Réveillon sauce bolognaise
En effet, grâce aux accords de Bologne en vertu desquels 29 États européens se sont engagés à établir un espace européen de l'enseignement supérieur d'ici à 2010, la France reconnaît maintenant les "bacs" délivrés en Grande Bretagne par la chaîne de restauration rapide McDonald's puisque le gouvernement britannique lui-même les reconnaît depuis janvier 2008 (de même que les équivalents du "A-Level" délivrés par deux autres sociétés privées, Network Rail, qui gère le réseau ferroviaire, et la compagnie aérienne à bas prix Flybe).
Aura-t-on en France la cruauté de refuser à McDo une faveur analogue à celle accordée le 18 décembre dernier aux institutions catholiques (on en a déjà parlé) ?
* Multiplication des cadeaux aux familles privilégiées. C'est pas beau ça ? C'est pour celles qui ont leurs enfants dans les lycées étrangers. L'Etat prendrait en charge les frais de scolarité.
Une paille, voyez plutôt : 5 500 euros l’année à Tokyo, 6 500 à Londres, 15 000 à New York 17 000 euros -le record- à San Francisco. Substantielles économies pour des familles plus qu'aisées déjà aidées par des bourses assez généreuses (à New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros par an -pas vraiment le smic- pour décrocher 4 500 euros d’aide). Le 13 août dernier un article du Canard évoquait déjà cette volonté Sarkozyste (à retrouver ici) qui pourrait coûter très chère (plus de 700 millions d'Euros), la Gazette de Berlin en reparlait encore il y a peu dans cet article.
* Meirieu n'a rien à faire pendant les vacances. Alors il écrit à Darcos pour dire que c'est pas bien ce qu'il fait. C'est là. Extraits :
"Au fond, Monsieur le Ministre, votre politique décourage les enseignants parce qu’elle met à mal leur identité de « professeurs ». Dans un système où le libéralisme et la technocratie s’associent de plus en plus pour permettre le développement des stratégies individuelles de « réussite », les enseignants sont réduits à des dépisteurs, à des orientateurs, voire à des douaniers… eux qui ont la vocation de « passeurs » chevillée au corps. Résultat : le moral des troupes est au plus bas partout et les enseignants du primaire sont, eux, « au fond du trou ».
Ouais et bientôt ils s'apercevront qu'au moins ils ont un trou pour se cacher...
* Darcos : "tout le monde souhaite la réforme du lycée" (Le Figaro), ou les vraies fausses évidences, l'art de la communication nouvelle. Il a rajouté aussi :
«Je suis un réformiste, je sais que ce ministère est difficile, mais je suis à la barre. Par gros temps, on ne barre pas aussi fort que par temps calme», conclut le ministre.
Vous aurez rétabli l'erreur de frappe : "Par gros temps, on ne se barre pas aussi fort que par temps calme».
Mais cela va venir, cela va venir...
* Enfin pour ceux qui n'étaient pas là l'an dernier, nouveau podcast pour fêter le réveillon :
Les boules
Juste un podcast :
* L'Ultra gauche à
la tête des universités ? Et bien c'est ce
qu'il faut croire, parce que face à la réforme des
concours de l'EN il y a de l'opposition...
"Un nombre de plus en plus grand de départements,
d'universités, de présidents d'université (parmi
lesquels Georges Molinier, président de Paris 4
Sorbonne,
si même Paris IV s'y met
alors...)
se sont élevés contre le principe d'une réforme
élaborée sans concertation véritable et selon un
calendrier ridiculement contraint ; tous ont dit
leur refus décidé de s'y plier et affirmé leur
volonté résolue de ne pas remettre les maquettes
réclamées par le Ministère de l'Enseignement
Supérieur et de la Recherche.
Lionel Collet, lui-même, tout nouveau président de la
Conférence des présidents d'Université lui-même, et
par ailleurs président de l'Université de Lyon 1, n'a
pas exclu que la CPU rejoigne ces positions
si le Ministère refusait d'entendre ces
revendications."
C'est la déclaration
de Bruno Clément Professeur au département de
Littérature française à l'Université Paris 8, qui
appelle à une réunion de tous ceux qui se sentent
concernés dans la région parisienne, le mercredi 14
janvier 2009 de 9h à 13h à l'Université Paris 8
(amphi X)
"Les enjeux de cette
assemblée sont évidemment capitaux : si des
universités aussi différentes entre elles que Paris 8
et Paris 4 peuvent sur cette question adopter si
spontanément des positions communes, c'est qu'elles
ont une conscience aiguë que la logique qui doit
prévaloir dans un dossier d'une telle importance
n'est pas celle de l'intérêt de telle ou telle
instance, de l'identité de tel ou tel établissement,
mais celle ces valeurs qui justifient leur existence
même : l'universalité, la collégialité, la foi
dans un service véritablement
public".
* Le Sgen refuse "la simple posture
contestataire". Que de poésie au
Sgen ! En tout
cas il trouve qu'il y a eu des avancées
significatives pour la voie professionnelle. Tout est
dans les mots... C'est là.
Le Sgen,
syndicat du redressement national.
Diplômes tres catholiques
Ouest-France - L'an passé, Nicolas sarkozy jugeait
"dommageable" que les diplômes des universités
catholiques ne soient pas reconnues par l'État
français. Depuis
hier, les choses ont évolué. "Les diplômes sont
maintenant reconnus de part et d’autre", s’est
félicité Bernard Kouchner, ministre des affaires
étrangères et européennes, au moment de signer avec
Mgr Dominique Mamberti, secrétaire pour les relations
du Saint-Siège avec les États, un accord sur la
reconnaissance des grades et diplômes dans
l’enseignement supérieur
catholique.
Historique
"Cet accord a pour
objet de reconnaître la valeur des grades et des
diplômes canoniques (théologie, philosophie, droit
canonique) ou profanes
délivrés par les
établissements d'enseignement supérieur catholiques
reconnus par le Saint-Siège et de faciliter les
différents cursus universitaires", a indiqué le Quai
d'Orsay.
Cette reconnaissance est historique. Elle revient sur
une situation d’infériorité de l’enseignement
supérieur catholique vieille de plus d’un siècle. Car
si, en 1875, la IIIe République a proclamé la liberté
de l’enseignement supérieur, elle avait très vite,
dès 1880, à l’initiative de Paul Bert et Jules Ferry,
réservé l’attribution des titres universitaires aux
seules universités publiques. En 1984, le Conseil
d’État a estimé que ce principe du monopole d’État de
la collation des grades universitaires s’imposait
même au législateur.
Atteinte à la laïcité
Cet accord est condamné par l'Unsa éducation, qui
pose trois questions au gouvernement: "Le ministre
des Affaires étrangères aurait-il compétence pour
gérer l'enseignement supérieur? Un État étranger
peut-il désigner des établissements français en
capacité de délivrer des diplômes français? N'est-ce
pas aussi une atteinte fondamentale à la laïcité de
la République et de l'Université, seule habilitée
jusqu'à présent à pouvoir délivrer les diplômes
nationaux que sont les grades universitaires après
avis du Conseil nationale de l'enseignement supérieur
et de la recherche"."
Pour rappel et appel autour des atteintes à la
laicité voir là .
Le
chanoine y est pour quelque chose bien sûr.
Rappel
de ce qu'il disait en 2007 dans son discours au
Vatican :
"Aujourd’hui
encore, la République maintient les
congrégations sous une forme de tutelle,
refusant de reconnaître un caractère cultuel à
l’action caritative, en répugnant à reconnaître la
valeur des diplômes délivrés dans les
établissements d’enseignement supérieur catholique,
en n’accordant aucune valeur aux
diplômes de théologie, considérant qu’elle ne
doit pas s’intéresser à
la formation des ministres du culte. Je pense
que cette situation est dommageable pour notre
pays."
Le
principe de neutralité laïque voudrait qu'on
reconnaisse aussi et désormais les diplômes de toutes
les autres universités confessionnelles ... A moins
qu'il s'agisse à terme de d’abolir les diplômes
d’Etat et de privatiser entièrement
l’enseignement supérieur l’État se contentant
alors de valider tous
les diplômes selon des procédures
programmatiques
et des exigences pédagogiques
contractuelles négociables, comme c’est déjà le cas
pour nombres d’écoles supérieures privées. Et cela
concernerait en premier lieu le Bac.
*
Suppressions de postes. Voici le résultat du
CTPM de jeudi qui n'a pas eu lieu étant donné
que le ministère n'a pas fourni les documents en
temps utile. Les syndicats en sont donc sortis.
* Daniel
Guichard se rebiffe. Voici ce qui lui est
arrivé :
Lundi matin Daniel
Guichard en papa ordinaire emmène ses enfants à
l’école. Il est 7h30, il passe devant le collège de
Vendres (Hérault). Une scène insolite attire son
attention. Des enfants sont alignés contre un mur,
encadrés par des gendarmes. Les enfants des cars de
ramassage scolaire attendent leur tour pour descendre
et se mettre face à un mur, afin de permettre aux
chiens de renifler leur cartable pour y découvrir
d’éventuels stupéfiants. En l’espèce, ils ne
trouveront rien.
Choqué, Daniel Guichard, s’oppose à un gendarme et
prend une photo avec son téléphone portable. Il
contact le quotidien régional, le Midi Libre qui
consacrera un article au sujet. Interpellé, le
commandant du groupement de gendarmerie de l’Hérault
répond par voie de presse : “Cette recherche de
stupéfiants s’est faite dans un cadre judiciaire
clair, avec l’aide du Groupe d’intervention cynophile
de Montpellier. On
a bien travaillé en amont avec la
principale. Et tout s’est
parfaitement déroulé. Au vu de cette polémique, je
crains qu’il y ait un décalage entre des positions
idéologiques de certaines personnes et ma réalité de
terrain. D’autant que dans la lutte contre la
délinquance, les stupéfiants occupent une bonne
place. En ce qui me concerne, je
me dois de protéger la
jeunesse ”.
La dérive
ne doit pas effectivement être incriminée aux forces
de l’ordre qui ne font qu’obéir à des directives mais
bien aux commanditaires de l’opération. En l’espèce
le procureur de la République de Béziers
mais
surtout, la
direction du collège qui s’est félicitée
des excellentes conditions dans lesquelles s’est
déroulé le contrôle.
L'image est publiée (au moins) sur un blog du monde
(ici).
Il
est fort ce commandant de gendarmerie ! Depuis quand
on leur demande de réfléchir ? Bon il y a encore du
travail, cela se voit...
* Enfin
leçon en images : Le grec apprentissage rapide.
Saint Dicat, priez pour nous !
"La réforme telle qu'elle s'était présentée est interrompue, elle n'a plus lieu d'être, puisque nous recommençons, nous repartons à zéro (...). Il me semble que cette formule dissipe tous les doutes, tous les malentendus".
Et après cela il fait le coup des Etats généraux. Pour le 5 juin ? Bon signe alors...
*Allez comprendre quelque chose, vous ! Petit rapport du vote tenu au CSE mercredi matin. A y perdre son latin politique...
Bon voilà : le Snalc (quand même un peu à droite - du de la FSU au moins) a proposé un vote sur les projets de masterisation. Certes ils sont remontés au SNCAL, mais se ne sont tout de même pas des gauchistes... Alors ils proposent la chose suivante :
« Les membres du CSE réunis ce jour, constatant
la précipitation, le manque de concertation et
l’absence de coordination entre ministères au sujet
de la réforme du recrutement des enseignants,
demandent un report du calendrier prévu pour son
application, afin que soient permises de véritables
discussions, à la fois sur les concours comme sur les
voies de formation y conduisant, ceci dans un cadre
interministériel »
(Même) pas retrait,
rien de bien radical non plus (faut pas déconner
quand même). Option : plus petit dénominateur commun.
Qui vote quoi ?
Résultats : ont voté
d'un seul homme pour ce report : la FSU, avec la CGT,
avec SE-UNSA,
CNGA, UNL
(et oui les lycéens).
Se sont
abstenus : FO
et le
SNPDEN.
Ont refusé de voter (avec toujours beaucoup de
courage : FCPE,
SPELC,
SGEN-CFDT).
Bon alors, FO
vote avec les patrons (pas pour la même raisons
j'espère, mais alors pourquoi ?) la CGT vote avec le
SNACL, la FCPE ne vote plus (ont-ils voté un jour ?).
La FSU se gauchise à mort en votant contre.
Un point est net : les
jaunes sont toujours les jaunes (ils auraient même déclaré que la
réforme des lycées professionnels -dont tout le monde
se fout, au passage-) "était un vrai
progrès".
Mais
les rouges ?
* EE
retrouver maison. L'Ecole émancipée
(EE) veut retrouver sa fibre et appel au débordement
de la FSU. Tant mieux. C'est implicite dans
ce qu'elle publie ; un appel à la grève
générale. Ecole émancipée, tendance
intersyndicale organisée, très présente à la FSU.
La grève et la
manifestation de l'éducation : sans plus
attendre
Depuis le début de
l’année scolaire, on assiste à une intensification
des mouvements sociaux, que ce soit dans le secteur
public ou dans le privé.
La crise financière, économique et sociale qui frappe
déjà durement l’ensemble des salariés, chômeurs et
retraités rend d’autant plus urgente la mise en œuvre
d’une autre politique que celle prônée par les
néolibéraux.
En France, les derniers mois ont été marqués par une
forte mobilisation dans l’éducation, de la part aussi
bien des personnels que des parents, lycéens et
étudiants.
(je vous fais grâce du second paragraphe qui
récapitule les raisons de la dure
lutte).
Au moment où le gouvernement est contraint à un
premier recul (et ce pour la première fois depuis
l’élection présidentielle), il faut amplifier encore
plus les mobilisations, coordonner et centraliser les
ripostes et mouvements qui se développent sur tout le
territoire.
Il faut une nouvelle
grève dans toute l’éducation le jeudi 15
janvier.
Il faut une journée
de manifestation nationale le samedi 17 permettant de
rassembler tous les parents, personnels, jeunes avec
leurs syndicats et associations.
Il faut inscrire ces temps forts dans la durée et la
reconduction du mouvement doit être
posée.
L’annonce le plus
rapidement possible de ces initiatives pour la 2ème
semaine de janvier est de nature à permettre au
mouvement de repartir rapidement dès la rentrée de
janvier créant ainsi les conditions d’un grand
mouvement social pour l’école.
La décision, tant attendue, de toutes les
confédérations d’appeler à une journée nationale de
grèves et de manifestations le 29 janvier sera la
possibilité d’une convergence privé-public et viendra
renforcer ce mouvement social pour la réussite de
tous les jeunes.
Mais cette journée, par sa nature, ne peut constituer
l’horizon des mobilisations actuelles au sein du
service public d’Education. Si les réunions
unitaires des fédérations de l’éducation et des
différentes organisations, organisées jeudi, ne
devaient déboucher sur aucun appel large à la grève,
la FSU au mieux, le SNUipp au pire,
sur la base de sa
légitimité renforcée par les élections paritaires et
son rôle essentiel dans les mobilisations locales
devra prendre la responsabilité d’appeler avec les
forces syndicales disponibles à la grève le 15
janvier.
Il est important
pour les personnels, parents ou lycéens mobilisés
mais aussi en réponse aux manœuvres gouvernementales
que ces annonces interviennent avant le départ en
vacances.
Ecole Emancipée le 17 décembre 08
Bon bien voilà qui est clair (au
moins).
Reculade ou pas de deux ?
La réforme
des lycées et Bac Pro, la masterisation, 13500
suppressions de postes, et 3000 suppressions de RASED
n'ont toujours pas été annulées
DERNIERE MINUTE -
Les syndicats SNLC FO (Créteil - Versailles), SGEN
CFDT (Créteil - Paris), SE UNSA (Paris), SUD
Education (région parisienne), CNT Education (RP),
SUNDEP (Créteil), CGT Educ'action (RP)…. Expriment
leur soutien aux lycéens qui luttent pour défendre
leur éducation. Ils appellent les personnels à
accompagner et soutenir la manifestation lycéenne qui
aura lieu jeudi 18 décembre à 14h au départ de
Luxembourg. Plusieurs syndicats ont déposé des
préavis de grève nationaux qui couvrent les
personnels. Les organisations syndicales s'opposeront
à toute forme de répression (administrative,
policière, pénale) à l'encontre des jeunes qui
défendent leur éducation.
* Les vraies raisons du retrait. Un vrai pas de deux
cette reculade. Explication
supplémentaire du pourquoi du comment Darcos a eu la
bonne idée bien inspirée de retirer son
projet. Pour vous faire une idée large de la
question voyez d'urgence le Canard enchaîné du jour,
toujours bien informé. Le Mammouth vous
présente cependant une autre piste
possible.
Le Mammouth Déchaîné
- On a évoqué Bercy
qui aurait hurlé à l'idée d'avoir à trouver des
postes pour financer 1 heure 30 de Sciences éco pour
tous en seconde. Possible. On a évoqué la Grèce. Sans
aucun doute, le trouillomètre est à zéro.
Tous les acteurs confirment que depuis le début de la
semaine dernière, l'atmosphère est plus que tendue au
ministère alors que plus personne ne soutient la
réforme. D'abord les élections n'ont pas été bonnes.
La forte participation en soit est un aveu de soutien
aux syndicats, les petits jeux du ministère sur les
listes n'ont pas vraiment fonctionné
(souvenez-vous), la grande
stabilité des résultats ne satisfait personne mais
n'arrange personne non plus, gouvernement comme
syndicats malgré les déclarations de victoire de
la plupart des organisations syndicales (même du
SGEN). Ainsi lorsque de mardi à jeudi les
représentants syndicaux vont en audience au
ministère c'est la soupe à la grimace. Pourtant ce
n'est pas de là que vient le problème, Darcos sait
bien que après les élections, le SNES-FSU va de
nouveau réintégrer les discussions, sous un
prétexte ou un autre. C'est déjà ainsi que ce
syndicat avait procédé en 2005 en pleine bataille
contre les décrets De Robien.
La mise en scène et le déroulement des luttes de la
semaine, elles, sont certainement un des points clés.
Remarquons des analogies avec ce qu'avait été la
mobilisation contre le CPE. Départ dans le Sud, puis
contestation qui gagne le Nord, Paris, la Bretagne et
finit par se généraliser. Rebelotte avec les
Marseillais qui bloquent les lycées, idem du coté de
Toulouse, puis de Brest. Les quotidiens régionaux
publient des photos de toute cette jeunesse qui
serait à feu et à sang, se profilent les images de la
Grèce, mais cette fois-ci bien en France. Sarko
s'angoisse (voir le Canard) de voir "tous ces jeunes
qui brûlent les poubelles sans savoir pourquoi", ce
qui au passage témoigne d'une grande analyse
politique et de toute sa considération, merci.
Pour Darcos la communication habituelle ne fait plus
son effet. Le discours sur les privilégiés de l'E.N.
ne passe plus, ni celui du "on vous ment", ou du
"vous êtes manipulé". Bref, impossible de trouver de
l'Ultra gauche la dedans, il est pris à son propre
piège pédagogique.
C'est d'autant plus regrettable qu'en coulisses la
vie politique continue. Sarko prépare son
remaniement, et travaille à l'éjection de certains.
Et il n'est pas question de leur laisser le droit de
fanfaronner à quelques semaines de leur disparition
du gouvernement. Qui sont ces dangereux ? MAM entre
autre qui pourrait prendre de l'importance en
remettant de l'ordre dans tout ce bordel lycéen, ou
au contraire tout mettre en l'air en "profitant"
d'une bavure... Voici donc coupée l'herbe sous le
pied de certains qui auraient pu bien en tirer parti.
Les rivalités vont de bon train, les réformes, elles
restent au passage à niveau.
Darcos, alone in
the government ? Tout n'est
cependant pas perdu pour Darcos. D'abord parce que
c'est le bien aimé de Sarko (voir plus bas), et que
celui-ci lui doit un soutien sans faille alors même
qu'il était au plus bas dans les sondages. N'oublions
pas qu'il était aussi du voyage aux Etats-Unis, d'où
il a ramené l'idée révolutionnaire du "busing"
(dispositif visant à favoriser la "mixité sociale" en
scolarisant des élèves d'une école d'un quartier dit
"difficile" dans un établissement du centre ville).
D'accord il ne peut plus être premier ministre, mais,
nous dit-on, dans le paysage politique gouvernemental
futur qui est déjà bien en place, voici que notre
ministre serait pourvu d'un super ministère de la
culture, de l'enseignement secondaire, et plus si
affinité.
Histoire de mettre peut-être un sous ministre à
l'éducation qui soit un fusible supplémentaire.
Tiens, on verrait bien un ami de Copé tenir ce rôle,
maintenant que Devedjian est
casé...
* EPEP
différés. Après
les lycées voici dont une des pierres
d'achoppement du primaire un peu
évacuée. Une
info DNA.
DNA (Dernières nouvelles d'Alsace) -
Regroupements d'écoles : proposition de loi
différée
Le député
alsacien Frédéric Reiss a annoncé hier que sa
proposition de loi sur la création d'Établissements
publics d'enseignement primaire (EPEP) visant à
regrouper des écoles primaires, sera
différée.
Depuis que les maires ont goûté aux difficultés
d'application de la loi sur le service d'accueil
minimum des élèves, les élus sont très
sensibles, pour ne pas dire plus, aux réformes de
l'Éducation nationale qui pourraient leur être
imposées.
Conséquence directe, la proposition de loi sur la
création d'Établissement publics d'enseignement
primaire (DNA du 9 décembre) qui devait être discutée
en janvier devant l'Assemblée nationale
« sera
différée »,
a annoncé hier soir le rapporteur de ce texte.
* Propos de Sarko.
«Cette réforme des
lycées, je la soutiens et elle se fera mais il faut
prendre le temps de l’écoute et de la concertation» a
déclaré Sarkozy lors d’une conférence de presse au
Parlement européen.
«J’ai demandé à Xavier Darcos d’approfondir sa
concertation pour que la réforme puisse se mettre en
oeuvre dans les
meilleures conditions (…) on prendra le temps
nécessaire pour lever les malentendus et que cette
réforme se fasse», a-t-il ajouté.
Le chef de l’Etat français a rendu hommage à
Darcos,
«un ministre de l’Education remarquable
qui a, en dix-huit
mois, un bilan de réformes sans précédent: il a
réformé l’école primaire, supprimé les IUFM
(instituts universitaires de formation des maîtres),
changé l’organisation du temps scolaire et proposé
une réforme des lycées». «On va prendre le temps de
l’écoute et de la concertation et je
suivrai moi-même personnellement cette
réforme», a
ajouté Nicolas Sarkozy.
«Est-ce qu’elle sera
en tout point conforme avec le projet actuellement
sur la table ? (…) Non, parce qu’on va prendre le
temps de l’écoute et de la
concertation»,
a-t-il toutefois concédé. «Mon rôle, c’est de faire
en sorte que les réformes se fassent en France,
qu’elles se fassent avec un maximum de consensus», a
insisté Sarkozy, évoquant pêle-mêle les réformes sur
le travail du dimanche, l’audiovisuel public et les
textes à venir sur le logement ou la réforme
hospitalière.
"Approfondir sa
concertation", jolie façon de dire les
choses...
Trop chère réforme ...
La réforme
des lycées et Bac Pro, la masterisation, 13500
suppressions de postes, et 3000 suppressions de RASED
n'ont toujours pas été annulées
* Réforme lycée : vous n'avez rien compris :
il faut
mieux l'expliquer (aux cons
cernés).
La preuve cette
citation de Darcos : "c'est tout le
contraire d'un enterrement de la réforme, c'est le
seul moyen de garantir que l'on pourra aller plus
avant".
et aussi (Fracne info):
"Pour
parler le langage populaire, il s’agit de reculer
pour mieux sauter, parce que si nous avions été
uniquement à l’affrontement, uniquement sur la classe
de seconde, nous risquions tout simplement d’avoir
une crispation telle qu’on ne faisait rien du tout et
donc nous enterrions la réforme", a-t-il dit. "C’est
pour sauver la réforme que nous avons pris" la
décision de la reporter, a-t-il ajouté.
Désormais,
le ministre ne va pas négocier "simplement la réforme
de la classe de seconde, mais "globalement la
totalité de la réforme du lycée", y compris la
première et la terminale, ainsi que "la question du
statut des enseignants au lycée", a-t-il
affirmé. Il a
décidé lundi en accord avec Nicolas Sarkozy de
reporter d’un an cette réforme, dont la mise en place
était prévue à la rentrée 2009, face à la grogne
croissante dans les lycées, mais les organisations
lycéennes ont maintenu leurs mobilisations prévues
mardi et jeudi.
Une reculade qui
va faire mal...
* Et si cette
reculade était pour éviter des créations de postes
? Avec
l'intégration des SES dans le tronc commun, et dans
le contexte budgétaire actuel, certains pensent qu'en
effet c'est un des objectifs de ce changement de cap,
en trompe l'oeil, donc :
20minutes.fr -
Une raison budgétaire?
"Selon un proche
du dossier,
Xavier Darcos et
l’Elysée se seraient
retrouvés face à un casse-tête budgétaire
impossible après la décision
de finalement intégrer les sciences
économiques et sociales dans
le tronc commun obligatoire.
Cette annonce faite dimanche par voie de presse a
pour effet de rajouter une heure
et demie de cours (31h30 au lieu de 30h)
et nécessite donc des milliers de postes
supplémentaires.
Une équation impossible à l’heure où
13.500 postes sont supprimés au budget 2009.
L’Elysée, qui avait elle-même souhaité cette mise en
valeur de l’enseignement de l’économie en temps de
crise,
s’est-elle fait rappeler à l’ordre par Bercy?
"
Hypothèse pas impossible non
plus. Tiens, on ne parle plus de l'Ultra
gauche...
* Souvenons-nous
: Un
rapport
confidentiel sur la RGPP dans
l'E.N. daté
de fin août
disait
clairement
"La
réduction des moyens de l'Éducation nationale sans
réforme risque de dégrader la qualité du service
public de l'éducation". Remarquez, même avec une réforme,
la qualité du service public...
Dans ce même rapport (popularisé par l'AEF) on y
trouvait des solutions. Elles sont toujours
d'actualité. Restons vigilant.
Premier degré :
-
réduire la scolarisation des 2 ans ;
- accroître les taux d'encadrement en préélémentaire;
- réduire le redoublement en élémentaire ;
- supprimer les réseaux d'aide et de soutien et
redéployer une partie des personnels concernés dans
les écoles relevant de l'éducation prioritaire ;
- gérer l'affectation et le service des professeurs
sur le groupe d'écoles ;
- optimiser le remplacement et les décharges de
service.
Second
degré :
-
réduire le redoublement au collège et au lycée ;
- réorganiser l'offre de formation au LEGT ;
plafonner et annualiser les horaires élèves ;
laisser jouer l'autonomie de l'établissement sur 30%
de la dotation horaire ;
- simplifier l'offre d'enseignement au LP; plafonner
et annualiser les horaires élèves ; - donner aux
collèges la maîtrise de 20% de la dotation horaire
élève ;
- annualiser l'obligation de service (ORS) des
enseignants ;
- regagner du temps d'enseignement, notamment en
transformant les décharges de service en
indemnités ; - doubler le nombre d'heures
supplémentaires opposables ;
- modifier l'organisation des
examens.
Pilotage
du système éducatif :
-
rééquilibrer les dotations aux établissements en
tendant vers les dotations optimales ;
- réorganiser l'administration centrale: mutualiser
les fonctions de gestion de l'administration
déconcentrée ;
- réorganiser la chaîne de pilotage et donner plus
d'autonomie aux établissements pour permettre
effectivement le pilotage par les résultats ;
renforcer l'encadrement intermédiaire dans les
établissements ;
- favoriser les regroupements d'écoles et
d'EPLE.
*
Qui a
dit :
"il n'est
jamais trop tôt pour commencer le processus
d'apprentissage. L'enseignement pré-scolaire a un
impact fort sur le parcours d'éducation. Il a
notamment beaucoup d'influence sur le comportement
d'apprentissage des enfants de familles migrantes et
de milieux sociaux défavorisés. On constate que le
"taux de retour sur investissement" est le plus fort.
Il permet d'améliorer l'égalité et l'efficacité de la
formation. Pourtant dans de nombreux pays,
l'éducation pré-scolaire est sous la tutelle du
ministère en charge du social:
il
faut savoir si on la considère comme une période de
garderie ou comme une opportunité
d'apprentissage.
C'est une question dont
il faut débattre au niveau européen"
Réponse Jan Figel
commissaire européen
chargé de l'Education. Mais comme il est
Slovaque, on s'en fiche.
Recul pour mieux sauter ?
Ministère de l'EN - "Xavier Darcos, ministre de l’Éducation nationale, a décidé de laisser plus de temps pour la mise en œuvre de la réforme de la classe de seconde initialement prévue à la rentrée 2009 dans le cadre de la réforme du lycée.
Il rappelle que la réforme dont il a présenté les contours le 21 octobre dernier est bâtie sur un très large consensus des lycéens, des enseignants et des familles. (là il ment...)
Ce consensus a fait l’objet de deux protocoles d’accord, signés au mois de juin dernier, avec les organisations représentatives des personnels de direction et des enseignants, d’une part, et les organisations lycéennes, d’autre part. Mieux former, mieux orienter, mieux accompagner les élèves : telles sont, de l’avis de tous, les missions du nouveau lycée républicain dont nous devons poursuivre la réforme.
Or, depuis des semaines, ce consensus est menacé par les attaques répétées des opposants à tout progrès du système éducatif qui n’hésitent pas à propager les rumeurs les plus infondées notamment sur la nature et les finalités de cette réforme. Par conséquent, dans ce contexte qui expose la sécurité des lycéens et des personnels, les conditions d’un dialogue serein et responsable ne sont plus réunies.
C’est pourquoi, Xavier Darcos, en décidant de laisser plus de temps pour la mise en œuvre de la réforme de la classe de seconde, entend restaurer l’esprit de consensus qui avait présidé à la réflexion sur la réforme du lycée. Il propose à cet effet de prolonger les discussions sur le lycée, en abordant sans tabou tous les sujets, qu’il s’agisse de la place des enseignants dans ce futur lycée ou de l’équilibre respectif des disciplines.
Ces équilibres devront faire l’objet d’une large concertation avec les représentants des enseignants, des lycéens et des familles.
Par conséquent, la conférence de presse prévue le mardi 16 décembre est annulée."
Plus de discussions; ce n'est pas justement ce que voulaient certains syndicats ?
Sur Europe 1, Darcos confirme que la réforme est repoussée d'un an et que la concertation va reprendre avec les représentants des enseignants, des lycéens et des parents d'élèves. Elle concernera désormais toutes les classes du lycée et abordera "sans tabou tous les sujets".
Ecoutez Darcos, pris en otage par les casseurs (sur Europe 1) : Darcos Europe 1
La réforme des lycées, 13500 suppressions de postes, 3000 suppressions de RASED n'ont toujours pas été annulées
En attendant mardi
Les infos pleuvent. Revenez souvent. Mises à jour
(presque) quotidiennes.
Conférence
de presse de Darcos mardi à 11 heures.
Le Mammouth fera le point dès le début d'après midi.
Dans le JDD
Darcos fait ce jour des annonces qui n'en sont pas.
Voir pus bas.
* Darcos, après son allocution de mardi, ira se
réfugier à l'ambassade de Grande Bretagne.
C'est
son agenda qui le dit (voir ici). Traite en plus
!
*Quelques petites
infos sur le lycée qui
viennent des groupes de
travail disciplinaires (rapportés par des
sources syndicales) et donc du JDD (qui
n'apporte rien de neuf à part l'horaire).
- 31 h
30 de cours par semaine du fait de
l'intégration des Sciences éco dans le tronc commun
(1 h 30 pour tous donc). Info du jour dans le JDD
(qui doit faire quelques petites erreurs en ne citant
pas les sciences).
- une
carte des modules devrait s'établir
sous contrôle des recteurs, car tous les établissements ne
pourront pas tout offrir
- horaires : il y aurait concurrence entre
les Maths et l'histoire-Géo-ECJS pour la demi heure
encore en suspens.
- Fin de l'ECJS, qui redeviendrait de l'Education
civique. On parle aussi d'un parcours civique du
primaire au lycée. Il s'étendrait bien sur les trois
ans en lycée. Thèmes de seconde : "Vivre en société"
et Du conflit au droit".
- Un module complémentaire d'histoire géo branché sur
les TICE. Son thème
(tenez-vous
bien) «
Innovation et progrès dans les sociétés humaines
» dans le cadre
politique, économique, social, culturel ou
scientifique. Mais attention pas le droit de faire
n'importe quoi (je vous vois venir...) : il y aura
des figures imposées : un personnage (Pasteur,
Darwin...), un lieu, un droit particulier (droit de
vote des femmes nous dit-on, droit très
particuliers en effet...).
Non, un module
sur "Le progrès social du Moyen Âge à nos jours.
Réflexions autour de l'oeuvre de Marx" ne sera pas
autorisé. A moins que votre problématique s'arrête en
2007 ou ne concerne que la Moldavie. Notez que de
fait la notion de progrès élimine toute approche
sociétale autour des années Sarkozy.
Retour donc du Progrès et de l'européanocentrisme qui
va avec. C'est ça l'histoire-géo en Sarkozie.
Sarkozy, vous savez, le type qui a dit tout le bien
du monde de Levy-Strauss...
* Les syndicats sont
tous sur la même ligne : attendre janvier
pour (essayer de) mobiliser.
AEF - Les fédérations de
l'éducation se prononcent pour une journée de grève
en janvier dont la date sera arrêtée lundi
Les fédérations de l'éducation (Sgen-CFDT, UNSA-Education,
Fnec-FP-FO, Ferc-CGT, Faen, FSU) réunies hier
soir, jeudi 11 décembre 2008 dans les locaux de la
FSU se sont prononcées en faveur d'un recours à la
grève pour le mois de janvier, indique à l'AEF Gilles
Moindrot, secrétaire général du Snuipp-FSU vendredi
12 décembre. Cette mobilisation portera sur
les questions de
politique éducative, de budget, de pouvoir d'achat ou
d'emploi et s'inscrira dans une journée d'action
interprofessionnelle, dont la date devrait
être arrêtée lundi 15
décembre, lors d'une rencontre des
confédérations. Les
fédérations de l'éducation se retrouveront à
nouveau jeudi 18
décembre pour
voir "comment articuler leur action à cette
journée".
Curieux
rapprochement hétéroclite cette intersyndicale ...
Allez, c'est reparti pour un temps fort. Le
gouvernement tremble.
*
La FCPE appelle les lycéens à multiplier les
assemblées générales. C'est à peine croyable ce
communiqué de la FCPE
qui retourne sa veste
(dans le bon sens félicitons-nous en).
FCPE -12 décembre.
La grogne enfle dans les lycées et
dans la rue.
Quand Xavier Darcos se décidera-t-il à écouter les
citoyens ?
La tension et le ton montent dans les lycées et dans
la rue.
La FCPE
appelle à la
responsabilisation du ministre qui doit à tout prix
ouvrir le dialogue et la concertation qui, quoiqu’il
en dise, n’ont jamais eu lieu.
La FCPE
demande une véritable
réforme des lycées et ce, pour la rentrée scolaire
2010.
La FCPE
se félicite de la
mobilisation des parents, des lycéens et des
enseignants lors de la journée d’action du 10
décembre.
De nombreuses initiatives ont eu lieu :
rassemblement, manifestations, nuit des écoles,
sapins de Noël et lettres au Père Noël, vente aux
enchères de l’Education nationale.
La colère des
citoyens est due à l’irresponsabilité du ministre de
l’Education nationale qui fait preuve de mépris et de
cynisme à l’égard de tous les membres de la
communauté éducative.
Lors du
CSE, le ministère annonce, en effet, que le flou qui
entoure la réforme des lycées est dû au temps passé
en concertation qui ralentirait les décisions
ministérielles :
De qui se
moque-t-on ? Est-il normal que les lycéens et
les collégiens de troisième ne sachent encore rien
sur les conditions de leur rentrée scolaire 2009 qui
aura lieu dans neuf mois ?
La
FCPE
appelle
les parents d’élèves à continuer la mobilisation avec
les lycéens, afin d’obtenir le report de la réforme
des lycées.
La FCPE
appelle
à la vigilance et à se rapprocher des jeunes pour
assurer la sécurité des manifestations qu’ils
organisent : nuit des lycées,
rassemblements.
La FCPE
rappelle
aux lycéens la nécessité de tenir des assemblées
générales dans les établissements afin d’informer
leurs camarades sur les raisons de leur mobilisation.
La FCPE
tient à
préciser aux chefs d’établissements que les parents
d’élèves ne peuvent accepter que les élèves internes
ne soient pas autorisés à rentrer dans leur internat
en fin de journée après avoir
manifesté.
* Alors qu'il
dégraisse le mammouth (Allègre en rêvait...) le
ministère cherche toujours des profs.
Il va les
chercher à l'ANPE et leur
offre 8,71 € de l'heure (pas plus).
Alors que jusqu'ici les
remplacements étaient assurés par des agents
titulaires (ZIL, TZR, brigade...),
les
inspections académiques et les directeurs
d'établissements se servent désormais directement à
l'ANPE. Cela se
passe aujourd'hui, en France.
Exemples :
• Dans le
93,
l'ANPE
recrute des
" instituteurs " remplaçants (bac+ 3 exigé)
en CDD 5 mois, 26h hebdomadaires à 8,71 €
de l'heure. À ce tarif, je connais des femmes de
ménage qui feraient la fine bouche et qui auraient
bien raison.
• Dans le 79
(Nord-deux-Sèvres),
l'IA recrute pour un CDD d'un mois, un professeur des
écoles rémunéré 1330 € mensuels pour un service de
35h hebdomadaires.
• En Côte
d’Armor, l'IA
fait appel à l'ANPE
pour trouver un
professeur d'école remplaçant, CDD 1 mois,
remplacements courte et longue durée pour
1 330,05 € mensuels
• Dans l'enseignement
spécialisé pour jeunes handicapés, CDD de 3 mois, 27h hebomadaires
pour 1326 € mensuels, bac+3 exigé. Autre
exemple : " Pour un remplacement du 1er au 5
décembre: vous donnerez des cours pour des
adolescents de 14 a 16 ans ayant des troubles du
comportement. vous avez le soutien d'un éducateur
spécialisé. Niveau primaire. 27h de cours et 205 h de
préparation. possibilité prolongation du contrat.
Rémunération : 8,71 € de
l'heure.
• Des proviseurs de Moselle s'adressent directement
à l'ANPE
pour remplacer
des
professeurs de philosophie, CDD 3 mois. Les candidats (et les
curieux) peuvent téléphoner directement aux N°
suivants : 03.87.67.17.90 (lycée Julie Daubie,
demander Mme Decheppe), 03.87.29.25.40 (Lycée
Condorcet, demander M. Mourer).
• L'ANPE
recherche également
des conseillers
d’orientation psychologues pour intervenir dans les
établissements publics: CDD 4 mois, 35h
hebdomadaires, 1 595,14 €
mensuels.
Pour retrouver toutes ces annonces, allez sur le
site de l’ANP, tapez professeur
et sélectionnez « un département »...
* Tu la
sens ma prospective ? Le blocage des
publications,
la rétention des
données (comme celles,
sensibles, sur les projections
d’élèves),
l’abaissement des missions et les menaces de
restructuration liée à la RGPP posent le problème
de l’avenir même de la
DEPP (Direction
de l'évaluation de la prospective et de la
performance).
La CGT aujourd'hui s'inquiète. Le texte en pdf est là
: Communiqué CGT sur
situation DEPP déc 08
* Veilleurs
vous direz au ministre
de faire attention : la
perturbation rend sourd. Surtout quand on la
minimise... c'est là .
Pluie fine...
Les infos pleuvent. Revenez souvent. Mises à jour
(presque) quotidiennes.
*Que des méchants
désinformateurs (ou alors des imbéciles).
Notez que les deux sont possibles dans la bouche du
ministre. Voici ce que disait donc Darcos sur RMC
mercredi matin.
Darcos-RMC
Et il
rajoute que la réforme est "faite dans
l'intérêt des élèves avec accord
des organisations syndicales à
l'origine et sur les conseils des représentants des
lycéens". Si ça ce n'est pas
de la désinformation... c'est au moins de la
manipulation. (citation prise là)
"Il y en a qui
désinforment bien". Ca, ça ne peut
pas être nous, on fait que des copiés-collés de ce
que dit Darcos.
* Les gardiens de la
paix entretiennent la violence ? Lisez cet article de Rue 89
(sur cette page) qui montre comment les forces
de l'ordre sont aussi à l'origine de la
radicalisation du mouvement lycéen.
Il
est un peu moins de huit heures, jeudi matin,
lorsque la proviseur du lycée professionnel
Dupuy-de-Lôme, à Brest, téléphone à la
police:
une cinquantaine de jeunes, "des casseurs d'ailleurs
et quelques élèves" d'après les profs, met le feu à
des containers devant le bahut. Débarquement en force
des hommes en bleu -c'est dans cette ville bretonne
qu'on a enregistré les plus gros affrontements et pas
mal de casse, ces derniers jours, en marge des
manifestations lycéennes contre les réformes Darcos.
Deux camps se font devant près de six cents élèves
scrutant la scène à travers la grille de ce lycée
professionnel. Un internaute brestois de Rue89,
Jacques Pagnoux, qui y enseigne depuis vingt-six ans,
raconte la scène, également relayée par les médias
locaux. Si l'ambiance est "tranquille au début" dans
l'établissement "plutôt peu concerné par la
mobilisation", le prof d'anglais assiste à une suite
autrement plus spectaculaire:
"Les
casseurs ont commencé à reculer, la police a tiré
deux ou trois grenades dans leur direction, avant de
se retourner vers le lycée. Elle s'est mise à tirer
des grenades lacrymogènes à trois ou quatre reprises.
Six ou sept ont même atérri sur le toit du centre de
documentation, qui est en plastique et aurait pu
prendre feu."
"Panique
générale, cris, bousculade"
D'après l'enseignant, qui nous a envoyé des photos
d'une quarantaine de débris de
grenades, "elles ont plu dans le ciel du lycée durant
une bonne heure". A l'intérieur, "panique générale,
cris, bousculade".
Et mobilisation:
"Environ
sept cents élèves sur les 1030 inscrits sont partis
manifester en ville alors qu'ils n'étaient pas
vraiment concernés par la protestation contre
Darcos. Voilà
le résultat de cet excès de force policière. Qu'est
ce qu'ils cherchaient? Quel était leur but?"
Quel
était leur but, oui, voilà la question
...
* A Lille, le rectorat interdit les réunions
syndicales ?
De
sources syndicale - Le rectorat aurait envoyé un mail
aux établissements demandant de refuser les réunions
syndicales la semaine prochaine. Le rectorat dit ne
pas interdire les réunions mais les rencontres
parents profs. Le cas de conscience serait renvoyé
aux chefs d’établissement qui prennent la décision,
façon de dire qu'il n’y aurait donc pas d’ordre
impératif. Il s’agirait selon
le cabinet du recteur « d’éviter des réunions où
se diraient des choses inexactes, car le projet n’est
pas sorti et le ministre ne s’est pas
exprimé ».
* LE SNDPEN :
réveillons-le. Voici sa déclaration
suite à diverses mobilisation de la semaine
prochaine...
AFP
-Réveillons revendicatifs" en lycées: "mot d'ordre
dangereux"
Les
occupations de lycées annoncées pour lundi soir sous
le nom de "réveillons revendicatifs" constituent "un
mot d'ordre dangereux", a estimé vendredi dans un
communiqué le secrétaire général du principal
syndicat des chefs d'établissements (SNPDEN-Unsa),
Philippe Guittet.
> Ces "réveillons revendicatifs" réunissant
enseignants et parents sont prévus lundi soir dans
les lycées, à l'appel du syndicat Snes-FSU, afin
d'exprimer leur "vigilance sur la réforme du lycée",
alors que le ministre Xavier Darcos présente le
lendemain le schéma définitif de la réforme de la
seconde.
> Cette
"occupation nocturne n'est ni à autoriser, ni à
négocier", il
s'agit d'un "mot d'ordre dangereux" et
"elle
doit être qualifiée pour ce qu'elle est: une
violence, même symbolique", selon M. Guittet.
> "Les personnels de direction, pas plus que les
personnels logés, n'ont à veiller à ce que les
conditions de sécurité de l'occupation soient
assurées: les occupants assument seuls et entièrement
les conséquences possibles de leur occupation. Dans
ce cadre, il n'y a pas lieu de se plier à leurs
demandes", ajoute-t-il
> "En revanche, les autorités académiques et les
représentants de l'ordre doivent être informés,
notamment si un internat se trouve dans les mêmes
locaux", et informer "une deuxième fois, dans
l'hypothèse où les conditions normales de sécurité ne
seraient pas rétablies le lendemain", poursuit-il.
> "Le SNPDEN apporte tout son soutien aux
collègues qui seraient confrontés à des situations
difficiles et rappelle
la nécessité de procéder à la fermeture des
établissements si les cours ne peuvent pas être
assurés dans des conditions de sécurité
normales",
conclut M. Guittet.
Guittet,
encore un qui a légèrement oublié d'où il vient...
mais qui soigne son plan de carrière.
* SMA : mairies sanctionnées: c'est parti.
Voyez ces infos de
Ouest-France (ici). C'est dans la
Sarthe.
Difficultés d'organisation,
timing...
«
Comment peut-on envisager sérieusement un accueil
sécurisé pour ces enfants ? »,
s'était interrogé Me Tourniquet, avocat de la commune
d’Allonnes, qui dispose de 38 agents territoriaux
pour l’accueil de 1 098 élèves.
« En tant que maire, si je veux imposer à mes agents
un travail qui sort de leur cadre statutaire, qu'en
est-il de leur responsabilité ? Rien n'a été prévu
».
Le
délai imparti pour mettre en place ce service a été
mis en avant par le maire de Vibraye.
« Le fax de l'inspection académique est arrivé à 15 h
49, mardi 18 novembre, pour une grève le jeudi 20. On
n'avait matériellement pas le temps de l'appliquer
».
À
chacun de ces arguments, le représentant du préfet du
Maine-et-Loire répond (il n'y avait pas de
représentant du préfet de la Sarthe) :
« Rien n'empêche le maire d'embaucher du personnel.
L'État a prévu de compenser les frais financiers.
»
A
contre-courant des propos de
Sarkozy
Cette
décison de justice peut toutefois surprendre,
quelques jours après les déclarations de Nicolas
Sarkozy, qui laissait entendre qu’il pourrait
assouplir la loi pour les maires des petites
communes.
«
Je comprends parfaitement le sentiment d’injustice
que peut avoir un maire traîné devant le tribunal
administratif par son préfet parce qu’il a peu de
moyens, qu’il a fait son possible et qu’il n’y est
pas arrivé. Je suis tout à fait prêt à revoir ça
»,
avait-il affirmé.
* Résumé des
attaques contre l'E.N., par un maire conseiller
général et ancien enseignant.
C'est là .
Voici la fin
de son texte et son appel :
[nous]
"Demandons la mise en place d’un Conseil national de
l’évaluation à l’école comprenant des praticiens, des
formateurs et des chercheurs pour mettre au point une
politique de l’évaluation et élaborer des outils pour
les équipes d’écoles et de cycle, au service des
apprentissages des élèves définis par le Socle commun
de connaissances et de compétences.
Appelons les conseils des maîtres et les conseils
d’école à prendre, dès à présent, des mesures fortes
pour protéger les enfants et les écoles des méfaits
éventuels des épreuves nationales CE1 et CM2, que ce
soit en raison du contenu des épreuves ou de leur
utilisation.Nous les appelons en particulier à
refuser fermement toute publication des résultats des
écoles.
Nous ne pouvons plus continuer à subir cette
politique scolaire fondée sur la concurrence entre,
les collectivités, entre les élèves, entre les
familles, entre les écoles et entre les maîtres. Elle
est contraire à l’idéal de citoyens responsables et
solidaires qui fonde notre école laïque et
républicaine.
Tous les maires républicains doivent en avoir
conscience et dénoncer cette avalanche de coups bas
contre le corps enseignant abandonné le plus souvent
dans la tourmente de réformes qui visent à le mettre
à genoux.
Jean Marie DARMIAN Maire de Créon Conseiller général
de la Gironde"
*
Universités en lutte (en temps réel).
Une bonne initiative
cette carte pour savoir ce
qui se passe et où. là voici au 12/12. Pour voir la
carte actualisée suivre ce lien.
Tous les jours un truc nouveau sur la réforme du lycée...
Les infos pleuvent. Revenez souvent. Mises à jour
(presque) quotidiennes.
Et aujourd'hui
même plusieurs ...
* Les statuts seront-ils inchangés ?
C'est ce
qu'annonce le ministre aux syndicats qu'il a reçu ce
jeudi.
Le
Ministre a fermement déclaré que « la réforme du
Lycée n’entraînerait aucun modification du statut des
enseignants »,
et que « les
services resteraient hebdomadaires ».
Toujours selon le Ministre :
« il
faut que les professeurs restent dans leur
discipline, leur statut, leur horaire
».
Il tient au « maintien
du professeur comme incarnant une discipline, même si
d’autres syndicats ne sont pas
d’accord ».
Enfin, Xavier Darcos a indiqué, relativement aux
concours de recrutement, que « la discussion
était ouverte » et que les concours devraient
« attester de la maîtrise des disciplines et des
savoirs ».
Et
demain, on rase gratis ?
*Bientôt un module lutte des classes en seconde
? non je
déconne, mais
voici ce que l'on apprend de source syndicale
:
Nous
savions par la rumeur qu'un groupe de travail se
réunissait depuis le 15 novembre pour donner corps à
la proposition ministérielle d'un module d'initiation
aux sciences médico-sociales.
Nous savons aujourd'hui que ce module
s'est
transformé en module d'initiation aux sciences de la
santé et du social : deux modules
semestriels partagés entre les professeurs de STMS et
de Biologie Humaine. Il s'agira de
proposer
aux élèves des « questionnements dans le domaine
sanitaire et social avec des notions et
des compétences méthodologiques à acquérir . Chaque
questionnement devra faire référence aux deux
disciplines et à une méthodologie transversale
». Le
tout devant se négocier au niveau de l'établissement,
entre les équipes des professeurs des deux
disciplines et les proviseurs !
On va nous dire que c'est pour palier la disparition
de la moitié des heures d'enseignement en SMS et
Biologie Humaine en seconde.
Du
flou, de la souplesse, de la diminution (d'horaires),
du torpillage et de la collaboration. Qui dit mieux
?
* Les proviseurs paranos tentent le durcissement
sécuritaire : (Libé ce jour): Les proviseurs s'accordent à
distinguer parmi ces jeunes un noyau dur
«complètement inorganisé» et «très déterminé» qui
«casse, sans aucun slogan», et un groupe plus
«structuré» de «lycéens qui réfléchissent et
cherchent à manifester
pacifiquement».
On nous signale
de plus une certaine forme de pression sur les
élèves. On envoie des lettres (menace
d'avertissement), on ressort des vieux dossiers (ceux
qu'on croyait effacés), la suspicion règne, on fait
des menaces sur les poursuites d'études...
Allez, une
pastille ?
* Stages intensifs de langue pendant les
vacances. Voici
ce que dans certaines académies on reçoit dans les
casiers.
Ministère
de l’Education Nationale, Secrétariat de [...]
[...], le 20 novembre
Le Recteur de l’Académie, à Mesdames et Messieurs les
Proviseurs de lycées
Mesdames et messieurs les coordonnateurs de langues
vivantes
Objet :
organisation de stages intensifs
d’anglais
En début d’année scolaire, un certain nombre de
mesures destinées à favoriser l’enseignement de
l’anglais au collège et au lycée ont été annoncées
par Monsieur le Ministre de l’Education Nationale.
Parmi celles-ci, figure la mise en place de stages
intensifs pendant les vacances, notamment celles
d’hiver (février) et d’été (début juillet et fin
août).
L’objectif visé étant de se rapprocher des stages
linguistiques en immersion ,
il est envisagé de privilégier la langue orale et de
permettre aux élèves d’utiliser l’anglais dans des
situations de communication aussi authentiques que
possible.
Je vous demande donc de réfléchir dès maintenant à
l’organisation de tels stages en répertoriant
notamment les ressources disponibles dans votre
établissement :
_ ressources humaines :
professeurs, assistants de langue étrangère
qui n’auraient pas l’intention de s’éloigner pendant
les vacances d’hiver,
étudiants Erasmus, parents d’origine
étrangère.
_ ressources technologiques :
salles pupitres, salles multimédia, possible
visio-conférences, réception de chaînes de télévision
étrangères, connexions Internet…
Je sais pouvoir compter sur vous pour relever ce
nouveau défi qui vise à réduire les inégalités
sociales et à offrir à tous nos lycéens les mêmes
opportunités d’améliorer leurs compétences en langue
anglaise.
* Le président de
l'université de Poitiers explique à la ministre
pourquoi il n'est pas content de voir augmenter son
budget. Extraits
et sa lettre en pdf.
Madame
la Ministre,
Monsieur le Directeur Général,
Vous m’avez communiqué les moyens alloués en 2009 à
l’université de Poitiers tels qu’ils résultent du
nouveau système d’allocation. J’ai pu ainsi constater
que le budget de mon établissement progresserait en
2009 de 4,8% par rapport aux crédits 2008 (pour une
moyenne nationale de + 15%),
et qu’il lui était demandé :
- de ne pas renouveler 3 départs à la retraite ;
- de contribuer à l’effort de redéploiement d’emplois
en faveur des universités les moins bien dotées à
hauteur de 5 non renouvellements de départs à la
retraite ;
- d’intégrer dans ses perspectives de nouveaux
efforts de non renouvellements à hauteur de 5 emplois
pour 2010 et de 5 emplois pour 2011.
(...) Je suis
convaincu que nous devons faire évoluer nos
universités car la situation qui leur est faite
depuis longtemps est inacceptable. Encore faudrait-il
que les conditions soient réunies. La déception créée
par les annonces récentes va renforcer tous les
conservatismes, tous les immobilismes, et créer un
climat de défiance qui ne demande qu’à être
entretenu.
La lettre est là : Gesson-Poitiers
* Chèque éducation : un pas de plus vers
sa mise en place (vieille mesure réclamée depuis
longtemps par l'extrême droite):
Il ne concernait
jusqu'ici que les écoles libres situées hors commune
de résidence, il pourra
désormais concerner aussi les
écoles publiques sous certaines
conditions (pour l'instant); la mesure ne
coûte pas cher à l'Etat, puisque ce sont
les communes qui payent. Il suffira
ensuite de prévoir des
financements analogues des
départements et des régions
pour les collèges et lycées et le tour sera
joué...
(On comprend pourquoi il
était si urgent de s'attaquer à la carte
scolaire après l'élection présidentielle.)
Voir les infos Ouest France.
* Mieux vaut en rire
? Oui mais pas
trop quand même . Merci à Vidberg.
Visitez son site.

Léger crachin...
Les infos pleuvent. Revenez souvent. Mises à jour
(presque) quotidiennes.
J. Lang à Darcos, ce matin :
"L'Education
sera votre Vietnam".
Et au PS en Bérézina ils s'y connaissent...
*Réforme
Seconde (de
source syndicale) :
- Retour des SES
dans le tronc commun. C'est l'interprétation que fait Luc
Cédelle sur son blog des tergiversations rhétoriques
du ministère depuis mardi matin. Historique de la
reculade de Darcos (par Cédelle) ici. Les SES seraient
pour tous, et à hauteur d'une heure et demie + des
modules de découverte (comme prévu avant).
Mais c'est pas totalement sûr non plus dit le
ministre.
-
Choix des disciplines bénéficiant des dédoublements
laissé aux établissements. Ca va donner...
Face à cela le
SNES maintient la pression et propose une veillée
d'armes, lundi soir dans tous les établissements. Ce
qui va faire plier Darcos, on en est
certain.
Pour
les veilleurs : vous direz au ministre que le coup de
l'ultra gauche c'est quand même un peu gros
(voir là)
* Retraits sur
salaire.
La
grande confrontation a commencé...
Alors que les
mouvements de résistances se multiplient et que des
instits refusent de mettre en place le soutien, la
hiérarchie sait jouer de toutes les pressions
possibles. Après les
intimidations orales, voici désormais les
retraits de salaires. A quand le blâme ?
AFP -
Le salaire d'un directeur d'école opposé aux réformes
amputé en décembre
Le directeur
d'une école maternelle de l'Hérault, entré en
résistance en raison des réformes engagées dans
l'Education nationale, va voir son traitement de
décembre ponctionné pour "manquement aux obligations
de service", a-t-on appris mardi auprès de
l'intéressé.
L'inspectrice de circonscription s'est rendue mardi
matin à l'école maternelle de Saint-Jean-de-Védas, a
raconté Bastien Cazals à l'AFP.
Elle lui a remis un
document l'informant que compte tenu du fait qu'il
n'avait pas mis en oeuvre l'Aide Personnalisée dans
son école depuis le 1er décembre, soit l'équivalent
de 5 jours, son traitement de décembre serait amputé
d'autant. Ce qui équivaut à un retrait de 5/30e de
son salaire pour
"manquement aux obligations de service".
"Mais je n'ai pas
l'intention de mettre un terme à mon
action", a
déclaré M. Cazals, qui risque ainsi de
perdre une grande partie de son salaire de
décembre.
"J'espère
que je serai rejoint", a-t-il
ajouté.
Dans une lettre
à Nicolas Sarkozy, Bastien Cazals dénonçait récemment
les réformes mises en oeuvre par le ministre de
l'Education nationale, Xavier Darcos, estimant
qu'elles ne permettraient pas notamment de réduire le
nombre d'élèves en difficulté.
Dans cette missive, il annonçait son entrée en
résistance et son intention de ne pas appliquer les
nouveaux programmes et de ne pas effectuer l'aide
personnalisée, ce qu'il a mis en oeuvre.
Généralement
ce genre de nouvelle énerve encore plus... On espère
aussi qu'il sera rejoint. Courage.
* Le nouveau CAPES a-t-il le goût de banane (comme le
Beaujolais nouveau ) ? A vous de juger, voici un CR du
document de travail qui donne quelques
informations sur le détail des épreuves des nouveaux
concours. Pour les lettres
modernes.
Ecrit:
1. Une composition
française portant sur une question en
relation avec les programmes de français des collèges
et lycées, invitant le candidat à mobiliser sa
culture littéraire et artistique. Le sujet peut être
commun avec la première épreuve du CAPES de lettres
classiques.
5h, coeff. 2.
2.Étude grammaticale
d'un texte de langue française.- Question(s) d'orthographe
lexicale et/ou grammaticale. (4 points) - Question(s)
de syntaxe. (6 points) - Question(s) d'histoire de la
langue française impliquant des connaissances
d'ancien français : étude morphologique et
sémantique de deux mots ou expressions du texte (5
points) - Etude stylistique portant sur
l'organisation et la composition du texte, les
relations entre les formes et le sens. (5 points)
5 h. coeff. 2.
Oral:
1 Leçon en relation
avec les programmes des lycées et
collèges,
s'appuyant sur un texte long ou un groupement de
textes accompagné éventuellement d'un ou deux
documents complémentaires. Le candidat présente un
projet d'enseignement mobilisant l'ensemble du
corpus. Dans le cadre de ce projet, il lui est
demandé de mettre en oeuvre concrètement
l'explication d'un passage de 20 à 30 lignes et de
présenter une question de grammaire. Le texte à
expliquer et la question de grammaire sont définis
par le jury. L'entretien est l'occasion pour le
candidat de justifier ses choix didactiques et
pédagogiques. Préparation 3 heures ; exposé et
entretien 1 heure.
Coeff. 3
2 Épreuve
d'entretien avec le juryL'épreuve prend appui sur un
dossier de 5 pages maximum (étude de cas ou textes)
fourni par le jury et portant sur les aspects
concrets du fonctionnement du système éducatif. Elle
consiste en un exposé suivi d'un entretien avec jury.
L'exposé porte sur l'analyse du dossier. L'entretien
avec le jury permet de vérifier les connaissances du
candidat relatives aux valeurs et aux exigences du
service public, du système éducatif et à ses
institutions et, de manière plus générale, à son
aptitude à exercer son métier dans le second degré.
Préparation 3h Exposé et entretien 1h
Coeff. 3.
* Maquettes des
concours pour préparer la masterisation
arrivent. Selon
l'AEF
Masterisation:
les maquettes des concours transmises vendredi aux
universités, selon l'entourage de Xavier Darcos
Les
maquettes définitives des concours enseignants (CRPE,
Capes, CAPET, Capeps, CPE) sont finalisées (L'AEF
n°102797) (L'AEF n°102708), indique à l'AEF
l'entourage de Xavier Darcos mardi 9 décembre 2008.
Elles ont été transmises aux organisations syndicales
entrées en discussion sur la masterisation, ainsi
qu'à la CPU et la CDIUFM. Ces dernières ont jusqu'au
vendredi 12 décembre pour "faire des remarques" sur
ces textes. Les maquettes seront "transmises vendredi
par la DGES aux universités" et les maquettes des PLP
"sous une dizaine de jours", précise l'entourage du
ministre de l'Éducation.
* Les sondés sont
des cons ? Peut-être. Nouvelle proposition
de SOS éducation qui relance le referendum qu'elle
avait déjà organisé avant la dernière
présidentielle. C'est ici. Peut-être
faut-il le leur pourrir un peu.
Ayant sans
doute du mal à comprendre
les scores inférieurs à 100% qu'elle
avait obtenus, l'association veut
en avoir le coeur net. En effet, l'analyse des
résultats laissait apparaître que seuls 85 à 98% des
sympathisants de l'association
étaient alors d'accord avec les solutions
qu'elle proposait.
Les autres avaient-ils appris
à lire avec la méthode globale et ne
comprenaient-ils pas les questions
posées ou bien étaient-ils trop cons pour
savoir ce qu'il fallait répondre à leur
association ?
Pour évaluer les progrès cognitifs des sympathisants
de l'association, il sera donc utile de comparer les
futurs résultats avec les scores de 2007
publiés ici
et surtout d'analyser
l'audience d'un
tel sondage puisque
l'association affirmait sans
rire avoir reçu plus
de 240000 réponses !
Le suspense est
insoutenable.
Cela se précise tous les jours un peu plus...
Les infos pleuvent. Revenez souvent. Mises à jour
(presque) quotidiennes.
Si les syndicats de profs s'enterrent dans leur
léthargie, côté élèves la contestation prend forme.
Lire cette dépêche d'AFP
et aussi voir sur ce site. Manifs
aussi en Franche-Comté, en Vendée, à Rennes ... et
dans les IUT.
* Réforme bac pro :
du neuf.
(De source syndicale)- On apprend
aujourd'hui que le ministère a sorti les grilles du
dispositif qui devrait s'appliquer dès 2009. Il
apparaît que tout ce que l'on pouvait redouter est
bien d'actualité:
-
globalisation des horaires (élèves) sur trois ans.
- annualisation des services des enseignants.
- les enseignements généraux en prennent pour leur
grade (ce qui limite les poursuites d'études).
- une application dès la rentrée 2009 sur les 3
années (et non la seule seconde pro).
Voilà cela se précipite. Annonces
officielles sur le lycée le 15 ou le 16
décembre.
* Budget
universitaire. Montpellier III est à l'agonie. De la
faute à qui ? Voici en exclusivité
la lettre du président de l'Université Paul Valery à
ses troupes. Cela recale bien les choses... Tout est
à surligner donc je laisse en
blanc.
À tous
les personnels de l’université Paul-Valéry
La dotation ministérielle nous est parvenue vendredi
à 23 heures.
La somme qui nous est allouée nous permettra de
présenter un budget en équilibre pour l’année 2009,
mais ce sera grâce aux crédits du plan réussite en
licence.
En effet, cette dotation prévoit une augmentation
globale de 8%, la plus faible de toutes les
universités, avec une DGF en baisse et des charges
nouvelles (primes d’encadrement doctoral, allocations
de recherche) compensées par une très forte
augmentation du plan réussite en licence, puisqu’il
est proportionnel au nombre des étudiants et à leur
situation sociale, mais qui diminue d’autant la
dotation générale. La conséquence de ce tour de
passe-passe est que le plan réussite en licence devra
servir au fonctionnement et que, plus un étudiant est
en difficulté, moins le ministère estime qu’on doit
chauffer les locaux, dépenser d’électricité,
téléphoner, encadrer la recherche, etc.
Le plus grave est dans la suite : le ministère
nous annonce que nous devrons rétrocéder 12 postes en
3 ans, dont 6 cette année (au choix, enseignants ou
BIATOS, de l’UPV ou de la BIU). Ainsi, selon les
critères nouveaux, notre université est passée d’une
situation de sous-encadrement reconnu (l’UPV occupait
les 70e et 71e rangs parmi les universités) à
l’affirmation d’un sur-encadrement.
Les engagements du ministère allaient en sens
inverse : à plusieurs reprises, la ministre
avait affirmé la nécessité de rééquilibrer les
dotations jusque là très défavorables aux universités
de Lettres, Langues, Arts, Sciences Humaines et
Sociales. Elle s’était par ailleurs engagée à réduire
les écarts entre les universités montpelliéraines
dans le cadre du projet de PRES. La dotation de 2009
revient sur l’ensemble de ces engagements et pose la
question de l’avenir des universités LLASHS en
général et, plus immédiatement, de l’intérêt pour
Paul-Valéry d’une fusion avec les deux autres
universités de Montpellier.
Quand on fait un rapprochement entre cette dotation
et les mesures sur le nouveau statut des enseignants,
on comprend que les 30 000 heures complémentaires que
nous avons devraient être incluses dans les services
statutaires, ce qui revient à les doubler et à
supprimer toute recherche dans nos domaines. Pour les
BIATOS, cela remet en question l’existence même de
certains services privés de moyens et de postes.
Face à cette très grave situation, j’ai décidé de
réunir en urgence demain le congrès de l’université
pour délibérer de l’attitude à adopter dans les
circonstances actuelles
Anne Fraïsse
Paul Valéry
connaîtrait-il une nouvelle nuit de Gênes
?
* Qui a
dit : " Il faut
regrouper la direction des
médias, le ministère de la culture et
l’Education Nationale sous l’égide d’un seul
ministère". La
réponse est là, rubrique Medias. Idée que
l'on retrouve aussi là.
Aujourd'hui on comprend
encore mieux ce que cela veut dire. Sans doute pour
offrir à Coca Cola encore plus de place de cerveau
disponible.
*
Mardi 9 décembre, Xavier Darcos a pris
officiellement le petit déjeuner avec Pierre
Pringuet, directeur général de Pernod Ricard
(site educ.gouv, agenda du ministre).
Il y
avait open bar ?
* Enfin la minute
nécessaire de Monsieur Sécurité :
"les
bébés grandissent et deviennent des
ados. On lâche sur eux des chiens policiers
dans les établissements scolaires. Si seulement
ils avaient pu être détectés plus précocement, on
aurait pu épargner cette peine à ces pauvres bêtes.
"
Cela vient de là.
Que dire de plus ...
Les IEN de l'ombre !
envoyé par super-instit
Merci super instituteur... (Visitez son site).
Les inspecteurs sont effectivement bien en ordre de bataille. Et ça va saigner. Lisez leur lettre ouverte au ministre... sur ce lien.
* Retour du certif ? Il s'agit des certifications de langue, ou une autre façon d'externaliser des services. Des marchands de langue qui la font payer cher au kilo.
Voici ce qu'en dit un de nos collègues (paru sur le site du SNES) : en gros une vaste fumisterie. En pdf ici :
l_education_nationale_est_tomb_e_dans_l_escarcelle_des_marchands_de_certifications_en_langues
* Le bulletin de Darcos est arrivé. Plutôt bien noté. Un bon petit gars, un fonctionnaire qui fonctionne. Ce pourrait être la conclusion du rapport d'étape sur l'avancement de la RGPP (régression générale des politiques publiques) quant à l'Education nationale. Voici les appréciations qu'il pourrait avoir :
- Réforme du primaire : excellent travail ;
- Réforme du lycée c'est bien mais doit encore affirmer leur autonomie (seul point rouge mentionné par le rapport) ;
- Développement de nouveaux services : très bien, sait rendre services.
- Modernisation de la gestion des enseignants : bien doit poursuivre son effort.
Tout le rapport d'étape est sur ce lien là : rapport décembre 2008.
Pécresse, elle est un peu plus en difficulté... (voir aussi le même rapport).
* Zéro est arrivé ? Cédelle (de Le Monde), spécialiste de l'éduc qui tient un blog sur Lemonde.fr, sur lequel il recommande à ses lecteurs un Zéro faute dans leurs commentaires, vient d'être méchamment taclé :
Et pan. Suivant ?
Victoire ! (mais pour qui ?)
Pour ceux qui viennent en
direct, allez voir la
Une, mise à
jour
C'est toute la
question...
* Le SNES crie victoire :
Elections professionnelles dans le second
degré : majorité absolue pour le
SNES !
6
décembre 2008
La hausse significative
de la participation (près de 65 % des inscrits)
dans un secteur où elle a toujours été importante
témoigne de l’attachement des personnels au
paritarisme et dément les propos du ministre sur le
divorce entre les organisations syndicales et la
profession.
Le SNES recueille la moitié des votes exprimés dans
les CAPN où il présente des listes. Sa place de
premier syndicat du 2nd degré est ainsi confortée.
Tout en enregistrant une baisse de 1,9 points, il
reste loin devant les autres organisations
syndicales : le SGEN-CFDT obtient environ
11 % des voix, suivi du SNALC (9,5%), du SE-UNSA
(8%), de FO (6,5%) et de SUD (6,5%). Tous les autres
sont en dessous de la barre des 3% des voix.
Cette position majoritaire confirme la légitimité du
SNES à porter les revendications de nos professions.
Le ministre va-t-il enfin entendre les demandes
exprimées par les personnels par ce
vote ?
* FO crie victoire :
Force
Ouvrière conforte et améliore sa représentativité
dans les commissions paritaires de l’ Education
nationale.
Publié le 5
décembre 2008
Ce
vendredi 5 décembre 2008, ont été dépouillées les
élections professionnelles des personnels
enseignants, d’éducation et d’orientation.
64% des enseignants ont participé au scrutin, soit
une hausse de la participation de trois points par
rapport à décembre 2005 : (hausse de deux points
dans le premier degré et de quatre points dans le
second degré). Dans ce scrutin a pu s’exprimer la
volonté des salariés de conforter la réelle
représentativité des organisations syndicales.(...)
Dans ces conditions les syndicats Force Ouvrière
confortent et améliorent leur représentativité dans
les commissions paritaires en dépit de conditions
contestables d’organisation du scrutin, du fait du
non dépouillement le soir-même du vote. Dans le
premier degré le SNUDI FO progresse de 800 voix,
l’UNSA recule de deux points et la CFDT n’a plus
d’élu à la CAP Nationale.
Les syndicats FO (le SNUDI FO et le SNFOLC) ont
obtenu ces résultats avec l’appui et l’aide de la
confédération CGT-Force Ouvrière, de ses unions
départementales et de la Fédération Générale des
Fonctionnaires. Ils sont un encouragement à
poursuivre le développement de Force Ouvrière dans
l’enseignement.
La FNEC FP-FO et ses syndicats remercient les
enseignants des écoles, collèges, lycées et
universités qui leur ont accordé leur confiance et
les appellent à rejoindre le syndicalisme libre et
indépendant de la confédération Force
Ouvrière.
Bon
d'accord, c'est moins net.
*
le SGEN-CFDT crie victoire (même si)
:
Le
Sgen-CFDT reste stable, mais perd le siège premier
degré en CAPN
Le Sgen-CFDT remercie les
personnels qui ont accordé leur confiance aux listes
déposées par ses syndicats. Dans un contexte rendu
difficile par les annonces du ministre , qui a
sciemment pris le risque de favoriser le syndicalisme
protestataire, le Sgen-CFDT maintient globalement ses
scores, même si pour quelques voix il perd son siège
dans le premier degré. Le Sgen-CFDT reste la deuxième
organisation dans le second degré et globalement la
troisième organisation sur le champ de l’Education
nationale. Il se pourrait même après vérification que
nous augmentions notre nombre de voix. Les effets des
nouvelles règles de mesures de la représentativité
dans le secteur public, couplés avec les conséquences
de la Loi sur le dialogue social dans le secteur
privé nous obligent à réfléchir au moyen de lutter
contre l’émiettement syndical et au renforcement du
syndicalisme de proposition et de réforme dans
l’Education nationale.
*Mais
pendant ce temps là, Guignol court toujours :
Instit,
c'est fastoche : allez les enfants :
Ainsi font, font, font, les petites
marionnettes...
Proposez vos
légendes on les publiera...
* Et les
réacs s'activent : Haine ordinaire
: "Des milliers
d’enseignants sont payés pour
militer".
Voici
donc une lettre de SOS éducation.
Accrochez-vous, parce que cela saigne. Du mépris et
des mensonges pour mieux casser, avec le ton et tout
et tout. Ainsi comme ça 7 800 professeurs travaillent
gratuitement pour les syndicats à la place de leurs
heures de cours. En pdf. son titre avant de la lire :
"plus aucun enseignant
mis à la disposition des groupes de pression".
Tout un programme. Et en plus ils demandent de
l'argent ! (p. 4)
sos_educ_acep
* Et
bientôt on aura ceci. Darcos sera-t-il capable
d'en faire autant ? Pas sûr...
Le management sous Sarkozy ???
envoyé par ernesto__guevara
Question de méthode (politique)
De source syndicale - Les groupes disciplinaires chargés de l’élaboration des nouveaux programmes de seconde rendent leur copie le 15 décembre. Le ministère dément l’absence d’évaluation dans les modules d’exploration. Il confirme que les 3h d’accompagnement seront incluses dans le service des professeurs.
Concernant les conditions d’enseignement dans les enseignements généraux, les dédoublements seraient assurés en langues vivantes et en sciences expérimentales. Pour les autres disciplines, il envisagerait une dotation globale supérieure aux horaires élèves mais une répartition des dédoublements dans le cadre de l’autonomie des établissements.
Xavier Darcos veut s’exprimer publiquement avant Noël sur la structure précise de la nouvelle seconde. Il persiste dans sa volonté de mettre en place la nouvelle seconde à la rentrée prochaine, mais suggère l’hypothèse d’un report de la réforme en 1ere puis terminale (pour la nouvelle 1ere ce pourrait être rentrée 2011). Des mesures indemnitaires seraient annoncées en lien avec la réforme de la seconde : augmentation de l’ISO part fixe de l’ordre de 150 euros annuel pour les enseignants de lycée, et augmentation de la part modulable de l’ordre de 300 euros pour les professeurs principaux de seconde.
* Puis financer le privé sans trop le dire : augmenter les crédits pour l'enseignement agricole en général et en refiler les 3/4 à des lycées agricoles privés. Seul Darcos s'y serait opposé, en vain. Mon oeil.
AFP- Le Sénat augmente les crédits de l'enseignement agricole
La majorité sénatoriale a adopté un amendement augmentant de 51,4 millions d'euros les crédits destinés à l'enseignement technique agricole dans le projet de budget 2009, aux dépens de l'enseignement scolaire public du second degré.
Pour abonder cette hausse de moyens pour le technique agricole, 48,4 millions ont été ôtés au budget de l'Education nationale (secondaire) et 3 millions au budget du ministère de l'Agriculture.
L'amendement a été présenté lors de l'examen de la mission "enseignement scolaire" du projet de loi de Finances (PLF) par la sénatrice Françoise Ferat (Union centriste), au nom de la commission des Affaires culturelles du Sénat. Il a reçu l'appui de l'UMP et a été adopté par 201 voix. Aucune voix ne s'est porté contre.
Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, s'est opposé sans succès à cet amendement, avertissant que pour son budget cela représentait "18.000 heures par semaine de cours en moins".
L'opposition s'est abstenue. Cette somme "ira pour les 2/3 à l'enseignement privé agricole et pour un tiers à l'enseignement public, je ne suis pas sûr que la majorité sénatoriale aurait voté pour si on avait proposé de faire ce type de transfert vers les ZEP", a déploré Thierry Foucaud (PCF).
L'enseignement privé est majoritaire dans le secteur du technique agricole.
*Ensuite, faire profil bas : s'excuser. C'est un peu facile de dire les pires conneries puis ensuite s'excuser. C'est exactement ce que font mes cancres de 4e. Rappel, Darcos s'excuse après ça :
Darcos et l'école maternelle
envoyé par blogmammouth
Mais il en a dit d'autres toutes aussi grandioses . Voir celle-là par exemple.
* En douce, réduire les horaires : c'est le cas pour l'EPS en Bac Pro : de 3 à 2 heures. Sachant en plus que les années de formation des bac pro passent de 4 à 3, vous pouvez compter les suppressions de postes envisagées. Des centaines suggèrent certains syndicats... On attend l'officialisation des horaires de lycée avec impatience...
* Puis organiser l'intimidation. On avait déjà lancé les chiens, on lance maintenant les RG. Exemple dans le Nord.
De source syndicale — Des pressions inadmissibles des Renseignements Généraux sur un élève du lycée Picasso !
Nous apprenons qu’un élève du lycée Pablo Picasso (Avion), responsable local de la Confédération de la Jeunesse du Nord et ayant participé, l’année dernière, au mouvement de défense du lycée et des postes d’enseignants, a été convoqué le mercredi 26 novembre au commissariat de police de Lens. Il y a été reçu par un agent des Renseignements Généraux.
Le but de cet « entretien » était officiellement de se renseigner sur la mise en place d’un syndicat de lycéens au lycée Picasso (la Confédération de la Jeunesse du Nord). Nous nous étonnons de cette démarche. D’abord parce qu’elle ne nous paraît pas « commune », la plupart des associations « loi 1901 » n’ayant pas à subir ce genre d’entretien. Ensuite, parce qu’à notre connaissance, ce syndicat a été mis en place à la fin du mois d’août. Les Renseignements Généraux s’y intéresseraient seulement deux mois plus tard. Cet entretien n’aurait-il pas été plutôt motivé par le fait que l’Etat perçoit la montée de la contestation de sa politique éducative (réforme du lycée, suppressions de postes) dans de nombreux établissements scolaires ? Cherchait-on par là à « dissuader » un représentant des lycéens d’organiser des actions collectives contre cette politique ? Ce serait là une marque de fébrilité assez flagrante… et une démarche que nous ne pourrions tolérer !
Ce sentiment est conforté par ce que nous savons de ce qui a été dit à notre élève au cours de cet entretien. En effet, au prétexte de « mettre en garde » ce lycéen, le fonctionnaire de police n’aurait pas hésité à tenir des propos qui peuvent être interprétés comme des menaces à peine voilées, notamment quant à l’avenir professionnel de notre élève. On lui a en effet expliqué que son engagement pouvait lui « fermer des portes » pour ses études ou s’il voulait passer un concours de la fonction publique, qu’il fallait donc qu’il fasse attention… Ce type de discours, faussement paternel et vraiment pernicieux, représente une pression psychologique parfaitement indigne, qui plus est lorsqu’elle est exercée sur un jeune lycéen.
* Des solutions méthodo il y en a. La preuve. Vidéo de la fin.
Detection des futurs délinquants
envoyé par ericko75
Nouveaux programmes
Ouest-France ici - « À géométrie variable, les modules pourront être définis dans l'établissement. Ça va bouger. Mais la balle est dans le camp des enseignants. L'autonomie qui leur est laissée est une opportunité. [...] Dans les modules, il ne s'agit pas de proposer davantage de littérature, de latin, de grec, mais de réfléchir à comment les enseigner. [...] Les enseignants seront évalués, non plus sur ce qu'ils enseignent, mais sur les résultats des élèves. »
Mais oui, mais c'est bien sûr : si certaines disciplines vont disparaître ce n'est pas à cause de la réforme et des économies qu'on veut faire, mais bien du fait de la médiocrité des profs qui n'auront pas su "réfléchir à comment enseigner". Quand c'est annoncé à l'avance...
* Ensuite, l'Economie. Avec la crise, Darcos pense réintroduire les cours de marxisme (non, je déconne). Mais voici qu'on reparle de cours d'économie obligatoires en seconde. Finalement, il aura tout dit sur cette nouvelle seconde... A moins que ce soit des cours d'économies budgétaires ...
AFP- Le ministère de l'Education "se pose la question" d'introduire de l'économie obligatoire en seconde
Le ministère de l'Education "se pose la question" d'introduire de l'économie dans le tronc commun des enseignements obligatoires de la future seconde, qui entrera en vigueur à la rentrée 2009, a affirmé mardi le ministère à l'AFP, confirmant une information de La Tribune.
"On se pose la question, c'est à prendre au conditionnel", a-t-on déclaré au ministère, précisant qu'il s'agirait d'"économie" et non de "sciences économiques et sociales" (SES), actuellement une option de seconde choisie par un peu moins de la moitié des élèves.
Selon le schéma de la nouvelle seconde présenté par Xavier Darcos le 21 octobre dans le cadre de la réforme du lycée, les SES seront en concurrence avec 15 autres modules optionnels d'"exploration".
De ce fait, selon l'Association des professeurs de SES (Apses) qui appelle à une journée de mobilisation mercredi, les sciences économiques et sociales, qui constituent la matière dominante de la série ES (un bachelier général sur trois), sont condamnées à "un déclin certain" si cette réforme reste en l'état.
"Deux raisons poussent à se poser la question: d'une part parce qu'il est important de mieux comprendre la crise et la marche du monde, et d'autre part parce que les lycées ont demandé d'avoir de l'économie lors d'une journée de rencontre entre le ministre et 600 lycéens réunis à Palaiseau" le 15 novembre pour débattre de cette réforme, a ajouté le ministère.
Bon les veillieurs, vous direz au ministre que sortir cela la veille d'une manif des profs de SES, c'est un peu gros...
* Puis : la réforme du français (par l'UMP). A l’UMP, ont parle trait bien francé
Comme ne cesse de le répéter notre bon Président, il y a urgence à réformer l’éducation. Une mise à niveau de ses troupes serait un bon début… Info de Marianne (du 2 juillet, c'est vieux déjà !)
* Après : cours de collaboration passive. La CFDT s'abstient et permet l'adoption du projet de décret sur la révision du statut des enseignants chercheurs. Info Fabula.org.
Le CTPU (Comité technique paritaire universitaire) réuni le 24/11/08 a examiné et rendu un avis sur le projet de décret modifiant le décret statutaire des enseignants-chercheurs sur plusieurs points : services, promotions, durée de certains échelons. Après 9h de discussions autour du projet et des amendements (30 déposés par le Sgen-CFDT) le projet de décret a été adopté par 14 voix pour (l'administration), 9 voix contre (FSU et autonome), et 5 abstentions (Sgen-CFDT et Sup-Recherche Unsa). FO n'ayant pu être représenté que très brièvement, l'administration a réduit son nombre de votants à 14 pour maintenir la parité. L'abstention du Sgen-CFDT est due à "une appréciation mitigée du texte final qui comporte des progrès par rapport à la situation actuelle" (sic).
* Enfin
une bonne vidéo de la fin (de
la fin de l'éducation service public). Cela
vient d'un petit nouveau sur la toile : Super instit.
Quelques petites productions qui valent le détour. A
suivre régulièrement ce petit site qui monte.
C'est là . A retrouver également
dans le best of de notre blog.
Super-instit
envoyé par super-instit
Stupéfiant encadrement.
Ecole_france1
Après d'autres témoignages du Gers, ou encore de
Toulouse. Voir aussi plus bas
notamment en fin de post le témoignage de
Zoé...
* Et dire qu'il y en a qui critiquent les syndicats
car ils sont trop violents dans leurs
déclarations. Voici le communiqué
qui résulte de l'intersyndicale d'hier. Quelle
radicalité...
Communiqué
des Fédérations de l’Education
nationale
FAEN
– FERC/CGT - FSU – SGEN/CFDT – UNSA
Éducation
Les Fédérations de l’Éducation
FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA Éducation
interpellent de nouveau le ministre de l’Education
Nationale pour que les rencontres qu’il vient
d’annoncer débouchent sur des réponses positives aux
revendications portées par les personnels lors de la
grève du 20 novembre et se traduisent par l’ouverture
rapide de négociations sur l’ensemble des sujets.
Elles demandent à la ministre de l’enseignement
supérieur et de la recherche de recevoir également
les organisations syndicales.
Elles se rencontreront dans le
courant de la semaine prochaine pour faire ensemble
le point sur les réponses
ministérielles : si celles-ci ne sont
pas à la hauteur des attentes des personnels elles
appelleront à la poursuite de l’action, y compris en
envisageant de nouveau le recours à la grève au mois
de janvier.
Elles appellent à maintenir la
pression dans la période, notamment en assurant la
réussite de la journée du 10 décembre et en la
complétant par des actions qui
permettent de débattre, de s’adresser à l’opinion et
manifester le maintien de la
mobilisation.
Paris le 2 décembre 2008
Oulala, ça va
faire mal...
Mais pour info en janvier la réforme des lycées,
elle, elle sera passée...
Plus sérieusement, de cette
intersyndicale sortent les points suivants
(je résume, de source
syndicale) :
- Les SGEN-CFDT, SE-UNSA, et FEAN ne pensent pas que la grève soit
une bonne chose car il n'y a pas l'envie encore chez
les personnels, et préfèrent faire de
vraies actions comme porter des gilets jaunes
et annoncer des préavis
de négociations. Les vilains. Ils parient sur une
mobilisation le 10.12, et c'est tout.
- FO et SUD refusent les journées
d'action, veulent une grève
avant noel et plus si affinités. Surtout ils veulent un appel
clair car osent prétendre (très très vilains, ils
sont) que les autres ne sont pas partants pour exiger
le retrait des réformes.
- Ceux de la FSU disent qu'une grève unitaire
pourrait être un échec et repoussent tout à janvier
car espère beaucoup de l'audience de la fin de
semaine avec Darcos. Ils s'interrogent
toujours sur les manières de mettre la
pression.
Vous
avez bien voté j'espère ?
* Il faut désormais négocier avant de faire
grève. Nouveau décret pour le primaire, après
celui de se déclarer gréviste. C'est d'ailleurs la
même loi qui l'instaure.
AFP -Décret
sur la négociation avant le dépôt d'un préavis de
grève au primaire
Un décret
organisant la "négociation préalable au dépôt d'un
préavis de grève" dans le primaire, prévue par
la loi sur le service minimum d'accueil (SMA), a été
publié mardi au Journal officiel.
Ce décret dispose notamment que l'organisation
syndicale ayant l'intention de déposer un préavis de
grève en fasse une "notification par écrit à l'Etat"
(ministère, recteur d'académie, inspecteur
d'académie) qui a ensuite trois jours pour réunir les
représentants de cette organisation syndicale.
Selon ce décret, l'Etat et ces organisations
syndicales disposent ensuite de "huit jours francs" à
compter" de la notification "pour mener à son terme
la négociation préalable".
Enfin, à 'issue de cette négociation, "un relevé de
conclusions" est rédigé, ajoute le décret.
En cas d'accord, le préavis de grève ne sera pas
déposé. Dans le cas contraire, l'organisation
syndicale déposera alors un préavis de
grève.
*Enseignants alcooliques ? C'est encore ce que
vont dire ceux qui veulent du mal aux instits
(et comme l'a dit
autrefois le non regretté Claude Allègre), si
cette pratique lancée par
les enseignants de la Vienne se généralise :
AFP-
Des enseignants lancent les "Apéros à l'école" pour
expliquer leurs craintes
Les
instituteurs du SNUipp-FSU de la Vienne ont lancé
une opération
"Apéros à l'école" pour expliquer leurs
"craintes" sur les réformes à
venir dans l'éducation nationale et "mobiliser" les
parents, a indiqué mardi ce syndicat.
"A la
santé des enfants pour qu'ils ne trinquent pas plus
tard",
annonce le slogan des instituteurs dont le premier
"Apéro à l'école" a eu lieu vendredi. Une trentaine
d'opérations de ce genre sont prévues d'ici au 16
décembre dans différentes écoles du département.
*
Auch. Polémique sur les contrôles de stupéfiants au
collège.Un
article de La Dépêche du midi +
un témoignage.
Les
gendarmes ont, à deux reprises, « fait une descente»
dans des établissements scolaires à la recherche de
produits stupéfiants
Les policiers et les
gendarmes sont-ils dans leur rôle en faisant rentrer
des chiens renifleurs dans une classe pour chercher
de la drogue ?
La réponse est oui pour Chantal Firmigier-Michel, la
procureure de la République du Gers qui, depuis son
arrivée dans le département en 2005, répond
positivement à toutes les demandes faites en ce sens
par les responsables d'établissement scolaire.
Seulement voilà, les
deux opérations conduites la semaine dernière, au CFA
de Pavie et au collège de Marciac, n'en finissent pas
de susciter la polémique (lire La Dépêche du 20 novembre).
La dernière en date en particulier, qui a concerné
des élèves de 13 et 14 ans au collège de Marciac.
Hier, la FSU a d'ailleurs interpellé l'inspecteur
d'académie sur ce sujet. Réponse de Jean-René Louvet
: « Je n'ai pas encore eu de remontée sur cette
opération. » Étonnant sept jours après !
Christian Pethieu, le principal du collège, lui en
revanche, a reçu quelques coups de fil de parents
mécontents. Mais il relativise. « Le contrôle s'est
fait dans quatre classes et n'a pas semblé susciter
une émotion extraordinaire. Il y a une procédure qui,
à mon sens, a été respectée. Je n'ai pas senti de
climat particulier de tension. » Enfin, dans un
premier temps.
Le
témoignage de Zoé (qui circule largement sur
internet voir plus bas)
Mais depuis, Frédéric David lui a transmis le récit
que sa fille lui avait fait par écrit de l'événement.
Zoé, une bonne élève dotée d'une belle plume, raconte
:
«
Il nous l’avait dit, le CPE, que des gendarmes
allaient venir nous faire une prévention pour les
4ème et les 3ème.
Ce mercredi là (19/11/2008), toutes les classes sont
entrées en cours comme à leur habitude, en suivant
les profs.
A peine 10 minutes plus tard – nous étions assis-,
deux gendarmes faisaient déjà le tour de la salle où
nous étions. La prof avec qui nous étions, les
regardait en nous disant « Ils font leur ronde !?? »
. Elle n’était à priori au courant de rien bien sûr.
Soudain , la porte s’est ouverte, laissant entrer
deux gendarmes... Enfin non, pas exactement !!! Il y
avait un monsieur chauve habillé en militaire ( le
dresseur de chien en fait !) et un gendarme très
gros.
Le chauve nous a dit : « Nous allons faire entrer un
chien ! Mettez vos mains sur les tables, restez
droit, ne le regardez pas ! Quand il mord, ça pique !
»
Enfin il a dit ça, à peu près... Je me rappelle
surtout du « Quand il mord, ça pique ! »
Après, il est sorti deux minutes et est revenu avec
deux autres gendarmes et le chien. Les gendarmes se
sont placés aux deux extrémités de la classe tandis
que le dresseur regardait son chien déjà à l’œuvre.
Le chien s’appelait Bigo. Bigo s’est acharné sur
plusieurs sacs, en mordant et arrachant tout ce qui
dépassait. Quand à la prof, elle restait derrière son
bureau bouche bée.
Le chien s’est attaqué au sac de mon amie, à coté de
moi. Le dresseur a claqué des doigts en disant : «
Sortez mademoiselle, avec toutes vos affaires ! »
Elle a rangé son sac, s’est levée et s’est apprêtée à
sortir mais le dresseur l’a repris vite : « Et ton
manteau ! » Elle a rougi et emporté aussi son
blouson.
Plusieurs personnes de la classe sont ainsi sorties.
Le chien vient alors sentir mon sac. Voyant que le
chien ne scotchait pas, que rien ne le retenait là,
le dresseur lui a fait sentir mon corps avant de
s’empresser de me faire sortir. Dehors m’attendait
une petite troupe de gendarmes... Enfin, non, pas
dehors : nous étions entre deux salles de classe.
Me voyant arriver, ils se dépêchèrent de finir de
fouiller une autre fille. Mon amie était déjà
retournée dans la classe. Quand ils eurent fini, ils
s’emparèrent de mon sac et le vidèrent sur le sol. Un
gendarme me fit vider les poches du devant de mon
sac. Il vérifia après moi. Je n’étais pas la seule
élève. Avec moi, il y avait une autre fille qui se
faisait fouiller les poches par une gendarme.
Ils étaient deux gendarmes hommes à la regarder
faire. Le Gendarme qui fouillait mon sac vida ma
trousse, dévissa mes stylos, mes surligneurs et
cherchait dans mes doublures.
La fille qui était là fouillée elle aussi, se fit
interroger sur les personnes qui l’entouraient chez
elle. Elle assurait que personne ne fumait dans son
entourage. Ils la firent rentrer en classe.
C’était à mon tour ! La fouilleuse me fit enlever mon
sweat sous le regards des deux autres gendarmes.....
Je décris : Un gendarme à terre disséquait mes
stylos, un autre le surveillait, un autre qui
regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste
de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste,
elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes
ourlets de pantalon. Elle cherche dans mes
chaussettes et mes chaussures. Le gars qui nous
regardait, dit à l’intention de l’autre gendarme : «
On dirait qu’elle n’a pas de hash mais avec sa tête
mieux vaut très bien vérifier ! On ne sait jamais...
» Ils ont souri et la fouilleuse chercha de plus
belle ! Elle cherche dans les replis de mon pantalon,
dans les doublures de mon tee shirt sans bien sûr
rien trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et
chercha en passant ses mains sur ma culotte ! Les
gendarmes n’exprimèrent aucune surprise face à ce
geste mais ce ne fut pas mon cas !!!!!!
Je dis à l’intention de tous « C’est bon arrêtez, je
n’ai rien !!!! »
La fouilleuse s’est arrêtée, j’ai remis mon sweat et
mon fouilleur de sac m’a dit : « tu peux ranger ! ».
J’ai rebouché mes stylos et remis le tout dans mon
sac et suis repartie en classe après avoir donner le
nom du village où j’habite."
Le mal aimé
*D'abord écoutez ceci: témoignage. Source : Mermet.
Ecole_france1
Après d'autres témoignages du Gers, ou encore de
Toulouse.
*
Darcos,
perd courage ? La
gazette des communes risque d'être surveillée de très
près si elle continue à rapporter autant de propos
malveillants. Lisez plutôt le compte-rendu qu'elle
fait de la non présence de Darcos à l'assemblée des
maires de France, dont voici le début :
lagazettedescommunes.com —
Congrès des maires. SMA : les maires quittent la
salle, la colère gronde
«Xavier Darcos était
jusqu’à présent le ministre du mépris, nous apprenons
aujourd’hui qu’en plus il manque de courage». André
Laignel,
secrétaire général de l’Association des maires de
France (AMF), a résumé, le 26 novembre 2008, un
sentiment assez largement partagé par les maires
réunis en congrès à la porte de Versailles.
La suite ici.
*
Mais il
sait ce qu'il fait : L'entreprise au
collège. Une info Le Figaro. C'était dans
l'air depuis un certain temps. Ben c'est fait.
Hervé
Novelli et Xavier Darcos se retrouveront le 4
décembre sur les bancs de l'école, à Antony. Objectif
: signer une convention entre Bercy et le ministère
de l'Education nationale pour lancer le programme «
Un entrepreneur, une classe », visant à diffuser la
culture d'entreprise dès le collège. Chaque classe de
troisième sera « prise en charge » par un
entrepreneur qui aura pour mission d'initier les
élèves aux réalités du monde de
l'entreprise.
*
Sait-il
cependant de quoi il parle ? Pas
certain,
voici
qu'il fait des RASED
des réseaux d'aide et de soutien aux élèves en
difficulté, dans une lettre adressée à Didier
Quentin - député UMP de Charente Maritime,
alors
que les RASED sont des Réseaux
d’Aides Spécialisées aux Elèves en
Difficulté.
Une bourde de plus.
Voici le doc en pdf (la page 3 ne fait pas partie de
la réponse de Darcos). RasedDarcos1-1-[2]
On y apprend aussi
qu'à la fin du mois de janvier les schémas de
réimplantation des maîtres spécialisés seront
terminés.
*
La
Darcopédia. Wikipedia
se met
aussi à débiner en ligne les méchancetés de notre bon
ministre. Voilà
désormais épinglés ses propos
moralisateurs,
dans la fiche dédiée à sa personne. Voyez plutôt :
Nos amis veilleurs
s'inquiètent du surplus de travail que risque de leur
donner le ministre. Encore une grève en perspective
?
*
Après la
Princesse de Clèves, Plotin : "vous
vous rendez compte qu’une année il y a eu Plotin au
programme de l’agrégation de philosophie
!". Propos
d'une représentante du ministère, dans un entretien
avec les représentants de SLU à propos de la réforme
des concours. Entre bêtise et
pilotage à vue,
voilà ce que l'on peut retenir de cette rencontre,
dont le compte-rendu est donné sur le site de Sauvons
l'Université.
Il est clairement dit que les universités sont
désormais des fournisseurs de formation
professionnelle et quelles devront se débrouiller
pour trouver des débouchés aux collés aux concours.
Le C.-R. est là.
*
Faire
fonctionner le privé à tout prix :
inciter
les établissements à investir abusivement.
Ouais, parce que un tableau blanc interactif,
franchement c'est de la frime inutile. A moins que
l'objectif ce soit encore une fois d'économiser des
postes (et oui, la visioconférence...)
educ.gouv.fr -
Xavier Darcos attribue une enveloppe exceptionnelle
de 3 millions d'euros pour l'équipement des écoles en
outils numériques interactifs
Afin d’accélérer le développement des usages des
nouvelles technologies dans les écoles primaires,
Xavier Darcos, ministre de l’Education nationale, a
décidé d’attribuer une enveloppe exceptionnelle de 3
millions d’euros redistribuée selon le nombre
d’élèves à toutes les académies pour l’équipement,
notamment en tableaux blancs interactifs (T.B.I.) et
matériel de visioconférences.
Un
plan d’actions, sur 3 ans, pour développer les
technologies de l’information et de la communication
à l’école primaire a d’ores et déjà été mis en oeuvre
pour amener 100 % des élèves du premier degré au
niveau du Brevet Informatique et Internet - B.2.i. -
d’ici 2010, développer les usages des TICE pour les
apprentissages fondamentaux (et notamment de
l’anglais) et prolonger l’effort d’équipement
pour parvenir à un ordinateur pour 10 écoliers en
moyenne.
Aux actions déjà engagées depuis un an
(visioconférences
pour l’apprentissage des langues,
par exemple), s’ajoute l’installation des cyberbases
1 dans 400 écoles d’ici 5 ans en partenariat avec les
collectivités territoriales et la Caisse des
dépôts.
* Les
profs surveillés par des étudiants stagiaires
? Notre enquêteur spécial s'est penché d'un
peu plus prêt sur les entreprises qui aujourd'hui
assurent la veille de l'internet pour monseigneur
Darcos. I&E
Décision. Maison discrète et feutrée, avec
nous dit-on (sur leur site) un faible turn over.
Soit. Mais petites équipes de différents instituts
fédérés. Et surtout des
petites mains...
Voici ce une récente petite
annonce de ladite entreprise pour solliciter des
demandes de stages :
Le profil : BAC + 3
minimum (Compréhension de l'anglais appréciée)
Qualités principales requises :
Goût pour la presse écrite
Capacité de mémoire
Capacité à travailler vite
Capacité de traitement synthétique de l'information
Capacité de travailler en équipe
Durée du travail : du lundi au vendredi, de 9 heures
à 17h15 heures.
Indemnité de stage : 379 euros par mois + 50% titre
de transport + chèques de table (8 euros dont 4 euros
pris en charge par le stagiaire et 4 euros par
i&e Décision)
ou encore :
Bref si vous êtes intéressés voici de quoi tout
savoir sur I&D en pdf. Certainement aussi y
trouverez-vous quelques perles... C'est par là.
*
Pour nos
amis veilleurs-stagiaires, rappel : le mal aimé c'est
lui, ne l'oublions pas, et pas l'autre :
Claude François - Le mal aimé
envoyé par djoik
Podcast