculerait pas" sur la
réforme du bac professionnel en trois ans (contre
quatre actuellement), assurant
qu'elle n'était en rien inspirée par une volonté de
"faire des économies".
"Dans tous les cas, nous
ne reculerons pas sur ce projet", a déclaré M. Darcos
lors d'une conférence de presse.
Dans une note adressée le 29 octobre aux recteurs, il
a demandé que 45.000
élèves soient accueillis en bac pro en trois ans, dès
la rentrée 2008, soit dix fois plus
qu'actuellement, et que la généralisation du cursus
en trois ans soit prête pour la rentrée suivante.
Une intersyndicale mêlant toutes les tendances
(Sgen-CFDT, SE-Unsa, Snalc-CSEN (droite), SNFOLC,
Snuep-FSU et Unsen-CGT), qui s'inquiète d'une volonté
"motivée par les économies budgétaires", était reçue
au ministère mardi en milieu d'après-midi. Le
Snetaa-eil (majoritaire dans les lycées
professionnels) devait être reçu en fin d'après-midi.
"Contrairement
à ce que tout le monde dit, cette mesure de
progression d'un baccalauréat en trois ans n'a aucun
caractère d'économies (...),
bien au contraire, ce dispositif va
augmenter le nombre d'élèves qui va dans ces
filières".
"Il n'y a ni volonté de mépriser le bac
professionnel, ni volonté à tout prix de faire des
économies sur leur dos. Ce n'est
pas du tout ce qui nous dicte", a-t-il ajouté.
S'agit-il de "supprimer le BEP?", a-t-il demandé,
faisant allusion aux craintes des syndicats.
"Pas du
tout, on ne le supprime pas du tout. Personne n'a
jamais parlé de ça", a-t-il assuré.
"Nous voulons que les élèves des lycées
professionnels puissent (...) faire partie des
objectifs des 80% d'une classe d'âge au baccalauréat
et qu'ils puissent aller plus vite vers le
baccalauréat", a déclaré M. Darcos.
Si ce
n'est pas du tout ce qui nous
dicte, bien alors pourquoi tant de
changements ? Pourquoi tant de discours
?
*CADEAU :
Et oui,
ça existe bien ! On aurait pu penser que cela
n'existait pas , c'était lourdement se tromper . Déjà
que les
représentants du MEDEF avaient lancer
l'attaque, maintenant c'est la secte
catholique qui prend le relais. Les profs de S.E.S -
et les autres- n'ont qu'à bien se tenir. Voyez
plutôt :
Heureusement qu'il y a de vrais sites d'éducation
pour diffuser de vraies informations aux familles de
France (document trouvé sur S.O.S. éducation)
Réformation
"la
discussion reste ouverte, même si les principes sont
tracés"
Xavier D., Le
Monde,
09.11.2007.
Souvenons-nous
*Retour sur la
maternelle. Le rapport
Bentolila est sorti et on en avait pas encore
parlé ici. Il y a sûrement plein d'autres choses à
dire, mais voici quelques extraits
d'un article du Figaro sur ledit rapport. A
boire et à manger :
Expression orale. Si les
enfants n’ont pas assez de compétences pour apprendre
à lire, ce n’est
pas à cause des méthodes de lecture, mais parce
qu’ils ne parlent pas assez bien. Il est
beaucoup plus difficile de maîtriser l’expression
orale que d’apprendre à lire. Les élèves ne possèdent
«pas assez de mots de vocabulaire», assure
Bentolila.
Trop
d’enseignants vont selon lui en maternelle «parce que
c’est sympathique, les
enfants sont petits et parce que c’est plus
facile qu’en primaire. Ils
apprécient aussi le fait d’être peu évalués…»
La
maternelle avant 3 ans. Pour Alain
Bentolila, l’entrée en maternelle ne devrait pas
avoir lieu avant l’âge de 3 ans révolus. «Avant,
il s’agit d’une pure garderie», estime-t-il. Pour
compenser, «Il ne
devrait pas y avoir» une seule moyenne ou grande
entreprise sans crèche, les
structures communales devraient être «plus
nombreuses».
Les
inspecteurs. Bentolila
souhaite le retour des inspecteurs venus de l’école
maternelle qui
existaient il y a vingt ans. Ils ont
été remplacés par des inspecteurs venant du
secondaire «qui n’y connaissent rien»,
affirme-t-il.
*Retour sur la
réforme de l'orientation. Voilà ce qu'en dit le
délégué interministériel à l'Orientation,
Bernard Thomas devant la commission Pochard, (mise en
ligne sur le site du ministère). En voici le lien.
En
gros, il voudrait que l'orientation
et l'information sur celle-ci soit prise en charge par les
profs. Ceux-ci dès le collège (pour les
profs d'histoire géo) devraient intégrer une information
éco. En SVT pourquoi ne pas demander de
présenter le métier de sage femme lorsqu'on fait la
reproduction...
Mais
attention, il ne faut pas prendre cela pour
définitif. Il y fait des
annonces de réformes que Darcos a déclaré ne pas
vouloir (ex supprimer l'ISO), si l'on en croit
le CR de l'entrevue que des représentants
FO
ont eu avec lui (voir article de la semaine dernière
par ici). Il est plutôt
question de transférer les COP aux régions.
*Retour sur les
syndicats. Si vous êtes surpris de l'attitude
de certains syndicats ces dernières semaines, ou ne
comprenez par certaines positions, c'est que vous
manquez de culture syndicale. Et ça c'est pas
bien. Un bon petit résumé de l'histoire
syndicale des 40 dernières années est proposé
sur le site TELOS.EU
(site fort intéressant par ailleurs). Je vous
encourage à le lire. Il s'agit d'un article d'un
sociologue. En voici le titre
Réformer,
mais avec qui ?
de Guy
GROUX
et l'article est sur cette page
là.
*Souvenirs
Maryflo. No
Comment. Merci la RTBF et strip-tease (F3).
Strip-Tease - Maryflo 1
envoyé par foetus
Solutions diverses (et avariées ?)
"Il faut à tout prix que le
monde réel et le monde de l’université se
connaissent, et en effet il n’y a rien de plus triste
que de voir des jeunes, qui se pensent de surcroît
révolutionnaires, qui pensent comme des
vieux"
Xavier
D., France 3, 12.11.2007.Souvenons-nous.
*
PISA
défraie la chronique et déjà apparaissent
les
premières solutions-tout-en-un.
->
La plus
scandaleuse, tout d'abord, celle de
l'Union
des familles en Europe (voir leur site). Si les résultats
sont mauvais c'est que les
enfants ne sont pas assez bien dressés. La
solution est une bonne
fessée et on en parle plus. Ne manquez pas
leur enquête sur la fessée, elle est là.
Bref, un site pour les vraies familles qui
travaillent à la grandeur de l'Europe.
->
La moins
syndicale, ensuite, celle du SGEN-CFDT,
qui en tire des billes pour dire qu'il a raison de
penser ce qu'il pense et justement ça tombe bien il
a sa
solution. Trouvé sur le site de ce syndicat :
Pour le Sgen Cfdt, Pisa donne l'occasion de changer
l'Ecole
"Ne
nous disputons pas autour du thermomètre
et
attaquons nous aux causes de la fièvre !"
Le Sgen-Cfdt prend
nettement position devant les résultats de
Pisa. "Faut-il s'interroger longuement sur la
place exacte du système éducatif français dans un
classement international, alors que tous les
observateurs de ce système s'accordent pour
reconnaître la « panne » dont il est victime depuis
une dizaine d'années : coup d'arrêt à l'élévation
générale des niveaux de qualification et échec dans
la lutte contre les sorties sans
qualification".
Le
syndicat propose "la
reconnaissance des équipes éducatives ; la mise en
place d'un système d'évaluation collective des
personnels sur la base des projets d'établissement ;
une action politique, concertée avec les
collectivités locales pour développer la mixité
sociale dans les établissements scolaires ; un socle
commun ambitieux visant la réussite de tous les
élèves".
*Coté
ministère, alors qu'on élabore les solutions dans
un livre vert qui servira à construire un
livre blanc (en janvier), voici ce que Darcos
a
répondu au syndicat
FO
dans une rencontre de cette semaine (site FO). Il se veut rassurant,
annonce ce qui ne
changera pas, ce qui laisse d'autant plus
perplexe sur ce qui va changer. On y lit :
"Sur le statut, le ministre a dit que
le « but de l’opération, n’était pas toucher
aux statuts,
mais de mieux payer les
enseignants,
et dans l’esprit du « travailler plus pour
gagner plus », de voir
comment pour les volontaires, comment mieux les
associer à la politique
éducative. »
« Nous
n’avons pas à toucher au
statut »
a-t-il dit « pour améliorer ».
Le Livre blanc annoncé pour janvier 2008
concernera
le statut social des
enseignants,
et
des questions telles que la seconde
carrière
ou pas. Le statut des enseignants restera le
statut de la Fonction publique d’État.
Le ministre ignore d’où viennent ces
rumeurs récurrentes sur une
4ème
Fonction publique enseignante.
[?]
Sur
le rapport Reiss au Sénat au sujet de
l’orientation,
le ministre
a répondu qu’il
n’était pas question
de reprendre son projet
de supprimer l’ISO
(indemnité de suivi et d’orientation) des
enseignants. Mais il a tenu à préciser
que
les régions réclamaient le transfert du service
d’orientation
et qu’il n’y était pas défavorable, s’interrogeant
sur l’efficacité du service actuel. Il ne voyait pas
en quoi le fait que les COP soient fonctionnaires
d’État les rendait plus efficaces."
Faut-il se sentir pour autant
rassuré ?
*Code du
travail (suite et pas fin). Voici peut-être
quelques
explications quant à l'atonie générale sur
cette histoire de réforme du code du travail.
Pourquoi tant de silence? Justement on apprend, de
source syndicale (SUD), que
cette réforme se fait en
parallèle à une negociation sur la reforme du marché
du travail et sur
l’assurance-chomage entre le patronat et les 5
centrales syndicales CGT, CFDT, CFTC,
CGC, FO, et dont on n'entend pas plus parler.
Elle se traduirait peut-être par une redistribution des
rôles de chacun au sein des différentes
institutions sociales.
On apprend aussi que le MEDEF tente
d'imposer aux syndicats un certain nombre de
propositions. C'est dans la droite ligne des
déclarations de Parisot (dont on a déjà parlé,
cherchez bien dans les pages précédentes). Comme :
- flexibilisation du
CDI et CDI dit "de mission" (que le patron
peut arrêter à tout moment pour fin de mission), et
séparabilité "à l’amiable" ;
- possibilité pour le patron de modifier à sa guise
les clauses essentielles du contrat de travail
(salaire, poste, lieu) sans qu’il y ait en cas de
refus du salarié licenciement économique ;
- possibilité pour lui de se débarrasser d’un
salarié pour inaptitude d’origine autre que
professionnelle sans licenciement économique ;
- prolongation de la
période d’essai (3 à 6 mois pour non cadres, 6
mois à 1 an cadres) ;
- désengagement
financier du patronat de l’assurance-chomage
et renvoi des chomeurs aux minima sociaux payes par
l’Etat et insuffisants pour vivre.
*
Certains
adoptent une solution
qui
passe par des actes. Au moins c'est clair.
C'est dans l'enseignement
agricole. Et c'est la GREVE.
Le 14 décembre 2007, les personnels de l’Enseignement
Agricole Public seront en grève.
Du 10 au 14 décembre, l’Intersyndicale de
l’Enseignement Agricole Public (SNETAP-FSU,
SFOERTA-FO, SYAC-CGT, SUD Rural) appelle à une
semaine d’actions (manifestations, blocages… au
niveau régional et local), dont le 14 décembre sera
le point d’orgue. Ce jour là, les personnels de
l’Enseignement Agricole Public seront en grève et
manifesteront à Paris en direction du Ministère de
l’Agriculture et de la Pêche, avec le soutien de
parents d’élèves, de professionnels et d’élus. (...)
[déclaration commune]
Droit et salaires
"Le rythme de
diminution des effectifs de l'Education nationale
sera fonction
des progrès réalisés dans la remise à plat des
programmes et des rythmes scolaires"
Nicolas S.,
Discours
télévisé,
18.09.207.
Souvenons-nous.
*
Précisions
sur les propos du ministre auprès des
syndicats, ce mardi. On apprend plus précisément que
Eric
Woerth a proposé :
- de
discuter d’un
« mécanisme qui garantisse le maintien du
pouvoir d’achat pour l’ensemble des
agents », la valeur du point d'indice devant
être incluse dans cette discussion sans donner
plus de précision.
- de
lancer l'étude des différentes formes du travailler
plus... qu'avait promis Sarko, notamment
autour des HS ainsi que « l’intéressement aux
résultats » (« mérite, prise de
responsabilité, intéressement collectif »…) et
la promotion interne.
- de
tenir un rendez-vous annuel sur les salaires à
une date « déterminée », et dans cette
perspective un rendez vous dès décembre 2007 pour
traiter de 2008 et un rv au printemps 2008 pour 2009
La CGT
et la
FSU auraient
souhaité une action le 17 décembre, ce que les autres
syndicats ont refusé. Les deux mêmes ont proposé aux
autres de fixer dès aujourd'hui le principe d'une
grève en janvier. Les autres confédés
préfèrent attendre pour décider.
Prochaine réunion syndicale donc le 17 décembre au
soir.
*
Tout
n'est pas fini en ce qui concerne la LRU.
Les
étudiants bougent encore même si leurs
représentations syndicales les lâchent. Mardi,
ils ont
envahi le journal Le Monde pour se faire
entendre, mais on ne peut pas dire que cela ait eu un
grand retentissement. Pourtant, à cette occasion, ils
ont publié un beau
manifeste :
OCCUPATION DES LOCAUX DU JOURNAL LE
MONDE
Nous,
étudiant-es mobilisés, nous sommes invités à la
rédaction du journal Le Monde ce mardi 4 décembre
pour alerter l'opinion publique de la désinformation
voire la non-information des médias à propos de la
mobilisation étudiante et
lycéenne.
Nous,
étudiant-es mobilisés, nous sommes invités à la
rédaction du journal Le Monde ce mardi 4 décembre
pour alerter l'opinion publique de la désinformation
voire la non-information des médias à propos de la
mobilisation étudiante et
lycéenne.
Si
les médias cristallisent ainsi l'information autour
des seuls moyens d'actions, de la forme du mouvement,
au détriment des motifs réels de notre révolte. Ce
phénomène en est un d'autant plus criant depuis que
l'Unef a appelé à stopper le mouvement, se déclarant
satisfait des propositions du gouvernement. Par notre
présence dans les locaux de ce journal, nous
souhaitons également signifier que les AG locales et,
par extension, la coordination nationale sont les
seules instances représentatives du mouvement qui n'a
jamais cessé.
En
refusant la réforme des universités, nous nous
battons contre la sélection sociale, la soumission de
l'enseignement et du savoir aux lois du marché que
cette loi prévoit. Si nous ne contestons pas que
l'université doit changer, sa transformation doit
s'opérer dans un sens radicalement différent. Nous
cherchons à créer une université libre, gratuite,
ouverte à tous, c'est-à-dire sans critères de
sélection ni de rentabilité. Pour arriver à cet
idéal, c'est l'organisation entière de l'Université
qu'il faut remettre en cause.
C'est
pourquoi nous voulons nous réapproprier notre lieu
d'étude dans son intégralité. Les enjeux
universitaires doivent être gérés par les premiers
concernés. Notre critique de l'Université s'inscrit
dans une réflexion plus globale sur l'orientation de
la société actuelle. Nous luttons contre
l'accélération de l'offensive libérale et
anti-sociale qui accentue les inégalités, supprime
toute notion de solidarité, et déshumanise les
relations sociales, en nous dressant les uns contre
les autres. Seuls les mouvements sociaux ont la force
de créer de nouvelles solidarités, et de mettre fin
aux offensives criminelles du
libéralisme.
Les
étudiants en lutte, à l'appel de la coordination
nationale.
Le
RDV du Jeudi 6 Décembre à la manifestation prouve que
la mobilisation continue !
* Notre blog
évoquait il y a quelques semaines (sur cette page) la casse du code
du travail qui était en marche. C'est aujourd'hui
passé dans l'indifférence générale. Alors
pour
mobiliser un peu, regardez cet entretien de
Gérard Filoche, l'inspecteur du travail qui en
fait le bilan. Diffusez le lien
!
Ce n'est qu'un résumé d'une conférence plus substantielle. Pour voir toute la conférence de Filoche il faut se rendre sur le profil d'ATTAC92 sur Dailymlotion. C'est plus précisément là.
Pays de bucherons
"Le gouvernement
a décidé que c'était un document intéressant.
Il demande aux professeurs de le lire".
Henri G.,
Canal
+,
18.10.2007.
Au sujet de la
lettre de Guy M.
Souvenons-nous.
* Ainsi sont
sorties les dernières
données internationales sur l'Éducation. Et
voici de nouveau dans vos journaux de propagande
préférés, les lamenti sur la
situation française, médiocre au
plus propre du terme. Ceux qui veulent vider le bébé,
l'eau du bain, et interdire le bain car ils préfèrent
les douches, n'ont pas fini de ce servir de cette
bouillie intellectuelle que représentent ces études
prises en vrac sans un minimum d'esprit d'analyse.
Les études les voilà en pdf (attention il y a à
lire...) PIRLS et
PISA
:
Pour PIRLS on le trouve sur cette page.
Pour PISA on le trouve sur cette page.
Déjà les
premiers commentaires sur le site du Café pédagogique.
L'Expresso du jour renvoie vers Meirieu (au
discours sans surprise) et à d'autres...
En
gros, on est nul, faut changer.
* Pour éviter toute conclusion hâtive, et
selon toute bonne logique analytique, on devrait commencer
par regarder de plus près la nature même de ces
études. Car elles
ne sont pas anodines. L'institut de la FSU fournit
une enquête solide sur son site. C'est là .
Celle-ci montre que PISA n'évalue pas
les connaissances mais les compétences,
l'aptitude à
réaliser des tâches que l'on trouve dans la
vie de tous les jours. C'est sûr l'école française
n'est pas basée la dessus (et franchement est-ce si
mal ?). Beaucoup d'items ont
été proposés par les pays anglais qui
curieusement les réussissent mieux...
*On va vous
dire que la Finlande, voilà
un vrai pays ou l'éducation sait se tenir,
c'est autre chose que notre armée rouge de
l'Éducation nationale (remarquez, il s'agit
souvent de l'argument du prof de droite, du supérieur
qui plus est, le gars qui sait de quoi il cause,
quoi).
Est-ce si sûr
? A voir.
Darcos,
encore il y a peu, y a mené de savantes
observations. Était-ce bien utile ?
Voyons, voyons. En
fouillant un peu (2' 15 sur google) on trouve
un fort
instructif rapport d'un inspecteur général,
Rémy Jost, qui a effectué une mission en
Finlande, voilà plus de 2 ans et que tout le
monde semble ignorer. Je vous le conseille il est là en pdf.
Pour
résumer :
Vous y
apprendrez comment un pays de 5,2
millions d'habitants (soit moins que la
population scolaire française), sans immigration et
culturellement très homogène, arrive à faire
apprendre avec succès une langue qui s'écrit comme
elle se prononce, donc sans quasiment de
fautes d'orthographe. Mieux encore vous y
apprécierez tout le mérite des élèves
finlandais qui travaillent en mathématiques, par
exemple, sur des exercices qui ressemblent comme deux
gouttes d'eau aux tests PISA, et cela depuis
l'âge de 7 (avant ils sont à la garderie).
Vous
comprendrez pourquoi des élèves qui sont rarement plus de 20
par classe (et souvent même que 12), qui ont
leur
matériel pris en charge par les établissements
scolaires, et qui bénéficient
d'une cantine gratuite, semblent apprécier largement
le collège unique instauré en 1970, ou ils
suivent des cours de 45
minutes entrecoupés chacun de 15 minutes de
pause et ce avant 13
heures, heure à laquelle ils sont libérés (et
le samedi est libre). Il doivent y
supporter cependant l'impossibilité du
redoublement. Cruel sacrifice !
Pire, vous envisagerez
leur angoisse quotidienne de ne pas avoir de
note (aucune pendant les trois premières
années d'école).
Enfin, vous apprécierez
à sa juste mesure la
motivation des enseignants,
payés 2000 € en début de carrière et plus de 4000
après 10 ans de service, qui ne connaissent pas
l'inspection (supprimée en 1970) et qui
bénéficient de salles
des professeurs très confortables dans
lesquelles ils ne viennent pas
corriger leurs copies puisqu'ils en ont
qu'exceptionnellement (quatre ou cinq devoirs
surveillés sont organisés dans chaque discipline par
année). Vous comprendrez les problèmes didactiques
insondables qu'ils ont pour tenir le rythme cours
magistral / exercices.
Sans doute faut-il
souligner l'angoisse du
représentant syndical — de l'unique syndicat —
avec lequel l'État est tenu de
négocier toute réforme ou régulation.
Vous y
remarquerez encore la qualité des programmes, basés
sur aucune référence
universitaire et conçus pour être
pragmatiques, utiles « pour la vie », à tel
point que par exemple le théorème de Pythagore est
énoncé sans explication, seules les applications
intéressent (la démonstration, éventuellement elle
n’est qu’entrevue à l’aide d’un puzzle). Avec soulagement
vous comprendrez que toutes les disciplines
contribuent à un sentiment
national fort, l’esprit de groupe et le sens des
responsabilités.
Donc
pour résumer : Pas de redoublement, peu de notes donc
peu de copies, pas de cours l'après-midi, classes
très allégées, salaires des profs multipliés par deux
(par rapport au salaire français), peu d'exigences
disciplinaires.
Ca vous dit pas ?
*Evaluation,
toujours. Le SGEN-CFDT,
lui, aurait trouvé (le 3 décembre) dans la presse de
nouvelles informations sur l'évaluation. Si quelqu'un
sait exactement quelles sont ces annonces
nouvelles... Voici ce que l'on trouve sur son site :
Le Sgen-CFDT a pris
connaissance par la presse de l’annonce par Xavier
Darcos d’une réforme imminente de l’évaluation.
Le
mode d’évaluation choisi sera déterminant pour
l’évolution du système éducatif.
Le diagnostic comme les objectifs fixés à
l’évaluation par le Ministre de l’Education Nationale
sont de nature à rencontrer certaines préoccupations
des personnels.
Mais, en fidèles Rantamplan de l'action
gouvernementale, ils en rajoutent et disent quelque
chose de fort :
« Encore un effort, Monsieur le Ministre, osez
l’évaluation
collective ! »
Il veulent : "une transformation plus
profonde de l’évaluation (évaluation des
établissements, des équipes) vraiment utile, à même
de mobiliser les personnels, favorisant les pratiques
collectives aujourd’hui indispensables pour une plus
grande réussite des élèves. L’évolution du métier
comme des pratiques enseignantes sera en grande
partie conditionnée au mode d’évaluation qui sera mis
en œuvre."
*Enfin, ils auraient bien de
l'humour au lycée Matisse de
Cugnaux. Voyez plutôt ce tract diffusé à la sortie des
classes. Que faut-il lire entre les lignes ?

En attendant le 4 décembre... [MAJ]
"J'adhère
totalement au projet d'alléger la charge de l'Etat
et de desserrer le carcan des statuts dans
l'éducation nationale."
Xavier D.,
Le
monde,
09.11.2007.Souvenons-nous.
[MAJ à 23
h 30]
*
Les
syndicats ont été convoqués, le 29 novembre,
pour rencontrer les ministres. La réunion se tenait
ce matin. Ils ont parlé pouvoir
d'achat et rémunération, paraît-il.
Voici le
communiqué commun suivant (trouvé sur le site
de la FSU)
Lors de la
réunion du 3 décembre 2007, Eric WOERTH a procédé à
différentes annonces :
• ouverture
de négociations sur ce thème [pouvoir d'achat] dès le
17 décembre,
acceptation
du principe de discussions sur la grille
indiciaire,
reconnaissant son écrasement,
•
acceptation du principe
d’une négociation annuelle sur les salaires
dans la
fonction publique avec une première réunion au
printemps 2008 pour les rémunérations 2009.
Par ailleurs, le Ministre
convient de la nécessité, dans le cadre de mesures
générales, d’augmenter la valeur du point d’indice.
Les
organisations syndicales signataires prennent acte de
ces annonces mais entendent maintenir la pression
pour obtenir dès le 17 décembre, des réponses sur les
points suivants :
- maintien du pouvoir d’achat par des mesures
générales, passant par la revalorisation du point
d’indice, et ce, dès le 1er janvier 2008 ;
- prise en compte du passif des années
antérieures ;
- reconstruction et revalorisation de la grille
indiciaire.
S’agissant des heures supplémentaires et des mesures
éventuelles sur le compte épargne temps, les
organisations syndicales signataires rappellent leur
volonté de les traiter en dehors du sujet
« pouvoir d’achat ».
Enfin, la question de l’emploi public reste, pour
elles, pleinement d’actualité.
Les organisations signataires apprécieront les
réponses ou l’absence de réponses et arrêtent le
principe d’une nouvelle rencontre intersyndicale à
l’issue de cette première réunion de négociation.
Le 3 décembre 2007
C'est un fake ou
quoi ?
En tout cas ils n'ont pas
fini de rencontrer Darcos. Dans quelques jours ils
traiteront du Bac Pro en 3
ans. D'après ce texte de l'AFP, directement
inspiré du milieu ministériel, pourtant on apprend
qu'ils le voient souvent ...
AFP —Une
intersyndicale enseignante de toutes tendances
politiques, inquiète de la
généralisation annoncée du bac pro en trois ans
(contre quatre à présent), va être reçue à sa
demande, "dans les jours qui viennent" par Xavier
Darcos, a annoncé
lundi son entourage à l'AFP.
"Ils vont être reçus dans
les jours qui viennent, sous
réserve qu'ils formalisent leur demande
d'audience" auprès du ministère,
autrement que par voie de presse, a assuré
l'entourage du ministre de l'Education.
Un peu plus tôt dans la journée, une intersyndicale
mêlant toute les tendances politiques, le Sgen-CFDT,
le SE-Unsa, le Snalc-CSEN (droite), le SNFOLC, le
Snuep-FSU et l'Unsen-CGT, a, dans un communiqué,
"demandé au ministre de la recevoir de toute
urgence".
"Face à
l'émoi suscité dans les
académies par cette mesure, à l'inquiétude légitime
qu'elle fait naître chez les personnels, les élèves
et leurs familles, l'intersyndicale exige l'ouverture
d'une concertation sur le devenir de l'enseignement
professionnel public", a expliqué l'intersyndicale.
Elle a dénoncé "la méthode ministérielle relevant du
coup de force" d'une réforme effectuée, selon elle,
"sans aucune concertation".
"Le sujet a
été abordé lors des diverses
audiences et relations que le ministre et le cabinet
entretiennent avec les syndicats de façon
hebdomadaire", a précisé l'entourage du
ministre.
*
Dans le
supérieur, on est bien organisé. Un bulletin
d'information intitulé Pour
une autre réforme des universités et de la
recherche circule par liste de diffusion.
Voici en pdf le numéro du 2 décembre. Pour une autre
réforme
Pour vous y abonner allez sur les listes rezo.net la
liste s'appelle "sur". Pour s'abonner c'est là .
Sommaire du dernier numéro :
Sommaire
du jour :
1. Annie Vinokur ( Paris 10), "La
loi relative aux libertés et responsabilités des
universités : essai de mise en perspective" (2 dec.)
2. Jérôme Valluy (Paris 1), "Le mouvement
universitaire, les "blocages" et les significations
de l'antiblocage" (2 dec.)
3. La fédération SUD éducation appelle les personnels
à soutenir les étudiants et les lycéens mobilisés (1
dec.)
4. Mise en ligne de l'Appel de l'université de Paris
13 - Sauvons l'université et construisons ensemble un
autre projet ! (1 dec.)
5. Amiens - Nouvelles de l'université : les recours
de l'UNI contre les blocages rejetés par le Tribunal
Administratif, (1 déc.)
6. Paris 10 - Communiqué des membres du personnel
relatif aux violences de vendredi 30 novembre 2007 :
"La véritable violence faite à l'ensemble de la
communauté universitaire, c'est la LRU." (30 nov.)
7. Section SNESUP Lille 2 Droit contre la stratégie
antiblocage du Doyen - Communiqué (30 nov.)
8. Rennes : "L'Assemblée générale des étudiants de
l'IEP de Rennes a l'immense chagrin de vous faire
part du décès de la Recherche Publique Française" (29
nov.)
9. Communiqué FSU-Snesup : FAIRE ENTENDRE LA PAROLE
DES UNIVERSITAIRES ! (29 nov.)
10 Jean FABRI (FSU-Snesup) Université : la réforme
oui, mais pas celle-là, (29 nov.)
11. Sud Etudiant, "V.Pécresse doit prendre ses
responsabilités en abrogeant la LRU !" (28 nov.)
12 Sud Etudiant "Le mouvement appartient à ceux et
celles qui le construisent !" (26 nov.)
13. Sud Etudiant "APPEL DE LA COORDINATION NATIONALE
ETUDIANTE DE LILLE DES 24 ET 25 NOVEMBRE 2007" (26
nov.)
*
Réactifs, à
l'anpe.fr. Le petit jeu
présenté dans l'article précédent n'est plus possible
ce matin. Il a été corrigé dès l'ouverture des
bureaux, il faut croire. Du moins en
partie. Car si vous tapez mafia, cela
marche toujours...
Jeu dominical
La réforme de
l'Etat, "c'est moins d'Etat, moins de services et
moins de personnel".
François F., Le
Monde,
10.10.07.Souvenons-nous
*
Pour commencez aujourd'hui amusons-nous un peu
avec l'Education nationale. Petit jeu.
Vous voulez changer de statut et de corps ?
Choisissez le bon ! Pour cela :
1/ Allez sur le site de l'anpe, http://www.anpe.fr/
2/ Sous « Vous êtes Candidat » cliquez sur
"Recherchez vos offres d'emploi". Voir image
ci-dessous.
3/ Ensuite il y a deux
possibilités : soit vous êtes plus
fainéant que corrompu : alors dans le champ
vierge qui s'affiche sous la rubrique "je recherche un
emploi de", entrez le mot clé qui correspond
le mieux à votre ambition, à savoir, le mot
Rien.
Cliquez. Voyez, vous avez des perspectives...
Soit
vous êtes plus corrompu du fainéant : alors
dans le champ vierge qui s'affiche sous la rubrique
"je
recherche un emploi de", entrez le mot clé qui
correspond le mieux à votre ambition, à savoir, le
mot MAFIA.
Cliquez. Voyez, vous avez de la concurrence ...
En revanche, si vous cherchez un
boulot de prof c'est autre
chose, voyez :
*
Sinon, le
JDD
annonce une
réunion ce soir (dimanche) de certains ministres
autour de Fillon pour évoquer la mise
en place le plus rapidement possible des mesures
annoncées par Sarkozy :
Le Premier
ministre François Fillon veut accélérer la mise en
oeuvre des mesures annoncées jeudi par Nicolas
Sarkozy. Dès ce soir, il réunit à Matignon Xavier
Bertrand, la ministre de l'Economie Christine
Lagarde, Eric Woerth (Comptes publics) et Luc Chatel
(Consommation), ainsi qu'André Santini (Fonction
publique) et Xavier Darcos (Education). Ils
plancheront sur le déblocage de la participation, le
rachat des RTT et la prime pour les entreprises de
moins de 50 personnes.
On
attend des annonces pour les profs sur les RTT, la
fin des 35 heures, le travail le dimanche, la
participation aux résultats ...
Mise en place de la réforme
« Même si le décret [De Robien] est abrogé,
nous retrouverons la bivalence dans la grande
discussion
qui doit avoir lieu sur le métier d'enseignant
»,
Xavier D.,
Le Point, 11.06.07.
Souvenons-nous.
*Subrépticement,
ce que l'on annonçait se met en
place.
Premier exemple,
dans l'enseignement agricole c'est
parti.
Cela se passe dans les Pyrénées orientales. Cela
s'annonce aussi du coté de Roanne. Déclaration des
établissements concernés (Pyrénées Orientales) :
"Le ministère de
l’agriculture et de la pêche vient de décider
brutalement la fermeture de nombreuses classes
des deux Lycées agricoles publics du département des
Pyrénées-Orientales
à partir
de la prochaine rentrée scolaire 2008.
Le lycée Claude Simon de Rivesaltes et le lycée
Federico Garcia Lorca de Théza vont dès lors subir
des décisions dictées uniquement par des soucis
d’économie et de restrictions budgétaires sans
réflexion préalable ni discernement.
• classe de 4ème, bac
pro viticulture pour le Lycée Claude Simon de
Rivesaltes
• Baccalauréat
STL, pour le Lycée agricole Federico Garcia
Lorca de Théza
Les établissements oeuvrent depuis de nombreuses
années chacun à leur manière pour un enseignement de
proximité destiné à former les futurs acteurs ruraux
et économiques de notre département.
Les différentes missions : formation, développement,
animation, coopération internationale, insertion
auxquelles le personnel de ces deux lycées s’est
dévoué depuis de nombreuses années sont reconnues et
appréciées localement et bien au delà de notre
territoire.
En dépit d’une crise structurelle sans précédent,
l’agriculture départementale continue de représenter
un des piliers majeurs de la dynamique économique des
Pyrénées Orientales.
En détruisant son enseignement, c’est l’agriculture
et la ruralité de ce département qui sont détruites.
Nous, personnel de ces deux lycées, soutenus par nos
collègues du CFPPA et du CFA, ne pouvons l’accepter
et nous y résoudre. "
Une pétition est à
signer sur le site dédié à ces fermetures
; c'est là.
Quand à Roanne, voici
un extrait de leur texte contre la fermeture de 4e
techno :
"CONTRE LA FERMETURE DE LA CLASSE DE
QUATRIEME AU LEGTA DE ROANNE CHERVE
Le lycée de Roanne Chervé
n’a jamais rencontré de problèmes de recrutement : 20
élèves en quatrième, 22 en troisième à la rentrée
2007. Nous aurions pu augmenter les effectifs de
façon significative. En raison du profil particulier
de ces classes, nous les avons limités volontairement
pour travailler dans des conditions satisfaisantes.
(...)"
Rappelons que
pour tous, la réforme sera officiellement
dévoilée en janvier. Un aperçu déjà
dans nos pages, là.
*C'est peut-être pour
cela qu'on va vers une nouvelle mobilisation
? Pas certain.
Voici le texte des
organisation syndicales (du 30 novembre)
annonçant qu'ils vont (peut-être)
se fâcher. Ils se revoient le 4 décembre si le
ministre ne donne pas de réponses (mais à quelles
questions, ça ce n'est pas dit).
Lettre commune de l'Intersyndicale à Darcos
Montreuil, le 30 novembre
2007
Monsieur le Ministre,
Le 20 novembre, en participant, nombreux, à la grève
et aux manifestations auxquelles nous les avions
appelés dans le cadre de l’action fonction publique,
les personnels de l’Education ont tenu à vous faire
part de leur mécontentement et inquiétudes et vous
rappeler leurs revendications.
Ils sont en désaccord avec une politique salariale
qui aboutit depuis plusieurs années à une dégradation
continue de leur pouvoir d’achat.
Ils
condamnent les 11 200 suppressions
d’emploi
prévues par le budget de l’Education 2008 qui
s’ajoutent aux milliers d’autres intervenues depuis 5
ans.
Ils
dénoncent les différentes mesures et décisions prises
sans concertation (sur la carte scolaire,
sur le collège, sur l'enseignement professionnel, sur
l'éducation prioritaire…) qui, tournant le dos à
l’ambition d’une école qui garantisse la réussite de
tous, participeront à la mise en place d’une école à
plusieurs vitesses et au renforcement des inégalités
sociales et scolaires.
Les personnels ont exprimé de fortes attentes. Avec
eux, nous vous demandons d’y répondre rapidement.
Faute de réponses et d’engagements satisfaisants de
votre part, nos organisations qui ont prévu de se
réunir à nouveau le 4 décembre, décideront d’une
nouvelle étape de mobilisation.
Nous
vous prions d’agréer, Monsieur le Ministre,
l’expression de nos respectueuses salutations.
Signataires
:
FAEN, FERC CGT, FSU, SGEN CFDT, UNSA
"Salutations
respectueuses", c'est peut-être là le problème...
Le 4 décembre, SUD-Education,
elle, appelle à la GREVE.
*En effet,
dans
quelle mesure faut-il respecter un ministre de
l'éducation dont l'administration demande aux chefs
d'établissements de se transformer en RG ? On
se souvient du mail de l'inspection académique du
Bas-Rhin. Bis
repetita. Le SNES 31 dénonce :
Nous venons de prendre connaissance
d'une
directive adressée par l'Inspecteur d'Académie de
Haute-Garonne aux chef
d'établissement du département.Dans ce
texte, l'I.A. 31 demande aux chefs d'établissement de
lui communiquer les informations concernant les
mouvements lycéens.
Si nous pouvons admettre que l'administration
souhaite connaître la situation dans les
établissements du département, nous ne pouvons
que nous
élever contre une demande de renseignements précis
qui relève d'une enquête policière.
En effet,
l'I.A. 31 demande
"la situation détaillée et précise : AG, rumeurs,
manifestations prévues, rassemblements prévus,
tracts, nombre d'élèves mobilisés, origine - si
possible des leaders -, présence des étudiants et
leur nombre". Il ajoute également
qu'il sait gré aux chefs
d'établissement "de lui faire connaître les modes de
transport utilisés ainsi que leurs moyens de
financement".
La section départementale du SNES Haute-Garonne
demande immédiatement que cessent de telles pratiques
qui constituent une atteinte grave aux libertés
individuelles et visent à transformer les chefs
d'établissement en auxiliaires de police.
Faudrait-il penser que la Police
de Monsieur Sarkozy n'a plus les moyens de vérifier
tout cela elle-même ?
*La Police
c'est fait , parlons armée
maintenant. Encore une belle initiative d'un
recteur qui est bien au
service de notre bon Président. Il faut soutenir le
moral des troupes ! Envoyez un dessin de vos chers
élèves. C'est une info Libération (29.11.07).
Extraits :
Les écoliers mobilisés pour le moral des
troupes
«Quand j’ai ouvert ce courrier de l’inspection
arrivé mi-novembre dans la boîte mail de l’école,
j’ai pensé : “C’est une blague !” J’étais en colère,
je l’ai jeté»,
raconte Nathalie, institutrice dans une classe de CM2
à Montpellier. Le courrier en question
explique
l’intérêt de faire participer les enfants de l’école
primaire à une opération de dessins envoyés pour Noël
aux
«13 000 soldats français actuellement
engagés dans les opérations extérieures
pour la restauration ou le maintien de la
paix».
Il est signé Christian Nique, recteur de l’académie
de Montpellier, qui juge cette action
«citoyenne, civique, facteur de cohésion
nationale, formatrice».
Colis.
Les dessins sont à envoyer directement à
l’association Solidarité Défense, qui
«a pour but de contribuer à resserrer les liens
entre la société civile et la communauté
militaire».
Cette association, créée en 1994 par l’amiral
Jacques Lanxade (à la tête des armées françaises lors
de l’opération Turquoise au Rwanda) et soutenue en
partie par le ministère de la Défense, envoie chaque
année des colis de Noël aux militaires en poste dans
des pays comme la Côte-d’Ivoire, l’Afghanistan ou le
Tchad.
A chaque colis est joint un dessin d’enfant, collecté
par
«des personnes, anciens militaires ou femmes de
militaires, qui vont présenter dans les écoles ce
qu’est l’armée, à quoi elle sert»,
explique le trésorier de l’association Solidarité
Défense, qui confirme que,
«cette année, ça a mieux marché que les autres
années, on a déjà reçu près de 20
000 dessins.
Le ministre de l’Education nationale, monsieur
Darcos, a été plus insistant, et on a eu un véritable
soutien avec les recteurs
d’académie».
A l’image de celui de Montpellier, qui participe à
cette opération pour la première
fois.
Repos
!
Voilà enfin une façon de leur faire faire de
l'éducation civique (mon général), ladite éducation
que ces gauchistes d'enseignants ne veulent pas leur
faire faire.