"Ajuster notre organisation scolaire"
Aujourd'hui
(est-ce un hasard ?) deux déclarations importantes
qui concluent la même chose. L'une médiatisée,
l'autre moins.
* La première relève de
DarKosy,
et c'est on ne peut plus limpide :
Education:"aux alentours de 10.000" postes supprimés
au budget 2008 (Darcos)
Le
ministre de l'Education Xavier Darcos a estimé, jeudi
sur BFM TV, "aux
alentours de 10.000"
le nombre de postes
supprimés dans
l'Education nationale au budget 2008, dans le cadre
de l'objectif gouvernemental de non-remplacement de
30 à 40.000 fonctionnaires.
"Si
nous obtenons que des professeurs, dans le cadre de
la réflexion sur leur métier,
acceptent d'être moins nombreux
mais d'avoir
un temps de travail différent,
volontaire, évidemment, grâce à des volants
d'heures supplémentaires
importants, nous pouvons sans doute trouver des
ajustements",
a-t-il précisé.
Evoquant "une question difficile", M. Darcos a assuré
que "le ministère de l'Education nationale ne
s'abstiendra pas, évidemment" de participer au projet
gouvernemental d'économie d'emplois publics, mais
"l'Education nationale a une difficulté: c'est une
entreprise de main d'oeuvre, c'est-à-dire quand on
vous supprime un professeur dans le premier degré,
vous fermez une classe", a-t-il nuancé.
"Je ne dis pas qu'il ne faut pas le faire, bien sûr
il faut le faire,
mais cela exige des aménagements de ce qu'on appelle
l'offre scolaire",
a-t-il argumenté, demandant: "comment organise-t-on
le travail ? Comment organise-t-on les partenariats ?
Qui peut concourir à l'action éducative si les
professeurs sont moins nombreux ? Comment peut-on
regrouper les options ?
Comment peut-on changer les programmes
?"
"Il y a un dispositif assez compliqué parce qu'il
concerne quand même 13 millions d'élèves", a-t-il
rappelé.
M. Darcos a en outre rappelé qu'il était
"favorable
à la bivalence initiale"
des enseignants, c'est-à-dire pour ceux qui ont
obtenu une "mention complémentaire" à
leur Capes ou agrégation dans une deuxième
matière.
"C'est
bien pour le professeur, c'est bien pour les
élèves,
qui verront le professeur plus longtemps (dans les
deux matières enseignées, ndlr), qui les connaîtra
d'ailleurs mieux et puis c'est plus pratique pour
ajuster notre organisation
scolaire",
a-t-il ajouté.
(Selon
AFP)
*
La seconde, vient de
l'OCDE,
organisme progressiste :
Selon les études récentes de l’OCDE, le
système éducatif français ne souffre pas de carences
majeures, mais un certain nombre de pays obtiennent
de
meilleurs résultats avec des ressources
comparables. Pour améliorer les résultats, il
faut tout d’abord pouvoir les mesurer correctement.
Il existe déjà en France des indicateurs de « valeur
ajoutée », qui sont rendus publics pour les lycées,
mais il faudrait les améliorer et les étendre
aux collèges. Lorsque ces indicateurs seront en
place, il sera difficile pour les établissements
scolaires de ne pas réagir aux signes de mauvais
résultats". C'est la logique du pilotage
par les résultats que l'Ocde souhaite voir
introduite dans le système éducatif.
Comment
améliorer le système français ? L'Ocde
recommande l'autonomie
des établissements scolaires. "L'une des
caractéristiques traditionnelles du système français
est le
manque d’autonomie des chefs d’établissement.
Ils n’interviennent
guère dans le recrutement des enseignants ou
dans leur rémunération, et les programmes sont
établis dans le détail au niveau national.
Pour améliorer les résultats dans l’enseignement
secondaire, il faudrait soit que l’inspection
nationale réagisse davantage lorsque la performance d’un
établissement est insuffisante, soit que les
chefs d’établissement aient plus d’autonomie et
soient responsables des solutions à mettre en œuvre,
dans le cadre de normes nationales claires de
résultats des
élèves. Il est difficile de savoir quelle
démarche est préférable, mais l’étude PISA de l’OCDE
semble montrer que les systèmes où l’autonomie est la
plus développée donnent les meilleurs résultats".
Pour autant, l'Ocde est
sceptique sur les résultats de la
désectorisation. "Le libre choix de
l’établissement risquerait d’aggraver le problème de
la ségrégation du fait de l’avantage dont disposent
les familles aisées bien informées, et de conduire à
un écrémage de la part des établissements scolaires.
Pour éviter ces phénomènes, des réformes profondes
seraient nécessaires pour garantir que les ressources
allouées aux établissements publics d’éducation
s’ajustent aux choix des familles. À défaut de telles réformes, la
carte scolaire devrait être maintenue".
Pour le détail voir sur le site de l'OCDE
Les enfants de la télé
Ce
que vous allez voir si vous activez la vidéo
ci-dessous, c'est
du journalisme moderne.
De l'investigation, de l'appareil critique, de
l'analyse et de la pensée à l'état
pure.
Et c'est sur l'Education nationale.
On fait avancer le schmilblick y
a pas de doute, même si tout n'est pas forcément
faux.
Lettre ouverte à Xavier Darcos
envoyé par RollingPat
Alors dans la même série, il y a aussi : les instits sont tous des pédophiles, les syndicalistes des planqués (ou des profiteurs, rayez la mention inutile), ... Vous en trouverez bien d'autres...
Carte sur table
-Les parents :
La PEEP, en vrac :
"il faut redonner une réelle importance aux projets d’établissement, que leurs objectifs soient un élément de communication vers les familles, que les enseignants « adhèrent » à ce projet d’établissement en préalable à toute nomination.
(...) ne faudrait-il pas revoir l’idée généreuse des années 70-80 de la totale hétérogénéité des classes en terme de niveau ?
La PEEP a toujours affirmé sa volonté de voir mise en œuvre l’autonomie des établissements basée sur de réels projets d’établissement.
les établissements doivent être évalués en fonction de leurs propres objectifs afin d’établir un bilan de la situation. la prochaine réforme des IUFM devrait le permettre.
La mise en place de ces bassins d’affectation.
Les établissements peuvent être mis en réseau, afin de proposer des options spécifiques, alors communes à ces établissements.
il peut être envisagé la fermeture des établissements « ghettos » et répartir les élèves entre tous les autres établissements avoisinants." (octobre 2006)
La FCPE :
"Nous souhaitons la constitution d’une commission de la carte scolaire, qui réunisse élus, administration et parents d’élèves, et qui permette de gérer en commun les besoins, les possibilités et les évolutions"
- Les chefs d'établissements : le SNPDEN (Unsa) :
"le « retour » à une sectorisation stricte, qu’impliquerait la simple défense du principe de la carte scolaire sans autre considération, n’est pas envisageable en l’état actuel des choses. (...)
Autrement
dit, renoncer à la régulation par la carte scolaire
oblige à définir d’autres modes de régulation :
à défaut, la désorganisation des flux ne ferait que
conduire à une explosion des mécontentements, au-delà
de ceux que l’écart entre les attentes et les
possibilités de satisfaction des demandes risque de
créer. Moins de carte scolaire,
c’est rendre nécessaire une régulation et une
organisation par
d’autres moyens."
Donc
: ils sont contre, mais il se peut qu'ils soient pour
si on leur donne les moyens de bien gérer leurs flux.
Comme d'hab les chefs
d'établissements...
Continuité gouvernementale
- diminution des heures d'enseignement dans quasiment toutes les disciplines et toutes les classes (suppression recommandée d'un tiers des heures de français en 2nde) ;
- limitation des redoublements à 2% du nombre d'élèves ;
- annualisation du temps de service des enseignants ; etc.
"les premières concrétisations pourraient intervenir dans le cadre de la loi de finances pour 2008."
Avec un peu plus de détails :
Pour le Lycée : L'objectif est une baisse de plus de 20% des dépenses. Relevant que "l’investissement massif dans le volume d’heures d’enseignement n’a amélioré ni la performance ni l’équité du lycée français" il en conclut que la baisse des coûts est légitime. Le rapport préconise une méthode : "désamorcer les tensions portant sur l’horaire hebdomadaire en considérant que les arrêtés ministériels n’ont plus vocation à sanctuariser des volumes de services d’enseignants négociés entre disciplines, mais à offrir un référentiel national, un point de départ à partir duquel se construisent localement des projets adaptés aux attentes des élèves". Pour cela il faut fixer un plafond horaire par niveau et annualiser l'enveloppe horaire de chaque discipline.
Pour le collège : "le coût moyen du collégien a augmenté de 33% entre 1990 et 2004". Aussi le rapport demande-t-il, comme pour le lycée, une réforme du pilotage " fondé sur les objectifs et l’évaluation des résultats". Il s'agirait d'adopter "une démarche progressive visant à confier nettement plus de responsabilités aux échelons déconcentrés, en contrepartie d’une exigence pédagogique et budgétaire accrue". Ainsi il préconise de libérer 20% des moyens pour les affecter à la réalisation des objectifs de progrès de l'établissement. " Dès la rentrée 2007, l’assouplissement des obligations horaires est amorcé, dans la limite de 20% de la dotation, par les équipes qui souhaitent prendre le risque du changement… Dans un second temps et après évaluation, sont abrogées pour l’ensemble des années au collège les grilles horaires hebdomadaires au profit d’un référentiel qui fixerait pour chaque enseignement une base horaire par cycle (annuelle pour le cycle d’initiation 6e, bi-annuelle pour le cycle central 5e- 4e, annuelle pour le cycle d’orientation 3e). Cette base est inférieure à la dotation actuelle, car elle est appelée à être complétée à hauteur de 20% par des moyens non fléchés".
Ainsi
pour le cycle central, on n'aurait plus que 250
heures de français pour les deux années, 230 de
maths, 280 de langues, 100 de SVT, le tout sur 36
semaines. S'y ajouteraient 200 heures annuelles de
dotation non affectée.
Les horaires de langues seraient fusionnés et la
carte des langues "rationalisée". Chaque
établissement
aurait le choix d'offrir ou non une seconde
langue en
cinquième.
Rupture tranquille donc...
Les rapports sont là : pour les horaires collèges
;
pour les horaires
lycées.
Pourquoi tant d'E.N. ?
* Que se cache-t-il derrière la volonté de supprimer la carte scolaire ? Une réponse dans les propos de DarKos devant les syndicats (le SNES, pour ne pas le citer, qui en publie le C.-R.). On s'aperçoit que tout est dans tout (et réciproquement) et que le problème est bien de réduire le nombre de fonctionnaires (si c'était encore à prouver...)
En vrac, on lit :
Xavier Darcos affirme la nécessité de travailler de façon plus prospective sur les missions de l’école, le fonctionnement, les contenus, l’offre éducative, l’ambition scolaire de la nation, en souhaitant atteindre un consensus large en terme au moins d’objectifs. A partir de discussions sur le métier d’enseignant, il s’agit bien dans son esprit d’éviter un traitement morcelé des questions éducatives. Il réaffirme aussi s’inscrire pleinement dans la politique gouvernementale et sa « réflexion sur la fonction publique » : le remplacement au budget 2008 de la moitié de 75 000 fonctionnaires partant à la retraite concerne l’éducation nationale même si ce c’est pas automatiquement à hauteur des 50 % qu’elle représente. Même si le ministre n’a pas évoqué explicitement les audits collège et lycée, on comprend en creux que les sources d’économies se feraient par réduction des horaires élèves. Ainsi X. Darcos revient sur la lourdeur des horaires élèves en 2nde, la nécessité de mieux rééquilibrer dans la journée enseignement des disciplines générales (le matin), artistiques et sportives (l’après-midi). Il revient aussi sur une présence des élèves dans l’établissement de 16h à 18h pour de l’aide aux devoirs ou la pratique d’activités culturelles ou sportives.
[Sur l'abolition de la carte scolaire] Les établissements qui perdront des élèves auront leurs moyens maintenus mais s’il le faut, des fermetures d’établissement pourront être envisagées à terme.
*Enfin, encore une fois pour bien rire, ce billet de SOS éducation, force progressiste qui tire tout azimut désormais, un truc à donner le vertige politique.
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Darcos-Sarkozy : la grande gabegie continue |
Bac 1966
Nouveau coup dur
Le
catalogue de la Camif passe sous le contrôle d'un
fonds d'investissement
C'est dans Le Monde
* Pour
vous consoler : vous vous souvenez de la belle
Manif de
droite de 2003 (pour la revoir allez voir ici) ? Une nouvelle manif
du même genre a eu lieu le 12 juin à
Paris. Désormais un site est
consacré à ce nouveau genre de manifestation. On y
trouve tout plein de beaux
slogans.
Al1jup
C'est là.
Et n'oubliez pas, toujours d'actualité le groupe
LIBERAL
D
Son site, son tube :
Libérez Juppé
Demandez le programme
"Affichant la volonté de poursuivre la politique libérale en vigueur depuis plusieurs années en livrant le secteur scolaire au marché et à la concurrence, M. DARCOS passe à l’offensive et annonce la transformation en profondeur du métier (sur la base des audits réalisées sur les lycées et collèges) :
Suppression de la totalité des décharges des enseignants.
Annualisation du service pour que le temps horaire dû soit effectivement assuré avec un allongement de la durée de l’année scolaire (de 32 à 36 semaines effectives).
Réduction de 20% des heures de cours.
Suppression des dédoublements partout sauf en langues, sciences expérimentales et enseignements technologiques.
Augmentation des heures supplémentaires via les études dirigées, le soutien scolaire, le remplacement de courte durée.
Prime au mérite au vu du résultat de nos élèves ! "
"Tout est négociable"
Par qui ? comment ? Pour quoi ?
AFP :
"Abrogation totale" des décrets Robien sur le travail
des enseignants
Le président Nicolas
Sarkozy a annoncé lundi l'"abrogation totale des
décrets Robien" sur le métier d'enseignant, aux
syndicats qu'il recevait en table ronde et qui se
sont dits "satisfaits" puisqu'ils faisaient de la
disparition de ces décrets un "préalable" à toute
discussion.
"Nous
sommes satisfaits car les décrets ont empoisonné la
vie des enseignants", a déclaré Patrick
Gonthier, secrétaire général de l'Unsa-Education dans
la cour de l'Elysée.
"On a été
entendu, c'est positif", a commenté Gérard
Aschieri, secrétaire général de la FSU, première
fédération de l'Education.
Le porte-parole de l'Elysée David Martinon a confirmé
l'abrogation de ces décrets. "Le président de la
République a confié à Xavier Darcos le soin de
mener des
débats de longue haleine sur le métier
enseignant", a-t-il ajouté.
Annoncés pendant la campagne, ces débats
doivent s'ouvrir
en juin et se poursuivre toute
l'année prochaine. "L'abrogation des décrets était
un préalable
à la négociation sur le travail
enseignant", a rappelé M. Gonthier.
En revanche, les 3.058 postes supprimés par le biais
des décrets ne seront pas restaurés: les heures
équivalentes seront compensées en heures
supplémentaires.
"On nous a rappelé les +contraintes budgétaires+, la
promesse de +remplacement d'un fonctionnaire sur
deux+ et le fait qu'il n'est pas possible d'améliorer
la fonction enseignante" sans limiter le nombre
d'enseignants, a regretté Thierry Cadart, secrétaire
général du Sgen-CFDT.
"Sur le
travail enseignant, M. Sarkozy a dit que tout était
négociable", a assuré Bernard Kuntz,
président du Snalc-CSEN.
M. Sarkozy a par ailleurs garanti aux syndicats le
renouvellement de 34.400 emplois vie scolaire sur
42.400. Ils seront en revanche divisés de
moitié dans les lycées, où ils assurent
notamment des tâches de surveillance (16.000).
"Le
président a confirmé la suspension de
l'apprentissage à 14
ans",
a ajouté M. Martinon.
* Bivalence
toujours d'actualité. Voici des propos de
DarKos paru le 11/06 dans Le Point, journal
progressiste. C'était le jour même ou N.S. (Notre
Sainteté) recevait N S (nos syndicats).
Déjà,
les syndicats réclament que soit enterré l'autre
volet du décret Robien : la possibilité pour un
professeur volontaire d'être bivalent, c'est-à-dire
capable d'enseigner deux matières. Or, sur ce sujet,
Darcos est droit dans ses bottes :
«
Même si le décret est abrogé, nous retrouverons
la bivalence dans la grande discussion qui doit avoir
lieu sur le métier d'enseignant
» ,
a-t-il affirmé.
35 h, 35 h, ouais ! ouais !
C'est ce que l'on déduit de la déclaration de Fillon (AFP).
François Fillon a estimé jeudi que la promesse électorale de Nicolas Sarkozy d'accueillir les élèves en études dirigées après les cours allait permettre aux enseignants de "travailler plus" et de "gagner plus".
"Nous allons accueillir les enfants en études dirigées après les cours, pour qu'il n'y ait plus d'orphelin de 16H00"[orphelin ? où gosses à garder ?], a déclaré le Premier ministre lors d'un meeting UMP pour les élections législatives à Béziers (Hérault).
La mise en oeuvre de cette mesure "représentera pour les enseignants une opportunité de travailler plus et donc de gagner plus", a-t-il lancé [l'opportunité pourrait être aussi de revaloriser le salaire, qui a perdu 20 % depuis 1981].
Elle leur permettra "d'accomplir jusqu'au bout leur vocation de service public, de relever le défi que la tradition des hussards noirs de la République leur lance dans le monde d'aujourd'hui", a-t-il ajouté [on reprépare 14 ? ].
"Les modalités de ce dispositif devront naturellement être arrêtées de manière souple, dans le cadre d'un dialogue au sein de l'établissement et en liaison avec les collectivités territoriales qui contribuent, elles aussi, à l'accompagnement éducatif", a indiqué M. Fillon. [Notez la porte ouverte : si le chef d'établissement est un nul qui est incapable d'imposer la contrainte à ses troupes, les conseils généraux et régionaux paieront, bien fait pour eux, z'ont qu'a pas être socialistes. Mais au fait, les conseils généraux, ils ne le sont pas tous ! ]
Il y a des chances que lundi, lors de la rencontre entre les syndicats et le Président de la République, il y ait négociation : on retire le décret de Robien (que sur les heures de première chaire), contre l'obligation de travailler plus pour gagner plus (bien sûr, cela va de soi, enfin, on vous l'avait promis non ? ... Quoique, les hussards noirs sont entièrement dévolus à leur mission...).
Bleu horizon

* A la lecture de cette dépêche de l'AFP
on croit
rêver.
Quelle sera l'exigence
de résultats dans la filière
lettres
classiques par exemple ? On peut
s'inquiéter aussi pour l'histoire de l'art,
l'éthnologie...
Mais surtout le "pas de
dogme" est fort, très fort,
encore une fois.
Fillon: les universités auront "une exigence de
résultats"
François Fillon a déclaré
lundi à Lyon qu'avec la réforme sur l'autonomie des
universités, qui doit être votée à l'été, les
universités auraient "une exigence de résultats" et
"un objectif d'excellence".
"Notre objectif est de permettre à chaque université
de trouver son chemin, adapté à son histoire, à son
organisation, à sa politique scientifique car rien ne
serait pire que d'imposer une règle uniforme à tous
les établissements", a déclaré le Premier ministre,
venu à Lyon soutenir les candidats UMP aux
législatives dans la région Rhône-Alpes.
"Il n'y
aura pas de dogme, pas de règle imposée d'en
haut. En
revanche il y aura une exigence de
résultats, et un
objectif d'excellence auquel chaque établissement
sera tenu", a-t-il souligné.
M. Fillon a rappelé que, parmi les mesures votées à
l'été, il y aurait "la défiscalisation du travail
étudiant". AFP
L'exigence
de résultats ne serait-elle pas, par hasard, une
règle imposée d'en haut ? Bref, il est interdit
d'interdire...
Inspecteurs et chevaliers blancs
Bref ils sont vexés comme des poux, peut-être parce qu'ils viennent de comprendre qu'ils ne sont pas si utiles que cela et qu'ils ne sont surtout que des gardes-chiourmes. Il faut leur rappeller qu'ils sont aussi des fonctionnaires comme ils savent si bien le dire à ceux qu'ils inspectent ...
Les
inspecteurs s'inquiètent des intentions de
Darcos
"S’il s’agit de donner aux chefs d’établissement un
rôle d’inspecteur qui n’est pas le leur, on fait
fausse route de manière dramatique : ils ne peuvent,
par fonction, être seuls juges et parties, dans une
communauté scolaire qu’ils doivent animer en toute
sérénité pour obtenir l’adhésion et la cohésion de
tous les enseignants. Et ce faisant, réduire le champ
d’intervention des inspecteurs aux seuls cas de
manquements graves et aux récompenses honorifiques
(ou sonnantes et trébuchantes) des « meilleurs »,
consisterait à
dénaturer profondément leur
professionnalité pour n’en faire que
des censeurs
stériles, des gardiens
obtus du nouveau dogme d’État : ne réussissent et ne
sont récompensés que ceux qui composent la minorité
de l’élite, la masse stagne dans son marais, et les «
derniers » de la classe sont punis". Le commentaire
du Snpi-Fsu, syndicat des inspecteurs Fsu, est
sévère. [moi :
Ah bon ce n'est pas ce qu'ils sont déjà ?
]
Les inspecteurs ne digèrent pas les propositions de
Xavier Darcos : évaluer les enseignants selon leurs
résultats et confier cette évaluation aux chefs
d'établissement. Pour eux, "la valeur d’un enseignant
est en fait toujours relative à un contexte nourri de
l’histoire de sa carrière (son âge, sa formation, son
expérience professionnelle), de celle de
l’établissement, de celle de chaque élève composant
la mosaïque humaine d’une classe que seule l’année de
naissance a initialement composée ; un contexte
conditionné aussi par le profil cognitif de chaque
élève et par le travail en équipe pédagogique, engagé
dans l'établissement. Oublier cela reviendrait à ne
valoriser par l’argent que les seuls enseignants
ayant face à eux de « bons » élèves, dans de « bons »
établissements (comme par hasard, situés dans de «
beaux » quartiers), et à stigmatiser les enseignants
qui consacrent leur carrière aux élèves en grande
difficulté d’apprentissage (issus ou situés, comme
par hasard, dans les espaces socio-économiques
modestes, ou marqués par le handicap mental). Ce
serait aussi mépriser l’investissement intellectuel
et humaniste des enseignants qui s’efforcent
d’améliorer leurs pratiques pédagogiques pour prendre
en compte la réalité cognitive ou culturelle de leurs
élèves afin de n’en laisser aucun sur le bord du
chemin. Ce serait donc faire fi de la pédagogie,
voire de la didactique, c’est-à-dire de ce qui fait
le cœur du professionnalisme enseignant".
[moi :
c'est beau le discours d'un inspecteur non ?
]
Rectificcatif/
précision (mise à jour du 8/06) :
Selon un postulat lancé par Robert Ballion,
sociologue de l'éducation, et rapporté par mon chef
d'établissement, l'efficacité d'un corps dans
l'administration ne peut être apprécié qu'en négatif,
par la pertubation qu'entraîne sa disparition. Il y a
quelques années, ce fut le cas du corps des
inspecteurs dans l'académie de Toulouse (disparus
pour des raisons que je ne connais pas). La
perturbation entraînée a été nulle.
A
écouter en podcast, le nouvel hymne de
l'inspection.
*La bonne
nouvelle du jour reste quand même
que le privé
devra attendre un peu pour empocher
les millions :
Voici ce que nous apprend Libé :
La dernière rentrée scolaire à peine faite que la
grogne avait monté, le plus souvent chez des élus de
communes rurales : pas question de
subventionner la scolarisation des enfants inscrits
dans une école privée
d'une autre commune, alors qu'il existe une école
publique sur place. Hier,
le Conseil d'Etat a annulé la
circulaire,
elle-même issue d'une loi sur la décentralisation du
13 août 2004, qui imposait cette obligation.
[Mais]
Tout comme le ministère de l'Education, ses
responsables soulignaient toutefois, hier, que la
circulaire avait été annulée pour un motif
«de pure forme» , et
que la loi devait donc continuer à
s'appliquer.
Blogothèque
Aujourd'hui des blogs de profs (après la mort de celui de Le Prof, blâmé du jour) :
Pour rester en prise avec le terrain :
Le premier (et le meilleur, même s'il est récent) livre son quotidien en ZEP, et c'est pas marrant :
http://myownblog.canalblog.com/
Charly,
lui a plus
d'humour,
même si dès fois on s'en fou un peu :
http://charlyleprof.canalblog.com/
Tout
plein
d'études de cas très
instructives de la situation en ZEP dans celui-ci :
http://profenzep.over-blog.com/
Les
plus
célèbres des
profs (ils sont deux) sont sur un blog de Libé :
http://profseteleves.blogs.liberation.fr/silnyavaitqueleseleves/
(je vous conseille les commentaires, une mine pour
connaître la réaction de l'anti -prof de base)
Un
CPE a
aussi parfois de bonnes choses à dire sur son métier
:
L'inégalable
Sophie,
dessine son
quotidien éducatif depuis le nord de la France, avec
un vrai talent :
http://lestoujoursouvrables.over-blog.com/
Voilà
pour ce soir...
N'hésitez pas à faire connaitre vos lectures
préférées dans les commentaires.
Sarkolkhoze toujours
Cette fois c'est en EPS qu'on a une bonne illustration.
En effet, ces pauvres profs obligés de faire encore 20h de présence face aux élèves, vont enfin pouvoir profiter pleinement de leur intégration à l'éduc. Nat! Ils vont être contents nos profs de sport, heu non, de galipette, euh non, de référentiel bondissant! Et oui ils ne feront plus que 18h, comme tous les autres collègues, et pour qu'ils soient encore plus satisfaits, et bien l'AS leur sera payée en heures sup! Travailler moins mais plus, pour gagner plus, mais c'est pas sûr...
Quel cadeau!
Quoi ?
ils ont
supprimé 60% des postes au CAPEPS?...Ah
mais c'est pour ça alors, il leur manque des profs...
Donc on leur ajoute une heure de cours, et le tour
est joué. Moi qui croyais que c'était pour une plus
grande justice!
Quoi
?
Qu'adviendra-t-il lorsqu'un
chef d'établissement décomplexé
par l'autonomie grandissante décidera de supprimer
l'A. S. ? Economies, économies...
Merci Luc.
Pour avoir la teneur du rapport de l'IG EPS fourni
par un ingénieux formateur voir le pdf ci
dessous.
