Programme d'Etat
Rapport
Descoings, c’est pour le 2 juin à 11 h.
Revenez souvent.
Il ne lui reste
plus qu’un week end pour écrire quelque chose d’autre
que des citations d’élèves...
* Résistance à
l’arme blanche : l’ENS met La princesse de
Glaives au
programme.

Les
Regrets, le
Discours sur
l’origine et les fondements de l’inégalité parmi les
hommes,
L’Éducation
sentimentale,
Les
Mains sales : l’ENS fait son
autocritique ?
Sarko
va devoir imaginer un nouveau type de
portique...

*Etat d’âme : Tu l’as dit bouffi :
AFP - Alors que le
nom de M. Descoings
a été cité par la presse comme possible ministre de
l'Education, l'intéressé, qui
n'est pas un élu, a déclaré au Bondy Blog qu'"il ne
faut pas confondre la légitimité que peuvent apporter
l'expertise, la connaissance du terrain, la
réflexion, et la légitimité que seuls peuvent
conférer le combat politique et l'élection. Ce
combat-là n'est pas le mien. En plus, dans
l'Education nationale, on a deux exemples assez
récents: Claude Allègre et Luc Ferry. Ils ont tenu
deux ans avant d'être caramélisés".
* Violence d’Etat.
Retour sur le congrès de la PEEP, de La
Rochelle.
AFP - La fédération syndicale FSU a
"dénoncé" mardi dans un communiqué les "violences
policières qui ont eu lieu" le jeudi 21 mai à La
Rochelle, à l'occasion de la venue du ministre de
l'Education nationale Xavier Darcos au congrès de la
fédération de parents d'élèves Peep.
Ces "violences policières ont eu lieu (...) à
l'encontre d'une centaine de personnes qui
manifestaient pacifiquement, à l'appel des
organisations syndicales, à l'occasion de la venue de
Xavier Darcos", selon la FSU.
"Outre un déploiement
de forces démesuré, les manifestants ont eu droit à
des aspersions de gaz lacrymogènes au moindre
mouvement en direction des barrières de
sécurité alors
qu'étaient présents des enfants et des personnes
âgées. »
* Hommes d’Etat :
Darcoléon.
Napo lui n’est pas
cité.
Exercice d’association du collège (très révérencieux)
Sainte-Marie.

Réalités de terrain
Rapport
Descoings, c’est pour le 2 juin à 11 h.
Revenez souvent.
Il ne lui reste
plus qu’un week end pour écrire quelque chose d’autre
que des citations d’élèves...
* Reconquête du mois de joint : fumeux
!
ap
- Les
lycéens et les collégiens
bénéficieront de "près de trois
semaines" de
cours supplémentaires en juin cette année grâce à la
réorganisation des épreuves du baccalauréat qui
perturbaient jusque là la fin de l'année
scolaire, s'est
félicité, mercredi en conseil des ministres,
le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos.
"On retarde les
conseils de classe et les conseils d'orientation de
quinze jours, trois semaines, on fait en sorte que
les centres d'examen (pour le baccalauréat, NDLR)
soient plus nombreux, que les épreuves soient
surveillés non pas par des professeurs mais par
d'autres personnels", a détaillé M. Darcos dans la
cour de l'Elysée. Les professeurs seront également
mieux rémunérés pour la correction des copies des
candidats bacheliers, a-t-il dit.
Cette politique,
baptisée "reconquête du mois de juin", "marche très
bien" et va permettre de finir les
programmes", a
assuré le ministre. "Ce sont près de
trois semaines de cours qui seront regagnées dès le
mois prochain pour le bénéfice des élèves et de leurs
professeurs", a
salué M. Chatel.
Lycée : 2008 :
fin des cours le 10 ; 2009 : fin des cours le 13
(parce que le ministère a dit que tout doit être
bouclé pour le 17 et le Bac commence le 18).
Moralité ?
Ils ne faut pas confondre 3 semaines et 3 jours.
Quant au collège, il faudra qu’on m’explique. Plus
c’est gros, plus ça passe il faut croire.
*
Désorientation : une autre analyse de la politique de
l’orientation.
Une sauce libérale... tiens donc !
Depuis 1998 les
forces les plus libérales en Europe se sont saisies
de l’orientation pour en faire un moyen de
valorisation du capital humain. Récupérant
l’aspiration sociale à une formation permanente, la
notion d’orientation tout au long de la vie, mise sur
le devant de la scène depuis 2004 vise en fait à
instrumentaliser la question du choix d’un parcours
de formation pour individualiser les politiques
d’emploi. En
formation initiale, l’orientation scolaire est
réduite à la préparation de l’insertion
professionnelle, et considérée comme une compétence à
faire acquérir à tout futur travailleur afin qu’il
maintienne son employabilité et développe sa mobilité
sur le marché du travail.
La résolution de Novembre 2008 vise à avancer à
marche forcée dans la traduction concrète de mesures
qui aujourd’hui rencontrent peu d’échos sur le
terrain.
La suite est là et aussi là
*
Tangage à la FSU à propos du dernier Comité Technique
paritaire au ministère et de la masterisation
:
Mise
au point du secrétaire du SNESSUP (suite
au fait que la FSU ne se soit pas exprimée contre et
que certains disent clairement ce qu’ils
pensent...).
« A propos de
la formation des enseignants et du passage des
projets de décrets au CTPM du MEN, nous tenons à
rappeler :
-
Le
SNESUP n’est pas représenté au CTPM du Ministère de
l’Education. Il n’a donc pas pris part aux votes
exprimés sur les projets de décret.
-
Le
SNESUP a pesé de tout son poids pour obtenir une
position commune de l’ensemble des syndicats de la
fédération sur l’ensemble des textes proposés.
C’est ainsi que le boycott de la séance de
mercredi 27 , que le SNESUP demandait, a été
organisé. Lors de la réunion de concertation des
syndicats de la FSU représentés à ce CTPM à
laquelle nous avons participé, chacun des syndicats
siégeant au CTPM avait été mandaté par ses
instances limitant les latitudes . Nous avons
expliqué que les projets de décrets préjugeaient de
l’avenir des auditions en cours (groupes de travail,
commission Marois-Filâtre). Nous avons insisté sur le
contexte politique avec, d’une part, la lutte depuis
4 mois dans les universités contre la politique du
gouvernement et, d’autre part, les annonces de très
nombreuses suppressions d’emplois dans la fonction
publique.
-
Les
votes des représentants de la FSU sur chacun des
textes sont le reflet des mandats des syndicats du
champ concerné.
-
Le
SNESUP exige toujours une remise à plat de l’ensemble
de la réforme actuelle de la formation des
enseignants, ce que nous avons répété hier dans la
lettre flash n°123.
La direction du SNESUP le 2 Juin analysera la
situation dans l’objectif de finaliser et acter
les positions du SNESUP lors du BN du 9 Juin
précédant le CDFN de la FSU du 16 Juin ,
Stéphane Tassel
Secrétaire Général du SNESUP-FSU
Michelle Lauton
Secrétaire Générale Adjointe du
SNESUP-FSU
*
La violence des fouilles
Les
fouilles à l'école augmentent la violence, dit un
chercheur
![]()
La
violence à l'école n'a pas globalement augmenté
depuis dix ans mais s'est concentrée sur des lieux
d'exclusion
Dans Le Monde,
daté du 29 mai, le directeur de
l'Observatoire international de la violence à
l'école regrette
que le débat soit
"masqué par l'idéologie" et devienne un "enjeu électoral."
"La tendance, depuis une dizaine d'années, est qu'il
n'y a pas d'augmentation globale de la violence à
l'école mais une augmentation inégale,
statistiquement concentrée sur les lieux d'exclusion
sociale", explique-t-il.
Eric Debarbieux évoque des "petites violences
répétées" qui finissent par "saper le moral de tous"
et une forte augmentation des faits visant les
adultes, avec une hausse de 7% des incidents touchant
les enseignants en 2005-2006 par exemple.
Il suggère d'examiner l'efficacité des "solutions"
comme la vidéosurveillance avant de les réclamer en
France "sous le coup d'un certain affolement."
Selon lui, les fouilles
systématiques sont "un des moyens les plus sûrs
d'augmenter la violence."
Il souligne que les
détecteurs à l'entrée des établissements ne sont
présents que dans moins de 1% des écoles américaines
et qu'une enquête du FBI en a souligné leurs effets
pervers : ressentiment des élèves, sentiment de
mépris, "et finalement, augmentation de la violence
antiscolaire."
Pédagogie de la matraque (et du cynisme)
No comment, ou presque.
* Les policiers à la retraite à la rescousse de la pédagogie :
des «équipes mobiles d'agents» seront mises en place auprès des recteurs d'académie pour «épauler sur un plan pédagogique les chefs d'établissement en cas de difficulté ponctuelle relative à la discipline dans un lycée ou collège». Ces équipes seront de plus secondées par des «policiers à la retraite» et «des personnes volontaires formées et qualifiées, sur la base d'un test d'aptitude physique et morale», «à l'image des pompiers volontaires»
* Le chefs d’établissement auront le droit de faire des fouilles curieuses.
«Les personnels de direction et d'encadrement des établissements scolaires seront habilités à faire ouvrir les cartables des élèves.»
* Portique de détection (de cons ?)
«Il est regrettable d'en arriver là mais comment agir autrement?»
* Intrusez, intrusez :
«184 établissements parmi les plus sensibles» avec mesures adaptées de «protection contre les intrusions».
* Vidéo surveillons :
«L'objectif immédiat est de mettre en place 75 systèmes municipaux types et d'assurer, là où c'est nécessaire, la protection des établissements scolaires».
* Raflons :
«Aucune rue, aucune cave, aucune cage d’escalier ne doit être abandonné aux voyous. Je souhaite une présence massive de la police dans ces quartiers et la multiplication des opérations coups de poings. Les parties communes des immeubles, les caves squattés feront l’objet d’une fouille minutieuse.»
* Délit de richesse :
«La taxation sur le train de vie à partir des signes extérieurs de richesse indue»: «Des gens qui n'ont jamais travaillé de leur vie et qui pilotent des grosses voitures doivent répondre devant les services fiscaux, qui doivent pourvoir engager des poursuites pénales.»
«Nous devons frapper les délinquants au portefeuille», a insisté Sarkozy. Pour ce faire, le fisc se verra attribuer une mission spécifique aux quartiers sensibles, avec deux fonctionnaires des impôts présents dans chacun des 25 quartiers ciblés.
* Et pendant ce temps-là , Darcos, what else ?
Il y
en a qui ont mis beaucoup plus de monde dans la rue
pour moins que cela...
Pour embarquer Allègre dans le gouvernement ? Darcos
le fait déjà très bien.
Darcos prépare les élections
*Darcos choisit son plateau télé : Mots croisés qui ne se croisent pas.
Tout homme politique vous le dira, le plus dure c’est de gérer la com’. Invité lundi de Mots Croisés, sur France 2, Darcos a pour cette occasion bien géré son plat de résistance. Peu de véritables contradicteurs et pour cause.
Certes, il n’était pas question d’inviter d’ultra gauche, un truc du genre SUD ou FO (ni même les révolutionnaires de la FSU, des vrais fous on vous dit). Certains syndicalistes, classés plus à droite, se sont pourtant laissés prendre un instant à l’espoir d’y participer à la suite d’une demande des journalistes de la 2. Ils étaient prêts même à reconnaître que les fouilles, bien, si il fallait les autoriser pourquoi pas, qu’il fallait bien réussir à maintenir l’ordre ... C’est dire où ils en sont. Mais les invités de 14 heures ne furent pas ceux de 18 heures.
Au dernier moment, coup de fil de la chaîne, plus question d’inviter le représentant du syndicat en question qui depuis quelques temps fait exprès de s’opposer à la politique de Darcos (et va même signer des déclarations syndicales avec la CGT, SUD ou encore FO, voir là). Ordre de Darcos ou de la direction de la chaîne qui a anticipé ? En tout cas cela laisse certains membres de la rédaction pantois et notre syndicaliste le bec dans l’eau.
Mais ce n’est pas tout. Il y a de la traîtrise dans l’air (qu’est-ce que l’on peut rigoler à droite en ce moment ...). Il sera donc puni. Et périra sous les mots croisés d’un traître : ce fut en effet un autre représentant du même syndicat qui vint invectiver le ministre, mais cette fois un fidèle, un type qui connaît un âne qui connaît Darcos et qui n’a pas eu peur.
Le ministre a, dit-on, été très en forme...
Au passage, mensonge dudit Darcos : il n’y a aucun établissement scolaire du côté de Grenoble qui expérimente les portiques.
* Darcos pour le travail des malades, ou comment draguer la droite la plus libérale.
Après sa sortie sur les portiques et les fouilles, le voici aujourd’hui (Le Parisien.fr; après un passage sur itélé) qui soutient la proposition de Lefebvre du travail à domicile pour les malades. La lutte est intense pour plaire et être le plus dans la ligne libéral. Qu’est-ce qu’il ne faut pas faire pour avoir le meilleur poste...
On imagine tout de suite les perspectives que cela ouvre dans l’Educaiton nationale.
* Darcos reçoit les minorités : et hop, un groupe de travail
yagg.com - Xavier Darcos parle identité de genre avec les acteurs de la lutte contre les LGBT-phobies
Hier, lundi 25 mai, Xavier Darcos a reçu, ensemble, l’Inter-LGBT, le Collectif Éducation contre les LGBT-phobies en milieu scolaire (FCPE, FERC-CGT, FIDL, FSU, SGEN-CFDT, UNEF, UNL et UNSA Éducation) et Sida Info Service (Ligne Azur), rendez-vous qui leur a laissé “un sentiment plutôt positif”, selon un communiqué commun.
“C’est la première fois que nos structures sont reçues officiellement à un si haut niveau au ministère de l’Éducation nationale, par un ministre qui déjà l’an dernier affichait une volonté forte d’impliquer ses services dans la lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle”, précise le communiqué. L’entretien portait sur la formation des personnels à la lutte contre l’homophobie, la lesbophobie, la transphobie – réunies sous le vocable LGBT-phobies –, ainsi que sur “les outils à mettre en œuvre à destination des personnels et des élèves, l’affichage du dispositif Ligne Azur en collège et le traitement des questions d’identité de genre par le système scolaire”.
Les organisations reçues au ministère soulignent en particulier que le ministre “s’est engagé à la mise en place dans les prochains jours d’un groupe de travail à la Direction générale des enseignements scolaires (DGESCO)”, pour étudier, avec les structures de l’Inter-LGBT, du Collectif Éducation contre les LGBT-phobies en milieu scolaire et de la Ligne Azur, “la meilleure approche à adopter” sur les questions d’identité de genre.
Ira-t-il jusqu’à défiler à la Gay Pride ?
* Darcos reçoit les parents et les chefs.
AP Darcos reçoit des parents d'élèves
Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos reçoit aujourd'hui les parents d'élèves ainsi que les représentants des chefs d'établissements scolaires et de collectivités locales, pour discuter des mesures qu'il propose afin de lutter contre l'introduction éventuelle d'armes dans les établissements scolaires. La réunion a commencé vers 8h30 au ministère de l'Education à Paris en présence des deux principales organisations des chefs d'établissements, de deux associations représentants les collectivités locales, et de représentants de parents d'élèves. La FCPE, classée à gauche, a toutefois choisi de n'envoyer que de simples "observateurs", et non des négociateurs. Aucune organisation syndicale d'enseignants n'a été conviée.
* Et enfin se montrer un grand réformateur en lançant des hameçons pour voir comment cela mord
Cette fois c’est la droite parlementaire qui s’y colle. C’est le rapport Apparu, qui sort officiellement aujourd’hui, mais que l’on commentait déjà dans ces pages il y a huit jours :
M. Apparu parle de
"35 heures TTC"
Précisément sur cette page
là.
En attendant Descoings...
Les choses
s’accélèrent. Bientôt le rapport Descoings.
Restez vigilant. Revenez souvent.
* Police partout
(suite du post précédent, mais cette fois c’est
drôle, très drôle) :
comment insulter la
police en toute impunité ?
Suivez ce lien, mais
attention, c’est un attentat d’Action
Discrète.
http://www.buzznews.fr/camera-cachee-policiers-insultes
* Ensuite un petit
Vidberg. Quand il retourne à
son Education nationale il est toujours aussi bon...
Visitez son site.

* Encore la
privatisation, par la porte de derrière.
C’est sur le site de
l’académie de Strasbourg, mais on doit trouver ça
aussi ailleurs...
Le
premier concours régional des mini-entreprises des
collèges et lycées alsaciens se déroulera le mercredi
20 mai 2009, de 14 à 18 heures, au lycée Goulden de
Bischwiller. 
Les
"mini-entrepreneurs" soumettront leurs créations
d’entreprise à un jury composé de professionnels de
l’éducation et de l’entreprise.
Seront évalués
- la pertinence de l’entreprise : présentation,
innovation…
- la motivation et l’autonomie de l’équipe
- l’intérêt du produit ou du service commercialisé :
brainstorming, étude de marché…
- les aspects financiers de l’entreprise : capital ,
gestion….
L’équipe alsacienne sélectionnée participera le 6
juin prochain au concours national au ministère des
Finances à Paris, voire au salon européen à Rotterdam
en juillet.
Cette manifestation clôture un dispositif
expérimental mis en œuvre à la rentrée 2008, en
collaboration avec l’association Entreprendre pour
apprendre, le MEDEF Alsace, et avec le soutien
financier de la Région Alsace.
Tout au long de l’après-midi, vous pourrez rencontrer
dans l’enceinte du lycée Goulden les
mini-entrepreneurs qui exposeront leur produit ou
service sur des stands, ainsi que les partenaires du
dispositif.
La proclamation des résultats aura lieu vers 17h30.
Un capital (500 euros maximum)
Un nom et logo
Du personnel (PDG, directeur financier, secrétaire….)
Un produit ou un service imaginé, élaboré et vendu
par les jeunes
Une stratégie de communication
Une gestion d’entreprise (salaires, impôts, TVA…)
* Quels objectifs ?
Découverte de l’entreprise, de son fonctionnement et
de ses contraintes
Développement du sens des responsabilités et de
l’autonomie
Application des matières enseignées sur un cas
concret
Acquisition de savoir faire (organiser, planifier,
négocier…) et de savoir être (créativité, rigueur,
esprit d’équipe…)
Rencontres de responsables et cadres d’entreprise
Travail en interdisciplinarité : tous les enseignants
peuvent s’impliquer dans le projet…
* Et la calotte ?
Par derrière aussi...
La Libre
pensée vous
parle (déclaration du 30 avril) :
Nous avons pris
connaissance, par nos Fédérations départementales de
la Région Rhône-Alpes, d’une atteinte très grave à la
laïcité. Pour la première fois, le Rectorat de
Grenoble a décidé qu’un grand nombre de lycées privés
seront centres d’examen pour le baccalauréat 2009. La
Fédération Nationale de la Libre Pensée ne peut
accepter que les élèves passent les épreuves du
Baccalauréat, diplôme national et républicain, avec
un crucifix au dessus de leur tête ou qu’un employé
de l’évêché du diocèse soit le maître à bord lors des
examens et donne des ordres aux enseignants
fonctionnaires.
L’État français possède le monopole national de la
collation des grades. Le baccalauréat est un diplôme
d’état, et le principe républicain établit que seuls
les établissements laïques qui accueillent tous les
élèves sans exception sont habilités pour être les
centres d’examens et concours d’État.
Fouilles curieuses
Petit
rappel pour ceux qui viennent là directement :
la UNE du Mammouth a été mise à
jour.Lien direct.
* Police partout (I)
: dans les établissements scolaires, retour sur les
propos du ministre.
A la suite
des propos de Darcos à LA Rochelle sur les fouilles,
et selon l'entourage du ministre,
il ne
s'agirait pas d'agents de police mais "de
personnes formées et
assermentées, placées auprès
des recteurs, susceptibles
de se rendre
dans les établissements rapidement, pouvant
constater des délits, confisquer des armes, opérer
des fouilles si nécessaire".
Interrogé par des journalistes
M. Darcos a indiqué:
"pour que le contrôle
et la fouille se fasse à
l'intérieur des établissements on pourrait
imaginer que des chefs
d'établissements, ou tout simplement peut être
l'inspecteur
d'académie,
puisse
être officiers de police judiciaire
de
sorte de commander ces
actes qui ont un caractère
juridique",
rappelant "que c'est une piste" de
réflexion.
...
et c’est surtout une façon de récupérer des voix à la
droite extrême à 15 jours des européennes.
Ceci dit même à
la PEEP cela a fait des vagues, alors...
Souvenez-vous : qui
a déjà parlé de fouiller les élèves et de portiques ?
Réponse : Ségolène
Royal le
5 avril 1998, alors ministre déléguée aux
enseignements scolaires, sur France 2 où elle avait estimé
que " des fouilles ou des
mises en place de portiques de détections d’armes
pouvaient être envisagées dans certains cas, sur des
opérations ponctuelles : on ne voit pas pourquoi
on fouillerait à l’entrée de certains grands magasins
et pas à l’entrée des établissements scolaires où il
y a eu des signalements de détentions
d’armes ".
* Police partout (II) : Criminalisation de l’esprit
philosophique ou de l’humour tout court ?
Les deux, il faut
croire. Après « Sarkozy, je te vois »,
lancé par un prof de philo à Marseille, voici le
procès d’un autre prof de philo parisien, qui
s’étonnait lui aussi de l’intervention policière dont
il a fait l’objet. Un reportage de France 3 d’après
AFP
"Milice
de Sarko": un prof de philo au tribunal
Pour avoir
qualifié la police de "milice de Sarko", Yves
Baumgarten comparaît pour délit d'outrage.
Yves Baumgarten
professeur de philosophie, comparaît aujourd'hui
devant la 29e chambre du TGI de Paris pour délit
d'outrage. Les
faits remontent à mai 2008. Yves Baumgarten était à
la terrasse d'un café à Barbés (18e arrondissement de
Paris) avec un ami. Il avait amené son ordinateur
portable pour lui demander conseil.
Interviennent alors des policiers en civil qui
l'accusent d'avoir volé le portable. Le
professeur de philosophie s'étonne et leur
demande "vous
n'avez trouvé que moi dans le
quartier?". A ce moment un autre
policier intervient et le plaque sol. Yves Baumgarten
est menotté et emmené au commissariat dans un fourgon
de police. la discussion s'envenime et le professeur
traite les policiers de "milice de Sarko".
Ces derniers portent
plainte pour outrage.
Yves Baumgarten risque jusqu'à 7 500 euros d'amende
et six mois de prison.
Les journalistes
de France 3 et de l’AFP ont bien sûr été placés au
placard.
Retour sur le premier cas :
REUTERS - Affaire
"Sarkozy je te vois": le gouvernement nie être
intervenu
Des
poursuites inhabituelles pour "tapage diurne"
intentées contre un enseignant marseillais accusé
d'avoir perturbé un contrôle de police en criant
"Sarkozy, je te vois!" ont amené le porte-parole du
gouvernement mercredi à nier toute intervention
politique.
L'affaire, qui a donné lieu à un procès mardi, a été
qualifiée de "malheureux excès de
zèle" par Luc
Chatel, qui l'a imputé à des magistrats.
Deux sources judiciaires, qui n'ont pas souhaité être
identifiées, ont cependant précisé à Reuters que, aux
termes de la procédure, seule la police a pu
conduire ce dossier devant le tribunal en question,
et non un magistrat.
LA POLICE
À L'ORIGINE DU PROCES
Selon des sources judiciaires, une telle procédure ne
peut pas être lancée par le tribunal de police
mais
seulement par la police, les charges retenues
relevant d'une contravention.
C'est donc nécessairement un commissaire de police,
placé sous l'autorité hiérarchique du ministère de
l'Intérieur et non un magistrat, qui a orienté cette
procédure vers le tribunal de police pour qu'elle y
soit jugée, au lieu de la classer.
Cet officier de police, agissant en qualité de
ministère public, a d'ailleurs requis mardi une
amende de 100 euros à l'audience du tribunal de
police contre ce professeur de philosophie de 47 ans,
poursuivi pour "tapage diurne troublant la
tranquillité d'autrui".
L’avocat a plaidé le
"réflexe malheureux qui se voulait pédagogique pour
détendre l'ambiance par l'humour". "Nous sommes en
France dans un moment difficile, mais le fait de
pratiquer l'ironie, même à l'égard des forces de
l'ordre, n'est pas forcément une
infraction", a
expliqué Me Philippe Vouland.
Sinon à Floirac,
après l'arrestation à la sortie des classes mardi à
16h30 de deux garçons de 10 et 6 ans, suspectés de
vol de vélo, le , directeur départemental de la
sécurité publique en Gironde, Albert Doutre déclare
"c'est un non-évènement. Les services de police ont
agi avec le discernement nécessaire et sans
excès."
Oui c’est le
mot juste : discernement et sans excès. Mais alors
aucun.
* L’UMP
Lycée censurée par le gouvernement ? Non, du
calme...
C'est
l'abominable nouvelle que pourrait laisser
croire le décret qui vient d'être publié au Journal
Officiel [ JORF n°0116 du 20 mai 2009 Décret
n° 2009-553 du
15 mai 2009 relatif aux
dispositions réglementaires du livre V du code
de l'éducation ], et qui dit :
"Le fonctionnement, à
l'intérieur des lycées, d'associations déclarées qui
sont composées d'élèves et, le cas échéant, d'autres
membres de la communauté éducative de
l'établissement est autorisé par le conseil
d'administration, après dépôt
auprès du chef d'établissement d'une
copie des statuts de
l'association, sous réserve que leur objet et
leur activité soient compatibles avec les
principes du service public de l'enseignement ; en
particulier, elles ne peuvent avoir un objet ou une
activité de caractère politique ou religieux."
Les âmes
sensibles de l'UMP-lycées peuvent toutefois se
rassurer !
Non, le ministre ne peut
avoir souhaité une telle cruauté à leur
égard...
Car si
l'UMP-lycées n'est pas une association à but
syndical, mais bel et bien la branche lycéenne
d'un parti politique, tout est affaire de forme et de
présentation...
Ainsi
les responsables de
l'UMP-lycées déclarent-ils eux-mêmes sur leur
site:
"l'UMP Lycées
vous encourage fortement à vous présenter aux
élections lycéennes pour porter haut et
fort les idées et les valeurs que nous partageons
[...] l'UMP Lycée n'est pas
un syndicat et même si nous vous encourageons à
vous présenter pour favoriser la démocratie, vous ne
pouvez en aucun cas vous réclamer du sigle UMP Lycées
à l'intérieur des établissements."
Quant au ministre de l'Education
Nationale, il avait indiqué lors de la création de
cette organisation:
"Il est bon qu'on puisse, non pas
installer un parti politique dans les lycées, mais
avoir des jeunes qui sont de notre sensibilité et qui
sont organisés"...
affaire de
nuances donc...
Lycée de demain : 35 h, TTC
Voici les grandes lignes d’un rapport de l’assemblée à paraître ce jour. Mais les députés n’ont pas réussi à se mettre d’accord et les socialistes proposent une autre vision de la réforme (on y reviendra). Pour l’instant on voit que le projet UMP varie peu. Il s’approfondit...
Le monde.fr - En lieu et place du découpage école primaire, collège, lycée et supérieur, il défend "une architecture en trois blocs : le premier est celui de l'acquisition du socle commun, de la maternelle à la fin du collège. Le deuxième regroupe le lycée et la licence, et a pour objectif d'amener 50 % d'une classe d'âge au niveau bac+3. Le troisième commence au master".
De cette philosophie nouvelle découle, à ses yeux, une organisation différente du lycée. M. Apparu propose une classe de seconde générale et indifférenciée, "où l'élève approfondit les matières du collège et s'initie à deux disciplines nouvelles : la technologie et l'économie".
Nouveauté, il défend l'idée de deux classes de première, une générale et une technologique. Pour s'ouvrir ensuite sur les terminales que l'on connaît. Bref, une "spécialisation progressive pour éviter l'actuelle hiérarchie des filières", plaide-t-il. En outre, le caractère scientifique du bac S serait renforcé.
C'est une approche qui séduit aussi Richard Descoings. Chargé par Nicolas Sarkozy de mener une concertation sur le lycée, le directeur de Sciences-Po Paris doit aussi remettre son rapport fin mai.
"SAS D'ÉTÉ"
Ce n'est d'ailleurs pas la seule idée qu'ils partagent. Tous deux souhaitent que le travail personnel trouve sa place au lycée, ce qui figurait aussi dans le projet Darcos.
M. Apparu parle de "35 heures TTC", pour "tous travaux compris". L'emploi du temps du lycéen se décomposerait en un tronc commun, des modules de spécialisation, un accompagnement, et cinq heures hebdomadaires de devoirs en présence d'enseignants.
"Un moyen de corriger les inégalités sociales", estime le député. Mais aussi de lutter contre le redoublement de plus de 13 % des élèves de seconde. M. Apparu souligne que cela coûte 1 milliard d'euros tous les ans à la collectivité.
Contre ce fléau, il propose de mettre en place des "sas d'été". Plutôt que refaire une année, les élèves au niveau un peu juste suivraient un stage d'un mois de remise à niveau.
D'autres sas seraient prévus, pour garantir le passage entre les voies générale et technologique. Afin d'assurer à cette dernière un débouché dans le supérieur, les instituts universitaires technologiques (IUT), filières sélectives friandes de bacheliers généraux, pourraient être contraints d'accueillir au moins 50 % de bacheliers technologiques.
Darcos l’a rêvé, Apparu l’a fait.
* La sortie du jour : la médaille du BAC. Vous ne vous souveniez plus de cette proposition de Darcos ? Ben c’est fait, la voilà :
Le tout
pour 17 €, produite et vendue par Arthus-Bertrand.
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euros et 25 €.
* insécurité
gouvernementale... au portique
nouvelobs.com —Le
ministre de l'Education nationale
Xavier Darcos n'a pas exclu mardi d'installer des
portiques de sécurité à l'entrée des collèges et des
lycées pour contrôler l'entrée des
armes.
"Il
faut en effet vérifier comment, dans les
établissements, entrent et sortent aujourd'hui des
armes puisque c'est le cas", a déclaré le ministre
lors de la séance des questions d'actualité à
l'Assemblée nationale. "On a parlé de
portiques...
Pourquoi pas? On n'a aucune raison de se
l'interdire",
a-t-il dit, observant que "ça se fait dans beaucoup
de pays". Xavier Darcos a ajouté que ce n'était "pas
la seule solution".
Mais le ministre a écarté une augmentation du nombre
de fonctionnaires dans l'Education nationale pour
répondre aux problèmes de sécurité à l'école. AP
Ah bon, on a eu
peur.
* Sarko
démago. Ce n’est pas nouveau
:
AFP -
Pourquoi nous
voulons les meilleures universités pour nos
étudiants? Parce qu'une partie de leur avenir en
dépend", a lancé M. Sarkozy, dans un discours devant
les personnalités politiques et économiques de la
région.
Selon lui,
"ce n'est
pas en bloquant des universités pendant des mois et
en demandant qu'on valide des diplômes sans avoir
suivi les cours qu'on rend service aux étudiants. On
les prive d'avenir".
Le gouvernement recherche des solutions pour les
60.000 étudiants dont les examens sont menacés, après
plusieurs semaines de grève contre l'autonomie des
universités.
Le chef de
l'Etat a plusieurs fois affirmé qu'il ne reviendrait
pas sur cette réforme.
Pour les étudiants
pris en otage, un site privedavenir.com.
*
"Enseignement, Recherche, Santé Le futur d'une
restructuration annoncée"
Journée
d'informations et de débats le mardi 12 mai 2009 à
Lyon 1
Les
conférences ont été filmées et sont disponibles
à http://math.univ-lyon1.fr/
univanzero
Les titres des conférences :
- Stratégie Nationale de Recherche et d'Innovation
- La réforme des hôpitaux I, II et III
- La mastérisation de la formation des enseignants
- Les Biatoss dans la nouvelle université
- Le futur de la recherche
- Les non-dits de l'autonomie : droits d'inscription et cie
- La réforme des Crous
- La réforme des écoles
*Rare : des collégiens en grève.
MANIFESTATION. A Gonfreville, les collégiens de Gustave-Courbet dénoncent la violence dans leur établissement.
Accrochées aux grilles, des pages de cahiers appellent à la mobilisation. Ce lundi matin, quelque 200 élèves du collège Gustave-Courbet à Gonfreville-l'Orcher (une cinquantaine selon la police), se sont retrouvés devant les portes de l'établissement pour y manifester. Depuis l'arrivée d'un nouveau responsable d'établissement en septembre 2008, la vie au collège s'est selon eux dégradée en termes de sécurité : incivilités, violence, « agressions à l'arme blanche », des faits que les victimes auraient dénoncés, mais qui n'auraient pas eu de suite. « Manque d'écoute » ? « Manque de réaction » ? Ces collégiens, issus des différentes classes, veulent « des solutions e t des réponses ». Ils disent avoir convié ce lundi matin la principale à engager le dialogue sur le sujet. En son absence, une délégation d'une quinzaine d'élèves a été reçue par Véronique Lizy, la principale adjointe. « Des solutions vont être mises en place dès le 25 mai »,affirment les collégiens, qui souhaitent toutefois pouvoir discuter avec la principale, sans écarter l'hypothèse d'une nouvelle mobilisation. Encore selon les adolescents, des parents d'élèves avaient déjà contacté et rencontré l'inspection d'académie au sujet de cette affaire. La principale, elle, serait en arrêt maladie.
Déprime ?
Vous devez alors lire le nouvel ouvrage de Catherine Coudray-Betoulle, professeur agrégé d’économie et de gestion, enseignante au département informatique de l’IUT du Limousin, qui vous invite « doper votre carrière ». Elle vous donne des perspectives que vous n’auriez jamais pu deviner tout seul, du genre :
« Il est possible de s’investir dans son établissement : prendre des responsabilités de professeur principal, devenir conseiller pédagogique, changer de niveau de classe… On peut aussi vouloir découvrir un autre contexte d’enseignement : le supérieur, l’enseignement agricole, les structures du ministère de la Défense… Pour un changement environnemental plus radical, il y a la possibilité d’une affectation dans les DOM-TOM ou dans un établissement français à l’étranger. Concernant les activités parallèles, certaines, comme l’écriture de manuels ou les travaux de recherches ne demandent pas d’autorisation particulière et permettent une approche complémentaire du métier. Enfin, reste aussi la possibilité d’accéder aux métiers de direction et d’inspection via les concours et d’une manière générale, d’utiliser les passerelles de la fonction publique. »
Ca c’est du conseil...
*Enfin, une réaction face au Vatican :
AFP- Les sénateurs radicaux dénoncent la reconnaissance des diplômes du Vatican
Yvon Collin, président du RDSE (à majorité PRG) au Sénat, a dénoncé vendredi dans un communiqué la reconnaissance par la France des diplômes du Vatican "sans passer par la labellisation et l'aval de l'université publique".
M. Collin s'élève contre un décret paru au Journal Officiel le 19 avril "qui rend applicable l'accord signé le 18 décembre 2008 entre le gouvernement français et le Vatican".
"Par cet accord, précise le sénateur du Tarn-et-Garonne, la France s'engage à reconnaître les diplômes délivrés par les universités catholiques, les facultés ecclésiastiques et les établissements d'enseignement supérieurs habilités par le Saint-Siège".
Il souligne que "jusqu'à présent, seul l'Etat avait le monopole de la reconnaissance des diplômes". Cet accord qui "remet en cause la neutralité de l'État et le principe de laïcité".
Le président du RDSE annonce que son groupe "déposera, la semaine prochaine, un référé suspension et un recours au fond devant le Conseil d'État pour faire annuler ce décret".
Des sénateurs radicaux, dingue non ?
* Aschieri - no comment.
Entretien de G. Aschieri à l’Humanité. C’est là. Extrait :
« Pourquoi les tentatives de convergence entre le primaire, le secondaire et l’université ont eu lieu mais n’ont pas été plus loin ?
Gérard Aschieri : Parce que les convergences ne se décrètent pas sur le papier. Il faut qu’elles soient vécues comme telles. »
Note : le SNES vient de publier un rectificatif au sujet de sa boulette dans le dernier US (que nous avons publiée cette semaine). Lapsus révélateur.
Perspectives
Souvenez-vous
: « Je serais
un prof du premier degré, je serais sans doute parmi
les mecs qui gueulent »,
X.
DARCOS, Ouest
France, 6 mai 2009.
* Services publics :
tout pour comprendre la situation. C’est là : deux
pages d’un blog du courrier international.
Extraits :
Il
semble donc bien que la politique de casse sociale et
de démantèlement des services publics appliquée en
France et dans bien d'autres pays soit non seulement
l'application de la stratégie de l'Union Européenne
et de l'OMC, mais aussi en même temps le résultat des
réflexions de grands rassemblements de « décideurs »
et d' « experts » comme la Commission Trilatérale.
Mais quelle liste dénoncera de tels contubernia, à
l'ocasion de la campagne des prochaines élections
européennes ? Qui dénoncera la « politique unique »
qui nous est infligée depuis vingt-cinq ans avec des
« alternances » de façade et des discours à peine
variables ?
Vous
avez l’eau à la bouche ? Suivez ces deux liens qui
développent la démonstration et expliquent ce
qu’est
La Commission Trilatérale pour les
services publics français : le
premier, et le
second.
* Où il est le recul ?
Intoxication
médiatique à l’extrême qui ne nous explique pas que
ce qui va se passer l’an prochain restera
exceptionnel.
Libé (qui n’est qu’un exemple...) -
...cédant
à l’une des revendications des manifestants, il a
annoncé hier que les reçus aux concours de
recrutement des enseignants en 2010 seront, l’année
scolaire suivante (2010-2011), payés comme
fonctionnaires stagiaires.
Et titularisés ensuite
sans avoir besoin de valider un master-2.
Et
après, bande de nouilles, ils seront quoi les reçus
aux concours ? 5 mois de lutte pour en arriver
là...
* Certains ne
facilitent pas le travail, il faut dire : les
syndicats. Il y a là aussi de
l’embrouille autour de la masterisation
:
1er exemple :
convergence de certaines organisaitons en sa faveur
(mais qui n'osent pas franchement le dire).
FSU-UNSA-CFDT : Les
fédérations FSU, UNSA-éducation et SGEN-CFDT et leurs
organisations rappellent qu’elles sont favorables à
une amélioration de la formation professionnelle des
enseignants et à une reconnaissance de leur
qualification par l’obtention d’un
master. Elles
désapprouvent la manière précipitée, aventureuse et
sans dialogue avec laquelle a été conduite dans un
premier temps la tentative de mise en place du
projet. Elles rappellent leur attachement à ce que
cette réforme soit rediscutée dans le cadre de
réelles négociations, ce qui nécessite du
temps.
2eme
exemple : visez cet article du dernier US (journal du
SNES). Pas simple... surtout l’encart à droite
(justement)
* Vidéo surveillance, surtout dans les collèges
select.
La
vague sécuritaire atteint
aussi des établissements réputés
ultra-tranquilles, comme le très select Collège
Sévigné dans
le quartier latin, et les parents
indignés, stupéfaits que leur progéniture
puisse être soupçonnée comme des
galopins de banlieue, hurlent contre cette folie
sécuritaire...
Voyez ce blog.
Tout ira encore
mieux demain, avec 600 policiers-référants en plus
(c’est l’annonce du jour).
*Vous avez aimé les
évaluations de CM2 ? Vous allez adorer celles de
CE1 !
Elles sont là publiées par un
site lyonnais (merci à eux).
* La
France aime la Grèce. Trop ?
En tout
cas on leur donne tout ce que l’on a de mauvais
: la première
université privée en Grèce sera...
française. Il s'agit d'une
initiative de l'Institut français à Athènes et
de l’Ecole des Hautes
Etudes Internationales et le coût pour les étudiants
sera 6.300
euros pour la prémière
année...
tout est sur ce lien là.
La Réforme en douce (et non pas en douceur)
Et pas n'importe lequel : Ch. Nique, nouveau recteur de l'académie de Nice. Certains rigolent déjà j'en suis sûr. Il faut savoir aussi que celui-ci a été conseiller de F. Mitterrand. Voyez donc ce qu'il dit maintenant, alors que la réforme (Darcos) s'annonce.
Metrofrance.fr —Christian Nique, docteur en linguistique française, ancien conseiller du président Mitterrand, vient d’être nommé recteur de l’académie de Nice. Sans langue de bois, il évoque “le paradoxe” azuréen : des élèves qui ont un début de scolarité prometteur, mais des taux d’échec supérieurs à la moyenne nationale.
Est-ce un problème de pédagogie ou d’orientation ?J’ai le sentiment pour l’instant que c’est plutôt un problème d’orientation. L’envie de faire des études supérieures est moins forte chez les élèves, et peut-être les professeurs ne les incitent-ils pas…
Quelle sera votre politique ?Nous allons utiliser une méthode particulière. Il faut libérer l’initiative en aidant les professeurs à imaginer des solutions adaptées aux différentes populations scolaires. Il faut aussi développer une culture de l’évaluation. L’Education nationale n’a pas l’habitude de rendre des comptes.
C’est un discours de chef d’entreprise assez inhabituel pour un recteur…Il n’y a pas de raison qu’un service public ne s’évalue pas et ne dise pas à la population ce qu’il fait. L’hôpital le fait. Ce n’est pas une question d’argent ou de rentabilité : je reste sur le qualitatif et la pédagogie
Mon oeil.
Au moins c'est dit clairement.
* Echos des futures suppressions de postes.
Dans les Echos - 20 000 professeurs en moins en 2010 ?
En 2010 34 250 postes de fonctionnaires devraient
être supprimés dont 21 000 dans l'éducation.
Selon Les Echos, les négociations ont commencé entre
Bercy et les ministères pour fixer le nombre des
emplois en 2010. L'objectif fixé par Nicolas Sarkozy
est de remplacer un départ en retraite sur deux. On
s'attend à 68 500 départs en retraite en 2010 ce qui
devrait entraîner la suppression de 34 250 postes.
C'est nettement plus qu'en 2008 (22 791), 2009 (30
529). Au total près de 100 000 emplois ont été
supprimés en 3 ans. La mesure devrait rapporter un
peu moins d'un milliard d'euros d'économie. Une somme
importante qui est à rapporter au déficit public
(Etat) en 2009 (104 milliards) ou aux subventions
accordées à la seule industrie automobile (7
milliards).
L'éducation nationale première touchée. Avec son
million d'agents, l'éducation nationale est forcément
le ministère le plus touché par ces suppressions de
postes. Ce nouveau tour de vis la frappera
durement : 21 200 postes pourraient être
supprimés. Ce serait nettement plus qu'en 2008 et
2009 (11 000 et 13 500).
tout l'article est sur ce lien là.
* Meirieu a-t-il
toujours l'espoir un jour de piloter la réforme des
lycées ? Sans doute. Drôle de
poisson en tout cas.
Voici un
de ces textes qui exprime avec d'autres concepts ce
qu'est exactement la réforme Darcos.
Extrait d'un texte qu'on trouve là.
"Repenser
l’organisation de l’établissement
:
entre
le chef d’établissement et ses collaborateurs
directs, d’une part, et chaque enseignant dans son
cours, d’autre part, il manque une unité
intermédiaire de gestion pédagogique. Cette unité de
gestion doit permettre d’éviter la fragmentation
extrême des enseignements et l’absence de travail
d’équipe. Le bons sens, l’expérience des pédagogues
et les recherches scientifiques se rejoignent ici
:nous devrions créer des « unités fonctionnelles » de
cent à cent cinquante élèves et les confier chacune à
une équipe de professeurs qui en auraient
collectivement la responsabilité. Dans ce cadre,
l’équipe disposerait d’un ensemble d’heures qu’elle
pourrait utiliser en fonction de ses besoins et dont
elle justifierait de l’usage
a posteriori.
Elle aurait les moyens de regrouper tous les élèves
pour préciser le cadre et les exigences du travail,
de mener des projets en commun mais aussi d’organiser
des regroupements différenciés avec des activités
spécifiques. Elle serait l’interlocuteur privilégié
des parents et des élèves, avec une existence
institutionnelle et une visibilité qui font
cruellement défaut aujourd’hui…
Repenser
le service enseignant
:
pas
de réforme du lycée sans une autre conception du
métier de professeur. Le suivi des élèves,
l’implication dans l’organisation pédagogique, le
travail avec les partenaires de l’école doivent être
pleinement reconnus comme participant des missions
des enseignants… et non plus comme des activités plus
ou moins bénévoles effectuées dans les interstices
des cours. Il faut aussi reconnaître et valoriser la
fonction de professeur principal comme cadre
intermédiaire, avec les moyens effectifs pour animer
un travail d’équipe et être l’interface nécessaire
avec les familles. Enfin, il est important que le
professeur de lycée soit reconnu comme un acteur
culturel et un formateur dans la Cité : tous les
professeurs de lycée devraient pouvoir effectuer une
partie de leur service dans l’encadrement d’activités
culturelles, sportives ou dans la formation
d’adultes."
Démocratie et réforme
Voici celle envoyée dans le 37 (Indre-et-Loire). Chacun appréciera à sa juste mesure la qualité des intervenants.
* Le
ministère libéré, un étudiant étranglé et la grippe
porcine menace
(Le Monde.fr) Le ministère de
l'enseignement supérieur a été brièvement occupé,
jeudi 7 mai dans l'après-midi, par des étudiants qui
ont réclamé la démission de la ministre Valérie
Pécresse et dénoncé les réformes en cours. "Une
annexe du ministère a été occupée" par "moins d'une
centaine d'étudiants" qui ont été rapidement "évacués
par les forces de l'ordre", a-t-on indiqué dans
l'entourage de la ministre. "Il y a eu des
dégradations, notamment une porte a été forcée, il y
aura un dépôt de plainte." Une centaine de personnes
ont été interpellées et conduites au commissariat.
Aux
abords du ministère, des manifestants ont été "tapés
à la matraque" par les forces de l'ordre qui ont fait
usage d'une "violence disproportionnée" alors que la
manifestation était "calme", a de son côté indiqué
Valérie Robert, maître de conférence à Paris-III et
membre du collectif Sauvons l'université.
Lorsque des
policiers étranglent un peu
un étudiant pour mieux
l'interpeller, celui-ci ouvre grand
la bouche et tire la langue en suffoquant, ce
qui est une entorse grave aux règles d'hygiène les
plus élémentaires en période de grippe porcine.
Il est urgent de réfléchir à l'opportunité
de rendre le port du masque chirurgical
obligatoire lors des interpellations. (photo :
lemonde.fr)
* Le
MEDEF va-t-il élire les présidents d'université
?
C'est le
sens de la proposition de loi que vient de déposer B.
Apparu, député UMP de la MArne (déjà connu
pour d'autres méfaits scolaires en particulier le
fait de manipuler les étudiants) qui dit que tous les
membres non élu aux CA des universités seront
désormais électeurs.
La proposition de loi
est au bout de ce lien : c'est celui-là.
* Enseignement agricole bientôt divisé par 2 ?
Un petit
tour dans l'Aude (-delà)
L'HUMA -
L’avenir de l’enseignement public agricole est
sérieusement menacé en Languedoc-Roussillon après
l’annonce de la suppression de postes administratifs
et enseignants et la fermeture d’une classe de
quatrième du lycée Pierre-Paul-Riquet de
Castelnaudary (Aude). Le conseiller régional
communiste Henry Garino a participé lundi matin à un
conseil d’administration de crise au cours
duquel l’administration
a confirmé les mesures de « décisions
budgétaires liées à la
crise ».
« On se rend compte qu’il s’agit du
démantèlement programmé de l’enseignement public
agricole avec l’objectif de ne conserver qu’un seul
établissement par département », s’indigne Henry
Gardino.
Supprimer
une classe à Castelnaudary, c’est en fait diminuer
presque de moitié l’effectif (de 230 à 130), alors
que le conseil régional a investi plus de 9 millions
d’euros pour un lycée pouvant accueillir 400
élèves : « Et pire, la
direction de l’enseignement a refusé au lycée un bac
pro de production végétale en plein coeur du
Lauragais, c’est aberrant ! » ajoute-t-il.
Un beau
gâchis, dénoncé
également par la FDSEA de l’Aude. Henry Garino s’est
par ailleurs rendu lundi après-midi au lycée agricole
Charlemagne de Carcassonne pour alerter les
enseignants et faire part de sa proposition
d’organiser en urgence une table ronde avec tous les
établissements publics agricoles, les représentants
des directions de l’agriculture et du
préfet.
*
Plutôt que de faire de l'Education civique à la con
et de la démocratie participative à la noix, voilà ce
sur quoi il faudrait sans doute faire réfléchir les
élèves (et pas qu'eux...).
Merci P. Rosanvallon
(et Médiapart). On peut ne pas être d'accord avec
tout mais il y a là de la matière à réflexion. C'est
la méditation du week end.
Pierre Rosanvallon présente le Forum République des Idées
envoyé par Mediapart - News videos hot off the press.
*L'allégria de la fin : le Claude s'offre à Sarkozy pour mieux avoir un ministère. Mais il n'y a pas que des mauvaises nouvelles.
LIBE - "Si je redeviens ministre, ce sera dans un domaine précis. Un Miti français (ministère du Commerce international et de l'Industrie au Japon), c'est le genre de chose qui m'intéresse et qui intéresse le président de la République", a-t-il déclaré.
"Mais je ne serai jamais plus ministre de l'Education nationale ! C'est un poste difficile, peut-être le plus dur. J'ai eu des manifs contre moi (...) Ministre, c'est passionnant et difficile à la fois. Chaque fois que vous avez une idée, votre administration vous dit que ce n'est pas possible !"
L'EN est sauvée. LA recherche quant à elle ce n'est pas sûr...
Ball trap
Voici ses propos que rapporte aujourd'hui ouest-France :
Xavier Darcos furieux contre certains universitaires
"Des fous qui cherchent des alliés". C'est ainsi que Xavier Darcos qualifient certains universitaires en grève depuis des semaines pour des revendications "auxquelles je ne comprends rien", ajoute le ministre. "Je ne sais même pas ce qu'ils veulent. Ces gens-là creusent leur tombe. A la Sorbonne, les inscriptions sont en chute de 20%. On leur offre l'autonomie; on les couvre de milliards... Pour une minorité, c'est une vraie névrose autodestructrice. Je serais prof du premier degré, je serais sans doute parmi les mecs qui gueulent. Mais, dans le supérieur, plus je plonge dans le dossier, moins j'arrive à comprendre."
Qu'il
se rassure, s'il était prof du premier degré il ne
gueulerait pas non plus. LE voici qu'il s'imagine
gauchiste maintenant. Pourquoi pas syndiqué à SUD et
en train de bloquer la gare Saint-Lazare pendant
qu'il y est ?
*Réforme du lycée :
concours de connerie (pardon, de
"pragmatisme")
C''est
le sport à la mode dans les réunions de proviseurs
organisées par Descoings dans le cadre de
sa consultation sur la réforme des lycées. Une info
La Parisien.
Dire
ce qu’ils avaient sur le coeur sans tabou ni censure.
Hier matin, le directeur de Sciences-po Paris Richard
Descoings, nommé en janvier par Nicolas Sarkozy pour
mener une vaste consultation sur la réforme des
lycées, recevait dans le grand amphi ultramoderne du
lycée Louis-le-Grand (Ve)
une centaine de proviseurs et de principaux
parisiens. Une réunion à « parole ouverte.»
Même
le recteur de Paris n’est apparu qu’en guest star,
puis s’est éclipsé rapidement pour ne pas « peser »
sur les interventions et suggestions des chefs
d’établissement, qui doivent être retranscrites dans
un rapport que Richard Descoings doit remettre à
l’Elysée au mois de mai. Une seule consigne a été
donnée par le patron de Sciences-po :
« Etre pragmatique. Tout est permis. »
«
Etre pragmatique ? très bien, débute le proviseur du
lycée Maurice-Ravel (XXe).
Il y a trop de redoublements en seconde : de 10 à 15
%. Il faut absolument lutter contre cela en
accompagnant mieux les élèves. Donc
en donnant plus d’autonomie aux établissements. »
Richard Descoings hoche la tête du haut de son
estrade et prend des notes. « Il faut également
que
les enseignants soient mieux formés, enchaîne le
directeur de la cité scolaire Balzac
(XVIIe).
Ils n’ont souvent que des connaissances
scientifiques. Je propose qu’ils suivent des stages
de formation pédagogique pendant les petites vacances
scolaires… »
Personne ne moufte.
« En Europe, certains pays font différemment et
mieux ! » Tout
a l’air permis. « Nous n’évaluons que les
connaissances, pas les compétences, déplore la
proviseure de Molière (XVIe).
En Europe, certains pays font différemment et mieux !
Il faut revoir notre système d’évaluation. » Les
langues vivantes ne sont pas oubliées.
« Scandaleux ! juge le proviseur du lycée technique
Diderot (XIXe).
Quelle entreprise pourrait se permettre de tels
investissements pour un retour si faible ? »
Argent… rentabilité… Personne ne grince des
dents. Une
proviseure d’un lycée technique en profite pour se
lever. « Puisque l’on peut tout dire, je me lance.
Quand mes élèves suivent des cursus en alternance et
qu’ils sont payés par les entreprises, leur taux
d’absentéisme est quasi nul. Or
il est énorme dans les autres filières ! » Pas un
bruit dans la salle. La chef d’établissement décide
de se « lâcher complètement ».
« Pourquoi ne pas payer les élèves pour qu’ils
viennent au lycée ? enchaîne la fonctionnaire. Ils
devraient ensuite dix ans de travail à une entreprise
par exemple. » Il
reste à savoir ce qu’en pensera le président de la
République…
* Police de proximité ? Trop proche même...
Le
Monde.fr - Selon Le
Canard enchaîné du 6 mai,
des policiers en civil ont volontairement provoqué
les gendarmes mobiles chargés de disperser la fin du
cortège du 1er
Mai à
Paris, place de la Bastille. "Une
demi-douzaine d'encapuchonnés, baskets aux pieds,
crânes rasés et bardés d'autocollants 'Casse-toi
pauv'con' ou 'Rêve général', volent au secours de
leurs camarades zonards",
"un
groupe de jeunes punks" qui se
trouvaient sur les marches de l'Opéra-Bastille,
raconte le journal. La tension monte, les
interpellations aussi, "sauf
la demi-douzaine de provocateurs qui réussissent à
s'évaporer. Et pour cause",
souligne Le
Canard.
L'hebdomadaire
satirique déclare disposer de photographies de
ces
"chauffeurs",
sortant peu auparavant
"deux par deux, de fourgons de police stationnés
boulevard Richard-Lenoir". Du côté de
la préfecture de police, on ne nie pas les faits. Ces
policiers en civil qui traquent le flagrant délit,
quitte à le susciter, font partie d'une
"compagnie
de sécurisation", créée
officiellement en 2005 par
Nicolas Sarkozy, alors
ministre de l'intérieur, afin de "protéger
les manifestants" contre les
casseurs à l'issue des manifestations
lycéennes.
* Tester
la réforme de force ?
Voici
que certains établissements se voient obligés de
tester la réforme - pourtant annulée nous dit-on-
alors qu'ils s'y sont opposés fermement. Le retour
des malgré-nous.
Le Parisien -
Ces lycées qui refusent de tester la
réforme
Des
établissements de Montreuil, Stains et Noisy-le-Sec
se sont retrouvés malgré eux sur une liste de 123
établissements volontaires établie par Xavier
Darcos.
Votes de motion, assemblées générales, pétition
et demain après-midi délégations devant le rectorat
de Créteil. La colère est à son comble pour les
enseignants de plusieurs lycées en Seine-Saint-Denis,
dans le Val-de-Marne et dans le Val-d’Oise.
Ces
mécontents affirment en effet s’être retrouvés
enrôlés malgré eux parmi les lycées qui
expérimenteront dès septembre certains aspects de la
réforme Darcos et ce, malgré le report de ce texte
l’hiver dernier.
« Même le proviseur
est tombé des nues » En cause, en effet, une liste de
123 lycées établie par la Direction générale de
l’enseignement scolaire (DGesco), diffusée auprès des
organisations syndicales nationales mais aussi dans
un grand quotidien. « Ce document laisse entendre que
nous sommes prêts à appliquer cette réforme par
anticipation, mais ce n’est pas vrai ! A huit
reprises, nous avons voté contre en conseil
d’administration ! Même le proviseur est tombé des
nues », s’emporte Alain Glückstein, professeur de
lettres classiques et représentant (FO) au lycée
Jean-Jaurès de Montreuil. Dans cet
établissement, qui a été chef de file de la
mobilisation contre la réforme Darcos cet hiver, le
proviseur a même distribué un courrier dans les
casiers des enseignants pour leur assurer qu’il
n’avait pas fait acte de candidature pour cette
expérimentation.
Si au
lycée Langevin à Beauvais, dans l’Oise, on explique
s’être porté volontaire pour l’application anticipée
de la réforme, à Argenteuil (Val-d’Oise), les
enseignants du lycée Jaurès ont voté une motion
contre ce volontariat et les profs devaient faire de
même hier soir à Louise-Michel à Champigny-sur-Marne
(Val-de-Marne). Dans les Yvelines, plusieurs
proviseurs ne s’étaient pas non plus portés
volontaires et n’entendent pas « faire la réforme
avant la réforme ».
En Seine-Saint-Denis, quatre établissements, les
lycées Jaurès de Montreuil, Utrillo à Stains,
Olympes-de-Gouges à Noisy-le-Sec et Henri-Wallon à
Aubervilliers figurent sur cette « liste Darcos ».
Les trois premiers, accompagnés de trois autres
lycées du Val-de-Marne, enverront demain des
délégations pour demander des explications au
rectorat de Créteil.
* Le Retour ?
Allègre
Selon la chaîne
d'information LCI, Claude Allègre, ancien ministre
socialiste de l'Education nationale devrait
prochainement prendre la tête d'un ministère qui
chapeautera la Recherche.
no
comment (mais au mammouth on en rit
déjà)
Une loi contre les blocages
Damien
Meslot, député UMP du Territoire de Belfort, va
déposer une proposition de loi contre les occupations
sauvages des universités par des groupes
minoritaires.
Un entretien de
LecriDUCONtribuable.con
Que
contiendra votre loi ?
Je travaille à une proposition de loi qui imposerait,
avant tout mouvement de grève dans une faculté, un
vote à bulletins secrets, avec une participation
minimum. Les refus seraient sanctionnés par une forte
amende.
Il ne faut plus que des groupuscules minoritaires
puissent continuer à perturber une majorité
d’étudiants qui ne souhaitent que travailler.
Que les gens se mettent en grève, s’ils n’engagent
qu’eux-mêmes, ce n’est pas un souci. Mais il est
choquant qu’on puisse occuper une faculté. Il faut
que ce type d’occupation devienne un délit.
Je souhaite par ailleurs que quand une fac est
occupée, le préfet puisse avoir recours aux forces de
l’ordre. Force doit rester à la loi, et il nous faut
préserver l’image i n t e r n a t i o - nale de nos
facultés. Pour le moment l’arsenal législatif n’est
pas suffisant pour réprimer ces t r u b l i o n s .
Quant au droit de grève des étudiants, on peut se
poser la question de savoir s’ils l’ont ou pas.
Qu’en
pensent vos collègues députés ? Votre
proposition a-t-elle de bonnes chances
d’aboutir ?
Je crois qu’elle va être cosignée par plusieurs
dizaines de mes collègues de la majorité. Tant parmi
les députés que parmi les étudiants ou les
professeurs, il commence à y avoir une certaine
lassitude vis-à-vis des excès de ces groupuscules
d’agitateurs.
Que
vous inspire la situation des
universités ?
C’est un grand gâchis ! Cela fait des années que
la situation se dégrade. Dans les classements
internationaux, nos établissements sont de moins en
moins cotés.
Pour la première fois depuis vingt ans, un
gouvernement a décidé de faire une réforme, en
mettant de l’argent sur la table : on a dégagé 5
milliards d’euros supplémentaires. C’est la loi
relative aux universités (LRU), votée en 2007, qui
donne l’autonomie aux universités.
Les présidents d’universités pourront vraiment gérer
leurs universités, et pourront en outre faire appel à
des fonds privés. Cette loi faisait partie du
programme électoral de Nicolas Sarkozy.
On ne peut pas laisser les agitateurs professionnels
empêcher l’application d’une loi. En tout cas je veux
rendre hommage à Valérie Pécresse, qui s’est battue
avec courage et détermination. Sa loi est un vrai
tournant dans l’université française.
Les opposants sont-ils sincères, ou veulent-ils
uniquement mettre le bazar ?
Il y a un peu des deux. Dans certains endroits, les
opposants ne sont pas des étudiants, ils viennent de
l’extérieur, du NPA, de SUD, utilisant l’université
pour infliger un échec au gouvernement et tenter de
le renverser.
Une partie d’entre eux, de même que certains milieux
intellectuels, n’a jamais accepté que Nicolas Sarkozy
ait été élu il y a deux ans. Ils se moquent de
l’université comme de l’an 40 !
Il n’y a que les gogos qui croient que ce mouvement
est spontané.
Sa spontanéité à lui ne fait pas de
doute...
*Concours PE
bloqués. C'est à Créteil que
cela se passe.
AFP - Des corrections du concours de recrutement des
maîtres bloquées
Les corrections
du concours 2009 de recrutement des professeurs des
écoles prévues lundi à l'Institut universitaire de
formation de maîtres (IUFM) de Livry-Gargan
(Seine-Saint-Denis) y ont été bloquées, a-t-on appris
auprès du rectorat de Créteil et d'un des bloqueurs.
"Certaines personnes ont décidé ce lundi au matin de
perturber gravement les harmonisations et corrections
du concours de recrutement de professeurs des écoles
de l'académie de Créteil dont les épreuves se sont
déroulées les 28 et 29 avril derniers", selon un
communiqué du rectorat de cette académie.
Les blocages ont eu lieu à l'IUFM de Livry-Gargan,
qui dépend de l'académie de Créteil, a-t-on précisé
au rectorat.
Le recteur
Jean-Michel Blanquer a "condamné cette action" et
"assuré les candidats de sa détermination à garantir
le bon déroulement des
corrections".
"Prétendre perturber
les corrections signifie prendre le risque d'annuler
le concours, et contraindre ainsi les candidats à
perdre leur année de préparation", selon le rectorat.
"Il s'agit par ailleurs d'une action illégale et dès
lors susceptible de sanctions pénales", ajoute le
communiqué.
"Le blocage a eu
lieu ce matin, nous avons empêché les correcteurs qui
devaient corriger les copies des épreuves
d'admissibilité d'entrer dans le bâtiment", a affirmé
à l'AFP un des bloqueurs, Didier Frydman, formateur à
l'IUFM de Livry-Gargan et professeur
d'histoire-géographie.
"Pour l'instant, dans l'académie de Créteil, la liste
des admissibles ne peut pas être dressée", a-t-il
assuré.
Cette action s'inscrit dans le cadre de l'appel à la
non tenue des examens lancé par la Coordination
nationale des universités et vise à contester la
réforme de la formation des enseignants, selon M.
Frydman.
Les
vilains...
* L'ingénierie pédagogique" française au service du
totalitarisme. Une idée de Rachida.
Lundi 4
mai, le site
Mediapart révèle
la solution trouvée par
Rachida
Dati
pour remédier aux problèmes budgétaires de l'ENM de
Bordeaux : Monter un pôle permanent à l'étranger pour
permettre "de
satisfaire des besoins
constants"
et de "rationaliser
l'activité de formation"
de l'école. Cette
antenne serait
financée, selon des documents du Conseil
d'Administration de l'ENM, par les
"Etats
bénéficiaires, [des] donateurs ou [des] bailleurs de
fonds internationaux".
En l'occurrence : l'Afghanistan, le Yémen, la Syrie,
le Soudan, l'Iran, l'Arabie saoudite, des pays
totalitaires qui appliquent la
charia. Les deux
derniers étant célébrés par Amnesty International
comme les tenants des records d'exécutions capitales
au titre de l'année 2008.
L'objectif affiché du projet est "mettre
en commun des expériences et des bonnes pratiques
judiciaires" afin de
"renforcer
les liens de coopération juridique et judiciaire dans
les pays du monde arabe". A cette
fin, l'ENM mettra à disposition "son
expertise dans le domaine de l'ingénierie pédagogique
en matière de formation des
magistrats". Le
projet de convention signé en mai 2008 par la
ministre française de la Justice n'évoque pas les
droits de l'homme, pas plus qu'il ne répond aux
questions éthiques soulevées par ce projet. Le
ministère de la justice n'a d'ailleurs pas souhaité
apporter plus de précisions. Pas plus sur les
interrogations éthiques que sur les détails
financiers. La chancellerie se défend en prétendant
que le projet n'en est qu'au stade
"d'études
prospectives",
affirmation manifestement contredite par les
documents que s'est procurés le site d'information.
Rachida
Dati et le Qatar...
Cette antenne de l'ENM serait basée à Doha, la
capitale du Qatar. Et cette affaire relance plusieurs
controverses... quelques jours après la révélation
la
cession de la marque "Sorbonne" à Abu
Dhabi. Elle
interroge notamment sur la nature des relations entre
Rachida Dati et le Qatar, un pays dans lequel,
"pour
de mystérieuses raisons, [elle] se rend régulièrement
[exigeant] que l'ambassadeur l'accueille à sa
descente d'avion, même à 2 heures du
matin"
écrivait
Le Point en décembre
dernier.
Challenges se risquait
aussi, en janvier, à évoquer "ses
nombreux voyages privés [au Qatar, où elle]
entretient de fortes amitiés et où elle aurait
facilité des contacts entre des entreprises
françaises et l'émirat".
"L'indépendance
de la justice n'est pas un dogme, elle se
mérite",
déclarait Rachida Dati, le 5
février 2009, devant les élèves de... l'Ecole
Nationale de la Magistrature de Bordeaux. Un discours
qui, s'il a horrifié la plupart des commentateurs
français, en aura visiblement séduit d'autres à
l'étranger...
(Article
publié sur le site "Les
mots ont un sens")
*Sinon
encore des dangereux gauchistes :
"Le but
final du syndicat est l'émancipation complète des
travailleurs, cette émancipation ne pouvant être
obtenue que par l'expropriation capitaliste."
Statuts
du SNES, article 4
Ca fiche la
trouille...
Beau mois de mai
Il est là :décret PE
Je vous laisse analyser le tableau.
* 32 jours de retenue sur salaire...
... pour avoir oser mettre en place et le faire savoir à sa hiérarchie un autre dispositif d'Aide (que celui préconisé par Darcos).

* Jurys de
CAPES mobilisés.
Voici la déclaration
du jury d'Anglais, après celle du jury de lettres
classiques signée aussi par bien d'autres
jurys.
Motion
du jury d’agrégation externe d’anglais (21 avril
2009)
Nous, membres du jury de l’agrégation externe
d’anglais, réunis ce mardi 21 avril 2009 en
assemblée, estimons qu’il est impossible de dissocier
notre participation à ce jury du mouvement de
contestation contre la loi LRU et les réformes
relatives au statut des enseignants-chercheurs et à
la mastérisation des concours qui mobilise depuis 10
semaines la communauté universitaire française.
Les enseignements dispensés aux étudiants préparant
le CAPES aussi bien que l’agrégation engagent
l’exercice de la pensée dans son autonomie. Or c’est
la possibilité de cette autonomie qui est gravement
menacée par les réformes actuelles.
Par ailleurs, les lauréats du concours de
l’agrégation auraient, selon les nouvelles
dispositions, vocation soit à enseigner dans le
premier cycle universitaire, soit à devenir eux-mêmes
enseignants-chercheurs à l’issue d’une thèse. Il est
donc évident que, si elles étaient appliquées, ces
réformes les affecteraient au premier chef, de la
même manière qu’elles nous affecteraient en tant que
préparateurs et membres du jury de concours.
De plus, la réforme du CAPES, telle qu’elle est
prévue, condamne de fait la préparation à
l’agrégation dans la plupart des universités de
France où les financements des deux formations sont
liés.
Nous
voulons exprimer notre solidarité à l’égard des
revendications formulées par les différents acteurs
du mouvement et demandons le retrait des décrets sur
le statut des enseignants-chercheurs, la
mastérisation, le contrat doctoral ainsi que
l’ouverture de réelles
négociations.
* Mic mac
international à la Sorbonne
Voyez
sur cette page le montage
politico-financier qui explique l'arrivée de la
Sorbonne à Abu Dhabi.
*Prochain ministre
selon Paris Match : Bruno
Lemaire.
Tout sur celui-ci ici.
* Drame
catholico-libéral : Les Petits
Chanteurs à la Croix de Bois menacés par le droit
du travail
Les
Petits Chanteurs à la Croix de
Bois,
institution centenaire, est vouée à la disparition
car l'Etat veut
désormais la soumettre à l'autorisation préfectorale
pour ses activités. Depuis plusieurs mois, un bras de
fer est engagé avec l'administration qui veut
soumettre les
Petits Chanteurs (des enfants des classes de CM1
jusqu'à la 3ème) à la législation sur le
travail. Dernière demande de
l'administration en date : faire
signer un contrat de travail entre la
Manécanterie et chaque enfant ! Ce que les parents refusent.
En conséquence, comme l'indique un communiqué, le
préfet de l'Oise n'a pas renouvelé l'autorisation aux
Petits Chanteurs de se produire en concert.
Cela remue
dans le milieu des croix de bois. Le chanoine saura
certainement y remédier... en continuant à supprimer
ce code du travail beaucoup trop gauchiste
certainement.