Souffler le froid et le froid
Il
s'agit du rapport de
Joël Bourdin, sénateur UMP de l’Eure, sur
« les
perspectives macroéconomiques et les finances
publiques à moyen terme
(2009-2013).
Le
rapport dans son intégralité est là.
Les chiffres présentés ci-dessous par un syndicat,
sont tirés de la page 116.
Synthèse syndicale -
S’appuyant sur les chiffres officiels du ministère du
Budget, des Comptes publics et de la Fonction
publique, M. Bourdin souligne que 372 000
fonctionnaires de l’État prendront leur retraite
entre 2008 et 2012 et que conformément aux
engagements du Président de la République, un sur
deux seulement sera remplacé. Le ministère de
l’Éducation nationale regroupe à lui seul 57% des
départs projetés soit 212 040.
Cela
signifie qu’entre 2008 et 2012, 106 000 postes
seront supprimés dans l’Éducation nationale. Il y a
eu 11 200 suppressions au budget 2008 et
13 500 sont prévues au projet de loi de finances
2009. Il y aurait donc 81 300 suppressions
supplémentaires de 2010 à 2012 soit plus de
27 000 suppressions par an pendant 3 ans.
Conscient
des conséquences d’une telle saignée, le sénateur de
l’Eure écrit : cette règle
« aboutirait
à une réforme en profondeur de l’enseignement en
France ».
C’est
le moins que l’on puisse
dire !
Allez,
première alerte de la soirée. Amis veilleurs, ce soir
vous avez du boulôt.
* Pack illimité
? Méfiez-vous des
pâles imitations sur le pouvoir d'achat
:
HSA
bientôt illimitées.
Le
gouvernement prépare les suppressions de postes et la
flexibilité des fonctionnaires.
C'est ce
qui se prépare pour les trois fonctions publiques :
c'est l'objet d'un décret qui serait tout prêt d'être
publié autour du décontingentement
des heures supplémentaires.
L'affaire est dans l'air depuis un an au moins, il se
précise un peu plus aujourd'hui.
resistancesociale.fr qui reprend une
source syndicale- Le
lundi 24 novembre 2008, la Direction Générale de
l’Administration de la Fonction Publique (DGAFP) a
organisé une réunion « d’information et de
présentation » d’un projet de décret
interministériel visant à faire « sauter »
toutes références à des plafonds d’heures
supplémentaires dans les trois versants de la
Fonction Publique.
Les responsables
de la DGAFP ont présenté cette nouvelle
« réforme » comme étant la mise en œuvre
des engagements du président de la République pour
permettre à tous les salariés de « travailler
plus » pour « gagner
plus » ! Cette mesure est
d’autant plus inacceptable qu’elle conduit à la
suppression d’emplois, ce qui est déjà constaté dans
le secteur privé.
Le projet de décret qui nous a été présenté passe en
revue les décrets spécifiques aux trois versants de
la Fonction Publique qui limitent actuellement
juridiquement les régimes d’autorisation d’heures
supplémentaires qu’un agent peut effectuer.
La question est
encore de savoir dans quelle mesure l'EN y sera
soumis (car les profs ont des régimes
dérogatoires)
Certaines
sources laissent penser de plus que les HSA
pourraient devenir obligatoires dans certains corps
(à confirmer cependant)
Bon amis veilleurs,
vous direz au ministre que là c'est quand même un peu
gros heim ? Allez, tiens, je lance une seconde
alerte.
* Les solutions
libérales sont-elles les meilleures ?
Mauvaise
expérience en GB, d'après le café péda.
Café péda - Grosse déception
outre-atlantique. Le programme
d'apprentissage de la lecture "Reading First",
subventionné pour 6 milliards de dollars par de
gouvernement fédéral, aurait
de mauvais résultats.
Ce
programme repose sur une "instruction
explicite" de la lecture : apprentissage
systématique des syllabes et du vocabulaire par
exemple. Or,
selon une étude fédérale, il serait efficace en ce
qui concerne le décodage. Les élèves qui le suivent
obtiennent de meilleurs résultats sur ce point.
Mais il est inefficace pour l'apprentissage de la
lecture. Les élèves ânonnent
mais ne comprennent pas mieux que les autres le sens
de ce qu'ils lisent. Ces six milliards dépensés en
vain nous ramènent à un vieux débat français…
Agitation et provocations
"-
Pour un autre budget répondant à l’ensemble des
besoins sociaux et pour le retrait des suppressions
d’emplois programmées
- Pour l’abandon des
réformes qui remettent en cause la réussite de tous
les jeunes et pour l’ouverture d’un
véritable dialogue social sur les questions
éducatives
- Pour nos statuts, les droits syndicaux et le
paritarisme et pour le pouvoir d’achat et la
revalorisation de tous"
De source autorisée
on nous dit que toutes les tendances ne semblent
cependant pas avoir été dans le même sens... ça nous
rassure quelque part.
*
"Effort résolu en faveur de l'Ecole".
Qui a
dit ça ? X. Darcos. Foutage de gueule, alors
qu'il dit lui-même qu'il faut réduire les dépenses
liées à l'école
Extraits de la
conférence de X. Darcos devant conférence mondiale de
l'UNESCO sur l'éducation, le 25 novembre. Je
vous laisse juger :
Le ministre a affirmé que
«
l’investissement dans l’éducation et la formation est
essentiel pour préparer nos sociétés à affronter les
défis de l’avenir et pour que chacun puisse y prendre
sa place »
"l’équilibre et la cohésion des sociétés
contemporaines passent par l’accès de tous les
enfants à la connaissance, par l’élévation du niveau
général de qualification et donc par un effort résolu
en faveur de l’école »
« Qu’elle soit primaire ou plus encore secondaire,
l’éducation est absolument incontournable pour
favoriser le processus « d’inclusion » auquel cette
conférence est consacrée. [...] De fait, c’est
d’abord à l’école que peuvent et doivent se corriger
les inégalités liées à la naissance.
»
Il se met au
Sarkozisme primeur ? Le Sarkozisme primeur est au
socialisme ce que le beaujolais primeur est au vin :
une pâle imitation libérale.
*
L'école avant 3 ans n'a jamais existé. La preuve :
tout le monde y est allé.
Les IG
croient-ils à ce qu'ils font ou sont-ils totalement
inféodés? tout le
monde votera pour la seconde solution, on en
doute pas. Voici encore un bel
exemple, toujours à propos des couches de
l'école maternelle. Cela se passe sur l'île de La Réunion. Un
article de Clicanoo.com.
"ce n’est pas
la très souriante inspectrice générale de l’Éducation
nationale, Viviane Bouysse, en visite sur l’île, qui
rassurera les inquiets [sur la scolarisation des
moins de 3 ans]. Invitée hier à visiter l’école
maternelle des Badamiers (Saint-Denis),
Viviane Bouysse rappelle que l’école à 2 ans a
toujours été un dispositif
dérogatoire.
“C’était
pour donner plus de chances aux enfants de bien
réussir à l’école”, notamment
pour ceux des quartiers défavorisés
[NDLR : on ne veut donc plus donner aux enfants
plus de chances de réussir, oups, c'est bien lâché
cela]. Or, que
constate-t-on ? “Dans la majorité des cas,
l’accueil des élèves de 2 ans ne s’est pas développé
dans ces zones-là. Les mères qui n’ont pas de vie
professionnelle gardent leurs enfants à la maison. La
demande d’accueil précoce vient de foyers où les deux
parents travaillent” note Mme Bouysse. Or,
“l’école n’est pas une garderie”. Ce dont tout le
monde convient. Notamment les professeurs, qui
enseignent le langage, les règles de vie sociale, et
se sentent particulièrement humiliés d’être
considérés par le ministre (voire par certains
parents) comme de simples surveillants de sieste.
D’ailleurs, une classe de 28 élèves de 2 ans, ce
n’est pas gérable. “Il vaudrait mieux un enseignant
pour 15 élèves” suggérait hier Marie Constans,
professeur aux Badamiers. Mais ce n’est pas le chemin
que prend la maternelle.
L’Éducation nationale se désengagerait-elle de la
scolarisation à 2 ans ? “Non, riposte
Mme Bouysse. L’Education nationale a été
investie par la société de quelque chose qui n’était
pas à sa charge.
Cela a peut-être empêché d’autres formules de se
développer comme dans les
pays du Nord”.
Oui des formules
privatisées, crêches d'entreprises ou partenariat
public privé un bouffe fric terrible, mais qui ouvre
des marchés. Je croyais que tout fonctionnaire dans
l'exercice de son service devait s'éfforcer d'être le
plus politiquement neutre possible. Celle-ci confond
la neutratité avec le politiquement
correct.
* Enfin
pour nos amis veilleurs. Vous n'imaginez pas le travail à la
con qu'ils peuvent avoir. Alors ce soir
une
leçon
spéciale .
A moins, à moins, qu'il
y ait derrière cette vidéo un message d'opinion, une
alerte particulière. Allez savoir.
La leçon de disco - mozi remix
envoyé par mozinor
En attendant Godot...
Retour sur la traque des étudiants
étrangers c'est là
* C'est clair
: "nous n'avons
pas besoin de davantage de chercheurs" (V.
Pecresse).
Bien au moins ça a le
mérite d'éviter les coups tordus pédagogiques pour
trouver de faux prétextes.
* Dans le coin de la tête aussi :
« Les premiers rapports sur le chef
d’établissement pédagogue datent de très longtemps.
Un jour il faut arrêter les rapports et passer à
l’action » (X. Darcos).
*
Pendant ce temps là les syndicats préparent la
rentrée 2078.
Libé-
«Mobilisation
syndicale massive» début 2009
Les huit principales centrales
syndicales se sont accordés ce lundi sur «le principe
d'une action massive des salariés», notamment pour
défendre l'emploi et le pouvoir d'achat.
La date n'est pas arrêtée, mais le
principe est acquis.
Les huit principales centrales syndicales se sont
accordées ce lundi sur
«le principe d'une mobilisation massive des
salariés au début de l'année
2009»,
notamment pour l'emploi, le pouvoir d'achat et
«les conditions d'une relance
économique».
CFDT, CFE-CGC, CFTC, CGT, FO, FSU,
Solidaires, et Unsa, dont la première réunion avait
eu lieu le 5 novembre, se reverront le 15 décembre et
le 5 janvier «afin de préciser le contenu et
d'arrêter les modalités de l'action». FO a rappelé
son souhait d'une «grève massive
interprofessionnelle».
Les syndicats, réunis ce matin au siège de la CFDT à
Paris, ont dénoncé le fait que «les salariés, les
retraités, les demandeurs d'emploi soient les
premiers à payer une crise dont ils ne sont pas
responsables».
Attention, ça va
chauffer, ça fait peur.
Un mouvement le 10 décembre est cependant annoncé par
ailleurs. Une GREVE aura lieu ce jeudi dans la région
parisienne.
Ils sauvent
l'honneur ceux-là...
*Vers la fin des IUT
autonomes ? C'est marrant alors que dans le
reste de l'E.N. ceux qui nous dirigent hurlent à
l'autonomie, les IUT n'y auront pas
droit.
Comme quoi, du
pipeau je vous dis.
SLU-« Les Instituts
Universitaires de Technologie sont actuellement
confrontés à de graves attaques de la part du
Ministère. Le site "Sauver l'Université résume ainsi
le problème d'actualité brûlante qui émeut étudiants
et enseignants :
"Dans le cadre de la
mise en application de la nouvelle loi « Libertés et
Responsabilités des Universités » (LRU), le nouveau
système de répartition des moyens par l’Etat retire
toute dotation directe (financière et humaine) aux
IUT.
Ceux-ci
négocieront désormais leurs moyens au sein de leurs
universités de rattachement pour des formations qui
pourront devenir celles que décideront les conseils
d’administration d’université."
Autrement dit, les IUT ne seront plus libres de rien
dans la gestion de leurs moyens : le système de
financement appelé S.Y.M.P.A. (ça ne s'invente pas !) attribuera
l'ensemble des moyens à l'Université, qui décidera
ensuite ce qu'elle fera de cet argent (libre à elle
de le donner ou non aux IUT, et de leur demander de
l'utiliser à telle ou telle fin).
Une lettre a été adressée par Jean-François Mazoin
(IUT A Paul Sabatier à Toulouse) à l'ensemble des
chefs de département des 116 IUT de France.
Tous les
cours en IUT seront suspendus mardi 25
novembre (il
semble que, même lors de la révolte contre Claude
Allègre, cela ne s'était pas produit).
Dans l'esprit du système S.Y.M.P.A., les IUT seront
en effet réduits au simple rôle d'exécutants d'un
budget décidé par l'Université, alors qu'ils étaient
jusqu'ici responsables des moyens qui leur étaient
directement attribués par l'Etat. La journée de
mobilisation des IUT le mardi 25 novembre et la
pétition en ligne lancée par l'Association des
Directeurs d'IUT ont pour but de s'opposer à cette
réforme, qui introduira nécessairement de graves
disparités entre IUT, et qui rendra les IUT
financièrement et administrativement dépendants des
décisions de leur Université de
rattachement.
*
Darcos fait le coq devant les fédérations de parents
d'élèves pour le SMA. La PEEP a déjà répondu
positivement.
Les échos —"Xavier
Darcos a proposé de passer convention directement
avec les fédérations de parents d'élèves, à la place
des municipalités [qui refusent de mettre en place le
SMA] et le temps que la justice ait tranché, pour
qu'elles mettent à disposition des vacataires.
Message reçu par la PEEP.
Hier,
Corinne Tapiero, sa vice-présidente, s'est fait fort
d'indiquer que des parents d'élèves et des étudiants
étaient prêts à participer au SMA dans l'académie de
Paris."
*
Inspection. Voici donc aujourd'hui
le
rapport Dubreuil qui traite de la réforme de
l'inspection.
27 propositions pour une nouvelle professionnalité
des IPR. Apparemment il n'y est pas question
des chefs d'établissement mais on signale que le
recrutement va s'ouvrir...
Eux
aussi auront droit à la contractualisation et aux
contrats d'objectifs (proposition 7), à
leur cour de gentils
professeurs qui les aideront (proposition 8),
seront évalués par les IG (proposition 12), mais ne
seront plus amenés à être aussi mobiles qu'en ce
moment (sauf si ils veulent de l'avancement, et ils
en veulent, proposition 20).
Seront aussi repérés
(traqués ?) les potentiels candidats
(proposition 13) pour préparer
l'ouverture du vivier de recrutement (?).
Mais surtout, de la revalorisation, un
meilleur reclassement, de meilleures
indemnités (et ça ils aiment les inspecteurs,
vu qu'ils vous parlent toujours de votre carrière...)
(propositions 24, 25, 26, 27)
*Société
du spectacle. C'est pas neuf.
La Société du spectacle 1/5
envoyé par AtoumX2
Bonne nuit les veilleurs
Précresse joue avec le Hortefeux
Tout est prévu, pensez donc. La circulaire en pdf ici : norimii0800042c.pdf
On y lit qu'il faudra :
1/ Apprécier le sérieux des étudiants étrangers en dénonçant à la préfecture ceux qui sont absents ou en échec scolaire.
extrait : "Vous apprécierez si (...) l'étudiant est toujours en mesure d'obtenir un diplôme de niveau licence à l'issue de cinq années d'études tout cursus confondu."
2/ Donner un rôle pédagogique au préfet : Cette circulaire est adressée aux seuls préfets qui sont sans doute les mieux placés pour juger de la qualité universitaire des personnes.
3/ Alerter sur tout ce qui va à l'encontre de l'application de ces circulaires :
extrait : "Nous nous demandons de veiller à l'application stricte de la présente circulaire. Vous voudrez bien signaler toutes les difficultés auxquelles vous pourriez être confrontées lors de leur mise en oeuvre".
Si ce n'est pas un appel à dénoncer tous ceux qui ne veulent pas "collaborer" ça, on ne s'y connaît pas.
Et puis c'est bien connu, les étrangers sont des fraudeurs en puissance...
Pour compléter sérieusement l'analyse critique de ce texte, voir cette page
puis aussi celle-ci.
* Mépris (episode 6528) : RASED : "Dispersion inutilement coûteuse" (X. Darcos). C'est ce que déclarait le ministre le 14 avril dans une réponse adressée à une député de la Haute Vienne, M.F. Perol-Dumont dont voici la copie.
Bonne nuit les veilleurs...
L'Etat s'autodétruit ?
Au contraire il faut l'ouvrir, car qui ne dit mot consent et c'est bien fait pour sa gueule.
Darcos, RTL : "Les suppressions de poste se poursuivront, parce que ce qui compte (...) c'est la manière dont nous nous organisons, et pas simplement le nombre de professeurs".
Perso dans mon bahut on est passé de 26 à 33 élèves par classe avec le retrait de 7 postes l'an dernier, si on continue on va monter à 38, et il va me faire croire que je m'organise mal...
* Education artisitique et histoire des arts : globalisation et rabotage. Voici un petit résumé de ce qui s'annonce autour des enseignements artistiques au collège et au lycée.
De source syndicale - Dès la rentrée prochaine l'histoire des arts sera enseignée au collège et les connaissances acquises sanctionnées par une épreuve au brevet des collèges. Cet enseignement vient remplacer pour moitié l'heure d'arts plastiques et d'éducation musicale (en histoire il occupera un quart du programme). L'an prochain les collégiens n'auront plus qu'une demi-heure d'arts plastiques et de musique. La culture patrimoniale sera privilégiée au détriment des questionnements liés à l'idée de modernité.
Des ateliers animés par des intervenants extérieurs pourront être proposés après les cours, ces matières deviendront donc des activités péri-scolaires (dénaturées et non obligatoires).
De plus le gouvernement cherche à développer une éducation artistique et culturelle hors de l'école en développant par exemple les cours à domicile grâce à leur paiement ,en chèque emploi service !
Les connaissances acquises hors de l'école pourront être validées au brevet des collèges.
L'option de spécialisation en lycée sera réduite à 3 heures hebdomadaires ( au lieu de 5h actuellement ) si elle n'est pas supprimée ( toujours pas d'information claire à ce sujet ! ).
Jusqu'à présent les élèves en difficulté dans des disciplines ayant exclusivement recours à l'écrit pouvaient réussir en arts plastiques ou en musique parce que ces matières mobilisent d'autres langages...
Et pourtant Xavier Darcos affirme faire de l'aide aux élèves en difficulté sa priorité.
Les modes de recrutement et de formation des professeurs sont également transformés.
tout le dossier en pdf ici : Arts-Plastiques
Mais encore une fois nous faisons certainement du mauvais esprit.
* Meirieu prêt à tout. Hier pour le Bac à unités capitalisables (voir plus bas), aujourd'hui le voici qui dit "nous sommes tous des professeurs d'école" et qui dit :
" Nous assistons aujourd’hui à une attaque en règle contre l’école primaire" écrit-il. "C’est, en même temps, une attaque contre la pédagogie que l’école primaire incarne : une pédagogie rigoureuse et exigeante, mais qui n’exclut pas, pour autant, l’attention aux difficultés de chacun et la construction du collectif. Cette attaque s’inscrit dans un contexte de libéralisation générale : on nous ressert, sous les oripeaux de la « modernisation », la vieille idée du 18ème siècle selon laquelle « les vices privées font les vertus publiques » et « la concurrence garantit la qualité » ! Cette attaque s’effectue en flattant tous les individualismes et en imposant, simultanément, une technocratie de plus en plus insupportable… Elle vise, en réalité, un des fondements de la République, indispensable plus que jamais à notre démocratie : la formation d’un sujet, capable, parce qu’il s’inscrit dans un passé et se projette dans un futur, de « penser par lui-même »".
Bac capitalisable. C'est ce qu'il dit ce mois dans la revue de la FCPE :
"Dans un lycée idéal, il est important de combiner hétérogénéité et homogénéité. Dans certaines matières (histoire, expression artistique, philosophie, éducation physique, etc.), il est possible de mélanger des élèves d'origines différentes, voire de filières et de cursus différents, pour éviter des ghettos et permettre de créer des ponts, pour fabriquer une véritable culture commune.
D'autres matières, en revanche, doivent être organisées en modules progressifs, adaptés aux besoins de chacun. Par ailleurs, pour en finir avec le bachotage, il faudrait que les élèves travaillent par projets, avec des tâches concrètes à présenter pour valider des acquisitions. Je suis pour le retour des TPE, les travaux personnels encadrés, et pour un baccalauréat non par contrôle continu mais par unités capitalisables. Dans ce cadre, bien sûr, la recherche documentaire doit avoir une place importante, car, face à l'information pléthorique, il faut absolument apprendre à la décrypter et à l'utiliser de manière critique qu'elle soit écrite ou en images.
Enfin, le statut des élèves doit aussi évoluer pour qu'ils soient bien plus associés à l'organisation même de la scolarité."
Nous sommes pas tous des profs de lycée et collège il faut croire... car c'est à peu près le fondement de la réforme Darcos.
* Les universités collaborent (bien) à la destruction des concours nationaux d'enseignement et préparent au mieux leur régionalisation.
AEF - Métiers de l'enseignement: les universités de Bordeaux et de Pau préparent un master régional commun
Les cinq universités d'Aquitaine - les quatre bordelaises et l'université de Pau et des pays de l'Adour - s'orientent, pour la formation des maîtres, vers un master régional "métiers de l'enseignement, de l'éducation et de la formation", selon un document de travail que s'est procuré l'AEF. Ce master Meef sera porté principalement par l'IUFM, aujourd'hui école interne de l'université Bordeaux-IV, et co-habilité avec les autres universités. Il est conçu comme complémentaire aux masters existants, notamment les masters recherche, autour d'une architecture qui comprend 40% d'enseignements disciplinaires, 40% d'enseignements professionnels, 10% d'heures consacrées à l'initiation à la recherche et au mémoire et 10% à l'accompagnement et à l'exploitation des stages. Le document propose aussi que la régulation des flux étudiants soit assuré à l'entrée de cette formation, soit à l'entrée du M1.
Cette formation permettra l'accès aux concours de recrutement de l'enseignement (premier et second degrés) et de CPE mais ne concernera pas les préparations à l'agrégation. Elle vise la maîtrise des dix compétences professionnelles décrites dans le cahier des charges de la formation des maîtres; elle inclura l'intervention de professionnels en exercice et des stages, dont la mise en oeuvre reste à l'IUFM. "
Pour lire la suite et le détail de l'organisation régionale de leur préparation, c'est là .
* Mise en concurrence de l'Etat par l'Etat. Suite. On en parlait il y a peu à propos d'un institution privée, Paraschool. En voici un autre exemple, toujours autour du domaine informatique ou semble-t-il tout peut se faire avec beaucoup de discrétion. Retour sur une commission mise en place il y a quelques mois.
info trouvée sur http://www.tice-toulouse.org, exactement là.
La Commission E-éduc : l’Education Nationale marginalisée par son Ministre
lundi 10 mars 2008
par Patrick GATINES
Xavier Darcos ouvre grande la porte au lobby de
l’informatique et au MEDEF
Alors
que la mise en œuvre et les travaux des
commissions Attali (sur
la libération de la croissance)
et Pochard (sur
la rénovation du métier d’enseignant) ont été
largement médiatisées par le gouvernement,
la commission Mounet à été activée dans un cadre
beaucoup plus confidentiel,
sans aucune couverture de la presse, des radios et
des télévisions. Pourtant alors que
sa composition est proprement scandaleuse et se
présente comme une entreprise de lobbying organisée
sous l’autorité ministre Xavier
Darcos,
la mission de cette commission, dite E-educ, est
d’une portée fondamentale pour les missions de
l’Education Nationale dans le cadre de leur
modernisation relativement à l’emploi et à
l’implication des technologies de l’information et de
la communication pour l’enseignement (TICE).
Qu’en est-il au juste ?
Jean
Mounet à la tête de la Commission E-éduc : un
omni président
Jean
Mounet est Ingénieur de l’École Supérieure de Chimie
de Lyon, Docteur ès sciences physiques, diplômé de
l’Université de Stanford (USA) en marketing
stratégique, il a occupé plusieurs fonctions au sein
du groupe
Bull pour
finir
directeur marketing groupe.
Jean MOUNET est aujourd’hui
Président de Syntec Informatique,
la chambre syndicale qui regroupe les Sociétés de
Services et d’Ingénieries Informatiques (SSII) et les
Editeurs de Logiciels . La Syntec a été créée en
1970, compte 650 entreprises adhérentes, représentant
85 % du marché des entreprises comptant 10
salariés et plus : soit un chiffre d’affaire
représentant 33 milliards d’Euros pour des activités
cumulées occupant 337 000 salariés. Syntec
informatique, c’est un peu l’IUMM des services
informatiques.
On ne croit pas si bien dire quand on sait que Jean
Mounet a été récemment missionné comme
Président d’un groupe de travail du MEDEF
pour
rédaction d’un
rapport intitulé « Faire de la France un leader
mondial de l’économie numérique » publié en
Janvier 2008 et
prestement transmis au gouvernement.
Rapport dans lequel le MEDEF donne nombre de conseils
au gouvernement, notamment en matière
d’éducation.
(...)
Une
commission aux mains des intérêts privés
organisés
En
effet les 19 membres restants se ventilent comme
suit :
5
représentants de SYNTECH INFORMATIQUE
(dont
Jean Mounet est Président), ce sont :
Gérard
CLAVERIE, Cécile COCHARD, Claire HEITZ, Carole
HUYVENAAR et Francis JUBERT.
2
représentants de SOPRA GROUP (dont
Jean Mounet est vice Président, Sopra Group étant
membre de Syntech), ce sont :
Jean Claude Lamoureux et Jean Mounet
(lui-même !)
2
représentants, l’un de Sopra group et de
Pasc@line (dont
Jean Mounet est Président) : Noël
BOUFFARD l’autre
de
Syntech et de Pasc@line (Mounet
est le président des deux) : Marie MOUCHOT
8
membres représentants de sociétés-membre de SYNTECH
INFORMATIQUE : Pierre
Lachaize pour
CAP GEMINI Bernard
LE MASSON et Nicolas MONSARRAT pour
ACCENTURE Jacques
MISSELIS pour
HP/ Hewlett Packard France SAS Eric
LE MAROIS, Valérie GASSER et Thierry de VULPILLERES
de
MICROSOFT et
Jean-Charles ANDRE d’IBM
Enfin,
2 représentants de sociétés de conseil en stratégie
et management spécialisées en
informatique : Philippe
MOLES pour
STRAT-UP,
membre au niveau européen du réseau d’experts
d’E-gov solutions… et
Gilles MOUTET pour …
E-GOV SOLUTIONS
On
remarquera que le « Système Moutet-MEDEF »
au sens strict représente 17 représentants soit 74%
des 23 membres de la Commission, pour des sociétés de
services informatiques privées qui représentent en
tout 83% de l’ensemble des représentants de la
Commission. Toutes
sociétés pour lesquelles
l’Education Nationale constitue un marché juteux et
qui se sont particulièrement bien organisées
pour
en faire tomber des pans entiers dans leur
escarcelle, et ce avec la bénédiction du Ministre.
On soulignera également
l’absence de tout représentant de logiciels libres et
gratuits dans la commission !
Aucun représentant significatif non plus d’organismes
d’Etat développant des produits
informatiques ! A
croire que l’Education Nationale est d’une telle
inculture et incompétence en la matière, alors
qu’elle a déjà développé des produits logiciels
innovants, opérationnels et … amortis.
Le
secteur privé maître d’œuvre du secteur public :
le projet ministériel comme collusion de pouvoirs
Avec
la commission Mounet missionnée par le Ministre de
l’Education Nationale, ce sont les représentants des
intérêts privés qui sont assurés du pilotage et de la
maîtrise de la définition de l’intérêt général et de
sa dynamique en matière d’enseignement à l’heure des
technologies de l’information et de la communication
portant sur la politique à mener en la matière pour
préparer aux défis du XXIe siècle nos élèves,
étudiants et apprentis .
De fait les intérêts privés vont y définir l’intérêt
général tout « en se payant sur la bête »,
c’est-à-dire en faisant force propositions leur
permettant, n’en doutons pas, de s’octroyer nombre de
parts de marchés dans le cadre de partenariats
public-privé (PPP). La
part du lion que se taillent les entreprises du
secteur et le MEDEF dans cette commission n’augure
pas d’autre-chose tout en portant la signature du
cynisme. Un
cynisme dans lequel les représentants des logiciels
libres et gratuits n’ont aucune place, bien sûr, tout
comme ceux de l’Education nationales qui ont
développé des produits amortis.
*
Le Mammouth déchaîné chie dans la colle et dans les
géraniums ? C'est
à croire. D'après une info Mammouth,
il apparaît que les pages de notre site ne sont pas
consultables en Alsace à partir des ordinateurs des
établissements scolaires, bien irradiés par les
serveurs du rectorat.
Après la surveillance, début de la répression ?
Alsaciens de tous pays informez-nous de
l'évolution de la
situation...
*
Ca ne marche pas si mal que ça l'EN.
On
apprend aujourd'hui que
les résultats des élèves de banlieue seraient en
amélioration.
L'ironie du sort c'est que cette info résulte d'un
étude de 2006-2007, donc
avant l'arrivée de Darcos.
Donc c'est pas certains que cela dure...
Le Rapport qui le dit est là.
Tout est écrit (et dit et vu aussi) [MAJ]
Rappel :"La
plupart des mesures que je prends servent surtout
d'habillage aux suppressions de
postes." X.
Darcos (Canard Enchaîné, 22 octobre
*
Réforme Lycée. Annonce des horaires des matières
fondamentales pour la seconde.
L'AEF a publié le 14/11
des éléments sur les répartitions horaires. Elles
nous sont relayées par une source syndicale. Voici
l'ampleur des dégâts :
Les 21 heures
d’enseignements "généraux" se répartiraient entre:
4 heures de français, 3h30 à 4 heures de
mathématiques, 3 heures à 3h30 d'histoire-géographie
et d'éducation civique, 3 heures de sciences
expérimentales, 5 heures de langues vivantes (1 et 2)
et 2 heures d'EPS.
Selon
le ministère cette "hypothèse de travail" devrait
"peu évoluer".
M.Pochard (AEF du
14/11) se réjouit de voir « progressivement la
plupart des thèmes abordés par la commission
(commission Pochard) mis sur la table ».
M.Pochard insiste sur « l’autonomie des
établissements » et la « rémunération au
mérite ». Le
Ministre n'a apporté aucun
démenti.
Attention, il n'est pas précisé dans
ces chiffres les horaires des éventuels dédoublements
(si il y en a...).
*
Ceci
n'est pas un ministre qui s'énerve.
C'est
bien sûr de la désinformation et un montage.
On le
prend un peu pour nous quand même. Mais il
s'énerve...
Darcos: un oeil sur web (LCP)
envoyé par ZappeurLePost
Désormais à chaque fois qu'il prend la parole, il devient ridicule ce Darkos. Si tant est qu'il ne l'était pas avant bien sûr...
* Habillage, et propagande aussi (surtout). Visez cette vidéo particulièrement énervante.
L'express fait le point sur tous ces mensonges... c'est là.
* Derrière la réforme des concours d'enseignement, des économies d'échelle à l'université (aussi). Petit bilan en vidéo de la réforme des concours et ses implications : fin de la recherche à l'Université en sciences humaines (mais à quoi ça sert les sciences humaines ?) développement du prolétariat scolaire.
* Ou en sommes nous ? Où allons-nous ? Réponse simple, apportée par Cl. Lelièvre sur Médiapart. Celui-ci a eu la bonne idée de ressortir le projet UMP pour les législatives. En voici les 28 points sur l'éducation. Vous pourrez juger de visu qu'ils sont bien mis en place :
Projet législatif adopté par l’UMP en 2007 en totalité là.
(pour la législature de 2007-2012)
Éducation: le devoir de réussite
1) Affirmer que l’exigence pour tous dans les savoirs et la culture est la condition de l’égalité des chances et la mettre en oeuvre.
2) Garantir la liberté pédagogique des enseignants en les évaluant sur les progrès des élèves et non pas sur les méthodes utilisées.
3) Conforter l’autorité des enseignants.
4) Assurer la sécurité des établissements.
5) Donner de l’autonomie aux établissements scolaires pour leur permettre de mettre en place de vrais projets d’établissement.
6) Donner plus de poids aux chefs d’établissements scolaires et revaloriser leur statut.
7) Prévoir des règlements intérieurs plus rigoureux dans les établissements scolaires et assurer la solennité de leur adoption.
8) Proposer aux enseignants de nouvelles missions et les rémunérer en conséquence : études dirigées, présence dans les établissements, soutien individualisé…
9) Adapter la scolarité aux besoins de chaque enfant au collège par l’individualisation des parcours.
10) Organiser des études dirigées dans tous les établissements après 16h30 pour les familles qui le souhaitent.
11) Évaluer chaque établissement par un organisme indépendant et rendre public cette évaluation. Aider les établissements qui ont de mauvais résultats à améliorer leurs performances.
12) Faire évaluer le système éducatif lui-même par une instance indépendante.
13) Permettre aux parents de choisir l’établissement scolaire de leurs enfants en assouplissant, puis en supprimant, lorsque les conditions en seront réunies, la carte scolaire.
14) Exiger en contrepartie de tous les établissements scolaires le respect d’un équilibre dans la composition sociale et géographique des effectifs.
15) Permettre à tous les parents qui le souhaitent de choisir pour leurs enfants un établissement réservant l’après-midi aux activités sportives, culturelles ou associatives.
16) Desserrer les contraintes qui pèsent sur la répartition des effectifs entre le public et le privé, afin de permettre à tous les parents qui le souhaitent d’inscrire leurs enfants dans une école sous contrat.
17) Donner plus de droits aux parents dans leurs relations avec l’école.
18) Garantir le doit de tout enfant handicapé à être accueilli dans une école de droit commun.
19) Multiplier par deux la place du sport à l’école.
20) Permettre à tous les enfants d’être bilingues, et à ceux qui le peuvent d’être trilingues.
21) Faire de l’école le levier de la démocratisation culturelle par une éducation culturelle et artistique plus soutenue, plus exigeante et par la réaffirmation culturelle des enseignements fondamentaux (lettres, histoire, philosophie, sciences…).
22) Faire intervenir des artistes dans les classes pour renforcer l’éducation culturelle et artistique.
23) Créer un vrai service d’orientation, en phase avec les besoins du monde du travail et de la société.
24) Diversifier les stages qui constituent actuellement un puissant facteur de reproduction sociale.
25) Renforcer le temps consacré à l’enseignement général dans les filières technologiques et professionnelles et dans l’apprentissage, afin que ces élèves conservent la possibilité de revenir dans l’enseignement général.
26) Créer des universités des métiers, parce que les élèves qui suivent l’apprentissage, l’enseignement technologique et l’enseignement professionnel ont également droit à des " grandes écoles " dans leurs domaines.
27) Expérimenter, avec des communes et des enseignants volontaires, une répartition des compétences entre, d’un côté, l’Éducation nationale chargée de " l’école du savoir ", de l’autre côté, la commune chargée de " l’école de la vie " (citoyenneté, culture, sport, activités d’éveil, découverte des métiers…).
28) Transférer aux départements la compétence actuellement exercée par les régions en ce qui concerne les lycées.
* Dégâts collatéraux. Associations scolaires. Faudra-t-il désormais que les associations payent les enseignants qu'elles veulent garder à disposition ? Reportage dans le 7-9, Yo.
LA NRCO (édition du 79) -""N ous sommes dans le couloir de la mort", n'hésite pas à asséner Étienne Pistre, président de la ligue de l'enseignement 79. La nébuleuse d'associations qui travaillent depuis des décennies en imbrication avec les écoles des Deux-Sèvres, se dit menacée de disparition « dans les trois ans » à cause des mesures du ministre de l'Éducation nationale, Xavier Darcos.
Ces associations fonctionnent parce que sont mis à leur disposition des enseignants, détachés de l'Éducation nationale. Le mois dernier, Xavier Darcos a fait savoir qu'à partir du 1er septembre prochain, ces salariés ne seront plus payés par l'Éducation nationale. Aux associations de se débrouiller pour financer leurs salaires.
“ On est coincés ”
« Nous avons dans les Deux-Sèvres quatre enseignants à notre disposition. Si je les garde, cela représente 241.000 € par an. C'est impossible pour notre budget », indique Michel Quillet, secrétaire général de la Ligue 79, catastrophé : « On nous enlève le nerf de la guerre, on est coincés »."
Situation confirmée ce jour par l'AEF :
50 000 emplois" seraient menacés dans les
associations éducatives, conséquence du
"désengagement de l'État" du secteur
associatif,
affirme Philippe Deplanque, vice-président de la CPCA
(Conférence permanente des coordinations
associatives) et président du Cnajep (Comité pour les
relations nationales et internationales des
associations de jeunesse et d'éducation populaire),
mardi 18 novembre 2008. Selon le projet de loi de
finances 2009, le programme "jeunesse et vie
associative" accuse une diminution de 11,2% par
rapport à 2008 pour s'établir à 119 millions d'euros
(L'AEF n°104045).
Selon la CPCA, ce "désengagement de l'État" a pour
conséquence de fragiliser encore davantage
l'équilibre financier déjà précaire de nombreuses
associations et de les contraindre à se séparer
massivement de leurs salariés. "Il existe un risque
important de retombées en cascade pour l'ensemble des
associations et en particulier pour les postes
d'encadrement", ajoute Philippe Deplanque.
Il pointe "un vrai problème de
cohérence"
dans la politique du gouvernement, qui souhaite
recruter 100 000 contrats aidés supplémentaires
en 2009: "d'un
côté, les associations doivent résister aux
suppressions de financement.
De l'autre,
l'État leur demande de le soutenir alors que l'impact
même de la réduction budgétaire vise à détruire de
l'emploi qualifié pour le remplacer par de l'emploi
non qualifié."
* Appel
à la délation scolaire. SOS éducation s'y
met et s'instaure en surveillant de la bonne morale
éducative. Un formulaire en ligne appelle à
signaler aux auteurs du site tout acte jugé anormal.
On comprend qui est visé à travers leur appel.
Voyez plutôt :
Le Mammouth vous
rappelle qu'il
n'y a qu'un seul et vrai site patriotique de délation
en France c'est http://www.delation-gouv.fr/
Les autres ne sont que de pâles imitations.
Méfiez-vous des contrefaçons.
* Darcos
et la rigueur budgétaire : les coups de périgourdin
se perdent. Retour sur la
gestion financière de Périgueux sous l'administration
de Darcos. Ca commence à faire
des vagues.
Du temps ou il était
maire...
Aqui.fr - Pendant la
campagne municipale, Michel Moyrand, le nouveau
maire, socialiste, de Périgueux avait pointé du doigt
la gestion financière de Xavier Darcos, son
prédecesseur. Il avait donc commandité un audit sur
l'état des finances de la cité périgourdine. Le 17
novembre, les résultats ont été présentés en conseil
municipal et le constat est sans appel pour l'actuel
ministre de l'éducation. Les
finances sont dans le "rouge".
« La ville s'est
appauvrie », relève Éric
Julla, du
cabinet toulousain RCF (Ressources consultants
finances), auteur de cet audit. Selon ses analyses
l'épargne nette de la ville est passée de « 2,3
millions d'euros en 2001 à 0,5 cette année ». L'étude
portant sur les comptes administratifs de 2001 à
2007. Le constat est net : les recettes sont en
baisse et les dépenses en hausse. Faute d'épargne
suffisante, l'équipe municipale a donc financé
ses projets en augmentant la dette de la
ville, « surtout
sur la fin du mandat », observe-t-il. Parmi les
nombreux investissements, le musée gallo-romain, le
moulin du Rousseau, la place Francheville, la crèche
Magne... Résultat, Périgueux devra
rembourser chaque année 5 millions d'euros
jusqu'en 2013. Ceci étant, il ne faut
pas céder au catastrophisme, l'endettement
par habitant de Périgueux reste dans la moyenne des
villes de même taille.
Représentativité
Rappel :"La
plupart des mesures que je prends servent surtout
d'habillage aux suppressions de
postes." X.
Darcos (Canard Enchaîné, 22 octobre
2008)
* Elections
professionnelles. Darcos gratouille où
ça le chatouille. Petits
tripatouillages entre amis. Retour sur la
validation "démocratique" des listes
électorales pour
les élections du 2 décembre. Illustration des valeurs
démocratiques du ministre de l'Education civique.
A noter avant de
lire : le Mammouth n'a aucune sympathie particulière
pour les syndicats en question ici.
Info Mammouth,
de source syndicale - Tous les syndicats ne semblent pas
avoir droit au même traitement et curieusement
certains sont reconnus d’une certaine légitimité et
pas d’autres.
L’affaire touche de “petits” syndicats.
Quelle
logique ?
Tout d’abord
faciliter l’accès aux voix de ceux qui négocient avec
le ministère.
C’est ainsi que l'invalidation des listes du
SNCA
ne doit sans doute pas
grand chose au hasard. Ce petit Syndicat National des
Certifiés et Agrégés, présent dans l’enseignement
professionnel aurait dû pourtant avoir tout pour
plaire car membre de l’EIL, confédération marginale
de l’Éducation nationale. C’est également la
confédération à laquelle appartient le
SNETAA
(majoritaire dans
l’enseignement professionnel) qui après quelques
velléités de résistance autour du Bac Pro en 3 ans
est rentré dans le rang, ce qui permet aujourd’hui à
Darcos de dire que massivement les organisation
syndicales approuvent sa réforme. Tout irait bien si
depuis quelques années les deux syndicats de la même
confédération n’étaient pas brouillés à mort,
le SNCA
rejoignant plus ou
moins les positions de la FSU au sujet du Bac Pro.
Aujourd’hui, curieusement, le ministère retoque les
listes du SNCA
sous prétexte qu’ils
n’ont pas d’infos sur ce syndicat ni sa
représentativité. Deux minutes dans Google montrent
que ce n’est pourtant pas un inconnu... Comme les
autres, ce syndicat est régulièrement reçu par les
instances académiques, voire participe à des
intersyndicales et est bien présent dans de nombreux
départements. Exit donc ce
concurrent potentiel du bon vieux SNETAA. Autre façon
de limiter les pertes électorales pour
celui-ci.
Ensuite, punir ceux
qu'on croyait amis. En effet, si on ne sait plus sur
qui compter... L’affaire est un peu plus grave
car elle met en jeu la
droite de la droite. Cette fois-ci le gouvernement
joue en faveur du SIES,
Syndicat Indépendant des Enseignants du Secondaire
qui, lui, vient de voir ses listes validées. Il n’y a
pas eu beaucoup d’interrogations sur la
représentativité de cette organisation. Adhérent de
la CAT,
Confédération Autonome du Travail, très à droite, ce
syndicat n’existe pourtant véritablement que dans
l’académie d’Aix-Marseille (contrairement à ce qu’il
dit). Peu de représentativité, aucune participation à
de quelconques réunions syndicales... Pourquoi donc
le ministère s’est-il précipité pour le reconnaître ?
Derrière cela il y a sans doute la volonté de punir
le SNALC
(traditionnellement
considéré comme favorable à la majorité
actuelle) qui s’affiche
désormais contre les différentes réformes en
cours. Et, cela
tombe bien, le SIES est apparu pour la première fois
en 1999 dans l’académie d’Aix lorsque le SNALC s’est
mis en tête de se débarrasser des membres du Front
National qui l’infiltraient. Reçu une fois par
Gaudemar le voici donc représentatif – représentatif
surtout d’une certaine capacité à pomper les voix
d’une autre organisation syndicale (le SNALC, donc),
soudain devenue gauchiste, il faut croire, et
dont
certains membres du cabinet de Darcos auraient déjà
demandé à ce qu’elle “nettoie son bureau
national”.
* L'intérêt de
l'accompagnement scolaire à relativiser ?
C'est une des
conclusions d'une note de Bruno
Suchaut,
chercheur à l'IREDU, publiée sur le site du
SNES. L'intégralité est
là. Petit
extrait :
« A
caractéristiques scolaires et sociales
comparables, l’effet global de
l’accompagnement à la scolarité est assez
ténu : en
moyenne, les élèves ayant fréquenté un
dispositif, quelle que soit
sa configuration, ne progressent pas
différemment des autres élèves comparables (non pris en charge
dans les dispositifs). Compte tenu de l’hétérogénéité
des fonctionnements des dispositifs et du public
accueilli, ce premier résultat est d’une portée
limitée. Cet impact global
neutre peut
masquer des effets opposés, tantôt positifs, tantôt
négatifs, selon les caractéristiques des dispositifs
et des élèves. »
*
L'Himalaya de la pensée de droite : Vanneste.
Après ses propos homophobes, voici ses propos
moraux sur l'Histoire. Une certaine conception
de la fonctionnalité de l'histoire et de son
enseignement. Ou, une autre vision
de l'école émancipatrice. Si vous ne les avez
pas déjà vu ailleurs... retour sur les valeurs
sacrificielles de l'enseignement de
l'histoire.
Petit rappel. En effet, la colonisation a eu des aspects positifs :
* Pour en finir une bonne fois pour toute avec
l'éducation civique (I). La citation du
jour.
« C’est l'État
qui forme les individus aux vertus civiques, les rend
conscients de leur mission, les amène à l’unité ; il
harmonise leurs intérêt dans la justice ; il transmet
les conquêtes de la pensée dans le domaine des
sciences, des arts, du droit et de la solidarité
humaine »
Benito Mussolini, le 12
décembre 1929
* Pour en finir une
bonne fois pour toute avec l'éducation civique
(II). Reportage TF1 (pourquoi pas, de toute
façon il n'y a pas grand chose ailleurs) sur la consultation
des lycéens de ce samedi. Houleux.
Bien fait pour lui.
Mauvaise foi ou art politique ?
"La
plupart des mesures que je prends servent surtout
d'habillage aux suppressions de
postes." X.
Darcos (Canard Enchaîné, 22 octobre
2008)
*
Retour sur un audit de 2007. Comment faire pour
effectuer des réformes de structures dans l'EN
? Voilà la réponse et c'est ce qui se passe.
Repris par Christian Laval sur son blog (Médiapart).
C'est ici.
Un rapport d’audit
confidentiel rédigé par Pierre Lepetit ( inspecteur
général des finances) et par Françoise Mallet
(inspectrice générale de l’Éducation nationale) et
remis le 15 novembre 2007 à Claude
Guéant ( secrétaire général de
l'Élysée) et à Jean-Paul
Faugère (directeur de cabinet de
François Fillon) a étérendu opportunément public par
l’ AEF, une agence de presse spécialisée dans les
questions d’enseignement (communiqué AEF n°83598),au
mois d’août 2008.
Il éclaire singulièrementles intentions
ministérielles.
La problématique du rapport est simple.
Pour
parvenir aux objectifs de réduction du nombre de
fonctionnaires, il faut entreprendre des réformes
structurelles profondes : "Comment assurer la
poursuite voire l'accélération de l'effort
d'assainissement budgétaire sur la période
2009-2011-2012 sans réformes structurelles du système
éducatif ?" se demandent les experts commandités.
Leur réponse est limpide, en dépit d’une certaine
langue de bois :"À défaut
de réforme, le scénario d'optimisation des moyens
sera insuffisant pour atteindre les objectifs
budgétaires et conduira à dégrader les résultats du
système éducatif", estiment-ils. En
d’autres termes, pour parvenir à ces baisses
d’emplois, il faut opérer une série de grandes
réformes du système éducatif dans
tous les domaines : pédagogiques, organisationnelles,
statutaires.
Les trois scénarios de réforme proposés valent la
peine d’être examinés. Ces scénarios (optimisation,
autonomie maîtrisée, autonomie complète),
conformément
à la logique strictement comptable de la
RGPP,
sont évalués uniquement en termes d’économie de
postes.
Le premier scénario de "l'optimisation de la
gestion des ressources sans réforme majeure de
l'offre éducative"permettrait "une économie
potentielle de 41 000 à 43 000 emplois temps plein
(ETP) nets sur cinq ans".
Le second scénario d’autonomie
maîtrisée, "comprend
des réformes importantes sur l'offre éducative et sur
les conditions de travail des enseignants dans le
cadre d'une plus grande autonomie des établissements
pilotée par l'État". L'économie réalisée
est évaluée entre
85 000 à 93 000 ETP nets sur cinq ans.
Le troisième scénario correspond àune
"autonomie
complète" du système,
c’est-à-dire à la déconcentration
totale de l'offre éducative et à la décentralisation
des financements. L'économie réalisée est
la même que celle du deuxième scénario.
Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que
les auteurs valorisent le deuxième scénario, qui
permet de réduire le nombre total d’enseignants de
plus de 10 % en cinq ans, mais au prix d’une baisse
importante de « l’offre d’éducation » et d’une
transformation de l’organisation du travail des
enseignants.
On s’intéressera ici spécialement aux conséquences de
ce scénario sur le second degré, mais il n’est pas
inutile de savoir que dans le premier degré, cette
politique impose déjà un recul considérable de
l’offre d’éducation puisqu’il suppose une réduction
du nombre d’heures de cours, la réduction de la
scolarisation à deux ans voire à trois ans, la
suppression des réseaux de soutien et d’aide aux
élèves en difficulté.
Cette réduction importante sera donc prolongée dans
le second degré, en commençant par le lycée dès
2009. Fin des
redoublements, plafonnement
et annualisation des horaires
élèves, simplification
des programmes d’enseignement, telles sont
quelques-unes des préconisations du rapport
concernant l’offre éducative (à côté de celles qui
concernent les conditions de travail des
enseignants).
* Repression professionnelle. On publiait il y a
queqlues jours la lettre d'un instit dans laquelle il
exprimait tous les griefs qu'il formulait à l'EN et
son ministre. Le voila aujourd'hui convoqué à
l'Inspection.
Toulouse7.com
— Professeur à l’école Jules Ferry de Colomiers,
Alain Refalo a décidé de critiquer la politique menée
par son ministère. Convoqué par l’Inspection
d’académie, il serait aujourd’hui l’objet d’une
enquête.
Dans une lettre ouverte adressée le 6 novembre 2008 à
son inspecteur d’Académie ce militant a décidé
d’énumérer les nombreux griefs formulés à
l’égard de la politique menée par le Ministre Xavier
Darcos. (...)
Cette lettre a par la suite été publiée sur un site
internet.
Alain
Refalo a été convoqué par son Inspecteur de
circonscription qui l’a reçu, accompagné d’un
représentant de l’Inspecteur
d’Académie.
Selon
des sources non confirmées, l’inspection Académique
aurait reçu ordre du Ministère d’ouvrir une enquête
au sujet de cette affaire et de lui transmettre un
rapport.
L’entretien
a duré 1h30 durant lequel il lui a été demandé s’il
confirmait le contenu de la lettre. Alain Refalo a
confirmé point par point les sujets sur lequels il
considérait son devoir de désobéir.
Les inspecteurs ont voulu connaître ses motivations.
Alain Refalo a dit que depuis des mois les
enseignants n’étaient pas entendus, malgré les
pétitions, les grèves, les tribunes dans la
presse.
Il a affirmé avoir posé cette acte de désobéissance
en souhaitant que d’autres prennent le relais, que ce
mouvement s’amplifie afin de créer un débat public et
un rapport de forces avec
l’administration."
des
(pour)suites au prochain épisode ?
*Encore
la preuve que Darcos est de mauvaise foi
(car il
connaît bien le sujet, d'ailleurs il le
répète). Vidéo qui fait le
point à partir de ses récentes déclarations sur les
RASED.
Bon, ça c'est
fait.
Petite
précision trouvée dans le rapport de la cour des
comptes sur l'application des lois de financement de
la Sécurité sociale et face à la nouvelle attaque du
jour de Darcos sur la suppression de l'école avant 3
ans :
La
maternelle ne coûte que 4.570 € contre 13.368 € pour
les modes de garde alternatifs.
*
Capes Histoire géo de plus en plus
d'inquiétudes. Info du SNES qui est en
relation avec l'inspection qui elle aussi semble
s'inquiéter.
"Avis
de tempête sur le CAPES d'Histoire-Géographie
?
Nous venons de contacter l'Inspection Générale (IG)
sur la maquette du concours qui est en préparation.
l'IG doit en effet rendre sa copie fin novembre, mais
le cahier des charges est "très contraint" (sic).
La fin des questions
spécialisées ?
En effet, il est question d''harmoniser les concours,
et pour l'histoire géo cela donnerait deux épreuves
écrites de 5h (une en histoire, une en géographie)
mais
portant sur tous les programmes du secondaire (il
s'agit d'une commande ministérielle) !
Cela signifie donc qu'il
n'y aura plus de questions au programme, mais une vue
très générale et forcément très limitée des contenus
disciplinaires.
Nous avons dit qu'il nous semblait pas raisonnable
qu'il n'y ait plus de questions permettant une
approche plus approfondie et surtout un lien avec la
recherche universitaire, qui va se retrouver
totalement coupée de la formation des futurs profs,
sauf pour les candidats à l'agrégation. On comprend l'inquiétude des profs
du supérieurs !
La fin du commentaire
de document ?
L'étendue du
programme ne permettra sûrement pas, d'après
l'Inspection, un commentaire de document, qui
demanderait des connaissances "de détails" difficiles
à exiger. Exit donc l'évaluation de cette compétence
pourtant propre à notre discipline ? Il sera peut
être question d'un dossier documentaire, qui serait
là en guise d'appoint, pour un sujet de dissertation.
Pour l'instant, rien n'est arrêté... ?
Pour l'oral, il y aura
deux épreuves : l'une est commune à tous les CAPES
("connaissance du système éducatif"), l'autre
spécifique, portera sur une leçon qui devra intégrer
les aspects épistémologiques et didactiques
!
- Comment se fera le choix entre histoire et géo ?
Par tirage au sort ? Par "spécialité" en fonction du
choix des candidats ? Nous ne savons pas... -
Les candidats, qui
devront effectuer un pseudo stage entre l'écrit et
l'oral, devront donc, outre les contenus, se préparer
aussi à ces aspects, ce qui laisse perplexe...
Souhaite-on faire croire que cela suffira à pallier
la disparition de l'année de stage ?!
Il nous reste à mobiliser la profession, et à
instituer le rapport de force nécessaire pour que le
ministère revoie sa copie sur cette réforme des
concours !"
Instituer le rapport
de force. Voilà, tout est dit. Yzonquà justement au
lieu de faire semblant de se retirer des
discussions.
*Nouveau
rapport sur les Tice : très favorable (bien
sûr). Cela peut
être la suite de ce que l'on disait hier sur une
boite privée prestataire de services internet.
Voici
donc une nouvelle étude qui ne tarit pas d'éloges sur
l'utilisation de l'outil
informatique.
Elle est en pdf là .
Cette fois il s'agit de montrer toutes les
vertus pédago du bidule informatique.
Cependant tout le monde n'est
pas exactement d'accord sur la
question.
Le Mammouth
publiait en août 2007
déjà un article qui laissait penser le contraire.
Selon un journal anglais, (le Telegraphe) qui
reprend une étude de la
Société royale d'Economie, coroborée par des
chercheurs allemands montre que ce n'est pas
vrai.
Ce
serait même les tests PISA qui illustreraient que
plus on pratique l'informatique pédagogique plus on
est inapte.
Voici un extrait du Telegraph en réaction à l'idée
du gouvernement anglais de dépenser beaucoup d'argent
pour acheter des ordinateurs pour l'école :
« Moins les élèves
utilisent les ordinateurs à l'école et à la maison,
mieux ils réussissent les tests internationaux de
lecture,
rédaction et mathématiques, indique
aujourd’hui la plus grande étude
réalisée sur ce sujet. Celle-ci soulève des
interrogations quant à la décision du gouvernement,
annoncée par Gordon Brown la semaine dernière, de
dépenser encore £1.5 milliards pour des ordinateurs
dans les écoles, en plus des £2.5 milliards déjà
dépensés. M. Brown a dit : "L'enseignement et la
révolution éducative ne peuvent se faire avec des
tableaux noirs et de la craie, mais avec des
ordinateurs et des cartables électroniques."
Cependant, l'étude éditée par
la Société Royale d’Economie indique : "En
dépit des nombreuses réclamations de politiciens et
de fournisseurs de logiciels, l'utilisation
d'ordinateurs dans les écoles n’aide à l’évidence
aucunement les élèves à acquérir les qualifications
de base en mathématiques, en lecture ou en
rédaction". Au
contraire, plus les élèves
utilisent l’ordinateur, plus leurs performances dans
ces domaines sont mauvaises, ont indiqué Thomas Fuchs
et Ludger Wossmann, de l'université de
Munich. Les
chercheurs ont analysé les comportements à l’école et
à la maison de 100.000 adolescents de 15 ans dans 31
pays participant à
l'étude Pisa.
L'étude montre que plus les élèves ont accès à des
ordinateurs à la maison, plus leurs résultats sont
bas.
De
même, les élèves font moins bien dans les écoles
généreusement équipées d’ordinateurs, où
l'instruction automatisée a remplacé des formes plus
efficaces d'enseignement. »
Solutions éducatives de droite ?
Ce n'est pas exactement qu'une énième boite privée de cours de soutien, mais bien un "partenaire de référence des principaux acteurs de l'Education". Partenaire, cela est nouveau. Exit la concurrence ? Pas sûr, bien au contraire...
Comme le dit la page d'accueil du site de l'institution pseudo scolaire, Paraschool a su s'imposer comme le "leader français des plates-formes éducatives, en facilitant la construction des démarches personnelles d'accès aux savoirs grâce à Internet".
Que faut-il voir derrière tout ce blabla ?
Il est clair qu'il s'agit de vendre clés en mains des solutions pédagogiques (par internet) à des institutions en charge de l'éducation.
Et il apparaît que dans certaines régions l'entreprise a déjà largement développé son activité. Le conseil général de l'Oise a ainsi passé un accord depuis deux ans pour permettre à ses 66 collèges de bénéficier des services de Paraschool. Le CG des Côtes d'Armor a fait de même en 2006. La région Centre est également entrée dans le jeu. Et tous les prétextes sont bons surtout les plus charitables : c'est dans le cadre de l’égalité des chances (axe fort du Projet académique de la Région Centre) que le dispositif est expérimenté dans une trentaine d’établissements de l’académie Orléans-Tours. C'est aussi le cas en Alsace, à Versailles ou en Seine-Saint-Denis , dans ce dernier cas c'est directement l'Inspection académique qui a demandé un partenariat. Sur son site Paraschool se vante ainsi de plus de 800 partenariats.
Avec l'annonce de la réforme de la seconde, la multiplication du temps d'autonomie des élèves et des aides individualisées, et après la mise en place de l'école après 16 heures et tous les trucs modernes qui ont été créés ces dernières années, l'entreprise peut voir se dessiner de beaux jours devant elle.
Créée en 2000 cette petite entreprise est passée depuis (en 2006) sous la coupe d'Editis (filiale à 100 % de WENDEL de notre ami Ernest Antoine Sellière) et son chiffre d'affaire atteint 3 millions d'euros en 2007. Elle possède 30 000 objets pédagogiques interactifs qui couvrent les programmes scolaires du CE2 à la Terminale y compris dans les filières professionnelles.
Face à ces perspectives on comprend mieux pourquoi cette institution privée insiste parfois lourdement pour effectuer des séquences de formation auprès des profs pour vendre ses produits. Elle revient à la charge plusieurs fois dans certains établissements où les cadres sont invités à des séances d'information. en effet, il faut les persuader pour mieux faire payer les formations qui accompagne l'adhésion à Paraschool. C'est dans ce cadre qu'elle s'adresse aux collectivités locales qui elles payent (aussi) les droits d'accès.
De quoi avoir des doutes, tout de même...
Quand on parcourt le site de ladite institution on s'aperçoit que que le logo EN est largement présent. il semble donc bien que ce soit l'EN qui en finance une partie ou du moins prête certains contenus. Et Paraschool sait de plus utiliser les moyens d'Etat pour faire sa promo (c'est ici).
Décidément tout converge vers les mêmes horizons dans les réformes en cours.
Une belle façon pour l'Etat, de mettre en concurrence ses propres services, d'opérer ce que l'OCDE réclame depuis des années, à savoir développer encore plus ce grand marché de l'éducationdans le cadre de l'AGCS. Façon aussi à terme de réduire ses propres coûts d'exploitation. Bref, Paraschool, c'est un peu comme Parapoux en quelque sorte.
La surprise vient aussi des acteurs politiques...
On ne serait pas trop surpris de voir se développer toutes ces solutions innovantes dans nos bons conseils généraux de droite. C'est le cas à Versailles ou en Alsace. Qu'en est-il ailleurs? Le CG de l'Oise est socialiste, et qui plus est dirigé par un ancien enseignant (Yves Rome, qui devait vraiment croire à son travail), le CG du 22 est lui aussi socialiste, la région Centre est socialiste bien sûr (dirigée qui plus est, après Michel Sapin et d'autres par François Bonneau, un ancien conseiller d'orientation, il sait donc où il va).
Et ce n'est qu'une petite étude non exhaustive. Bref une certaine classe politique s'accorde...
Question : quand Paraschool aura vendu ces solutions internet y aura-t-il encore besoin d'autant de profs ? Ah, ça...
* La Mayenne, terre du progrès (de droite) ? Il faut croire. C'est l'un des deux département avec le Rhône à tester les "jardins d'éveil" souhaités par Darcos pour faire reporter le poids financier des maternelles sur les collectivités locales. Voici ce que déclare à Ouest France le président du conseil général : Il veut reconvertir les bâtiments qui abritent les maternelles en crèche collective.
[Celui-ci] accueille
« très positivement »
cette annonce.
« Nous avons déjà testé, avec succès, le
regroupement des assistantes maternelles
(elles gardent les enfants collectivement,
NDLR).
Chez nous, les mamans sont très nombreuses à
travailler et nous avons le plus fort taux de
natalité de France ».
Des
classes reconverties
Par ailleurs, le président du Département a la
« conviction profonde »
que avant trois ans, ce que l'on propose aux
enfants,
« ça n'est pas de l'école, mais de la garderie.
Nous n'avons pas les moyens d'y mettre des
enseignants à Bac + 5 ».
Pour l'instant, il ignore les modalités du
dispositif. Il pourrait être financé par les
communes, les conseils généraux, la Caisse des
allocations familiales et une contribution des
parents.
« Au niveau des locaux, ce qui se profile est la
reconversion des classes qui accueillaient des
enfants de deux ans,
indique Jean Arthuis.
Des locaux qui n'auront plus un statut scolaire.
D'ailleurs, ce sera sans doute moins coûteux pour les
communes que d'ouvrir une classe de
maternelle. »
Et
je président du conseil général c'est qui ? Bien Jean
Arthuis,
il n'y a pas de hasard, souvenez-vous :

Pour explorer toute sa pensée
reportez-vous à Mammouth Tévé :
ici et
ici
Commémoration et explications
Pour ceux qui arrivent
directement sur cette page, ou pour les sbires de
Darcos
qui font que nous surveiller, sachez que la Une du
Mammouth a été actualisée (avec talent).
C'est là.
* Situation et
explication :
Visionnez tout
d'abord cette vidéo qui reprend certains éléments qui
démonte les processus de réformes en cours.
La
faisabilité politique de
l'ajustement
La faisabilité politique de l'ajustement
envoyé par NTRN
* Ensuite, souvenez-vous bien :
Darcos à l'Assemblée :
* Souvenez-vous de ça aussi :
Darcos devant le Sénat :
* Et puis de ça :
Et encore une couche devant l'Assemblée :
Darcos et l'école maternelle
envoyé par blogmammouth
* Si on veut commémorer, rappel de quelques idées (pourtant) simples.
Dépièger le discours ministèriel
Face à la propagande gouvernementale une contre-offensive se met en place.
Chez les historiens-géographes , par exemple, il y a ébullition et production de textes de refus.
* Même si leur plateforme de mobilisation est bien molle (ils ne disent pas refuser totalement la réforme), certains exposent clairement (enfin!) les objectifs du ministère. Extraits du site http://appelcapeshg.blogspot.com/ :
Désossons le mammouth et mangeons-le
!
Un train
de réformes peut en cacher un autre. Et au milieu de
la voie : l’école, le collège, le lycée,
l’université… La campagne actuelle de suppressions de
postes d’enseignants, les fermetures de classes, les
bouleversements incessants des programmes et des
parcours empêchent, malgré leur médiatisation, de
bien mesurer ce qui se joue en ce moment même, dans
l’œil du cyclone. La stratégie est claire : frapper
en même temps, dans toutes les directions, dans
toutes les disciplines, pour interdire toute
réflexion d’ensemble, toute mobilisation commune.
(...)
Mais alors, si cette réforme met à ce point en péril
le niveau de compétences de nos futurs
enseignants, pourquoi
l’université ne se mobilise-t-elle pas comme un seul
homme contre ce projet ? Les
actions sont nombreuses, même si elles ne sont pas
toujours suffisamment visibles mais, suprême succès
de la stratégie ministérielle, la crainte paralyse
plus qu’elle ne libère : chaque
université qui ne se lance pas à toutes forces dans
la mise en œuvre de cette réforme (qu’on appelle dans
le jargon la « mastérisation des enseignants »),
risque de voir l’université voisine, plus prompte à
soumettre sa copie au ministère, attirer ses
étudiants. Or, on
sait que, dans certaines disciplines, les concours
d’enseignement sont le débouché majoritaire des
étudiants.
C’est ainsi que, précipitées dans une course à
l’échalote, les universités sont en train de devenir
cannibales…
La finalité de la réforme actuelle ? Elle est
clairement affichée dans le communiqué de presse du
ministère de l’éducation nationale et disponible sur
son site : « passer
dans le concours de recrutement de professeurs d’une
logique de revalidation du niveau universitaire à une
logique de recrutement conforme aux besoins de
l’employeur ». Quels
sont les besoins immédiats de « l’employeur éducation
nationale » ? Former et éduquer mieux au bénéfice du
plus grand nombre ? Ou bien rationaliser ses coûts de
fonctionnement dans une logique purement comptable,
au détriment du niveau de formation de ses
enseignants et de leurs élèves ? Voilà une question
de « connaissance de l’institution » qui pourrait
être soumise prochainement à la sagacité des
candidats à l’emploi de
professeur…
ou encore
:
« Le
recrutement des enseignant-e-s va passer de bac plus
3 à bac plus 5 » c’est-à-dire d’un niveau licence à
un niveau master. C’est l’information reprise par
différents médias depuis plusieurs semaines. Grand
progrès : deux ans d’étude en plus, deux ans de
connaissances supplémentaires accumulées. Qui va s’en
plaindre ? les futurs enseignant-e-s seront plus
cultivés, mieux à même d’enseigner leurs disciplines.
(...)
Le piège
semble grossier, mais pourtant ça
marche.
Loi
d’airain de la communication efficace : la simplicité
du message. Le « plan com » du Ministère de
l’Éducation Nationale fonctionne à merveille :
laisser filtrer des informations, faire quelques
annonces spectaculaires comme ballons d’essai,
laisser s’installer la confusion entre ce qui relève
de la rumeur et du propos officiel,
chasser
une « information » par une autre pour donner le
tournis aux syndicats et aux médias, et surtout aller
vite.
N’émergent
alors que quelques « vérités » simples, pleines
d’apparent bon sens, et donc reprises d’autant plus
facilement. C’est par ce biais que des contrevérités
se diffusent peu à peu dans les esprits, validant
ainsi un projet qui, selon nous, dégrade
considérablement la formation des enseignants. Il
permet aussi au gouvernement de faire des économies
substantielles – ce n’est pas un détail, c’est même
une finalité du projet – puisqu’à
la différence des enseignant-e-s stagiaires,
aujourd’hui rémunérés pendant leur année de
formation, la plupart des futurs étudiant-e-s de
master devront financer leurs
études.
* Si les
AG commencent à se multiplier toujours dans le
supérieur, de nombreux Conseils d'administration
refusent déjà d'entrer dans les processus de
réforme. Petit montage vidéo
(déjà) édifiant.
Silence, ça tourne
Performitude Darcosienne
Darcos annonce un prêt immobilier à taux zéro pour les professeurs mutés
Les professeurs qui obtiennent une mutation vont pouvoir bénéficier d'un prêt immobilier à taux zéro, a annoncé le ministre de l'Education Xavier Darcos dans un entretien au Monde daté de samedi, assurant qu'il venait "d'engager les négociations avec les banques sur ce sujet".
Le ministre a aussi annoncé "une prime exceptionnelle" de 400 euros pour les professeurs de CE1 et CM2 qui seront chargés "en février 2009" des nouvelles évaluations des écoliers de ce niveau mises en place par l'Education nationale.
Enfin, il assure qu'"avant la fin de l'année", en accord avec la ministre de la Culture Christine Albanel, sera lancé le "Pass Culture", qui permettra aux enseignants "d'accéder gratuitement aux lieux de culture".
"Personne ne doit pouvoir dire que les enseignants sont les mal-aimés de ce gouvernement", a dit M. Darcos au sujet de ces trois annonces.
Le Monde a par ailleurs demandé au ministre si "avec la crise et la remontée du chômage", il était "pertinent de continuer de supprimer 30.000 postes de fonctionnaires pour économiser 776 millions d'euros sur le budget 2009, alors que, pour prendre ce seul exemple, un incident de trading vient de faire perdre 751 millions aux Caisses d'Epargne?"
Réponse de M. Darcos: "Vous ne pouvez pas mettre sur le même plan une logique de désendettement sur le long terme et un gaspillage instantané, aussi scandaleux soit-il". En nous abstenant de recruter 30.000 fonctionnaires, dont 13.500 dans l'Education nationale, ce n'est pas 776 millions que nous économisons, mais ce chiffre-là répété pendant 40 ans. Soit, sans même compter les pensions, environ 30 milliards. Ce n'est pas rien. Notre devoir est de continuer à alléger le fardeau que nous léguons aux générations futures", a-t-il ajouté.
40 milliards sur 30 ans ? C'est pas énorme non plus (tout juste de quoi inviter 13 fois l'Homme qui valait 3 millards).
* Performance gouvernementale et scolaire. Extrait d'un discours de Darcos sur les objectifs de sa politique : travailler à l'amélioration des performances de l'EN. Propos tenus à la conférence européenne de Poitiers sur le thème "Gouvernance et performance des établissements scolaires en Europe
Très instructif pour comprendre comment toutes les mesures gouvernementales sont liées les unes aux autres. A mettre sous le nez de tous les incrédules.
En ligne sur le site du ministère. Là.
"La performance au coeur des systèmes éducatifs
La performance, c’est d’abord celle du système éducatif dans son ensemble. Il s’agit là d’un enjeu essentiel, notamment pour les décideurs politiques dont la mission est à mon sens de faire émerger des systèmes de plus en plus performants, capables de qualifier un nombre croissant de jeunes à des niveaux toujours plus élevés.
Améliorer les performances d’un système éducatif suppose de porter un regard lucide sur ses résultats, mais aussi d’en identifier les atouts à conforter et les faiblesses à combattre. Dans ce domaine les comparaisons internationales sont d’un grand secours pour parvenir à situer les performances d’un système éducatif par rapport à ceux qui l’entourent.
C’est également cette recherche de la performance éducative qui guide mon action depuis mon arrivée à la tête du ministère de l’Éducation nationale en mai 2007. Ainsi, à l’hiver dernier, la publication des résultats des enquêtes PIRLS et PISA a permis de prendre conscience de la dégradation des résultats de nos élèves, en particulier en ce qui concerne l’apprentissage de la lecture.
C’est aussi cette recherche de la performance qui m’a conduit à réformer nos lycées, qu’ils soient professionnels ou généraux et technologiques. En effet, il s’agit à la fois de lutter contre les sorties sans qualification, d’amener davantage d’élèves au niveau du baccalauréat et d’offrir à nos élèves de nouveaux services de soutien, d’accompagnement ou d’aide à l’orientation qui les prépareront à être plus performants dans l’enseignement supérieur.
Comme vous le savez, selon les critères établis par l’O.C.D.E., la « bonne gouvernance » est celle qui repose sur les principes de la démocratie car elle permet d’assurer non seulement les relations entre l’administration, les citoyens et le parlement, mais aussi un fonctionnement conforme aux attentes de l’État. Je sais, à ce propos, que le Conseil de l’Europe travaille sur le concept de gouvernance démocratique de l’école et s’interroge sur l’articulation entre la gouvernance et les responsabilités du chef d’établissement.
Jusqu’à présent, la massification à l’oeuvre ne s’est pas suffisamment traduite par une transformation des modes de pilotage et de gouvernance. Pourtant, si je prends l’exemple de la France, un certain nombre d’initiatives ont été prises depuis le milieu des années 1980.
En effet, les collèges et les lycées sont devenus en 1985 des « établissements publics locaux d’enseignement », dotés d’une autonomie administrative plus grande. La rédaction de « projets d’établissement » s’est systématisée. Plus récemment, en 2005, la loi d’orientation et de programme sur l’avenir de l’école, dite loi Fillon, a ouvert le droit à l’expérimentation pédagogique et les autorités académiques signent de plus en plus de « contrats d’objectifs » avec les établissements du second degré.
* Big Brother. Voici un appel d'offre passé le 15 octobre par le gouvernment pour assurer une veille internet. Tout le doc est là en pdf. Extraits (une info Fabula.org) :
Il devra avoir pour objectifs :
"•
Repérer les leaders d'opinion, les lanceurs d'alerte
et analyser leur potentiel d'influence et leur
capacité à se constituer en réseau
•
Décrypter les sources des débats et leurs modes de
propagation
• Repérer les informations signifiantes (en
particulier les signaux faibles)
• Suivre les informations signifiantes dans le temps
• Relever des indicateurs quantitatifs (volume des
contributions, nombre de commentaires,audience, etc.)
• Rapprocher ces informations et les interpréter
• Anticiper et évaluer les risques de contagion et de
crise
• Alerter et préconiser en conséquence "
Parmi
les "sources surveillées":
"La
veille sur Internet portera sur les sources
stratégiques en ligne : sites
« commentateurs » de l'actualité,
revendicatifs, informatifs, participatifs,
politiques, etc. Elle portera ainsi sur les médias en
ligne, les sites de syndicats, de partis politiques,
les portails thématiques ou régionaux, les sites
militants d'associations, de mouvements revendicatifs
ou alternatifs, de leaders d'opinion.
La veille portera également sur les moteurs
généralistes, les forums grand public et spécialisés,
les blogs, les pages personnelles, les réseaux
sociaux, ainsi que sur les appels et pétitions en
ligne, et sur les autres formats de diffusion
(vidéos, etc.)
[…]Les
interactions entre des sources de nature différente,
les passages de relais d'un media à l'autre seront
soigneusement analysées.
Et pour les finalités:
"L'analyse
attendue des principaux arguments, des critiques et
des tendances, à partir du corpus défini, tous les
canaux étant pris en compte, donnera lieu à des notes
de synthèse (rapport quotidien, note de synthèse
hebdomadaire, cartographie commentée des acteurs et
débats en présence).
Plus particulièrement en matière de veille Internet,
l'analyse permettra un suivi précis de l'évolution de
l'opinion internaute et des arguments émergents
relayés et commentés sur ce canal.
"
[…]
Clé de voûte du dispositif de veille, le passage en
« mode alerte » visera à transmettre
systématiquement les informations stratégiques ou les
signaux faibles susceptibles de monter de manière
inhabituellement accélérée.
Les notes de veille pourront porter ou sur l'ensemble
des canaux (média traditionnels et Internet formel et
informel) ou être limitées à l'internet (cf. liste
des produits au bordereau des prix).
Les vidéos, pétitions en ligne, appels à démission,
doivent être suivis avec une attention particulière
et signalées en temps réel.
Des éléments quantitatifs (nombre d'interventions,
nombre de commentaires, mots les plus fréquemment
cités) seront systématiquement inclus. L'audience et
l'influence des sources et des relais seront
précisées. "
Et l'étape d'après
c'est quoi ?
* Enfin, certains
trouvent que Darcos ne va pas assez loin dans sa
réforme du lycée, et
refusent de
comprendre qu'elle est avant tout faite pour
supprimer des postes. Alors ils remettent la gomme.
Voici donc un nouvel appel des
naïfs. Extraits :
La mission de Jean Paul de Gaudemar ouvrait, à nos
yeux, des perspectives très positives pour que le
lycée soit plus démocratique et prépare mieux à
l’enseignement supérieur : elle prônait davantage de
souplesse dans les parcours d’études, dans
l’organisation de l’année scolaire, dans la
répartition
des activités des élèves, dans l’architecture de la
classe de seconde, pour favoriser des choix
d’orientation plus lucides , pour éviter les
redoublements ; ces propositions impliquaient un
suivi rigoureux des élèves, la mise en place de
nouvelles modalités d’évaluation, y compris en ce qui
concerne le baccalauréat, elles nécessitaient une
mise à jour des programmes, une clarification des
compétences attendues des élèves ; elles impliquaient
une évolution des pratiques et une redéfinition du
métier et du service enseignant ; elles rendaient
nécessaires l’autonomie des établissements et leur
accompagnement. Bref, elles promettaient, dans la
lignée des rapports précédents sur le lycée, de
former des citoyens actifs et ouverts. (...)
Les objectifs qui étaient assignés à la réforme nous
semblent hors de portée si elle reste en l’état.
(...)
Appel lancé par : Crap-Cahiers Pédagogiques,
Education&Devenir, Fédération des Conseils de
Parents d’Elèves, Ligue de l’enseignement
Grève de désorientation ?
* Grève le 20 dans le secondaire aussi. Après la CGT hier matin, tous les syndicats présents à l'intersyndicale d'hier étaient d'accord sur ce point mais n'ont pas réussi à ce mettre d'accord sur un texte. Aujourd'hui en gros chacun en propose un aux autres en criant tous à l'unité.
FO dans un communiqué veut l'abandon de la réforme et appelle les autres à le suivre.
SUD veut une grève intercatégorielle dans le primaire et le secondaire et appelle les autres à le suivre.
Le SNACL veut appeler que sur le lycée et appelle les autres à le suivre.
SE-UNSA ne veut pas signer le texte des autres (parce qu'il y croit à cette réforme).
Le SGEN veut appeler le gouvernement à négocier mais ne veut pas mobiliser sur la réforme du lycée.
Le SNES essaie de ce maintenir au centre de l'échiquier syndical et veut un compromis à tout prix et appelle les autres à le suivre.
Voici la proposition d'appel qui découle cependant de cette réunion sur la base des propositions SNES. Le SGEN l'aurait édulcoré de tout ce qu'il ne veut pas (référence aux disciplines, au Bac sans contrôle continu) mais a finalement refusé de le signer (cétait bien la peine...) :
Alors que la rentrée 2008 s’est déroulée dans des
conditions matérielles très difficiles pour
l’ensemble des établissements du 2nd
degré, le projet de budget 2009 ne peut que renforcer
l’inquiétude des personnels. Les collèges, pourtant
en augmentation démographique subiront les plus
fortes suppressions d’emplois. Les lycées et les
lycées professionnels ne seront pas épargnés. De
surcroît, les diminutions programmées du nombre de
places aux concours de recrutement et des moyens de
remplacement annoncent un recours massif à la
précarité.
Alors que le parlement délibère sur la loi de
finances 2009, les organisations syndicales dénoncent
des perspectives budgétaires qui vont nuire
gravement et durablement aux élèves et aux
enseignants. Le gouvernement entend mener une
politique pilotée et contrainte par un budget en
régression et une logique de réduction de l’offre de
formation, en particulier dans la voie
professionnelle.
A la dégradation constante et programmée des moyens
d’enseignement et des conditions de travail,
s'ajoutent des attaques répétées contre le
paritarisme et le droit syndical. La politique
du fait accompli et la marche forcée ne peuvent tenir
lieu de méthode de dialogue social.
C’est parce qu’elles font du développement du système
éducatif un enjeu fondamental pour l’avenir du pays
et des jeunes que les organisations soussignées
appellent à la grève dans les collèges, lycées et
lycées professionnels le jeudi 20 novembre
pour :
– Un budget 2009 à
la hauteur des exigences, ce qui nécessite notamment
de revenir sur les suppressions de postes
prévues ;
– Une rénovation du système éducatif avec comme axe
principal la réussite et l’élévation de la
qualification de tous les jeunes, ce qui va de pair
avec l’amélioration des conditions de travail des
élèves et des personnels ;
– Le maintien et le développement du paritarisme et
des droits syndicaux ;
– Un véritable dialogue social sur les questions
éducatives, ce qui nécessite que toute réforme prenne
en compte les propositions des personnels, des
parents, des élèves et de leurs organisations
représentatives ce qui exclut la précipitation dans
laquelle le ministère entend actuellement
travailler ;
– La revalorisation de l’ensemble des personnels
d’enseignement, d’éducation et d’orientation ;
– Une réforme des lycées reconnaissant les apports
disciplinaires, respectant les métiers, définissant
des parcours cohérents dans les 3 voies de formation
pour mener davantage de jeunes au Baccalauréat,
examen national garantissant l’accès à l’Université.
Bref,
à un mois des élections, ils veulent tous faire un
truc mais en même temps ils ne veulent pas bouger. En
fait, celui qui n'appelle pas est électoralement
mort. Rien que du foireux
donc...
* "Je refuse
d'obéir". Une
intéressante lettre d'un de nos collègues à son
inspecteur. Faudrait peut-être l'envoyer aussi aux
syndicats si dispersés ces jours-ci...
C'est là. Voici le début.
Colomiers, le 6 novembre 2008
Monsieur
l'Inspecteur,
Je vous écris cette lettre car aujourd'hui, en
conscience, je ne puis plus me taire ! En
conscience, je refuse d'obéir.
Depuis un an, au nom des indispensables réformes, un
processus négatif de déconstruction de l'Education
Nationale s'est engagé qui désespère de plus en
plus d'enseignants. Dans la plus grande
précipitation, sans aucune concertation digne de ce
nom, au mépris de l'opinion des enseignants qui sont
pourtant les « experts » du quotidien sur
le terrain, les annonces médiatiques de
« réformes » de l'école se succèdent,
suscitant tantôt de l'inquiétude, tantôt de la
colère, et surtout beaucoup de désenchantement et de
découragement. La méthode est détestable. Elle
témoigne de beaucoup de mépris et d'arrogance
vis-à-vis de ceux qui sont les premiers concernés. La
qualité d'une réforme se juge autant par son contenu
que par la façon dont est elle est préparée,
expliquée et mise en oeuvre. L'Education Nationale
n'est pas l'armée ! Il n'y a pas d'un côté ceux
qui décident et d'un autre côté ceux qui
exécutent ! L'honneur de notre métier est aussi
de faire œuvre de raison, de critique et de jugement.
Le
démantèlement des fondements de l'Education Nationale
est un processus que je ne peux accepter sans
réagir. L'objet
de ma lettre est de vous informer que je ne
participerai pas à ce
démantèlement.
En conscience, je refuse de me prêter par ma
collaboration active ou mon silence complice à la
déconstruction d'un système, certes imparfait, mais
qui a vocation à éduquer et instruire, à transmettre
tout autant un « art de faire » qu'un
« art de vivre », en donnant toutes ses
chances à chaque élève, sans aucune distinction
Aujourd'hui,
la coupe est pleine ! ...lire la suite.
Privations (MAJ)
Xavier Darcos veut former les profs en-dehors des heures de cours
AP | 05.11.2008 | 14:13
le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos envisage d'organiser la formation continue des enseignants "en-dehors des heures qu'ils passent normalement devant les élèves" afin de limiter le nombre de profs à remplacer, a annoncé mercredi le porte-parole du gouvernement Luc Chatel.
Xavier Darcos a présenté mercredi au conseil des ministres une communication qui souligne les "insuffisances" du remplacement des enseignants et propose pour y remédier de limiter "les causes d'absence des enseignants", a expliqué Luc Chatel. Ceci pourrait se faire "notamment en organisant les séquences de formation en-dehors des heures qu'ils passent normalement devant les élèves".
Le ministre propose aussi d'assouplir les "contraintes administratives" qui limitent les remplacements et d'améliorer la gestion des remplacements. "Une agence nationale du remplacement" sera créée pour travailler sur ce dossier, qui devrait être opérationnelle "pour la rentrée 2009", a précisé Luc Chatel.
C'est quoi ces contraintes administratives ? Les statuts ? En d'autres temps cela s'appelait le progrès social...
* Externalisation (de la gestion des mutations). Tous les jours un peu plus. Voici le lièvre que lève ces jours-ci le SNES :
SNES - Après avoir supprimé des centaines de postes dans les services de gestion des personnels, le ministère de l’Éducation nationale envisage aujourd’hui de confier à un prestataire de services privé le soin de conseiller et d’informer les enseignants demandeurs de mutation par le biais de plateformes téléphoniques. Alerté par le contenu d’un appel d’offre public, le SNES a interrogé le ministère qui confirmait l’information. Dans le cadre de la note de service mutations 2009, cette société privée serait aussi chargée d’informer les candidats à mutations de leur affectation telle que prévue dans le projet de l’administration, avant même la réunion des commissions paritaires où les élus du personnels interviennent pour faire corriger erreurs ou injustices. Cela signifie aussi qu’une entreprise privée aurait accès à des informations relatives à la vie privée (situation de famille, situation de santé...) et administrative des enseignants. Cela risque aussi, d’empêcher toute amélioration en commission.
* Vers la fin des petites sections de maternelle. C'était prévu. Darcos avait bien dit que pour changer les couches...
Deux rapports vont dans le même sens :
-> Tout d'abord : un rapport parlementaire qui montre qu'on ferait mieux sans les petites section. Dans son intégralité là .
Pour les enfants de 2-3 ans, un rapport du Sénat prône le "jardin d'éveil"
AFP - Les enfants âgés de 2 à 3 ans devraient être accueillis en "jardin d'éveil", un "nouveau service public" à créer, selon un rapport sénatorial rendu public mardi et qui s'inscrit dans le débat sur la scolarisation à 2 ans relancé par le ministre de l'Education Xavier Darcos.
Ce "jardin d'éveil" serait une "structure innovante à mi-chemin entre la crèche et l'école" qui "précèderait l'entrée à l'école maternelle", écrivent les sénateurs UMP Monique Papon (Loire-Atlantique) et Pierre Martin (Somme) au nom du groupe de travail sur "la scolarisation des jeunes enfants".
Ce "lieu d'éducation et d'éveil s'inscrirait dans le cadre de la politique familiale comme un nouveau service public", ajoutent-ils.
A la base de cette proposition, un double constat fait par les sénateurs: d'une part l'école offre "un milieu peu adapté aux enfants de deux ans" et leur scolarisation est "une fausse bonne idée pour la réussite scolaire", mais d'autre part les modes de garde de la petite enfance (crèches, assistantes maternelles, etc.) sont insuffisants, alors que la natalité est dynamique.
* Vers une réduction du temps de scolarité ?
-> Ensuite un autre rapport devant l'assemblée nationale (en ligne ici) de GILLES CARREZ montrerait (selon le café pédagogique) que l'on va vers une réduction du temps de scolarité en France. en effet après avoir comparé les coûts de la scolarisation en France et dans d'autres pays, il apporte un argument nouveau pour la réduction des dépenses : " la durée de la scolarisation est supérieure en France à la moyenne des autres pays européens. Le nombre d’années de scolarisation dite « universelle » au sens de l’OCDE (taux de scolarisation supérieur à 90 %) est de 15 en France contre 13 années en moyenne dans les autres pays européens". Très probablement cette remarque signifie que, dans l'esprit de la majorité, le déshabillage de la maternelle n'est pas terminé.
De plus :
Il en profiterait aussi pour demander au retour à la bivalence des enseignants !
Sciences humaines
d'après AFP : Sur la "confiance" que la représentation nationale devrait accorder à échéance régulière aux spécialistes chargés des programmes scolaires, l'historien pose des questions au ministre : "Quelle échéance? Quel type de confirmation de quelle confiance? Quels spécialistes chargés de la rédaction des programmes scolaires, puisqu'ils sont nombreux et dépendent tous, en définitive, de votre autorité?".
* Certains se félicitent du nouveau "Base-Elève". C'est quand même curieux...
La LDH et le syndicat SE-Unsa se félicitent du nouvel arrêté "base élèves"
"La Ligue des droits de l'homme (LDH) et le syndicat d'enseignants SE-Unsa se sont félicités lundi de l'arrêté publié samedi au Journal officiel sur la nouvelle version de la "base élèves", alors que ce fichier informatiques sur les élèves du primaire était contesté.
La LDH "se félicite du contenu" de cet arrêté qui "constitue sans aucun doute une victoire de la mobilisation qui ne s'est pas démentie durant plusieurs mois contre les dangers de l'implantation sans base légale" de ce fichier, selon un communiqué.
L'arrêté "fixe en effet de manière limitative les données susceptibles d'être enregistrées et la durée de leur conservation" et "interdit notamment la collecte d'informations sur la nationalité et sur +l'orientation raciale ou ethnique+ (sic)", ajoute la LDH."
* Appel à la réorganisation des sciences humaines, économiques et sociales du politique
Voici un texte d'appel autour des sciences humaines. Pour soutenir la démarche, rejoindre le groupe ou être informé de la suite signez l'appel ici : http://www.shesp.lautre.net/spip.php?article1
"Dans un contexte de brutale dégradation des conditions de travail sous des attaques gouvernementales répétées (suppression des formations, des crédits et des postes ; classement des revues scientifiques ; retour aux différenciations / hiérarchisations catégorielles des personnels…), la participation aux dispositifs de mise en œuvre de cette politique, le retranchement de la science politique sur un ou deux établissements parisiens, les silences d’associations universitaires face aux attaques gouvernementales, la réactivation de hiérarchies professionnelles qui ramènent plus de quarante ans en arrière, l’absence d’articulation des mobilisations relatives aux lycées et de celles relatives aux universités, ne sont pas des réponses adaptées. Il est nécessaire de trouver de nouvelles modalités d’organisation et de nouvelles formes d’action qui permettent de défendre l’autonomie de la recherche et de l’enseignement dans les sciences humaines, économiques et sociales du politique.
Dans un contexte où nos matières sont attaquées simultanément dans les programmes des lycées et dans les institutions scientifiques et universitaires, nous appelons les deux communautés du secondaire et du supérieur à se réunir tant par des adhésions croisées entre les diverses associations de ce domaine que par la prise en charge dans chacune de ces associations de la globalité des enjeux actuels : défendre simultanément la présence de ces matières au lycée et développer à l’université des cursus pluridisciplinaires sur le modèle et dans la continuité des sciences économiques et sociales du lycée ; favoriser aussi les carrières universitaires et scientifiques pluridisciplinaires sur ce modèle ; trouver des modalités nouvelles de mieux fédérer les deux communautés.
Dans un contexte où la réduction de la pluralité intellectuelle affecte l’ensemble des sciences humaines, économiques et sociales, nous appelons les collègues travaillant en sociologie et anthropologie politiques, en philosophie politique et en philosophie du droit, en économie politique, en socio-histoire du politique, en sciences juridiques... à se réunir pour défendre la diversité des sciences du politique dans les systèmes éducatifs tout en continuant, à contre courant des tendances actuelles, de prêter intérêt aux approches distanciées des pouvoirs politiques et économiques.
Dans un contexte créé par une politique qui pèse sur les contenus intellectuels en affectant les conditions de travail et renforce ainsi l’interdépendance des enjeux proprement scientifiques et des enjeux relatifs à l’organisation de la profession, nous appelons les associations scientifiques disciplinaires, les associations professionnelles spécifiques à chaque discipline et les syndicats présents dans ces disciplines à travailler de concert à leur défense.
Dans un contexte de stratégie gouvernementale tendant à diviser la profession par une mise en concurrence et en opposition délétère des catégories de chercheurs et d’enseignants-chercheurs, des revues, des laboratoires et des universités, nous appelons à réunifier la communauté des chercheurs et enseignants-chercheurs aux statuts multiples et variés sans indexer l’animation des échanges scientifiques sur les prérogatives institutionnelles que confèrent certains statuts ou certains grades privilégiés ou encore le rattachement à des institutions renforcées par les réformes en cours."
Pour voir les bases de la plate forme proposée, suivre le lien suivant.