Pater noster
Réforme du lycée : Sarko en visite à Avignon, précise qu’il annoncera la réforme le mois prochain avec son ministre.
Si ce dernier est libre...
Et si les négociations avec la FSU sont terminées (non la je suis mauvaise langue...)
* Fidélisation, nouveau mot pour dire paternalisme
AFP - Sarkozy suggère que les entreprises puissent financer les études d'un jeune
Le président Nicolas Sarkozy a lancé mardi l'idée que les entreprises puissent financer les études d'un jeune dans le cadre d'un "pré-recrutement" et invité patronat et syndicats à négocier sur le sujet.
"Pourquoi les pré-recrutements ne seraient-ils pas autorisés, afin que les entreprises qui le souhaitent financent les études d'un jeune en échange d'un engagement de ce dernier à travailler dans leur sein à la fin de sa formation", s'est-il interrogé à Avignon, dans un discours sur sa politique pour la jeunesse.
"Ca s'appelle de la fidélisation, pourquoi ne pas le permettre", a ajouté M. Sarkozy, jugeant que "cela donnerait des ressources aux IUT et aux centres d'apprentissage" [privés pour ces derniers, NDLR].
Selon le chef de l'Etat, l'avantage pour le jeune serait d'être "tranquille pendant sa formation en se disant qu'à la sortie, il a un contrat" de travail, et pour l'entreprise de pouvoir "planifier son recrutement".
"Conformément à la loi sur le dialogue social, je demande dès aujourd'hui aux partenaires sociaux de se saisir avec Laurent Wauquiez (le secrétaire d'Etat à l'Emploi, ndlr) de cette question", a poursuivi M. Sarkozy.
Le chef de l'Etat a aussi annoncé que le Civis, un dispositif d'aide aux jeunes déscolarisés fréquentant les Missions locales, "serait renforcé", avec à la clé une rallonge budgétaire.
* Loi Carle : c’est passée (et depuis longtemps !) : Nanterre finance Neuilly.
Dès son arrivée au ministère, Luc Chatel, qui dut faire face à l'impatience, aux pleurnicheries et à l'intense lobbying des partisans de l'école privée, rassurait ses interlocuteurs au sujet du financement des écoles confessionnelles : il espérait que l'inscription du texte à l'ordre du jour de l'assemblée serait "de nature à [les] rassurer pleinement" (l'assemblée n'étant sans doute à ses yeux qu'une simple chambre d'enregistrement). La preuve :

* Le prefet ne devrait pas être muté.
Rapport de la visite de N.S. one, à l’IUT d’Avignon, par La Provence. C’est là et là. Extraits.
« Devant l'IUT d'Avignon, là où Nicolas Sarkozy, le président de la République, doit arriver dans quelques minutes, c'est une sorte de no man's land où l'on ne trouve que des CRS et des policiers qui quadrillent la zone.
14h44
Le rassemblement appelé par SUD éducation Vaucluse a bien eu lieu, à l'entrée d'Agroparc, sur la route de Marseille. Un barrage de CRS a bloqué les manifestants, dont des enseignant-chercheurs, attestation d'emploi et carte d'identité à la main. La Provence a pris quelque photos mais n'a pas jugé utile de réaliser la moindre interview.
À l'IUT, les étudiants vont devoir ce matin montrer patte blanche pour assister aux cours. Via un mail, l'Université leur a en effet demandé de se munir de leur carte d'identité avec une photo récente, de leur carte d'étudiant ainsi que d'un justificatif prouvant qu'ils ont bien cours ce matin. Peu de chance donc de croiser le chef de l'État au détour d'un couloir de l'IUT
*Externalisation de l’apprentissage de l’orthographe. Le projet voltaire qui aujourd’hui séduit les universités...
Orthographe
: le projet Voltaire appliqué à 30 IUT de
France
Réapprendre le
français, une solution vitale ?
La langue française,
réputée pour sa complexité et ses charmes dès lors
qu'il ne s'agit pas de parler de politique, virevolte
actuellement alors qu'un certain de Closets veut lui
tordre la grammaire. Or, les plus touchés par une
réforme, qui n'est
pas au goût du ministre Chatel, restent les profs
qui corrigent des copies funestes... Un bon coup de
pied s'impose, et il sera balancé dans certains IUT,
qui, dès ce jeudi, découvriront un nouvel enseignant
tout de numérique fait.
Le
projet Voltaire, logiciel développé par Woonoz qui
« travaille sur
les problématiques liées à l’acquisition de
connaissances, en formation continue et initiale
».
Un test de 24 questions est d'ailleurs
disponible en ligne pour votre propre
évaluation.
Le Parisien annonce
que trente
IUT vont opter pour Voltaire afin de remettre leurs
élèves à niveau : «
Certaines copies
sont parfois illisibles. Ce n’est malheureusement pas
nouveau, mais nous avons voulu réagir, car
l’orthographe reste indispensable pour être crédible
professionnellement. Quoi qu’on dise, les recruteurs
pardonnent difficilement les fautes trop voyantes.
Ils sont même de plus en plus soucieux
»,
explique Roland Pélurson, de l'IUT de Valence.
140 questions liées aux écueils grammaticaux du
français, 450 élèves - qui ne seront pas filmés
durant l'épreuve qui se déroulera en ligne, avec un
maître mot : la répétition. Le logiciel pratique au
choix, le bourrage de crâne ou la pédagogie par la
répétition. Le patron de Woonoz, Pascal Hostachy :
« Ce sont des
exercices très simples, que l’ordinateur fait répéter
tant que les lacunes subsistent. Il ne s’agit ni de
reprendre toutes règles, car ils ne le feraient pas,
ni de proposer de fastidieuses dictées. Quelques
heures d’entraînement doivent suffire à gommer nos
erreurs les plus fréquentes. Notre but,
c’est d’être pragmatiques et efficaces en ciblant ce
qui ne va pas. »
Voilà un an, l'IUT de Lyon a testé la méthode,
manifestement avec succès, à raison de trois à quatre
heures de travail par semaine, sur plusieurs
semaines. On est alors passé de 44 % de maîtrise des
140 règles à 70 %. « Nous avons
retenu le Projet Voltaire, car nous avons été
impressionnés par son efficacité et sa simplicité
d’utilisation », explique
Christian Coulet, directeur de l'IUT A Lyon 1. Que
quoi faire pâlir de jalousie les enseignants ? C'est
ce que l'on verra avec les 30.000 étudiants qui vont
réapprendre leur grammaire, en IUT, certes, mais
également en université - Troyes, Nancy et Paris-I,
ainsi que plusieurs lycées
professionnels...
Orgasme de droite
* La fin des statuts ? C’est fait !
« Toutes les réformes mises en place cette année comportent par elles-mêmes de profondes modifications dans la définition du service des enseignants et des avancées impensables il y a peu, telles que l’individualisation du service, la différenciation des activités du service obligatoire, la possibilité de faire des heures supplémentaires pour le compte de l’Etat. »
Trouvé dans le rapport des IGEN sur la réforme du primaire.
Et cela grâce aux « cadres [qui] ont montré un engagement exceptionnel pour tenir tous les fronts des réformes, ». « Les relations entre les cadres, surtout les IEN et leurs collaborateurs, et les enseignants se sont multipliées cette année. » Il s’agit « de persuader les sceptiques, pour contrer les opposants. »
Ite missa est
* Ejaculation ministérielle : le dernier tract du SGEN-CFDT.
Allez le voir
il est là
:
(on ne l’a pas mis sur le mammouth
on a peur qu’il porte des vers)
Epoustouflant.
Un slogan : Changeons de siècle... En effet, avec
de telles propositions on rentre dans une nouvelle
ère. Où va se nicher le progressisme tout de même...
Lisez bien c’est la réforme Darcos, mais en pire. Ils
doivent bien se fendre la gueule au ministère face à
ces rebelles...
*
Restriction du droit de grève :
De source
syndicale, et
un exemple de ces négociations pour une
grève contre les négociations
-
Selon le ministère, les enseignants du primaire
sont tout à fait inconséquents de s'acharner à
faire grève pour des questions de rémunération,
dans la mesure où la loi oblige à des négociations
préalables et dans la mesure aussi où "le
Ministère affirme n’avoir pas compétence pour
mener les négociations préalables sur les
rémunérations ou la créations d’emplois publics"
!!!
Au
moins, c'est clair:
1. On vous oblige à négocier avant toute grève.
2. On refuse de négocier parce qu'on affirme n'avoir
pas compétence pour le faire.
Conclusion: La négociation n'est imposée que pour
retarder les préavis et pour rendre plus difficile le
recours à un droit constitutionnel, mais ne
correspond en aucun cas à une volonté de dialogue
social.
*
Vacataire sur zone de remplacement nationale ?
Pour bientôt, car déjà dans les cartons. Châtel a
lâché le morceau à la PEEP (trop contente).
PEEP-Puteaux
- Après avoir laissé entendre à ses
interlocuteurs syndicaux que l'idée d'une agence
nationale de remplacement était abandonnée, Luc
Chatel admet au cours d'une visite dans un
établissement privé (c'est la PEEP qui le révèle)
qu'il envisage
d'abandonner le "carcan académique" pour trouver des
remplaçants...
Si cela ne ressemble
pas comme deux goutttes d'eau à ce qu'avait prévu son
prédecesseur Darcos, c'est tout com' !
*
Pour en finir avec la déliquescence de Jacqueline de
Romilly :
Jacqueline
de Romilly contre l'épreuve unique de latin au Bac.
No Comment.
Dans une lettre au ministre de l'Education,
ici, l'académicienne écrit :
"Vous avez souhaité faire
programmer comme oeuvre unique et donc obligatoire
pour l'épreuve de latin du baccalauréat l'Art
d'aimer, d'Ovide. Vous affirmez dans le même bulletin
officiel qui impose cette oeuvre, que cette épreuve
doit « contribuer à la formation de l’individu et du
citoyen par l’accès à l’héritage linguistique et
culturel gréco-romain. » Or cette oeuvre ne
correspond guère à cette finalité. Alors que les
parents, les enseignants et les élèves attendent du
baccalauréat qu'il soit une authentique formation
intellectuelle et morale, vous avez choisi d'inscrire
comme oeuvre unique un texte bien opposé aux valeurs
fondamentales de la civilisation. Faut-il que notre
culture devienne un vecteur de tout ce qui mena à la
déliquescence de l'empire romain, et que nos jeunes
gens étudient pendant une année entière une oeuvre où
apparaît l'art du mensonge, de la violence (en
particulier à l'égard des femmes, ce qui paraît
aujourd'hui quelque peu malencontreux) et du plaisir
inconditionnel ? »
La
déclinologie historique est abandonnée au moins
depuis la fin du colonialisme comme principe d’Etat.
Au moins. Mais comme les bienfaits du colonialisme
reviennent on se s’étonnera pas...
Appâter le pigeon
La preuve en images
@
On est peut-être pas si loin de la vérité. Bravo à YB.
* La réforme du lycée va bientôt être annoncée et avant Chatel appâte en annonçant une revaloraisation des débuts de carrière.
C’est ce que prétend RTL qui aurait eu le dossier en main avant que celui-ci soit donné aux partenaires sociaux la semaine prochaine.
1500 € au lieu de 1300 pour la première paie. Ce n’est que logiquement la conséquence de la suppression de l’année de stage. Un prof dans sa première année d’enseignement après l’année stage (néo titulaire) gagne déjà aujourd’hui 1550 € (si ce n’est plus). De l’esbroufe ? non de la communication.
Car entre temps les « stagiaires » de M2 eux, seront sous payés à l’heure...
Il y a de quoi être motivé...
* Serpent de mer des EPEP. C’est reparti :
EPEP : nouveau projet de Loi à l’automne 2009...
De source syndicale - Le projet de loi déposé en septembre 2008 qui devait être discuté en janvier 09 avait été reporté... sans date précise ...
Mais une nouvelle proposition de loi sera déposée « à l’automne » par Frédéric Reiss, député UMP du Bas-Rhin, et Guy Geoffroy, député UMP de Seine-et-Marne visant à créer des Epep (établissements publics d’enseignement primaire).
Les deux députés étaient, avec Benoist Apparu, député UMP de la Marne, les auteurs de la première proposition de loi sur la création d’Epep, déposée en septembre 2008 .
Depuis, Benoist Apparu est entré au gouvernement, et un nouveau ministre de l’Éducation nationale est entré en fonction.
Selon une dépêche AEF, « À la fin du mois de septembre », Frédéric Reiss s’entretiendra avec Luc Chatel, afin de connaître sa position sur le dossier des Epep. « Je ne veux pas le mettre en difficulté s’il n’y croit pas », indique-t-il.
Cette seconde proposition de loi distinguera de façon plus claire « le cas des communes rurales et celui des villes moyennes », précise Frédéric Reiss. « Il existe de petites écoles rurales qui fonctionnent très bien et auxquelles il n’est pas question de toucher », explique-t-il. « Mais il sera sans doute nécessaire de revoir les cartes scolaires dans certaines agglomérations », ajoute-t-il."
C'est assez faux cul de faire croire que les petites communes rurales, souvent très attachées à leurs écoles, ne seront pas touchées, puisque l'on sait que le président souhaite faire disparaître ces communes dans des structures intercommunales... Elles n'auront donc plus leur mot à dire... (mais les prochaines élections présidentielles auront eu lieu avant!)
* Visite anodine ? Chatel dans deux établissements privés entend multiplier les partenariats autour de projets éducatifs
AFP - Chatel pour des "partenariats" éducatifs avec des établissements privés
Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, s'est prononcé jeudi pour des "partenariats" avec des établissements privés pour des "projets éducatifs" permettant à chaque élève de réussir.
"Nous devons travailler avec tous nos partenaires car 1 élève sur 5 est dans l'enseignement privé", a déclaré M. Chatel en présence de journalistes, en marge d'une visite de deux écoles privées catholique (Bondy) et juive (Pavillons-sous-Bois) sous contrat d'association avec l'Etat en Seine-Saint-Denis, au nord de Paris.
"Nous devons nouer des partenariats avec des communautés éducatives qui mettent en place des dispositifs spécifiques et des projets éducatifs qui permettent à chaque élève de réussir", a développé M. Chatel.
M. Chatel a cité en exemple l'expérimentation d'une classe "interculturelle" dans un groupe scolaire privé catholique Assomption à Bondy et l'utilisation d'un "tableau interactif" dans un établissement d'enseignement privé juif aux Pavillons-sous-bois.
"Il est normal que le ministre de l'Education nationale vienne reconnaître ce travail quotidien", a dit M. Chatel pour expliquer sa visite dans ces deux groupes scolaires privés.
Un tableau interactif est un projet éducatif ?
* Arrêt de la fouille des cartables contre la mise en place du diagnostic de sécurité.
La fouille des sacs rapporte moins que la pose de caméra ou de sas de sécurité.
AFP- Plan de sécurisation de l'école: la fouille des cartables abandonnée pour le moment
« L'habilitation des responsables d'établissements scolaires pour la fouille des cartables a été abandonnée pour le moment dans la série de mesures du plan de sécurisation de l'école présenté mercredi conjointement par les ministres de l'Education et de l'Intérieur.
La fouille des cartables, une mesure hautement polémique, avait été portée par Xavier Darcos et appuyée par le président Nicolas Sarkozy. Elle devait initialement être inscrite dans la loi Estrosi en juillet, un projet abandonné. La voie réglementaire avait aussi un temps été évoquée.
"Nous avons beaucoup discuté et nous avons considéré qu'à ce stade il n'y avait pas nécessité de légiférer", a déclaré Luc Chatel (Education). Les "éléments que nous apportons aujourd'hui est un élément de réponse", a-t-il estimé.
Le "plan de sécurisation des établissements scolaires" reprend nombre de dispositions ébauchées au printemps par M. Darcos et appuyées par le président Nicolas Sarkozy, avec l'ambition de rendre concrète la formule de ce dernier: "sanctuariser l'école".
Une circulaire Education-Intérieur, signée mercredi, prévoit "la généralisation des diagnostics de sécurité" des collèges et lycées "d'ici à fin 2010" afin que les conseils d'administration des établissements décident éventuellement de réaliser des travaux d'aménagement comme la pose de grilles, "de sas de sécurité, de vidéoprotection, voire de portiques de sécurité", a détaillé M. Chatel.
"La réponse sera choisie par la communauté éducative de chaque établissement, ce n'est pas imposé" par le ministère, a-t-il insisté. »
Et tout ça en toute liberté de choix...
Argent partout
Le professeur d'histoire-géographie poursuivi pour des violences sur un policier lors de la visite de Nicolas Sarkozy le 12 janvier dernier à Saint-Lô (Manche) a été condamné mardi 22 septembre à trois mois de prison avec sursis par le tribunal correctionnel de Coutances (Manche). Pascal Besuelle, qui a aussitôt annoncé son intention de faire appel, a également été condamné à payer 1.000 euros d'amende et 500 euros de dommages et intérêts au fonctionnaire de la Brigade anti-criminalité (BAC).
* Ecole privée : le retour du subventionnement en force. La loi Carle, le 28 septembre.
Le 28 septembre 2009, une proposition de loi dite Carle « tendant à garantir la parité entre les écoles publiques et privées sous contrat d'association lorsqu'elles accueillent des élèves scolarisés hors de leur commune de résidence »[2] sera soumise au vote de l’Assemblée Nationale.
La proposition de loi Carle pose, explicitement, un principe d’obligation de financement contraire aux textes fondateurs de l’École de Jules Ferry[4], en créant une distorsion de traitement qui favorise les écoles privées, en aggravant et outrepassant y compris la loi Debré du 31 décembre 1959, qui régit les rapports entre l’État et les établissements privés. Loi Debré qui déjà, consacrait une logique discriminatoire et dispendieuse, en mettant à la charge de la commune les dépenses de fonctionnement des écoles privées sous contrat avec l’État implantées sur son territoire, et elles seules.
La loi Carle, quant à elle, à l’instar de l’article 89 de la loi de 2004 qui initiait cette dérive, se surajoute et aggrave ainsi la loi Debré en créant de nouvelles obligations : ici l’usager se voit littéralement attribuer un droit de tirage sur le budget municipal, sans accord préalable de sa commune de résidence, et impose à cette dernière le paiement de sa scolarité dans une école privée d’une autre commune.
Jusqu’à ce jour, le dispositif législatif instituait un rapport institutionnel fort entre l’École et la Commune. Les communes n’ont ainsi de compétences et de charges afférentes, que pour l’École publique. Pour les écoles privées, la commune n’a aucune compétence, uniquement des charges résultantes du contrat d’association passé avec l’État.
Aujourd’hui, on introduit, en rupture totale avec les usages républicains jusqu’ici consacrés, une relation marchande usager-Commune avec l’adoption de ce qu’il faut bien considérer comme un «chèque éducation », utilisable hors commune.
La Loi Carle fait primer les choix communautaristes et particularistes sur l’intérêt général en encourageant par ce régime de faveur la scolarisation dans des écoles privées. La ghettoïsation sociale va s’aggraver. Les dépenses des communes vont augmenter et générer des imprévisibilités relativement aux coûts liés à l’éducation. La banlieue paiera pour la ville, Nanterre paiera pour Neuilly. Mais aussi, les communes rurales seront également pénalisées avec un risque fort d’exode scolaire. Des classes et écoles publiques entières disparaîtront…
* Acadomia et le marché juteux du Bac « satisfait ou remboursé »
Nouvel obs (ici) - Pour l'officine de cours privé Acadomia, "le bac vaut de l'or. Plus précisément, 245 euros par élève et par mois (c'est le prix du programme en question).
Les familles imposables n'en déboursent que la moitié, les reste est remboursé par l'Etat, autrement dit : nous tous, via nos impôts directs ou indirects. Ceci pour un service en principe déjà payé par nos impôts: l'école publique. Cherchez l'erreur..."
Le monde (ici) : En attendant, les lycéens "acadomiciens" ont une lourde responsabilité et de longues journées en perspective. Pour la qualité de vie, on verra plus tard. "Vu le prix que cela nous coûte, tu as intérêt à décrocher ton bac." Et les jeunes de répondre : "Mais si je le rate, cela vous coûtera moins cher. Avec le chèque de remboursement, on pourra partir en vacances !"
* Une externalisation fatale ? à l’AFPA...
Formation professionnelle: rassemblement de défense de l'AFPA devant le Sénat
Les décisions sur l'AFPA (formation des adultes) introduites par le gouvernement dans la réforme de la formation professionnelle débattue au Sénat "peuvent être fatales", a jugé la CGT lundi, en marge d'un rassemblement à l'appel de 4 syndicats lundi devant le Palais du Luxembourg.
L'Association pour la formation professionnelle des adultes (AFPA) est un pilier du service public de l'emploi. Chaque année, près de 200.000 personnes en quête de reconversion ou de perfectionnement, dont 120.000 au chômage, passent par l'un de ses 186 centres.
Or, d'ici au 1er avril 2010, les psychologues du travail de l'AFPA devront quitter la structure où ils sont en contact étroit avec les centres de formation et les professionnels de chaque métier, pour travailler dans Pôle emploi, selon le projet de loi.
"Comme si ça ne suffisait pas, le gouvernement a décidé (...) le transfert à l'AFPA de la propriété des biens relevant du domaine public de l'Etat", s'est émue la CGT, pour qui cet amendement déposé vendredi est un cadeau empoisonné.
L'AFPA deviendra propriétaire d'environ 900 hectares de terrain et de 2 millions de m2 de locaux.
"L'entretien de ce patrimoine va représenter pour l'AFPA une charge exorbitante", a souligné la CGT, citant l'ancien directeur général Pierre Boissier, et se demandant si "le gouvernement ne voulait pas porter un coup décisif à l'AFPA ?".
"Cette décision, si elle est confirmée, va déstabiliser l'AFPA et la plonger dans des difficultés financières qui peuvent lui être fatales", a ajouté la CGT, premier syndicat du personnel.
Le rassemblement de quelques dizaines de personnes a eu lieu lundi pour appeler les sénateurs à "ne pas voter ces dispositions".
Une délégation devait être reçue par le cabinet du président du Sénat Gérard Larcher, selon le service de presse de ce dernier.
Interrogée par l'AFP, Annie Thomas (CFDT), vice-présidente de l'Unedic, a regretté à propos de l'AFPA qu'"on soit dans la confusion absolue".
"La fonction d'orientation dont on a besoin à Pôle emploi n'est pas la même que celle dont on a besoin à l'AFPA. Transférer les psychologues de l'AFPA à Pôle emploi ne va rien régler", a-t-elle souligné.
* Luc Chatel se défile ?
Quand les questions des parlementaires le gênent, Luc Chatel se défile et se fait remplacer par la Secrétaire d’État à l’Outre-Mer, Marie-Luce Penchard, ainsi promue ministre d l'Education par intérim...
La sénatrice Nicole Borvo Cohen-Seat pose les bonnes questions, où sont les réponses?
Posté sur retraitbaseeleves le 22 septembre 2009
Le CNRBE salue l’initiative de Nicole Borvo Cohen-Seat, sénatrice de Paris, qui a interpellé oralement Luc Chatel, ministre de l’Education Nationale sur le dossier Base élèves, ce mardi 22 septembre au Sénat. M. le ministre n’est pas venu répondre devant la représentation nationale et a chargé la Secrétaire d’État à l’Outre-Mer, Marie-Luce Penchard de répondre à sa place.
Nicole Borvo Cohen-Seat a situé sa question dans l’actualité en faisant le lien avec la suppression annoncée de la défenseure des enfants et a demandé au ministre quelles suites il entend donner aux observations et recommandations du Comité des Droits de l’Enfant des Nations Unies parues le 11 juin dernier, que la France se doit de respecter (1).
La question de Nicole Borvo Cohen-Seat, publiée le 06/08/2009, a été complétée par une deuxième intervention, en mentionnant notamment l’Identifiant National Elève (INE) et la Base Nationale des Identifiants Elèves (BNIE) :
“Je continue de m’interroger sur la finalité de cette application. Le flou persiste. Le dossier mériterait un débat parlementaire, d’autant que le fichier semble en contradiction avec la Convention internationale des droits de l’enfant.
Je relève en outre que l’identifiant peut être utilisé pendant 35 ans, soit bien après que l’élève soit devenu adulte. Alors que la Défenseure des enfants disparaît, on peut s’interroger sur le cas qu’on fait de ses propositions. Je souhaite pour conclure que les sanctions prononcées contre ceux qui ont refusé Base élèves soient levées.”
Et pendant ce temps là...
La totalité est là : communiqué
Pour les 13 enseignants ayant refusé publiquement de mettre en place la pseudo « aide personnalisée », le rectorat de paris a procédé à de nouveaux retraits de salaire jusqu'à juin, malgré toutes les irrégularités de la procédure reconnue désormais par les tribunaux administratifs.
A Montpellier comme à Marseille, le juge a ordonné la suspension des retraits de salaire décidés par les IA, retenant comme motif « lorsque l'agent, bien qu'effectuant ses heures de service, n'exécute pas tout ou partie des obligations de service qui s'attachent à sa fonction telles qu'elles sont définies dans leur nature et leurs modalités par l'autorité compétente dans le cadre des lois et règlements ; qu'en l'état de l'instruction, le moyen tiré de ce que les modalités des obligations de service ... n'ont pas été précisées est de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée ».
C'est aussi tout un ensemble d'abus illégaux, illégitimes que nous souhaitons soulever par le recours que nous avons déposé au Tribunal Administratif de Paris, et, sur le fond, d'atteintes à la liberté d'opinion inadmissibles, puisque nous l'avons constaté à plusieurs reprises, c'est la liberté de critique de la politique gouvernementale qui devient tout simplement intolérable pour le pouvoir.
(...) Notre opposition aux contre-réformes Darcos sur la question des programmes, des évaluations, de base-élève, des EPEP doit emprunter de nouveaux chemins collectifs qui puissent rassembler tous les collègues qui se sont retrouvés sur la plate forme de l’AG nationale.
Nous appelons nos collègues à se retrouver en AG locales pour repenser les modalités de la lutte.
* Grandes manoeuvres syndicales : suite et pas fin. FO s’allie à la CFTC. Allez comprendre...
La loi dite de « modernisation sociale » de juillet 2008 continue de provoquer de nombreuses discussions et rapprochement syndicaux. Cette fois c’’est dans le secteur ferroviaire. Syndicalisme chrétien et lambertistes (du POI) se mettent d’accord. Vraiment ? c’est à voir... Les congrès des deux orga qui auront lieu en octobre et en novembre officialiseront l’alliance.
Décidément tout est possible...
* Cathos décatis ? Des programmes qui scandalisent le latin des curés.
Comme le dernier Canard Enchaîné l'a rapporté, les nouveaux programmes de latin de la classe de terminale prévoient pour les années 2010 et 2011 l'étude de l'Art d'aimer, d'Ovide.
Les cathos intégristes sont scandilisés (plus particulièrement ici). Ainsi donc Darcos était un parangon de débauche et d'immoralité sans que nous le sussions? La révélation est terrible, et les agités de la calotte de la Fraternité Saint-Pie X protestent énergiquement:
« L’art d’aimer » est une œuvre érotique du poète Ovide uniquement consacrée à exposer aux hommes d’abord, aux femmes ensuite, touts les conseils pour séduire. L’amour est ravalé à un exposé complaisant des moyens les plus dégradés et les plus cyniques pour parvenir à sa fin. L’auteur promeut la multiplication des partenaires et réduit la femme à l’état de proie.
Voilà la littérature sur laquelle les élèves de terminale des deux années à venir devraient se plonger pendant des mois !
* Vidéo de la fin (de la crise). Le retour. L’homme Parle — La Crise
http://www.myspace.com/lhommeparle
L'art de gouverner
Les profs d’art feront au mieux de l’histoire de l’art (si ils ne disparaissent pas définitivement au final). Les ateliers proposés aux orphelins de 16 h offriront eux une petite pratique.
Extrait de ses propos rapportés par Le Monde :
Chez les enseignants des disciplines artistiques, dont on attendrait qu'ils se réjouissent de ce surcroît de reconnaissance, les interrogations, voire les inquiétudes, se font déjà jour. "S'il s'agit de replacer une oeuvre dans son contexte historique et géographique, nous le faisons déjà, en musique ou en arts plastiques, comme les professeurs d'histoire pour lesquels les documents artistiques constituent depuis longtemps une source", explique Sandrine Charrier, professeur d'éducation musicale et coordinatrice artistique au SNES-FSU, syndicat majoritaire des enseignants du secondaire. "Mais s'il s'agit d'y consacrer 50 % des programmes, c'est un bouleversement total, poursuit Mme Charrier. Le risque est grand que la pratique artistique, chant ou étude d'un instrument, ne passe au second plan au profit de la théorie."
Directeur général de l'enseignement scolaire au ministère de l'éducation nationale, Jean-Louis Nembrini tempère ces craintes : "Le risque est nul, estime-t-il. Le ministère porte un grand intérêt à la pratique artistique. La preuve, les dispositifs d'écoles ouvertes pour les "orphelins de 16 heures" mis en place par Xavier Darcos prévoient que des intervenants extérieurs, hors temps scolaire, développent des ateliers de pratiques artistiques."
* Retour sur les propos de Darcos et la maternelle. Le Mammouth Déchaîné remercie monsieur Gérard Longuet (oui on sait, ça nous fait mal de le dire, mais bon... )
Après la publication en septembre dernier, dans ce blog (et non sur Rue89, merci les gars), de la vidéo dans laquelle Darcos disait en substance qu’il était un peu fort de payer des gens qui ont bac + 5 pour changer des couches et qu’on pourrait penser à supprimer la maternelle, la défense dudit ministre a claironné qu’il s’agissait là de propos mal interprétés.
Souvenez vous de la vidéo elle est là, sur Canal historique.
Dans une audition devant le Sénat, le 18 novembre 2008 (voir site du Sénat), Monsieur Gérard Longuet, en réponse à Monsieur Jean Arthuis, a bien déclaré la chose suivante :
M. Gérard Longuet, sénateur, rapporteur
spécial - Non, ils
ne sont pas mal interprétés. Je crois qu'il faut
savoir parler librement et que chacun accepte la
liberté de l'autre. Je n'en dirai pas plus à cet
instant.
Pour ceux qui doutaient encore de la franchise de
Xavier Darcos lorsqu’il disait vouloir supprimer tout
cela...
* On a échappé à Juppé. C’est con.
"Sarkozy m'a proposé l'Education
Nationale"

Serait-ce par manque d'imagination ou faute de
candidats que Luc Chatel s'est retrouvé Ministre de
l'Education Nationale ?
A ceux qui s'interrogent sur l'erreur de casting,
Alain Juppé apporte un élément de réponse en révélant
que notre Illustre Souverain lui avait initialement
proposé, en juin dernier, d'entrer au gouvernement en
prenant le portefeuille de l'Education, offre que
l'ancien repris de justice, qui a déjà eu sa dose
d'ennuis dans le passé, avait prudemment
déclinée.
"Il
est vrai que Nicolas Sarkozy m'a proposé l'Education
nationale et que j'ai refusé. Pour moi, entrer dans
un gouvernement n'est pas d'actualité, même si je
cherche, bien sûr, à être utile à mon
pays"
déclare l'ex-meilleur d'entre eux dans une interview
à
Paris Match,
l'album-photos officiel de la Sarkozie. Maintenant on
en est sûr : si Chatel est devenu ministre de
l'Education Nationale, ce n'est certainement pas
parce qu'il le vaut bien.
* Double scandale du
site academie-en-ligne.fr, site de l’éducation nationale
: non seulement c’est
un site de cours en ligne sans prof mais en plus il
ne connaissent pas le nom du nouveau ministre.

Capture
d’écran du site académie-en-ligne.fr mercredi 16
septembre 2009./DR
EDUCATION
-Une boulette sur le site du
ministère...
Un
retard à l'allumage qui confine à la boulette. A en
croire le site
www.academie-en-ligne.fr,
pourtant sous la houlette du ministère de l'Education
comme le prouve le logo bien visible, Xavier Darcos
est encore ministre de l'Education nationale. Ce
site, présenté comme très ambitieux, devait mettre en
ligne à partir de lundi les cours de l'année du CP au
CM2 en français, histoire-géographie, mathématiques,
sciences et technologie, allemand, anglais, chinois
et espagnol.
Recyclages
* Rapprochements syndicaux:
CGT et FSU se rapprochent et annoncent des initiatives communes
LE MONDE |
La CGT et la FSU vont-elles se retrouver demain dans le même syndicat ? Les secrétaires généraux des deux organisations, Bernard Thibault et Gérard Aschieri, en ont-ils parlé, samedi 12 septembre, lors d'un tête à tête discret à la Fête de l'Humanité ?
Officiellement, la discussion a porté sur les "convergences" et les "actions communes" que vont organiser la CGT et la FSU, l'une sur la formation professionnelle à Caen le 10 novembre et l'autre sur la petite enfance à Toulouse le 21 novembre.
Fusionner ? La question inquiète et divise les rangs de la CGT et de la FSU. A trois mois du congrès de la CGT, du 7 au 11 décembre à Nantes, à cinq mois de celui de la FSU, du 1er au 5 février 2010 à Lille, il n'est pas question de semer le trouble dans l'esprit des militants.
"La question ne se pose pas en ces termes et la FSU ne viendra pas avec armes et bagages, convient la secrétaire confédérale de la CGT, Maryse Dumas. Si cela passe par le haut et que la base n'en veut pas, ce sera une catastrophe avec, à l'arrivée, moins de syndiqués et plus de division."
Pour autant, "aucune organisation ne peut éviter de se poser le problème de son avenir sans réfléchir à des alliances de forces", a confié au Monde, samedi, Gérard Aschieri. Si le secrétaire de la FSU récuse toute perspective de "fusion absorption qui serait une mauvaise approche", il avoue que la réforme de la représentativité, dont la loi a été votée le 20 août 2008, et la situation sociale actuelle accélèrent les processus. "Nous ne pouvons rester éternellement privés du niveau interprofessionnel, il y a des questions sur lesquelles nous devons pouvoir discuter et négocier", fait valoir M. Aschieri.
Un pavé dans la marre pour les autres ?
* On s’oriente vers la réforme ? Et si c’était là le fond de la future réforme des lycées : faire des conseillers d’’orientation des pré-recruteurs ?
Le Figaro lance le débat. C’est là. Tout est dans le titre. Un hasard ?
Le naufrage de l'orientation à l'école
C'est le grand chantier de Luc Chatel. Il va tenter de convertir à l'entreprise les 4 256 conseillers d'orientation-psychologues.
C'est le sujet à la mode, celui que tout le monde s'accorde à trouver fondamental. L'orientation a fait l'objet, en 2009, de pas moins de cinq rapports ou campagnes de communication. La semaine dernière, Luc Chatel inaugurait la plate-forme d'orientation en ligne de l'Onisep, et insistait à cette occasion sur la «géolocalisation des offres de formation». Martin Hirsch, en déplacement, mardi, avec le ministre de l'Éducation nationale sur le thème du livret de compétence, avait déjà abordé le thème dans son livre vert sur la jeunesse. Avant eux, le Conseil d'orientation pour l'emploi, le rapport Descoings et le rapport du conseiller interministériel à l'orientation avaient développé leurs propositions, déclinant l'idée du président de la République d'un «grand service public d'orientation».
* L’égalitarisme républicain a encore sévi. Où ? à l’internat de Sourdun.
On donne aux meilleurs élèves un taux d'encadrement élevé, avec deux CPE pour 120 élèves et une armée de surveillants, alors que la norme est d'un CPE pour 500 élèves, même dans les bahuts les plus difficiles ; on met les élèves à 20 élèves par classe, alors que nos ministres n'arrêtent pas de nous dire qu'une classe à 39 en seconde n'est pas un problème pour nos élèves ; on met en place des groupes de travail avec de petits nombres d'élèves, pour leur permettre de travailler différemment. En clair, ce bahut correspond exactement à ce que nous souhaiterions pour tous nos élèves !
C’est l’extrait d’un bon billet dun blog d’un collègue du 93. C’est ici.
* Recyclage = Meirieu s’enthousiame à l’idée de devenir la tête de liste des Verts en Rhône-Alpes.
Décidément celui-là il aura toujours été dans le vent. Pour plus d’infos voir là.
* Derrière une de ces deux images se cache un virus grippal. Saurez-vous le retrouver ?

Hortefeux de dieu
Une info LCI : Vidéosurveillance - Hortefeux veut mettre des caméras près des écoles
-
Le ministre de l'Intérieur a annoncé mercredi à Sartrouville sa décision de faire équiper de caméras de vidéosurveillance les abords de "100 à 110 établissements scolaires d'ici 2010".
"La
délinquance évolue, il faut que les forces de
sécurité s'adaptent à cette évolution, parmi les
moyens, il y a incontestablement une utilisation
répandue de la
vidéoprotection".
Devant un groupe de journalistes,
Brice Hortefeux a
dévoilé mercredi son projet d'équiper de caméras
de
vidéosurveillance les
abords d'un certain nombre d'écoles.
Il venait de se faire présenter le dispositif
installé à Sartrouville, commune de 53.000 habitants
équipée de 53 caméras, grâce auxquelles selon lui,
"la
délinquance a reculé de manière spectaculaire, à
l'inverse de la tendance
départementale".
Les caméras doivent être implantées sur la voie
publique, dans les zones commerciales et, aussi,
"j'ai
décidé de prendre l'initiative de leur présence aux
abords d'un certain nombre d'établissements
scolaires",
a-t-il dit.
"Pas
pour épier",
mais "pour
protéger"
A cet égard, il "souhaite
que sur la période 2009-2010 il y ait 100 à 110
établissements scolaires"
qui soient ainsi mieux protégés. "La
vidéoprotection ce n'est pas pour épier, c'est pour
protéger",
a souligné
Brice Hortefeux.
Elles servent à "prévenir
(pour dissuader), à identifier (les auteurs de crimes
et délits) et à la
transparence",
a-t-il ajouté, en notant qu'elles peuvent permettre
"d'éviter
toute polémique lors des interventions de police et
de gendarmerie".
Et c’est aussi pour protéger en cas d’intervention de
la police...
* Infos de l’académie de Rennes.
De
source syndicale - Dans l'Académie de Rennes, la 2ème
phase du mouvement des TZR s'est faite fin août début
septembre
sans la
convocation d'une commission paritaire.
Le rectorat a envoyé aux syndicats par mail des
fichiers d'affectations demandant de faire remonter
les remarques. C'est tout!
Procédé cavalier, mais aucun syndicat n'a réagi pour
dénoncer ce qui s'apparente à une nouvelle attaque
contre le paritarisme, alors que déjà en juin lors
les CAPA/ FTMA il y avait eut un changement de barème
en plein mouvement !!
Le recteur avait pris la décision de suivre la
logique du logiciel d'affectation .Or les critères de
ce logiciel ne concordent pas avec les règles
établies dans l'Académie (écrites dans les
circulaires de la DPE, dans le guide académique à
destination des candidats).
Résultats:
Plus d'une centaine de nominations ne respectent pas
les règles auxquelles les candidats se sont fiés pour
formuler leurs voeux. Les syndicats ont unanimement
dénoncé ces pratiques et élaboré un contre-projet,
qui rétablit,conformément aux règles, la centaine de
nominations. Ce contre-projet a été ignoré par
l'administration.
*
L’université est une entreprise.
Entretien dans Le Figaro d’un président d’Université,
très dans le vent.
L’intégralité est
ici
«Je
gère mon université comme une
entreprise»
LE
FIGARO. - Quel bilan tirez-vous du passage à
l'autonomie ? Philippe
DULBECCO. - Une université se gère désormais en
partie comme une entreprise. En termes de management
d'établissement, ça change tout. Il a fallu
moderniser les procédures de gestion, les ressources
humaines, les services financiers. Nous pensons
désormais comme des gestionnaires de ressources
humaines, ce qui n'était pas le cas avant. Nous
initions notre propre politique de développement.
Avant janvier, notre budget était essentiellement
affecté par le ministère de l'Enseignement supérieur,
depuis nous avons pu répartir nos 102 millions
d'euros de façon stratégique. Certaines équipes ont
pu recevoir des fonds augmentés, d'autres ont eu
moins. Nous avons aussi pour objectif de limiter le
nombre d'heures supplémentaires.
Lorsqu'un enseignant nous « fait gagner de
l'argent » grâce à ses contrats de recherche ou
à la formation continue, nous réfléchissons au
partage des recettes.
* Darcos
s’ennuie désormais ?
Heureusement les
syndicats sont là.
Voici ce qu’il
déclare dans Le Monde:
"A l'éducation nationale, dès le 20 août, je recevais
les dates des jours de grève et seulement un mois
après les revendications. La crise a modifié les
comportements. Nous ne sommes plus
dans un affrontement entre droite antisociale et
gauche progressiste : tout le monde est dans la même
crise et les
syndicats ont beaucoup œuvré pour une stratégie de
démarche contractuelle. Signer des accords, c'est mieux
que de se fâcher, de défiler, de tout casser. On le
doit notamment à la réforme de la représentativité.
Tout cela crée un climat social
finalement assez apaisé et propice au
dialogue."
Grandes manoeuvres
Avant de lancer les réformes et pour couper court à toute grogne, Chatel annonce une revalorisation significative des salaires des enseignants. Sarkozy chercherait-il a se mettre les enseignants dans la poche en vue des prochaines présidentielles ?
AFP Enseignants: Chatel fera des "propositions" de revalorisation fin septembre
« Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel présentera "à la fin du mois" aux syndicats d'enseignants ses "propositions" de revalorisation de leur métier, en particulier une revalorisation financière "significative", a-t-il indiqué vendredi.
"J'aurai l'occasion de réunir à la fin du mois ce qu'on appelle le CTMP (Comité technique ministériel paritaire, ndlr), c'est-à-dire l'organisme de concertation avec les organisations syndicales, pour leur présenter mes propositions en matière de revalorisation, en particulier financière, et vous verrez qu'il y aura une revalorisation significative en la matière", a déclaré M. Chatel sur France Info.
Outre l'"aspect financier", cette revalorisation doit concerner "l'aspect gestion des ressources humaines tout au long de la vie", a-t-il dit.
Luc Chatel a jugé que son ministère devait "accompagner davantage ses enseignants en matière de formation initiale et continue, leur proposer des perspectives, des deuxièmes carrières". "C'est un chantier que j'ouvre, avec les syndicats", a-t-il ajouté. »
Donc mieux les payer pour mieux les éjecter (et les faire taire)?
* L’éducation nationale, le label qui veut faire vendre du livre. Mais pas dans n’importe quelle édition... C’est ce que dénonce le figaro (dingue non ?).
«Bac 2010», le slogan qui fait vendre les livres
Les quatre ouvrages (les «Pensées», «L'Odyssée», «Fin de partie» et «Les Liaisons dangereuses») programmés au bac littéraire sont en tête des ventes.
Ils n'auront pas le Goncourt cette année, ni dans les années à venir, mais Homère, Pascal, Laclos et Beckett (Prix Nobel 1969) seront les auteurs vedettes de 2009. D'ailleurs, certains de leurs livres figurent déjà dans les listes des meilleures ventes. Cette étonnante « percée » est consécutive à une petite note, émise dans le Bulletin officiel n° 15 du 9 avril 2009, qui indique les quatre livres au programme. Elle est signée de Jean-Louis Nembrini, directeur général de l'enseignement scolaire, qui représente le ministre de l'Éducation nationale.
Les livres. L'Éducation nationale a choisi certains titres de ces auteurs car chacun représente une partie du programme des élèves de terminale littéraire. L'étude des grands modèles littéraires et des modèles antiques s'appuie sur L'Odyssée d'Homère (chants V à XIII) ; on aurait pu croire que l'édition importait peu, mais la consigne est précise : seule la traduction de Philippe Jaccottet comptera. Ce sont les Éditions La Découverte qui se frottent les mains. La lecture des Liaisons dangereuses (toute édition de poche) s'accompagne de l'étude de son adaptation cinématographique par Stephen Frears. Les Pensées de Pascal prennent leur place dans le cadre du débat d'idées. Cette fois, c'est uniquement l'édition en « Folio » de Gallimard (préface de Michel Le Guern) qui est prescrite .Fin de partie, de Beckett , concerne l'analyse d'une œuvre contemporaine ; les Éditions de Minuit ont le sourire, puisque l'auteur d'En attendant Godot n'est publié que par cette maison.
* Châtel, aidé ? Le SNES demande à aider le ministre pour la rénovation de la voie technologique. Voici la lettre adressée par le SNES au directeur de la DGESCO.
Monsieur le Directeur,
Le ministre, Luc CHATEL, nous a confirmé que le chantier de la rénovation de la voie technologique industrielle devrait être relancé sur la base de la dernière proposition de l'Inspection Générale. Vous n'êtes pas sans savoir que le SNES est très attaché à la construction d'une dynamique qui permettrait de développer ces formations. Dans le même temps, il conviendrait de ne pas négliger les secteurs des Sciences et Technologies de Laboratoire, des Arts Appliqués, de l'Hôtellerie, sans oublier la formation de Technologie de la Musique et de la Danse.
Ce chantier est vaste et stratégique pour l'avenir des jeunes et le développement économique et social. Certes, vous connaissez l'orientation générale de nos propositions, mais nous souhaiterions vous rencontrer, ainsi que vos chargés de projets, afin de contribuer à impulser une réforme ambitieuse de ces formations.
Le SNES est disponible pour participer à tout groupe de travail que vous souhaiteriez réunir sur ce dossier.
En espérant que nous pourrons échanger rapidement sur ces questions, nous vous prions d'agréer, Monsieur le Directeur, l'expression de notre considération distinguée.
Roland HUBERT Thierry REYGADES
* Violence policière : l’attaque. On connaissait déjà l’outrage voici maintenant le coupable pris au hasard (par la police).
Lhuma.
Un normalien victime d’une « erreur volontaire »
Police . Dénoncé sans preuve par un CRS pour « violence avec arme », Clément Onimus a été relaxé hier par le tribunal correctionnel de Paris.
« Je n’ai jamais jeté de projectile contre la police ni contre qui que ce soit. Je ne portais ni capuche, ni foulard. » En costume, face au juge, Clément Onimus le répète pour la énième fois, inébranlable. Oui, il était bien présent devant la Sorbonne, le 26 mars dernier, pour participer à une manifestation pour « sauver la recherche ». Une manifestation qu’un témoin viendra décrire comme « calme, d’une agitation bon enfant », mais au cours de laquelle, effectivement, une « bouteille de vin blanc » a volé contre un CRS, entraînant plusieurs jours d’interruption de travail. Mais non, ce n’est pas lui, Clément Onimus, qui l’a jetée, comme l’a affirmé dans un procès-verbal un collègue du CRS blessé, qui déclare avoir formellement identifié l’auteur du tir comme étant un individu européen de 1,70 m, porteur d’une capuche et d’un bandana… Et ne pas l’avoir perdu de vue entre le tir et l’interpellation, deux heures plus tard, de Clément Onimus, normalien et doctorant en histoire de vingt-huit ans.
Ni l’auteur du PV ni le CRS blessé n’étaient présents, hier, à la 24e chambre correctionnelle du tribunal de Paris où la défense était venue, elle, avec trois témoins, éminents professeurs d’histoire, et des photos, fruit d’un appel lancé sur le net en vue de disculper le thésard. Mission réussie. Mis face à l’évidence, le tribunal a prononcé la relaxe « au bénéfice du doute », sans remettre en cause pour autant le témoignage du policier. « Je pense qu’il s’agit d’une erreur volontaire », déclare pourtant Clément Onimus, qui a passé vingt-quatre heures en garde à vue puis douze heures au dépôt, sous le palais de justice, et qui explique qu’on a tenté de lui faire signer de fausses déclarations, et de lui placer un foulard dans ses affaires après la fouille.
* Acharnement et n’importe quoi administratif. Suite de l’affaire Redon. On atteint des sommets côté administration et petits chefs aux ordres.
Ewan redon, professeur des écoles désobéisseur à Marseille, est convoqué de nouveau devant une commission disciplinaire (CAPD) le 17 septembre prochain. Après une 1ère CAPD le 7 juillet dernier qui n'a débouché sur aucune sanction, l'Inspecteur d'Académie (IA) des Bouches-du-Rhône, Gérard Trève, n'a pas hésité à reconvoquer Erwan le 27 août. Erwan étant absent ce jour-là, les syndicats ont refusé de siéger. Qu'à cela ne tienne, Gérard Trève reconvoque Erwan Redon le 17 septembre à 15h, en changeant de surcroît le motif de la convocation. Il n'est plus question d'insuffisance professionnellle mais de faute professionnelle. Les sanctions encourues vont du blâme à la révocation ! L'IA qui se défendait de reprocher à Erwan ses positionnements politiques se contredit ici puisque c'est bien la désobéissance de cet enseignant en résistance qui constitue le motif de cette nouvelle CAPD, alors même que le tribunal administratif a donné raison à Erwan cet été en sommant l'administation de lui rembourser les prélèvements de salaires subis pour non respect du cadre de l'aide personnalisée. L'acharnement de l'Inspection Académique des Bouches-du-Rhône à l'encontre d'Erwan Redon a assez duré ... Le comité de soutien à Erwan appelle à se rassembler le 17 septembre devant l'Inspection Académique pour le soutenir et demander l'annulation de toute procédure disciplinaire à son encontre.
Rassemblement
Jeudi
17 septembre 2009à
partir de 17hdevant
l'Inspection Académique des
Bouches-du-Rhône23,
bd Charles Nédélec, Marseille 1erMétro
St Charles.
Raie publique
En effet, on dit qu’on résiste mais chacun fera ce qu’il veut...
* Egalité républicaine ? Oui mais il y a des limites. La grippe les révèle :
Deux poids , deux mesures:
9 classes fermées en métropole dans des établissements scolaires pour quelques cas de grippe porcine.
Aucune classe fermée à La Réunion alors que des milliers d’élèves et des centaines de profs ont été touchés par la grippe.
Vous trouverez quelques témoignages ici.
Au hasard :
03/09 -AUCUNE fermeture ici, silence radio... Vogue la galère, tout va bien, Madame la Marquise...
Chaque jour, comme un bon petit soldat, je renseigne un tableau concernant l'absentéisme dû à la grippe, que j'envoie au Rectorat avant 14H00 (en fait c'est une application WEB en ligne...) : aucun retour, quel que soit l'absentéisme... Par contre, si j'ai le malheur d'oublier de le renseigner, ils se font entendre... Huh Huh
J'ai de plus en plus d'absents, de 15 à 20 par jour, avec 4 classes sur 6 qui ont jusqu'à 6 absents pour grippe.
A chaque récréation, avant d'aller à la cantine, je fais laver les mains. Nous distribuons le savon liquide afin d'éviter le gaspillage car la Mairie est en rupture de stock. "C'est en commande", qu'ils disent...
Je commence à fatiguer... Le sentiment d'être le seul "esclave à ramer" .
04/09 - Dans les établissements scolaires de l'île 8.900 élèves étaient absents vendredi contre 9.200 la veille et 14.300 vendredi dernier. Le nombre d'enseignants en arrêt maladie pour des syndromes grippaux a également diminué vendredi par rapport à jeudi passant de 544 à 448
* Quel culot ces personnels de direction !
AFP - Réforme carte scolaire: les chefs d'établissements réclament un observatoire
Le SNPDEN, principal syndicat des chefs d'établissements du secondaire (collèges et lycées), a réclamé mardi la création d'un "observatoire de la mixité sociale et scolaire" afin de mesurer les effets de la réforme de la carte scolaire.
"Si tel n'est pas le cas, en tant qu'organisation syndicale, nous investirons ce champ" et "mettrons en place un système d'enquête" propre, a prévenu Philippe Tournier, secrétaire général du SNPDEN, lors de sa conférence de rentrée.
Deux ans après son entrée en vigueur, "le ministère explique que la réforme de la carte scolaire est un grand succès. Mais il n'existe aucune donnée statistique fiable", a-t-il noté.
"On nous avait annoncé que la réforme irait de pair avec une augmentation de la mixité sociale et scolaire. Chiche. Mais pourquoi ne communique-t-on pas là-dessus?", a-t-il insisté, en réclamant "que le ministère pratique la transparence sur les conséquences de sa politique".
Selon M. Tournier, sur le terrain, la réforme a pour conséquence que "les meilleurs élèves se polarisent sur les meilleurs établissements".
Un observatoire pour mesurer les effets de la mise en application d'une promesse du Président ! Les chefs d'établissements ne nous avaient pas habitués à une telle insolence...
* Autonomie des établissements et des petits chefs. Illustration :
COLLEGE J. JORISSEN A DRANCY, UNE RENTREE DE CHOMAGE POUR LA VIE SCOLAIRE
De source syndicale — REGION PARISIENNE - Durant le mois de juillet, plusieurs assistant(e)s d'éducation ont reçu un courrier les informant du non renouvellement de leurs contrats. La principale n'y indique aucun motif pour justifier ces licenciements déguisés. Fin août, au début de leur "semaine administrative", ils demandent des explications au chef d'établissement. Celle ci leur explique qu'elle voulait "casser la vie scolaire" et déclare à l'un d'eux, dont le contrat se termine le 9 septembre, qu'elle lui reproche d'entretenir une" rébellion" à la vie scolaire. Il est à noter que ceux et celles qui sont licencié(e)s sont les plus ancien(ne)s (4 ans), et pour deux d'entr'eux(elles) sont militant(e)s syndicalistes.
Aucun reproche professionnel ne leur a été adressé. Les personnels vie scolaire présent(e)s fin août ont décidé d'informer l'ensemble du personnel dés le 1er septembre et en appellent à leur solidarité pour obtenir leur réemploi.
* Préfiguration de la future non réforme des lycées ? Chatel expose ce que sera un système d’orientation moderne.
Le système d'orientation doit être plus progressif et réversible, explique le ministre
(AFP)
AMIENS — Le système d'orientation des élèves français doit être rendu "plus progressif et surtout plus réversible", a déclaré mercredi le ministre de l'Education Luc Chatel en visitant une plateforme régionale d'orientation en ligne mise en place dans l'académie d'Amiens.
"Aujourd'hui, avec le système que nous avons en France, à 14 ans, on vous oriente pour la vie sans que vous ayez la possibilité de revenir en arrière, et sans que les jeunes ne soient véritablement acteurs de leur projet d'orientation", s'est insurgé M. Chatel, en rappelant que 120.000 jeunes sortent chaque année du système scolaire sans diplôme.
"Il faut arrêter de mentir aux jeunes en les laissant s'inscrire dans des filières où il n'y a pas de débouchés. C'est pourquoi les systèmes d'information en matière d'orientation doivent être modernisés", a-t-il souligné.
A ce titre, il a salué la mise en place d'une plateforme d'orientation en ligne depuis mars dans l'académie d'Amiens.Ce système "est une première au niveau national. Il va être progressivement généralisé à l'ensemble du territoire au cours de l'année scolaire", a indiqué Luc Chatel, précisant que 6 plateformes seront mises en place d'ici décembre.
"C'est le service de l'orientation du futur, il apporte une réponse moderne et interactive aux questions que se posent les jeunes, en se plaçant du point de vue de l'élève", s'est félicité le ministre.
* Foutage de gueule. Le ministre dans le texte toujours. D’après AFP.
Semaine de quatre jours: Chatel rappelle que le choix relève du conseil d'école
Le ministre de l'Education Luc Chatel a rappelé mercredi que le passage à la semaine de quatre jours relevait de la décision des conseils d'école, après la publication d'un rapport de l'inspection générale de l'Education soulignant les "inconvénients" de ce calendrier.
"Ce sont les conseils d'école qui décident si on doit s'organiser en quatre jours ou quatre jours et demi. 95% des conseils d'école ont fait le choix de la semaine de quatre jours", a rappelé le porte-parole du gouvernement en rendant compte du Conseil des ministres devant la presse.
"Je voudrais rappeler que ce que mon prédécesseur Xavier Darcos a mis en oeuvre, c'était une réforme très ambitieuse des programmes du primaire, avec l'idée de revenir sur les fondamentaux (...) dans ce cadre-là, ce qu'il avait proposé, c'était la suppression du samedi matin", a-t-il ajouté.
"La nouvelle formule qui préside est de laisser la responsabilité de l'organisation de la semaine aux conseils d'école (...) c'est important que les acteurs se prononcent", a souligné Luc Chatel.
Le ministre de l'Education a également souligné que le rapport avait relevé de nombreux "apports" de la réforme, notamment l'aide personnalisée.
Avec l'aide personnalisée, "la grande majorité des élèves fait deux heures de moins par semaine et les élèves qui ont des difficultés bénéficient des deux heures complémentaires d'aide", a relevé Luc Chatel.
Encadrement
* Des humanités bien encadrées...
Les
sciences humaines dans la ligne de mire de Pecresse
-
Ixchel
Delaporte,
L'Humanité,
4 septembre 2009
Universités.
La ministre de l'Enseignement supérieur veut
recentrer les humanités sur des objectifs
de compétitivité, d'évaluation et
d'innovation.
À deux semaines
de la rentrée universitaire, la ministre de
l'Enseignement supérieur, Valérie Pécresse, multiplie
les déplacements, les rencontres et les points
presse. Mercredi dernier, elle a prononcé un long
discours devant les vingt-huit
membres du tout nouveau Conseil pour le développement
des humanités et des sciences sociales.
Créé
en 1998 par Claude Allègre, ce conseil reprend du service
pour une durée d'un an. Ses
missions ? « Définir
une vision stratégique pour l'ensemble des
disciplines de sciences humaines et sociales,
clarifier les enjeux de formation et d'insertion
professionnelles, favoriser l'excellence académique
et la compétitivité, et accroître l'ouverture des
sciences humaines et sociales vers la société et
l'économie. »
Dans son allocution, la ministre exprime
une volonté
de reprise en main de disciplines
considérées comme trop « subjectives »,
trop indépendantes et, par conséquent, génératrices
d'une pensée critique. En un mot, contestataires. Ce que
la ministre n'est pas loin d'assumer :
« Je le sais, bien des
craintes et bien des inquiétudes traversent la
communauté des sciences humaines et sociales. Le
mouvement du printemps dernier l'a montré :
c'est en son sein que les interrogations sont les
plus vives. » Du côté des universitaires
mobilisés, le but de ce conseil éveille plus que des
interrogations quant à l'avenir des disciplines
visées. Pour Jérôme Valluy, professeur de sociologie
politique à Paris-I, « Valérie Pécresse a bien
compris que les sciences humaines et sociales ont
fortement contribué au mouvement d'opposition à ses
réformes et semble vouloir les traiter spécifiquement
à l'aune de ses mots clés : programmation
technocratique, utilité pour les entreprises,
évaluation et concurrence, visibilité internationale…
Quatre façons de garantir le déclin de leur influence
dans la société. » Autre réaction,
celle du SNESup. Pour son secrétaire général Stéphane
Tassel, ce conseil « sous-tend une logique
utilitariste et de mise en
concurrence ».
Enfin, la composition de ce
conseil laisse rêveur. La présence de
« personnalités qualifiées », comme
Franck
Riboud, PDG de Danone, du PDG d'un cabinet de
services financiers, et de personnalités telles que
l'explorateur Jean-Louis Étienne ou l'éditorialiste
Jacques Julliard, pose la question de la
représentativité et de la pluralité intellectuelle de
ce conseil. Ces nominations, loin d'être seulement
symboliques, plongent un peu plus encore l'université
française dans la marmite des logiques managériales
du monde de l'entreprise.
* Vive le contact
humain !
En ces
temps de grippe et dégraissage général du Mammouth,
un peu partout on fait des tentatives qui ne sont pas
anodines. Et certains font passer cela pour du
progrès pédagogique... Et on peut constater que tous
les arguments sont bons (même les plus
mauvais...).
AFP - Les étudiants boulonnais en médecine suivent
les cours de Lille 2 sur écran
Quelque 80
étudiants inscrits en première année de médecine à
Lille ont fait leur rentrée lundi à Boulogne-sur-Mer
(Pas-de-Calais), où ils suivront l'intégralité des
cours par visioconférence, une première en France, a
constaté un correspondant de l'AFP.
Cours magistraux et
travaux dirigés seront retransmis à l'école
d'infirmières de Boulogne sur des écrans reliés à
haut-débit à des caméras installées dans les
amphithéâtres et les salles de la faculté de médecine
de Lille 2.
Fruit d'une coopération entre
les collectivités territoriales, le centre
hospitalier Duchenne de Boulogne et Lille
2, ce projet,
d'un coût de 400.000
euros, a été
monté avec le concours financier
de l'Union européenne. [tout le monde tire
dans le même sens on peut voir...
]
Il permettra à 84 carabins venus majoritairement de
la côte d'Opale d'assister, au
plus près de chez eux, aux mêmes cours que leurs
camarades lillois. Les étudiants boulonnais auront
également la possibilité d'interagir avec
l'enseignant pendant les travaux dirigés.
Pour Grégoire, originaire d'Hardelot, le choix de
Boulogne s'est imposé "à la fois pour des raisons
familiales et financières". Arguments partagés par
Maria, jeune bachelière de Berck-sur-Mer, qui a
provisoirement renoncé "à vivre la vie étudiante à
Lille" pour bénéficier du confort du
télé-enseignement.
Pour Frédéric Cuvillier, président de la
Communauté d'agglomération du
Boulonnais, ce
dispositif doit également permettre de "fidéliser les
étudiants qui deviendront des personnels de la santé
en leur donnant l'envie de revenir exercer sur
Boulogne".
Et
pour quand des cours de chanteur d’opéra par
visioconférence à La Flèche ? Cela ferait plaisir à
Bruno Lochet...
* On croyait que
cela n’existait pas : des flux d’élèves du privé vers
le public :
On
en parle beaucoup moins que ceux qui font le chemin
inverse mais il faut croire qu’ils sont plus nombreux
qu’on le croit. Malheureusement ceux-ci ont eu
quelques difficultés à trouver une place...
AFP -
Onze familles de lycéens refusés dans le public ont
saisi la Halde
"Onze familles ont
saisi la Halde pour discrimination. Il s'agit à
chaque fois de familles d'élèves venant
d'établissements privés qui n'ont pas été
affectés en
cette rentrée en établissement public comme ils le
souhaitaient", a-t-on précisé à la Halde, confirmant
une information du quotidien La Croix.
Ces cas concernent
vraisemblablement tout Paris, mais on n'était pas en mesure lundi
soir à la Halde de l'affirmer avec certitude.
Pour l'instant, la Haute autorité en est encore à
examiner si elle a bien compétence pour instruire ces
dossiers. Ce n'est que dans ce cas qu'elle les
étudiera sur le fond, a-t-on précisé.
Selon le rectorat de Paris, les élèves venant de
collèges privés ne sont pas prioritaires pour obtenir
un lycée public.
Certains parents d'élèves n'ayant pas eu les
affectations escomptées à Paris se sont réunis au
sein de "Parents en colère
2009", qui se
qualifie de "mouvement citoyen apolitique et
spontané".
Ils ont lancé une enquête sur internet en raison du
"manque de transparence" qui caractérise selon eux le
système d'affectation en lycée à Paris par le
logiciel Affelnet, à l'adresse
www.parentsencolere.net/enquete-en-ligne.php.
* Dernières volontés
de la FSU.
Aschieri écrit à
Chatel. Extrait d’une prose qui manie la carotte et
le bâton, et dans laquelle il y a à peu près tout et
n’importe quoi. Voici ces dernières volontés pour le
lycée. On saura lire entre les lignes. Et il y en a
entre les lignes...
Extraits - « Tous les jeunes
peuvent réussir au lycée, dès lors que l’on crée les
conditions de leur réussite :
• La seconde doit être un temps de respiration, de
transition, pour découvrir de nouvelles disciplines.
Il s'agit de trouver un équilibre entre les
disciplines nouvelles, sur lesquelles reposent des
choix d'orientation, et celles déjà enseignées au
collège.
• Le cycle terminal doit offrir une plus grande
diversité de parcours cohérents ce qui implique le
maintien de l’organisation en voie et en séries, qui
doivent toutefois être réinterrogées, revues,
rééquilibrées.
• Les conditions d’enseignement (horaires, effectifs,
mais aussi méthodes et contenus…) doivent permettre
la réussite de tous les jeunes tout en favorisant
l’entrée de tous dans l’activité scolaire et, par là,
leur autonomie, leur esprit critique et citoyen.
• Les contenus d’enseignement doivent permettre de
mieux comprendre les grands enjeux du monde
contemporain.
• Le temps de travail du lycéen, ses conditions
d’apprentissage des savoirs, au lycée et en dehors du
temps scolaire doivent faire l’objet d’une étude
beaucoup plus sérieuse que celles qui existent.
• Les choix d'orientation des élèves ne sauraient se
résumer à une simple gestion des flux, ni être guidés
par les seules représentations des familles, des
élèves ou de leurs professeurs qui ne sont, par
ailleurs pas formés à cet accompagnement. Pour
l’élaboration de leur projet, les élèves doivent
recevoir l’aide des personnels qualifiés que sont les
conseillers d'orientations psychologues, en
complémentarité avec les professeurs principaux et
plus largement l’équipe pédagogique. Dans le cadre de
l'équité de traitement, les élèves de l'Enseignement
Agricole Public doivent aussi pouvoir bénéficier de
l'aide des COPsy.
• Une pratique physique et sportive développée, en
EPS et avec le sport scolaire, devrait permettre un
meilleur équilibre de la semaine et plus généralement
du temps scolaire.
• L'ensemble des personnels de santé, sociaux,
administratifs, de vie scolaire concourent à la
réussite des élèves et il est important d’assurer
leur présence effective dans les
établissements. »
Chacun saura
trouver ce qui lui plaît. Même Chatel.
Ca va brader
La dépêche de l’AFP est terrible. Ce sera tolérance zéro : Luc Chatel doit mettre "ses actes en conformité avec ses paroles". "Oui, monsieur le ministre: un pays qui croît en son avenir est un pays qui investit dans l'éducation". « Les affirmations sur la nécessité d'investir dans l'Education et de réduire les inégalités doivent se traduire par des décisions en rupture avec les politiques menées ces dernières années". Attention il va y avoir du sang.
Ce sont les déclarations du collectif « un pays, une école, notre avenir", qui a tenu réunion, le 3 septembre. Collectif constitué des jusqu’auboutistes suivants : CEMEA - CRAP-Cahiers pédagogiques - FAEN - FCPE - FEP-CFDT - FERC-CGT - FOEVEN - FSU - GFEN - ICEM-Pédagogie Freinet - La JPA - La Ligue de l’enseignement - SGEN-CFDT - UNEF - UNL - UNSA Education
Curieuse réunion à vrai dire d’un collectif qui parfois s'auto-intitule modestement "G25", et dont les ténors, en cette rentrée, ont refusé de se réunir en intersyndicale la semaine dernière (pourquoi ? allez leur demander, ou mieux demandez à leurs représentants sur le terrain). On comprend mieux pourquoi quand on sait qu’ils se roulent dans l’autosatisfaction générale suite aux résultats des luttes de l’an dernier (ne me dites pas lesquelles s’il vous plaît). La perspective de se revoir en cette belle rentrée leur a donné véritablement la patate.
La CGT et SUD, venus pour voir, n’ont pas été déçus du voyage. Lorsqu’a été évoquée la question des luttes, il y a eu comme qui dirait un raidissement, le SE en tête, le SGEN dans le pas et la FSU dans le silence. Pas question de dire des gros mots de la sorte. Pas question non plus de parler des désobéisseurs et en particulier de ceux qui s’opposent à Base-Elève et des différentes formes de répression. Le SE, bien incontournable, a déclaré qu’il ne fallait pas se crisper sur des points de désaccords, faut-il donc croire qu’ils sont pour base-élève, pour les sanctions et s’accommodent du bel ordre moral qu’on a.
En gros donc, il faut commencer l’année cool, donner à Chatel, petit nouveau qui n’y connaît rien (tombé de la dernière pluie il faut croire), le temps de changer sa politique.
Des couillus tous ceux là... Ca va chauffer ... Des brutaux on vous dit. D’ailleurs la preuve, ils vont se revoir à la fin du mois pour évaluer la situation et les réponses du ministre.
* Braderie : FCPE 94
VILLENEUVE-LE-ROI (Val-de-Marne), 4 sept 2009 (AFP) - La Fédération des parents d’élèves (FCPE) du Val-de-Marne a dénoncé vendredi une "grande braderie" de l’éducation, lors d’un point de presse organisé devant le magasin Intermarché où le ministre de l’Education Luc Chatel s’était rendu en août.
M. Chatel "assume la continuité et l’héritage des réformes (de l’ancien ministre Xavier) Darcos", a déclaré Alain Buch, président de la FCPE-94, avant de dresser le bilan d’une rentrée selon lui "très difficile". Evoquant la situation des emplois vie scolaire (EVS) dont les contrats se sont achevés en juin, les suppressions de postes d’enseignants, la réduction des effectifs des enseignants Rased (spécialistes de la grande difficulté scolaire dans les écoles), les jeunes n’ayant pas encore d’affectation ou les problèmes de scolarisation des enfants de 2-3 ans, M. Buch a estimé que "la logique de toutes ces réformes, (c’est que) ce sont les familles les plus défavorisées qui trinquent".
C’est une "grande braderie" de l’éducation, a ajouté le responsable de la FCPE-94 devant les portes du magasin Intermarché de Villeneuve-le-Roi (Val-de-Marne) où M. Chatel a fait en août la promotion de l’opération des "essentiels de la rentrée", des fournitures scolaires à bas prix.
Ce jour-là, des salariés d’Intermarché avaient été invités à faire de la figuration, une initiative dont l’enseigne avait assumé l’entière responsabilité. Interpellés par un responsable du magasin sur leur présence à cet endroit sans demande d’autorisation, les militants de la FCPE ont rétorqué qu’ils étaient venus eux aussi présenter "(leurs) essentiels".
C’est à ce demander si la FCPE finalement...
*En effet tout va bien. Dormez !
AFP - La CGT craint une chute brutale du nombre de fonctionnaires d'Etat par habitant en France
« Le nombre de fonctionnaires d'Etat par habitant pourrait être ramené en France d'ici 2012 à un niveau inférieur d'environ 18% à ce qu'il était en 1980, affirme la CGT Fonctionnaires dans sa revue interne Fonction publique.
"Le rythme actuel des suppressions d'emplois, couplé aux projections démographiques, indique qu'il pourrait ne plus y avoir que 3,5 fonctionnaires d'Etat pour 100 habitants en 2012", contre 4,13 en 1980 et 4,20 en 1990, affirme le mensuel CGT dans un dossier thématique.
"L'affrontement avec les tenants du +toujours moins+" de fonctionnaires "n'a peut être jamais été aussi âpre que maintenant", ajoute le syndicat qui appelle à une "rentrée offensive", et qui a convié vendredi les cinq autres fédérations de fonctionnaires à son siège pour un "premier contact de rentrée".
"La CGT vient d'actualiser son estimation des emplois qui auront été perdus en 2012 dans la fonction publique d'Etat depuis 2003: on devrait être plus proche de 250.000 à 270.000 que de 200.000 à 210.000", a précisé à l'AFP Jean-Marc Canon, secrétaire général des fonctionnaires CGT.
Le syndicat estime que la baisse ignore deux grandes tendances démographiques: le dynamisme de la natalité suscite des besoins en enseignants, tandis que la population française augmente aussi car elle vieillit.
Le transfert aux collectivités locales d'environ 35.000 personnels de l'Education nationale a nourri la baisse du nombre de fonctionnaires d'Etat, reconnaît la CGT qui dit s'en tenir aux "chiffres officiels" pour établir ses propres projections. »
Bon, on attend la rentrée offensive.
Communication (toujours)
* Un ministre qui enchaîne
Le monde -
Mercredi 2 septembre - jour de rentrée pour les 5 300 000 collégiens et lycéens français -, une forêt de caméras et de micros guettait l’ arrivée du ministre à l'occasion d'une visite très chronométrée au lycée général et technologique Michelet de Vanves (Hauts-de-Seine). Arrivée à 8 h32, sa voiture quittait la cour de l'établissement à 9 h 32, afin de permettre à M. Chatel d'arriver à l'heure au conseil des ministres. "On a choisi cet établissement pour honorer le travail du proviseur et parce qu'il se trouve près de Paris", confiait-on dans son entourage.
Le ministre a eu le temps de s'entretenir avec le proviseur, Patrick Sorin, l'homme qui a réussi à placer son établissement "6 ou 7 points au-dessus de la moyenne nationale pour les résultats au bac".
Autant rester à Paris...
* Moindrot (SNUIPP-FSU) chargé de com de Chatel ?
On va finir par le croire. C’est encore lui qui donne l’info. Le ministre lui aurait dit qu’il allait très prochainement revaloriser les profs (enfin certains, ceux qui sont gentils).
"M. Chatel a indiqué que des sommes étaient prévues dans le budget pour revaloriser les enseignants en début de carrière, et qu'il avait l'intention dans les semaines qui viennent de prendre des mesures concernant la revalorisation des enseignants en place, en milieu et fin de carrière" a dit G. Moindrot.
Moindrot n’en faut...
* La FSU sera réactive du 8 au 10 septembre. Après elle pliera les gaules ?
Curieuse communication du SNIUPP qui lance sa grande campagne de résistance sur 3 jours. Bientôt on comptera leur opposition en minutes...
"Pour donner à l’école les moyens de ses ambitions, le SNUipp propose trois jours pour l’école du 8 au 10 septembre lors des ajustements de rentrée de la carte scolaire du primaire". Le syndicat appelle les enseignants à des actions symboliques : "chaises vides pour les places manquantes en maternelles, rassemblements, réunions des personnels, actions EVS ou RASED…"
What else ? Dès fois que les instits auraient la volonté de faire grève, autant leur couper l’herbe sous le pied.
Ces deux dernières nouvelles auraient-elles un lien ?
* UNI derrière Chatel et contre les vilains bloqueurs.
L’UNI-Lycée, syndicat des lycéens de droite, à verser sa petite contribution pour la réforme du nouveau lycée. Le point central (outre le CDI) : exclure les bloqueurs par conseil de discipline. C’est là. Ca c’est de l’ambition scolaire...
* Et pour finir : Chabadabada
Consignes de rentrée
Le ministère de L'Education Nationale va faire distribuer à tous les élèves un dépliant de 4 pages pour présenter dans ses grandes lignes le plan gouvernemental de lutte contre la pandémie. Il est précisé que "chaque élève suivra dans les premiers jours de la rentrée une séquence d'information sur les gestes et comportements qui limitent la transmission de la grippe" comme "se couvrir la bouche et le nez avec un mouchoir en papier quand vous toussez ou éternuez; le jeter ensuite dans une poubelle fermée et se laver soigneusement les mains; se laver les mains régulièrement et avec soin, avec du savon ou une solution hydro-alcoolique (vendue en pharmacie ou en grande surface), en comptant jusqu'à trente"
Ces recommandations, pourtant simples en apparence, ne seront pas aisées à mettre en oeuvre en milieu scolaire.
Les salles de classe disposent en effet non de poubelles fermées, mais de simples corbeilles à papier et se laver les mains dans les écoles, les collèges et les lycées pourrait relever de l'exploit si tous se mettaient en tête de suivre ce conseil (surtout à raison d'une trentaine de secondes par élève !)...
Peu adaptées au plan gouvernemental de lutte contre la pandémie, les directives concernant les constructions scolaires, conformément à l'article 5 du règlement sur les constructions scolaires primaires et secondaires (édition juillet 2002), spécifient que les installations sanitaires doivent comprendre au moins:
- pour trente filles : deux cabines WC et un lavabo ;
- pour trente garçons : une cabine WC, deux urinoirs et un lavabo ;
- pour le personnel enseignant et administratif : une cabine WC et un lavabo pour dix personnes.
ce qui est bien peu vu les circonstances, même si certains établissements pourraient envier ces normes: on compte par exemple dans quelques collèges ou lycées de la région Centre un lavabo pour environ 70 élèves et un pour environ trente adultes...
On comprend mieux dès lors que les sanitaires soient un sujet tabou dans l'Education Nationale et que l'enquête lancée sur le sujet début 2006 par l'Observatoire national de la sécurité des établissements scolaires et d'enseignement supérieur ait reçu une fin de non-recevoir de la part du ministère de l’Education Nationale...
* La faute à qui ?
Franceinfo.fr.
Des dizaines de fautes d’orthographe se sont glissées
dans le dossier de presse consacré à la rentrée
scolaire, que le ministre de l’Education a fait
distribuer aux journalistes lundi. Au ministère, le
bureau de presse est bien
embarrassé…
Bons
élèves, nos confrères de
L’express qui
ont lu le dossier en large et en travers, ont relevé
de multiples fautes. Et du lourd, des fautes à quatre
points : accords, conjugaison, syntaxe etc.
Quelques exemples :
"La
réforme de l’enseignement primaire, qui est
entré
en application à la rentrée 2008…"
(…)
"En 2009
se
sont 214.289 élèves qui ont suivi... "
(…)
"Ces formations concerneront prioritairement les
enseignants qui exercent pour la première fois
en
école maternelles"
Précipitation ? Panne de correcteur automatique
d’orthographe ? Ou bien les services de Luc
Chatel ont-ils suivi à la lettre les préconisations
de François de Closets, qui part en guerre contre la
dictature de l’orthographe ? Une chose est sûre,
le ministre a fait une grosse impasse… sur
l’orthographe.
*
Les réacs progressistes à la mode : les
antipédagogistes.
Une belle brochette de zozos dans
Le Figaro.
C’est à peut prêt la même chose qu’un pédagogiste de
type SGEN ou Freynet, mais avec des vraies valeurs.
Figures de proue :
Brighelli, Finkielkraut, le SNACL et SOS
éducation...
L’antipédagogie, une pédagogie qui s’ignore.
Iront-ils jusqu’à l’autodestruction ?
Pour
information, Brighelli, proche de Darcos dont un des
objectifs était de supprimer les heures de cours, est
au menu de l’université du Modem, parti dirigé par un
ancien ministre de l’Education nationale qui ne s’est
pas montré comme un grand révolutionnaire (c’est lui
qui a créer le lycée actuel).
*
Ecologie : le président de Rennes II victime
d’éco-terroristes ?
AFP-Le
président de Rennes 2 reçoit un seau de lisier sur la
tête
Le président de
l'université de Rennes 2, Marc Gontard, a reçu mardi
en début d'après-midi le contenu d'un seau de lisier
sur la tête alors qu'il accueillait des étudiants en
première année, a-t-on appris auprès de l'université.
M. Gontard s'exprimait à une tribune lorsque trois
personnes cagoulées qui s'étaient regroupées sur un
balcon surplombant la scène lui ont jeté le contenu
d'un seau de lisier sur la tête, avant de prendre la
fuite en jetant des tracts revendiquant la mise en
place d'une "université populaire".
"C'est une
déclaration de guerre contre Rennes 2 et contre
l'université en général. Cette agression a été perpétrée par
ce groupe que tout le monde connaît qui squatte
l'université depuis deux ou trois années", a dit à
l'AFP M. Gontard qui a fait part de son intention de
porter plainte.
Rennes 2 est traditionnellement l'un des bastions de
la contestation étudiante en France.
M. Gontard, 63 ans, spécialiste de la littérature du
20ème siècle, avait été confronté à un fort mouvement
revendicatif lors du dernier mouvement étudiant.
"Dans toute ma
carrière, je n'ai jamais vu une telle accumulation de
mouvements avec des blocages aussi longs et une telle
violence",
avait-il dit.
La brutalisation
n’est pas toujours là où l’on
croit.
* Mon oeil :
Carrefour assure les classes populaires touchées par
la crise de son soutien.
Encore une victoire du libéralisme le plus
aiguë.
AFP-
Assurance scolaire gratuite: la MAE déboutée face à
Carrefour
La MAE, numéro 1
de l'assurance scolaire, qui avait demandé
l'interdiction d'une offre d'assurance scolaire
gratuite proposée par Carrefour a été déboutée mardi
par le juge des référés du Tribunal de Grande
Instance d'Evry, a-t-on appris de sources
concordantes.
La MAE, qui détient 25% du marché avec quelque 3,5 à
4 millions d'assurés, avait assigné Carrefour en
référé d'heure à heure (procédure d'urgence) pour que
l'enseigne cesse de diffuser une offre d'assurance
scolaire gratuite pour l'année, pouvant être
souscrite du 21 juillet au 30 septembre 2009.
L'assureur estimait en effet qu'il s'agissait d'une
"pratique
abusive",
n'ayant "pour autre but que de dénigrer les produits
concurrents et d'exclure du marché la MAE".
Dans son ordonnance, dont l'AFP a eu copie, le juge
des référés estime que l'offre de Carrefour
"doit être
nécessairement assimilée à une pratique
abusive".
Mais "il n'est pas en l'état justifié d'éléments
concrets suffisants pour démontrer que la pratique
commerciale abusive à laquelle se livre Carrefour a
pour objet ou peut avoir pour effet d'exclure la MAE
ou le contrat de base proposé par celle-ci du marché
de l'assurance scolaire", poursuit le magistrat.
(...)
Pierre-Olivier
Grall, directeur des assurances Carrefour, s'est
quant à lui félicité de cette décision, assurant que
la volonté de l'enseigne était de "faire une offre
exceptionnelle" dans un contexte de "rentrée
complexe" pour les ménages en terme de pouvoir
d'achat.
Selon lui, cette
offre a entraîné une progression "très significative"
du nombre de contrats Carrefour souscrits par rapport
aux autres années (environ 12.500 pour l'année
dernière).