Ecoeurement général

* Petits arrangements électoraux et nominations dans la haute fonction publique (inspection générale de l'EN)

Encore un nouveau vrai-faux inspecteur-sénateur de l’EN, nommé par Sarko. L’ex sénateur Demuynck

C’est là.

A ce régime-là, le gouvernement va avoir du mal à ne pas remplacer un inspecteur sur deux partant à la retraite...


*Campagne permisdelire : à quelle droite profite-t-elle ?

Circulent dans les boites ces jours-ci, des messages inquiétants qui semblent pétris de bons sentiments, du genre :

« Ceux qui me suivent depuis un petit bout de temps, connaissent mon attachement au respect des droits de l'homme et notamment à la liberté d'expression.
Cependant, mon passage chez Reporters sans frontières m'a emmené vers une réflexion :
*"La liberté d'expression n'existe pas sans le pouvoir d'expression".
L'information est donc importante, mais que reste-il d'elle si nous nepouvons pas la déchiffrer ?*
*Aujourd'hui, une grande partie des élèves en France arrivent en 6° avec de grandes difficultés en lecture. 40% exactement.*
*Allons-nous dans la bonne direction et croyez-vous que nous parviendrons à préserver nos droits, à l'avenir, dans ces conditions ?
*

Il s’agit en fait d’un cheval de Troie de la droite la plus réactionnaire pour faire passer une campagne on ne peut plus réac aussi en faveur de la méthode syllabique, m éthode très en vogue notamment chez SOS éducation (voir aussi plus bas, la vidéo).

Derrière cette opération se cache l'association Lire-écrire (plutôt très à droite) même si le site de l’association le cache un peu.
Leurs fréquentations ne laissent que peut de doutes, doutes que l’on lève rapidement en voyant ceci, ou cela ou encore cela.

Parmi les associations qui soutiennent, on trouve des mouvements proches des milieux cathos traditionalistes militant ouvertement pour l'école privée hors contrat (AES association Education Solidarité du père Bonnet, proche de Coffinier, de  son association "créer son école" et de sa "Fondation pour l'école")
On trouve aussi l'association Famille et liberté présidée par Vaneste...



* La droite, tendance Chatel.

Luc Chatel bientôt intronisé chef de file des (ultra)libéraux ?

Il en rêve peut-être, mais le jour n'est pas encore venu où la nébuleuse libérale se désignera un "Chef". Il s'apprête néanmoins à se faire adouber dauphin d'Hervé Novelli pour lui succéder éventuellement un jour prochain à la tête des "Réformateurs", un des principaux mouvements libéraux.

On en parle ici.

Comme le Mammouth l'a déjà signalé, Luc Chatel, très proche de Novelli, n'avait pas hésité il y a quelque temps  à cosigner avec ce dernier un texte où il réclamait tout simplement la "mise en concurrence" de la sécurité sociale. Rien que ça!
Par son affichage politique, Chatel est effectivement bien placé pour succéder à Novelli...



* Tout fout le camp. Des militaires qui refusent de surveiller les délinquants !

Marianne. « la commission de la défense a émis un avis défavorable à la proposition de loi visant à organiser une forme d'encadrement militaire des délinquants.
[...]
Les militaires sont globalement hostiles à ce projet, même s'ils ne sont pas directement concernés, l'encadrement étant assuré pour moitié par d'anciens militaires et le financement ne relevant pas du ministère de la défense. C'est essentiellement une question d'image : les militaires ne veulent pas se voir confier un rôle répressif vis-à-vis des délinquants."

"la commission des lois a, en revanche, approuvé la proposition de loi."

Donc : exécution.



* Vidéo de la fin : les vraies raisons du soi-disant bordel dans l’EN, d’après SOS éducation.

13 minutes d’écoeurement. Si vous avez autant à perdre.


Grève du 27 Septembre | Information à la population from soseducation on Vimeo.


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Suppressions à gogo (suite de suite et pas fin)

* Désormais, il n’y a plus de périphrase dans le discours du ministère :

AFP -
Répartition des 14.000 suppressions de postes dans l'Education nationale

Le minis­tère de l'Education natio­nale a pré­cisé mer­credi soir la répar­ti­tion des 14.000 postes qui seront sup­pri­més à la ren­trée pro­chaine dans le cadre du bud­get 2012. En voici les détails:
- 5.700 postes d'enseignants dans les écoles pri­maires publiques.
- 6.550 postes d'enseignants dans les col­lèges et lycées publics.
- 400 postes au sein des per­son­nels admi­nis­tra­tifs de l'Education nationale.
- 1.350 postes dans l'enseignement privé sous contrat.

Au minis­tère, on pré­cise que les "leviers" pour sup­pri­mer ces postes seront les mêmes que l'an dernier:
- Possible (sic)
aug­men­ta­tion de la taille des classes dans les écoles et col­lèges (hors éduca­tion prio­ri­taire, où le "pla­fond" d'élèves par classe est "régle­men­tai­re­ment" fixé à 25 dans les écoles et les col­lèges, a-t-on rappelé).
- Les
ensei­gnants affec­tés hors des classes (il en reste "20.000 dans le pre­mier degré", dont les "Rased" spé­cia­li­sés dans la lutte contre l'échec scolaire).
-
Disparition pro­gres­sive des inter­ve­nants exté­rieures de langues étran­gères dans les écoles primaires.
- Regroupements d'établissements, dimi­nu­tion des décharges de ser­vices d'enseignement, adap­ta­tion de l'offre de for­ma­tion des lycées géné­raux et pro­fes­sion­nels par exemple en mutua­li­sant des options rares.
-
Poursuite de la dimi­nu­tion de la sco­la­ri­sa­tion en mater­nelle des enfants âgés de deux à trois ans.
- Suppressions de postes d'enseignants remplaçants.
- "Rationalisation" des moyens en per­son­nels administratifs.

En plus de l'an der­nier, le minis­tère a aussi évoqué des pos­si­bi­li­tés de sup­pres­sions de postes dans des classes pré­pa­ra­toires aux grandes écoles (CPGE) et dans des BTS (bre­vets de tech­ni­ciens supérieurs).
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Morale(s)


* Morale policière.

NRCO « Notre garçon fait 45 kg. Les deux policiers de 1,80 m étaient-ils obligés de le traîner comme ils l'ont fait ? C'est inhumain ! Ils sont en colère, ces habitants du quartier Maryse-Bastié, à Tours. En colère contre la « Nationale » et résolus à se faire entendre.
L'histoire repasse en boucle au pied des immeubles.
Samedi, vers 15 h 30, peu avant le début de la fête du quartier, l'interpellation d'un jeune « de couleur » n'est pas passée inaperçue. « On était en train de monter nos stands », explique une voisine qui se dit « choquée ». «
Deux policiers sont arrivés. Ils sont allés droit sur les trois jeunes assis sur un banc. Ils ont relevé leur identité, avant une fouille au corps. »


L'un des garçons de 14 ans
refuse de laisser le policier consulter les messages de son téléphone portable. « Ce qu'ils font régulièrement », explique le collégien, qui connaissait l'un de ces policiers. « Ils me contrôlent parfois jusqu'à quatre fois par jour. » Sans doute le garçon a-t-il des précédents judiciaires ? « Juste une petite altercation avec un copain, la semaine dernière. Rien d'autre. » Et de poursuivre : « Là, j'ai refusé de laisser mon portable. Un policier de la brigade anticriminalité m'avait dit, la semaine précédente, qu'ils n'avaient pas le droit de le consulter sans commission rogatoire. »

Le ton monte
. Sous le regard des habitants surpris, le garçon aurait été soulevé par un bras et une jambe. Il s'est débattu, aurait crié et poussé un policier. Sa tête a également frappé le sol. Les témoins confirment que le collégien a ensuite été traîné par terre sur quinze mètres. « Il s'est même retrouvé en caleçon. »


Conduit au commissariat, le collégien sera maintenu en garde à vue, pour « appel à la rébellion » et « violences sur personne dépositaire de l'autorité publique », jusqu'à 14 h le lendemain. Il est convoqué en décembre devant le juge pour enfants. 

Les parents, prévenus par des voisins, regrettent de ne pas l'avoir été par la police.
Ils se sont rapprochés d'un avocat alors que leur fils était conduit à l'hôpital. « Des blessures ont été constatées. Mais comme il est noir, la peau ne marque pas. Il se plaint néanmoins d'avoir mal partout. » Les parents devraient porter plainte dans les jours à venir. En attendant, les voisins se mobilisent pour recueillir des témoignages. Sur la table du salon, six déclarations sur l'honneur, émanant de voisins et même d'un animateur du centre social, content la même version des faits.


Faudra penser à virer cet animateur du centre social et créer une épreuve spécifique sur Agir en bon animateur d’Etat au prochain recrutement. Non mais.


* Morale : le bernuda banni de la panoplie de surveillant.

Des pions virés d'un collège, notamment pour le port de bermudas. C’est là.

C’est dans les statuts des AED ?


* Morale toujours : Boutin nue aussi ?

Libé- nous signale que les manifestants mardi "étaient 45.000 dans le cortège parisien selon les syndicats, dont
une trentaine de tout nus..."

Et Libé d'expliquer aussitôt:

"Enfin, à moitié nu, parce que devant des milliers de personnes (45.000 selon les syndicats, 8500 selon la police, entre 110.000 et 165.000 dans toute la France), dont des mineurs et des parents d'élèves... "

Et puis en plus, comme le signale aussi Libé, il y avait même Christine Boutin dans le défilé...

Toutefois pour aider la police les manifestants font des efforts : nus certes mais avec des masques...


source.


* Souvenir de la Morale à l’école : le manuel.

Il a tout pour plaire à Chatel ... même si il date de 1895. C’est là.


* Morale de l’aile droite de l’UMP.

Publiée par erreur... le doc google est là.

Marianne. - Le député de l'Isère, Jacques Remiller, a manifestement décidé de jouer la transparence, sans l'accord de ses collègues de la Droite populaire. En publiant, sur son blog, les 12 propositions que le collectif s'apprête à soumettre à Nicolas Sarkozy, Remiller a commis une bourde aux yeux de son clan. En revanche, pour le grand public, c'est l'occasion de jeter, avant l'heure, un coup d'oeil au projet de l'aile droite de la majorité.
Lire la suite.

* Moralité : la pédagogie du chiffre, dans la police.

Voici un reportage très clair sur la façon dont on fait du chiffre dans la police. Le pourquoi, le comment. Et c’est simple. Très clair aussi sur la propagande autour de « l’insécurité ».



Sans Casque Ni Bouclier par superchomeur
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Morale et valeurs (pour bien commencer la semaine)

* Vote électronique : curieuses coincidences ?

Elections, pièges à Breton !

[info signalée par un internaute] A qui profite le vote électronique ?

Hier (voir plus bas)
on s’inquiétait de voir le serveur ministériel dédié aux élections professionnelles déjà en rade, un internaute-lecteur nous signale que la société ATOS qui a la (petite) prestation d’organiser le vote électronique appartient à Mr Breton (ex patron de France télécom, ex ministre de l’économie, ex pdg bull...). Voir là.
Cette société n’est pas spécialisée dans ce genre de votes, pour l’instant, mais l’expérience qu’elle va en tirer est prometteuse.

Heureusement, il y a eu appel d’offre, c’est pas comme si c’était un pur hasard et/ou que la société de M. Breton était beaucoup plus chère que la concurrence.

Ouf, on a eu peur.


* Enfants privés de cantine? une pratique courante de la droite « morale » !

Malgré l'émoi suscité par les nombreux articles consacrés au refus du maire de Thonon-les-Bains d'accepter les enfants de chômeurs dans les cantines scolaires de sa ville, par exemple:
la, , là, , , , , , , , la,

des ténors de l'UMP (Alain Juppé à Bordeaux, Jean-François Copé à Meaux, Christian Estrosi à Nice, François Baroin à Troyes ou encore Hubert Falco à Toulon) n'hésitent pas à recourir eux aussi à de telles pratiques... qui seraient en fait monnaie courante !

En tout, ce ne sont pas moins de 70 communes (liste non exhaustive) qui ont ainsi été répertoriées par le quotidien l’Humanité !

voir ici , et ici


Et rien n'indique de prochains changements dans ce domaine (la droite"morale" et "irréprochable" tient à ses "valeurs"?)
A Thonon-les-Bains, en tous cas, le bras de fer continue... voir ici.


* Le canardage de la semaine : Luc la morale.




* Ambiance de la salle de profs :


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Toujours plus moderne...

* Elections professionnelles et vote électronique : le site du ministère n’a pas tenu deux jours !

On ne sait pas combien exactement on a investi pour mettre en place le vote électronique, mais il est clair que le ministère rame dur ce week end.

En effet
face aux multiples requêtes des enseignants-internautes qui pour voter ont besoin de récupérer leur mot de passe* sur un site spécialement dédié aux élections, celui-ci a rendu l’âme vendredi vers midi, après un jour et demi de fonctionnement. Bravo.

Les services du ministère et de Arcos (société qui à la charge du site) vont passer un bon week end. Les syndicats sont sur le pied de guère et attendent avec impatience de quoi alimenter un éventuel recours.

Si on arrive à voter c’est qu’on aura de la chance...

* attention celui-ci est à récupérer avant le 12 octobre, sinon pas de vote possible (c’est pas dit dans les instructions ça...)


* Grève contre les HSA : c’est possible :

AFP + Nord Eclair- Grève de professeurs de lycées du nord contre des heures supplémentaires

Au moins trois établis­se­ments du Nord/Pas-de-Calais étaient en grève jeudi pour pro­tes­ter contre une cir­cu­laire du rec­to­rat condui­sant selon les syn­di­cats à des aug­men­ta­tions de temps de tra­vail indues
et non rému­né­rées, a-t-on appris de sources concordantes.

En effet le calcul des heures de travail des profs a été modifié par le rectorat. Une circulaire académique que le rectorat de Lille envoyée en avril aux chefs d’établissements, « Pour rappeler l'état de droit de l'application du décret de 1950 permettant le calcul des heures d'enseignement », «réinterprète le décret de 1950 et va aboutir au non paiement d'heures de cours pour certains enseignants ».

« Cette circulaire n'existe que dans l'académie de Lille », s'insurgent les enseignants qui refusent « de travailler gratuitement » et protestent contre le fait qu'il y ait « deux poids deux mesures et un mode de calcul du temps de travail différent pour les enseignants dans l'académie de Lille que dans le reste du pays ».

Du côté du rectorat, Marc Gosselin,
directeur de cabinet, explique, lui, que le « paysage pédagogique a largement évolué depuis 1950, avec par exemple de plus en plus de groupes à effectifs allégés. Il fallait réexpliquer comment on calcule in fine le service des enseignants et harmoniser les pratiques dans l'académie ». Une vision que contestent justement les enseignants grévistes, qui n'ont cependant pas prévu de poursuivre le mouvement aujourd'hui.
"
Cette cir­cu­laire est à nos yeux une inter­pré­ta­tion fal­la­cieuse des décrets sta­tu­taires, tout sim­ple­ment pour faire tra­vailler plus les ensei­gnants", a expli­qué à l'AFP Sébastien Paris, mili­tant SUD.

"Deux heures de cours de plus, ça fait une semaine de tra­vail de 44 à 46 heures (pré­pa­ra­tion de cours et cor­rec­tions de copies incluses) et cela au détri­ment de l'emploi, car ça faci­lite des sup­pres­sions de postes", a-t-il ajouté.

"Même si cela ne touche qu'une par­tie des ensei­gnants, à l'échelle d'un établis­se­ment, ce n'est pas négli­geable, cela per­met d'économiser un ou deux postes au bout du compte. Ils gagnent des moyens là-dessus", a pour sa part expli­qué Eric Hasseuntefel, pro­fes­seur et syn­di­qué SUD à Montebello.

"On réclame son abro­ga­tion pure et simple", a rétor­qué M. Adams.
La cir­cu­laire s'applique aux pro­fes­seurs de classes de seconde et pre­mière, et devrait concer­ner les ter­mi­nales à par­tir de l'an prochain.

Voici un recteur qui a des ambitions de carrière...


* En Seine-Saint-Denis on sait y faire pour ficher...

«Elève fourbe», «papa alcoolique», «gens du voyage»: le fichier interne mis en place au collège Lenain-de-Tillemont, en Seine-Saint-Denis, est un document stupéfiant. Censé aider à harmoniser les classes de 6e, il recense – sans aucune précaution – des données ultra-sensibles où les considérations psychologiques se mêlent à des informations proprement policières.

Lire la suite sur Médiapart.


* Progrès technologique, encore. Quoique...

Le Monde. Dans la salle de classe du futur, les résultats ne progressent pas
Dans le cadre d'une série sur le "pari éducatif high-tech" (dans laquelle notamment plusieurs experts américains tentent d'apporter leur vision sur ce à quoi ressemblera l'école dans 10 ans), Matt Richtel, pour le New York Times s'est rendu dans le district scolaire pilote de Kyrene en Arizona : un secteur où tous les élèves utilisent des tableaux blancs interactifs et des ordinateurs à l'école. Depuis 2005, le district a investi 33 millions de dollars pour moderniser ses écoles. Ici, c'est la nature même de la classe, du rapport à l'enseignant qui a été transformé : l'enseignant circule entre les élèves qui apprennent à leurs rythmes sur leurs ordinateurs.

Au profit de qui se fait la surenchère technologique à l'école ?

Or, depuis 2005, les scores du district aux tests nationaux en lecture et mathématiques stagnent, alors même que les résultats des élèves de l'Etat d'Arizona ont augmenté - mais il faut préciser que les résultats du district étaient à l'origine biens supérieurs à ceux du reste de l'Etat. Est-ce à dire que Kyrene se serait-il trompé d'approche ? Son exemple doit-il remettre en question "l'un des plus importants mouvements contemporains éducatifs" qui vise à équiper classes et élèves en informatique, à permettre aux étudiants d'apprendre à leur propre rythme... mais aussi à réduire le nombre de professeurs, souligne consciencieusement Matt Richtel. "
Les écoles dépensent des millions de dollars pour acquérir des technologies, tout en réduisant les budgets et en licenciant les enseignants sans apporter la preuve que cette approche permet d'améliorer l'apprentissage de base".

Une étude (.pdf) de 2009 du ministère américain de l'éducation sur les cours en ligne (que suivent plus d'un million d'étudiants de primaire et de secondaire, qui vantait pourtant l'impact positif des cours en ligne) a néanmoins souligné que les décideurs manquaient de preuves scientifiques sur leur efficacité. Larry Cuban, professeur émérite d'éducation à Stanford, a déclaré que les technologies ne justifiaient pas les gros investissements qu'elle recevait. "Il n'y a pas suffisamment de preuves pour montrer la moindre tendance".
Ca c’est fait...




* L’Opus dei manipulateur ? non, sans blague...

On en parlait ici même il y a quelques temps, mais voici que le procès touche à sa fin nous dit le Monde. Pourtant rien que de très chrétien : les structures en question viennent d’être condamnées pour « travail dissimulé » et « rétribution contraire à la dignité ». Rien que cela. Condamnation pas encore définitive (délibéré le 24 nous précise toujours Le Monde).
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Un pas de Guéant

* Circulaire Guéant: un mauvais coup porté à l’Université (et aux jeunes diplômés étrangers)

Lexpress. - Les présidents d’Université fer de lance de la révolte contre le gouvernement ?
La Conférence des présidents d'université (CPU) a jugé mercredi que la circulaire du 31 mai du ministre de l'Intérieur Claude Guéant visant à réduire l'immigration professionnelle était "très grave" pour les universités françaises et le devenir des étudiants étrangers en France. 
Cette circulaire est "très très grave, car elle peut avoir des conséquences importantes pour notre enseignement supérieur. On rend la situation des étudiants étrangers difficile", a déclaré Louis Vogel, président de Paris-2 et de la CPU, lors de la conférence de presse de rentrée de cette dernière. 

Les présidents d'université s'inquiètent surtout du fait que les étudiants étrangers ayant décroché en France un diplôme au moins de niveau master se voient refuser la possibilité d'y rester pour démarrer leur vie professionnelle. 



* L’EN commence à perdre beaucoup de procès contre les AVS/EVS

Sudouest -Pau : l'Education nationale condamnée pour licenciements abusifs
Les employés de vie scolaire étaient sous-payés. En contrepartie, ils devaient être formés. L'obligation non remplie, considère le tribunal, les contrats se transforment en CDI.

La chambre sociale de la cour d'appel de Pau vient de condamner le ministère de l'Education nationale à verser entre 6.500 euros et 9.000 euros à quatre anciens employés de vie scolaire qui ont travaillé pendant deux ans dans des écoles de Pau et de Sauvagnon, jusqu'à ce que leurs contrats ne soient plus renouvelés.


Depuis plusieurs années déjà, l'Education nationale utilise des contrats précaires de deux ans renouvelables pour l'emploi d'EVS ou d'AVS chargés de tâches administratives ou afin d'accueillir des élèves handicapés. Mais ces contrats, basés sur les modèles des contrats d'avenir ou d'aide à l'emploi,
payés en dessous du SMIC, incluent une obligation de formation afin de trouver un travail à l'issue.


C'est sur ce point que l'Education nationale vient d'être condamnée
pour n'avoir pas formé ses propres employés... « Automatiquement, si l'obligation de formation n'est pas respectée, ces contrats se transforment en CDI, explique Me Jean-Michel Gallardo, du barreau de Pau, qui défendait les EVS en lien avec le comité des précaires de l'Education nationale des Pyrénées-Atlantiques. « A partir du moment où les contrats n'ont pas été renouvelés, cela s'apparentait à un licenciement abusif », poursuit l'avocat. D'autres décisions du même type sont déjà tombées en France. Et dans les Pyrénées-Atlantiques, deux autres dossiers soutenus par le Comité des précaires sont encore pendants



* Tellement ça va bien que ...

AFP. -—Luc Chatel s'abstient de noter le déroulement de la rentrée
Luc Chatel s'est exprimé sur les prin­ci­paux dos­siers de la ren­trée sco­laire lors d'une inter­view accor­dée au 12/13 de dimanche sur France 3.
Invité à don­ner une note au dérou­le­ment de la ren­trée, Luc Chatel a répondu qu'il n'était pas "un adepte de l'auto-évaluation".

A pro­pos de la
grève du 27 sep­tembre 2011, qui réunira les syn­di­cats de l'enseignement public et privé pour pro­tes­ter contre les sup­pres­sions de postes, Luc Chatel estime que "cette reven­di­ca­tion est légi­time et fait par­tie de la démo­cra­tie sociale", et qu'"il faut l'entendre".

Par rap­port à l'introduction de la
théo­rie du genre dans cer­tains manuels de SVT de pre­mière, Luc Chatel affirme qu'"on n'enseigne pas la théo­rie du genre à l'école. En revanche, on insiste sur la pré­ven­tion de la lutte contre les dis­cri­mi­na­tions et notam­ment de l'homophobie".

Concernant les ensei­gnants qui ont décidé de
poser nus pour un calen­drier afin de pro­tes­ter contre le "dépouille­ment" de l'école, le ministre s'est dit "cho­qué" de les voir déni­grer ainsi de "l'image du pro­fes­seur". Il a tou­te­fois annoncé qu'il n'y aurait pas de sanction.

Enfin, en réponse à Jérôme Dorville, chef du ser­vice poli­tique de France 3, qui remarque que Nicolas Sarkozy fait "de l'éducation un sujet de cam­pagne pour 2012", le ministre observe que
"peut-être que pour la pre­mière fois depuis 25 ans, la droite a une vision de l'avenir de l'école."

Implicitement ça en dit long ...



* Solution de curé pour les concours de recrutement dématérialisés ?

Encore une externalisation. Comme si c’était nécessaire. Et en plus avec un tel nom... de dieu.

Le Ministère de l’Education Nationale choisit la solution VIATIQUE fac-similés de NEOPTEC
En optant pour la solution VIATIQUE fac-similés, le Ministère de l’Education Nationale a fait le choix de la sécurité pour assurer le recrutement de ses personnels. La solution organisationnelle et technique de traitement sécurisé des copies portée par NEOPTEC est une avancée majeure vers la dématérialisation des examens. En effet, la dématérialisation des flux papier modernise de manière particulièrement innovante le processus et les modalités pratiques pour la correction anonyme des copies.

La suite là .


* Etudes de genre: Les cathos trouvent que Chatel n'a pas de couilles...


Alors que C. Boutin, des mouvements catholiques et l'AFSP pressent le ministre de modifier les programmes de SVT et lui font la leçon, c’est là, des universitaires prennent position le sujet:

"ce n'est pas aux politiques d'imposer leur vérité au savoir... Contre un savoir partisan, nous prenons le parti du savoir"

C’est là.

Et le ministre n'est pas trèspressé de monter en première ligne...



* Et pour finir : le RETOUR de l’ex !!!!!!

Qui a dit : « François Hollande, "un menteur qui n'a jamais rien foutu » »

Un CONCON FLINGUEUR qu’on connaît bien...

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L'EN paiera pour les frégates de Taiwan, les jeunes feront allégeance...

... en partie soit, 57 millions d’€ (quand même). Soit l’équivalent de 1325 temps pleins.

* En effet la droite morale ne manque pas de ressources

On ne le dit pas assez.

Le Mammouth a déjà signalé en juin dernier que c'est grâce à des économies budgétaires que le gouvernement comptait payer les amendes infligées à la France pour les faits de corruption liés à l'affaire des frégates de Taïwan : le gouvernement s'est en effet toujours opposé à la levée du secret-défense qui aurait permis de connaître les bénéficiaires de la corruption et de leur demander de mettre la main à la poche...

Nous savons maintenant grâce au Canard Enchaîné du 14/09/2011, p.1, ce qu'il en coûtera à l'Éducation Nationale: elle se verra sucrer 57 millions d'Euros , et le reste des 460 millions demandés à la France sera prélevé sur le ministère de la défense, le budget des anciens combattants,  les fonds alloués à l'aménagement des quartiers pauvres, aux bénéficiaires du RSA-RMI, à la justice des mineurs ou encore les aides aux familles pauvres ou les indemnisation des victimes des actes de barbarie durant la seconde guerre mondiale (liste non exhaustive) ...

La droite morale ne manque pas de ressources ! La preuve :



* Le modèle éducatif de l’UMP : l’allégeance à l’armée.

Dans le cadre de sa convention sur la défense nationale, l'UMP entend imposer aux jeunes atteignant l'âge de la majorité et aux demandeurs d'acquisition de la nationalité française un serment d'allégeance à l'armée, de s'engager à "servir le pays sous les armes françaises" si les circonstances l'exigeaient.
Cette nouvelle proposition de l'UMP en dit long sur le profil de la campagne présidentielle de l'UMP qui s'apparente désormais à une gigantesque chasse à l'électeur FN. Les immigrés ayant déposé une demande de naturalisation et les jeunes français majeurs devraient désormais faire le serment de mener des guerres aussi injustes que celle d'Afghanistan par exemple.
Pourquoi ne pas demander aux immigrés postulants et aux jeunes majeurs de s'encarter à l'UMP tant qu'on y est !

oui en effet, pourquoi pas ?

* Cachez ce sein...

Chatel choqué par le Manifeste contre le dépouillement de l’école,.

En matière de bon goût, il est vrai que Luc Chatel et l'UMP peuvent donner des leçons... Chacun se souvient sans doute du fameux lipdub UMP où l'on pouvait voir nos ministres se trémousser...

version piratée BFM-TV :

Le lip dub des jeunes de l'UMP... piraté! par LePostfr

Et LA version de Mozinor, pour mémoire et parce qu’on aime bien.


LIP DAUBE (Mozinor lip dub parodie) par mozinor
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Quelle histoire ?

* Pour en finir avec les relents réacs sur l’enseignement de l’Histoire.

Face à la critique des nouveaux programmes dans lesquels certaines grandes figures d’un certain roman de France ont disparu, une analyse qui remet les choses en place pour ceux qui n’ont pas les idées claires sur l’histoire de France.

« L’histoire de France » fétiche de la nation.


Par Suzanne Citron.

C’est l’histoire de France qu’on assassine titre à grand renfort d’images et d’encadrés Le Figaro magazine du 27 août 2011. Et les coordinateurs du dossier de nous mettre en garde, selon une dramatisation dont ce journal est coutumier : « Notre enquête montre que la question engage l’avenir même de notre société ».

La litanie des grands personnages 
Déjà dans les années 1979-80, Alain Decaux s’y exclamait : « On n’enseigne plus l’histoire à nos enfants ! » Aujourd’hui, les enquêteurs qui se penchent sur cet « assassinat » dénoncent, avec le procureur Dimitri Casali, la disparition dans les classes de 6e et de 5e de Clovis, Charles Martel, Hugues Capet, Louis IX dit Saint Louis, François Ier, Louis XIII, la relégation de Louis XIV en fin de programme, la réduction du premier empire en question optionnelle. Et de fourbir l’argumentaire : ces suppressions relèveraient de la règle du « politiquement correct », d’une manipulation moralisatrice de l’histoire, alors que « faire étudier aux élèves Clovis, François Ier ou Napoléon Ier n’a pourtant rien de réactionnaire ». La déploration mélange glose pseudo idéologique et défense pédagogique : « Ces personnages, ajoute Casali, permettent d’humaniser une Histoire souvent désincarnée et sont susceptibles de susciter chez les enfants une véritable émotion (sic), assez proche de celle ressentie lors d’un spectacle ».

Aucune distanciation historiographique ne sous-tend cette didactique à l’emporte-pièce. Certes, Dimitri Casali concède qu’« il ne s’agit bien évidemment pas d’en revenir à une lecture hagiographique, providentielle, épique, patriotique ou dogmatique des ‘grands personnages’, que des générations d’historiens ont bien heureusement remise en cause et déconstruite ». Mais s’il récuse « clichés, stéréotypes et images d’Epinal », « l’histoire de France » en filigrane – et les images qui l’illustrent – ne se distingue en rien du récit hérité des manuels primaires de la Troisième République

Lire la suite pour mieux comprendre...


* Encore une fausse bonne idée qui (enfin) tombe à l’eau : le Busing

Tout éduc.fr. Fin du "busing" ("Le Parisien")

Michel Leroy, ministre de la Ville constate que le "busing", un dispositif du plan Espoir banlieues de Fadela Amara pour scolariser des enfants de quartiers défavorisés dans d’autres quartiers, "n’a pas eu les effets escomptés en termes de mixité sociale et de résultats scolaires", selon "Le Parisien" de ce 17 septembre.
Le nombre des lieux d'expérimentation a beaucoup varié. Pour le Parisien, l'expérimentation était réduite à 5 villes, dont 3 en Île-de-France (Dugny, Courcouronnes, Asnières), Remiremont (Vosges) et Oullins (Rhône) . 
Le dispositif aurait des effets faibles, il serait parfois contre-productif, et coûteux, entre 1 700 et 9 000 € par enfant et par an. Toutefois, le ministère continuera de soutenir les maires qui "tiennent absolument à ce qu’on poursuive le busing pour les enfants qui en bénéficient déjà". Il ajoute: "c’est un tout petit dispositif, qui concernait environ 150 élèves en France (...) D’autres dispositifs, comme le programme de réussite éducative, sont autrement plus efficaces pour le même investissement par enfant."
Pour l'article du Parisien,
ici ou ici (OZP)


* L’art de ne pas tout dire : les propositions de Ségolène R. pour l’école

C’est pas beaucoup mieux que le discours de François H. à la télé l’autre soir. Finalement on n’apprend rien, mais si on sait lire entre les lignes on devine beaucoup.

Notez bien la diversité ethnique « du monde éducatif de Ségolène » (il n’y en a pas).


Ségolène Royal et l'Education par SRoyalpourlesjeunes

Ceci dit les autres (à gauche comme à droite) ne disent pas des choses beaucoup plus précises...

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Encore et encore...

* Encore une réforme de l’évaluation.

Les jours passent et se ressemblent.


AFP . —
Le HCE prône de nouvelles évaluations pour piloter le système éducatif
Le Haut Conseil de l'éducation (HCE) prône, dans un rap­port remis à l'Elysée, de bâtir de façon "indé­pen­dante" de nou­velles évalua­tions pour le pilo­tage natio­nal du sys­tème éduca­tif, celles de CE1 n'étant pas assez "rigou­reuses" et celles de CE2 et 3e pas assez "fiables".
Le groupe de neuf experts "sug­gère de créer un dis­po­si­tif nou­veau" et de confier sa mise en oeuvre "à une agence déva­lua­tion indépendante".

"Il est essen­tiel en effet que, dans notre démo­cra­tie, les don­nées concer­nant les résul­tats de notre sys­tème éduca­tif soient objec­tives et trans­pa­rentes, donc incon­tes­tables", conclut le HCE dans un rap­port remis mer­credi au pré­sident de la République et dont l'AFP a eu copie jeudi.

En fin de CE1, les évalua­tions "ne peuvent ser­vir de sup­port à l'élaboration rigou­reuse d'un indi­ca­teur de pilo­tage du sys­tème éduca­tif", juge le HCE.

Etant orga­ni­sées dans l'ensemble des écoles du pays, il y a une "confu­sion mani­feste" entre des évalua­tions péda­go­giques, utiles aux pro­fes­seurs pour adap­ter leur ensei­gne­ment en fonc­tion des acquis de leurs élèves, et des
évalua­tions des­ti­nées au pilo­tage du système.
En outre, cer­tains ensei­gnants laissent plus de temps que d'autres pour faire plan­cher leurs élèves. D'autres encore peuvent être ame­nés à "pré­pa­rer" leurs élèves car un cer­tain nombre de ques­tions sont iden­tiques d'une année à l'autre. Enfin, ces évalua­tions se fondent sur les pro­grammes, et non sur les sept com­pé­tences du "socle com­mun" que tout élève doit acquérir.
En fin de pri­maire (CM2) et en fin de col­lège (3e), c'est "la fia­bi­lité" qui "n'est pas assu­rée", notam­ment parce que "le flou de cer­taines consignes de l'institution en ce qui concerne la vali­da­tion de chaque com­pé­tence se tra­duit sur le ter­rain par des pra­tiques variables d'une école ou d'un col­lège à l'autre, voire d'une classe à l'autre".
Ces cri­tiques des évalua­tions exis­tantes, sur­tout de CE1, sont très proches de celles faites depuis trois ans par les syn­di­cats ensei­gnants et les "résis­tants" péda­go­giques, mais que le minis­tère a refusé de prendre en compte.

Evaluez ! Rompez !


* Réformitude toujours : Sarkozy veut confier les jeunes mineurs délinquants à l'armée

Réformitude:
L’huma. — Après l'échec d'expériences similaires menées auprès des jeunes majeurs, Nicolas Sarkozy reprend à son compte l'idée de Ségolène Royal de confier les mineurs délinquants à l'armée. Comme le souligne l'Huma, "il n'y a aucune raison que l'armée parvienne à réussir ce que la justice et l'éducation nationale peinent à faire"...
"Alors que les tribunaux n’ont pas constaté d’évolution particulière de la criminalité de ces jeunes depuis plusieurs années, le Président de la République joue de l’amalgame. Il roule des mécaniques. Loin du brassage social à l’origine du service militaire, il veut punir certains et les isoler. Quitte à en faire des bombes à retardement."


* Bêtise...

nouel obs. Christine Boutin veut « mettre au placard » le ministère de l’éducation

Ce matin, Christine Boutin s’est exprimée au sujet de l’éducation dans une tribune publiée par La croix. La femme politique y explique vouloir remplacer le ministère de l’éducation nationale. Extraits choisis :
 
Revenir aux fondamentaux Selon la présidente du PCD, «les catastrophes»  de «l’idéologie de 68»  expliquent de nombreux problèmes du système éducatif français qui n’est plus basé sur la transmission de savoirs. Il faut donc, «revenir aux méthodes qui marchent et parfois aux contenus fondamentaux». Comme exemple concret d’une mesure qui pourrait ramener un peu d’autorité dans les écoles, Boutin «souhaite que soient lancées des expérimentations du port de l’uniforme».

Bleu pour les garçon, rose pour les filles ? Question de genre...
 

* Privé de manuels pour une dette de cantine :

C’est là

Une pratique qui a duré pendant plusieurs années avant que l'inspection académique s'en émeuve...

Et là.


* Antidote à toute cette connerie ambiante : résistance civile et désobésissance.

Pendant qu’on a encore le droit de dire non (d’ailleurs c’est comme les heures sup’, on peut les refuser) :

Visitez le manifeste des désobéissants.

« Nous sommes un certain nombre à penser que la situation inquiétante de notre planète nous impose de retrouver le chemin de formes d’action et de lutte plus efficaces et plus radicales. Nous croyons que la réalité des rapports de force que nous subissons en matière de nucléaire civil et militaire, de protection de l'environnement contre les pratiques de certaines multinationales, de mondialisation de l’injustice sociale, etc. exigent de renouer avec une culture de la désobéissance civile/civique, de l'action directe non-violente, du refus radical et ludique. »
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Ca gronde d'EN

* Grèverie en vue

-En région parisienne :
AFP -
Seine-et-Marne: grève des enseignants d'unités localisées d'insertion
Les ensei­gnants d'Unités loca­li­sées d'insertion (Ulis — char­gés des élèves han­di­ca­pés) de Seine-et-Marne se sont mis en grève mardi afin de pro­tes­ter contre le manque d'effectifs, a annoncé une res­pon­sable syndicale.
"La moi­tié des ensei­gnants d'Ulis du dépar­te­ment se sont mis en grève aujourd'hui", a déclaré à l'AFP Gisèle Skriabin, secré­taire géné­rale adjointe FSU de Seine-et-Marne, à la sor­tie d'une réunion avec des gré­vistes à Noisiel.
S'appuyant sur "le texte offi­ciel (qui) pres­crit de ne pas dépas­ser 10 élèves par unité",
ils dénoncent à tra­vers ce mou­ve­ment de grève, le pas­sage "à 12 voire 13 élèves" dans cer­taines uni­tés. Selon la syn­di­ca­liste, il s'agit d'"un grave dys­fonc­tion­ne­ment qui ne per­met­tra plus (aux) col­lègues d'exercer plei­ne­ment toutes leurs mis­sions en faveur de la réus­site des jeunes" admis aux Ulis.

AFP -
Grève des enseignants dans un collège de Nanterre, les élèves dispensés de cours
Le prin­ci­pal du col­lège Evariste-Galois de Nanterre (Hauts-de-Seine) a décidé mardi de sus­pendre les cours, à la suite d'un mou­ve­ment de grève des ensei­gnants qui dénoncent sa "ges­tion" et son "atti­tude", a-t-on appris de sources concordantes.

"A la suite d'un mou­ve­ment de grève des ensei­gnants, l'équipe du col­lège pré­sente a décidé, pour des rai­sons de sécu­rité, de sus­pendre les cours. Les élèves qui dis­po­saient d'une auto­ri­sa­tion de sor­tie signée par les parents, ont été libé­rés et ceux qui n'en avaient pas sont res­tés dans l'établissement", a expli­qué l'inspecteur d'académie Edouard Rosselet, réfu­tant tout "renvoi".
Sous cou­vert d'anonymat, la mère d'un élève de 12 ans avait expli­qué plus tôt dans la mati­née que le prin­ci­pal avait "mis dehors envi­ron 200 enfants du collège".
"La police est là, les pom­piers sont arri­vés parce qu'un enfant a eu un malaise", avait-elle ajouté.
"L'attroupement devant le col­lège n'a pas sus­cité de dif­fi­cul­tés et l'enfant, qui a fait un léger malaise, sans rap­port avec le ras­sem­ble­ment, a été pris en charge par les pom­piers appe­lés sur place", a indi­qué une source policière.
Selon l'inspecteur d'académie de Nanterre, le conflit "porte sur les emplois du temps qui ne tien­draient pas compte com­plè­te­ment des demandes for­mu­lées par les conseils d'enseignements".

-dans le nord :
AFP-
actions d'enseignants du privé dans le nord de la France
Les 620 établis­se­ments d'enseignement catho­lique du Nord/Pas-de-Calais arborent cette semaine des ban­de­roles pro­tes­tant contre les sup­pres­sions de postes, comme au Lycée indus­triel et com­mer­cial privé de Tourcoing où 200 ensei­gnants se sont mobi­li­sés mardi.
Pendant une dizaine de minutes, les ensei­gnants et per­son­nels — y com­pris le pro­vi­seur — du lycée, le plus impor­tant établis­se­ment privé de l'académie de Lille comp­tant 3.700 élèves, se sont ras­sem­blés mardi midi devant un cali­cot de 4 mètres de long cla­mant que "les sup­pres­sions d'emploi, ça suf­fit ! Nous vou­lons res­ter ouverts à tous".
Un exemple que doivent suivre les autres établis­se­ments (lycées, col­lèges, écoles pri­maires) de la région cette semaine, selon le secré­taire géné­ral de la direc­tion régio­nale de l'enseignement catho­lique, Claude Deweerdt, joint par l'AFP.

- en Basse Normandie :
AFP-
Une école de Basse-Normandie occupée jour et nuit depuis plusieurs jours
Des parents d'élèves d'une école d'Isigny-sur-mer (Calvados) bloquent le bâti­ment jour et nuit depuis jeudi der­nier pour obte­nir un ins­ti­tu­teur sup­plé­men­taire, a-t-on appris auprès d'eux et d'un conseiller géné­ral UMP qui leur a apporté son soutien.
L'école mater­nelle compte 92 enfants pour trois classes, "cela ne me semble pas très rai­son­nable", a déclaré à l'AFP le pré­sident de la com­mu­nauté de com­munes et conseiller géné­ral UMP, Louis Lelong.

Qu’il le fasse savoir auprès de ses petits camarades politiques...


* Selon l’OCDE, les profs français sont mal payés.

Si c’est l’OCDE qui le dit alors...

La France est l'un des rares pays où le salaire moyen réel des profs n'a pas augmenté depuis 1995, selon une étude de l’OCDE.

Extrait:
"
Non seulement le salaire moyen des enseignants français est inférieur à la moyenne de l'OCDE, «aussi bien pour les enseignants débutants, que pour ceux qui ont dix ou quinze ans d'expérience professionnelle», mais alors que ce salaire a augmenté (en valeur réelle) dans la plupart des pays entre 2000 et 2009, ce n'est pas le cas en France. Si l'on remonte à 1995, on constate que le salaire a augmenté partout... sauf en France et en Suisse.
Or, en Suisse, «le message est différent car les enseignants sont parmi les mieux payés des pays de l'OCDE, mais en France, déjà que le salaire d'un enseignant débutant est inférieur à cette même moyenne, le fait qu'il y a aussi un recul, cela peut poser beaucoup de questions sur l'attractivité du métier d'enseignant», relève Eric Charbonnier, analyste des politiques éducatives de l'OCDE."

Mais si c’est pour faire passer la pilule du changement de statut et du travailler 35 h dans les établissements...


* A poils l’EN. Le calendrier de l’année.

Un bon point du Mammouth Déchaîné décerné aux auteurs du Manifeste contre le dépouillement de l’école qui viennent de publier un calendrier au poil.

Le Manifeste est là. Le calendrier est là. En voici des extraits.


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Plein la gueule... toujours

* Moralité déplacée.

Moralement indéfendable. Coordination nationale Ecole en danger, 11 septembre 2011.

« Si la suppression des postes à l’Education nationale fait sentir ses effets dans la marche des établissements, elle paraît par contre peu affecter les services centraux du ministère, qui, en pleine période de rentrée, ont su déployer une formidable énergie autour de l’instruction morale en primaire.
Certains inspecteurs d’académie, comme celui de Strasbourg, ont cru bon faire du zèle avec d’interminables et indigestes circulaires, pédantes et dérisoires, scabreuses également « la règle est morale -y lit-on– parce que son respect peut-être exigé de tous ». Sans commentaires.


Résultat de cette intense et fébrile cogitation,
sur Eduscol, une inénarrable compilation de maximes, adages, sentences, sans oublier les « morales des fables de La Fontaine », qui fleurent bon le 19e siècle ou les conversations de bistrot.

En vrac, aux côtés des classiques comme
Hugo et Montaigne, on retrouve les grands penseurs qui ont laissé leur nom dans l’histoire de la pensée, comme Gustave le Bon, Anne Barratin (ça ne s’invente pas…), Louis Pauwels [ celui du sida mental des jeunes de 86, souvenez-vous NDLR](« Contre la peur, un seul remède : le courage »), Le Roux de Lincy (« Loyauté vaut mieux qu’argent »), la marquise de Lambert (« Il ne faut pas toujours dire ce qu’on pense, il faut toujours penser ce que l’on dit »), l’inestimable Jean Frain du Tremblay (« On peut être modeste avec un grand mérite »), le très noble duc de Lévis (« Dans l’infortune, la fierté soutient le courage et donne de la dignité. »),  ou encore des anonymes (« Il y a peu de difficultés insurmontables pour celui qui les combat avec un courage opiniâtre »),etc, etc

Bref, si, à partir de maîtres aussi éminents, nos élèves ne deviennent pas des modèles de vertu, c’est à désespérer de la morale.
La série des adages juridiques mérite également la visite :
- « Nul ne peut s’enrichir au détriment d’autrui ».
- « La peine est suffisante si elle empêche le coupable de le devenir de nouveau ».
- « Une même justice pour tous ».
- « Jusqu’au moment de la condamnation, le coupable est réputé innocent ».
- « Nul n’est censé ignorer la loi ».
- « Toutes les fois qu’il s’élève des doutes sur l’interprétation d’une clause dans laquelle il s’agit de la liberté, c’est en faveur de la liberté que l’on doit se déterminer ».

Autant d’adages dont cinq ans de sarkozysme font apprécier toute la pertinence. « 


* Après l’Ifrap, le parti socialiste.


Est-ce mieux ?


Le
café péda fait un CR de la présentation d’un rapport de Terra nova, Think Tank, proche du PS, à l’occasion d’une conférence où il y avait en plus Bruno Juliard.
Le Ps ne veut plus de réforme mais une transformation en profondeur (allez comprendre !

« « Pour arrêter  la « casse », il faut commencer très vite, avant 2012, les discussions sur une transformation en profondeur du système éducatif. Les priorités : rééquilibrer les moyens en faveur du primaire, restaurer l'éducation prioritaire, et changer les métiers et les missions des enseignants »

« F. Dubet se félicite d'un tel discours, « nouveau dans la bouche du PS »  (« c'est que la bouche est nouvelle », suggère le jeune ex-responsable de l'UNEF). Mais il souligne le problème : que peut-on négocier sur ce dernier point ? Les précédentes tentatives de revalorisation, menées par Jospin puis Allègre, ont échouées : « on a pris les sous sans rien concéder! » La capacité politique à négocier sur les questions de la formation des maîtres et des obligations de service sera décisive, souligne-t-il. « 

« 
"On ne se fait pas élire sur la promesse d'une nuit du 4 aout", ironise F. Dubet. Ou bien on risque fort de faire partie des victimes. Quant au bac, il faut en faire un diplôme de fin d'études secondaires et en finir avec la peur d'une sélection post-bac : c'est déjà le cas de 50% des étudiants (BTS, IUT, écoles) qui rejoignent des filières sélectives. Dissocions le bac et les procédures de sélection universitaires. « La maternelle est une « prépa » au primaire. Il faut savoir lire avant d'entrer au CP, sinon on est signalé aux RASED – dont je ne suis pas fan », précise-t-il. On produit des « maladies » scolaires, et des structures pour les guérir, ainsi de suite à l'infini. Il faut en finir avec l'idée d'excellence scolaire pour tous. « 

« 
Pour F. Dubet, il faut trier les intervenants mais les laisser entrer, ce qui vaudrait mieux que d'externaliser les problèmes scolaires. Mais surtout, il faut déscolariser la société, c'est-à-dire lever le poids qui pèse sur l'école : elle n'est pas tout, ne fait pas tout et ne peut pas tout. Il serait temps d'ouvrir largement à la formation continue à tous âges, par exemple. Tout n'est pas joué à 15 ans. Par contre, l'autonomie et l'innovation devraient être la règle, ce qui suppose qu'on lève le carcan des programmes et des impératifs de réussite élitistes. « 

Définitif...

* Evacuation des problèmes ?

CONSEIL DE DISCIPLINE POUR UNE RESPONSABLE DE CUISINE Au Lycée Lucie Aubrac de Pantin (93), la direction a tout pouvoir et la Région est aux ordres !
Virginie LARAM, qui a le statut d’OP cuisine responsable au Lycée Lucie Aubrac depuis 6 ans, passera devant le conseil de discipline le 22 septembre prochain.
Griefs : « n’avoir pas confectionné correctement des menus ». Ces menus sont confectionnés par une société PRIVEE, NORMAPRO. Les portions données aux élèves ne correspondent pas à la réalité de l’établissement, car les portions sont souvent insuffisantes.

« Un manquement au devoir de réserve ». Elle aurait interpellé la direction du Lycée au C.A. Les membres du C.A ont désavoué le compte-rendu de la direction. Et avoir fait signer une pétition pour soutenir une collègue. Rappelons que le devoir de réserve n’existe pas pour les fonctionnaires, sauf s’ils sont d’autorité (préfet, recteur, proviseur, principal, etc.) On lui reproche également d’autres allégations sans fondement.
Depuis 2 ans, Virginie écrit à M. Jean-Paul HUCHON pour réclamer de meilleures conditions de travail, unE aide de cuisine, la possibilité de préparer ses menus et, comme son statut le lui permet, de disposer d’un logement de fonction.

LA REGION N’A JAMAIS REPONDU !
Comme elle n’a jamais répondu à nos courriers (voir notre site).
Alors que la plupart des Lycées souffrent de sous-effectifs, la Région a répondu à la demande de la direction en créant un poste de MO cuisine qui n’a aucune utilité (250 repas), sinon celui de court-circuiter le rôle de responsable de cuisine de Virginie et de continuer à la priver d’un logement de fonction.

Virginie a fait appel à un avocat qui a saisi le tribunal administratif et qui a écrit à M. HUCHON. Réponse de M. HUCHON : Conseil de discipline ! En tant que citoyens, personnels travaillant pour l’Education nationale, nous devons faire respecter l’intégrité des agents et leurs droits.
La pétition.


* Colonisation bis / Universités et ultralibéralisme: "l'économie de la connaissance" n'a pas d'odeur !

Bientôt en France ?

Courrier international. "Les universités américaines s’offrent des terres
Après les Etats et les entreprises étrangères, les grandes facultés d’outre-Atlantique investissent massivement sur le continent noir. Et les paysans locaux n’en bénéficient guère.


De grandes universités américaines comme Harvard (Boston, Massachusetts) et Vanderbilt (Nashville, Tennessee) font l’acquisition de vastes superficies de terres agricoles en Afrique. C’est ce qui ressort d’une nouvelle enquête réalisée par l’Oakland Institute, un institut de recherche militant situé en Californie. Selon ses auteurs, ces contrats d’achat ou baux de location, négociés par l’intermédiaire de fonds spéculatifs britanniques ou européens, risquent de chasser de leurs terres des milliers de personnes. Les investisseurs étrangers profitent d’accaparements de terres qui souvent n’apportent pas les bénéfices promis en matière d’emplois et de développement économique, et en plus portent en germe des problèmes sociaux et environnementaux dans ces pays les plus pauvres de la planète. "

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Ah, les cons...

* Droite-gauche : on s’écharpe... [Mise à jour régulière]

.. Pour l’Ecole. Si vous y croyez toujours, le point sur les combats (titre des dépêches de l’AFP) :

Education: Hollande veut recréer en 5 ans les postes supprimés, soit "60.000 à 70.000"

Chatel : 4.000 nouveaux contrats aidés pour l'aide administrative aux écoles

Chatel à l'AFP: Hollande "irresponsable" et "irréaliste" sur l'éducation

Postes dans l'Education: Chatel est le "véritable irresponsable" selon Lang

Education: Aubry, ironique, est "contente" qu'Hollande ait "changé d'avis"

Postes dans l'éducation : Hollande se contredit, selon Mélenchon

Créations de postes dans l'Education: 12.000 par an, précise Hollande

... a suivre.


* L’IA à la rue : une forme de résistance.

AFP - Suppression de postes : une commune résilie le bail des locaux de l'inspection d'académie
Le maire de Tournan-en-Brie (Seine-et-Marne) a déci­dé de rési­lier ven­dredi le bail des locaux occu­pés par l'inspection d'académie pour pro­tes­ter contre la fer­me­ture d'une classe de pri­maire et l'ouverture d'une classe de mater­nelle refu­sée, a-t-on appris de sources concordantes.
"Ces déci­sions sont fon­dées sur la recherche déco­no­mie et non sur le main­tien dun ser­vice public de qua­lité", dénonce le maire PS de la ville, Laurent Gautier, ajou­tant que "la muni­ci­pa­lité décide de rési­lier le bail concer­nant les locaux occu­pés par l'inspection aca­dé­mique à Tournan-en-Brie".
La muni­ci­pa­lité "ne peut donc don­ner une suite favo­rable à lins­pec­tion aca­dé­mique quant à ses demandes doc­cu­pa­tion de la salle des fêtes muni­ci­pale en novembre et jan­vier pro­chains à loc­ca­sion de regrou­pe­ments dans le cadre de confé­rences péda­go­giques et à toutes les demandes déjà for­mu­lées et à venir dans le cadre des besoins de lins­pec­tion aca­dé­mique", précise-t-il.
Selon lui, "une fer­me­ture de classe a été déci­dée pour le groupe sco­laire Odette Marteau, accueillant le plus grand nombre d’en­fants sur la ville" et "mal­gré la demande légi­time de la muni­ci­pa­lité, l’ou­ver­ture dune classe sup­plé­men­taire à lé’cole mater­nelle Santarelli a été refu­sée", a regretté Laurent Gautier.
Une délé­ga­tion de parents d'élèves, d'enseignants et d'élus a été reçue ven­dredi après-midi par l'inspectrice d'académie. "Nous n'avons obtenu aucun point d'accord sur la situa­tion, on nous dit que les postes sont tous attri­bués, nous allons donc conti­nuer notre action", a mar­telé M. Gautier.

Il n’y a pas de petite rancune...


* Trop de femmes à l’EN, pas assez d’autorité...

C’est ce qu’avait dit en son temps Alllègre (dans le magazine Elle), c’est la question sur laquelle l’Elysée semble s’interroger aujourd’hui. Comme quoi, les grands esprits (de la beaufitude) se rencontrent...


L’express . Y a-t-il trop de femmes dans l'enseignement ?
« Pour restaurer l'autorité, de plus en plus de pays européens, à l'instar de la Grande-Bretagne ou de la France, souhaitent renforcer la présence d'enseignant masculin. Soutenez-vous cette initiative? 

Trop de parité tue-t-elle la parité? Après David Cameron, l'entourage de Nicolas Sarkozy réclame plus d'hommes dans le corps professoral. Renforcer la présence masculine dans l'Education nationale permettrait de restaurer l'autorité dans les classes. Car, depuis la seconde guerre mondiale, le nombre de femme enseignante a fortement augmenté dans la majorité des pays d'Europe. S'il y a une féminisation de la profession, elle reflète "l'évolution de la société", assure le ministre de l'Education Luc Chatel. "L'enseignement, et c'est quand même un paradoxe, est régulièrement cité comme l'un des métiers qui a précisément réussi sa féminisation, et qui permet à un certain nombre de femmes de travailler en conciliant vie professionnelle et vie familiale". 

En France, les femmes sont aujourd'hui 82% dans l'enseignement primaire, contre 65% en 1954. Dans le privé, les effectifs féminins atteindraient même les 91%. Dans l'enseignement secondaire, l'écart se creuse plus lentement: on dénombre 59% de femmes profs, soit dix points de plus qu'en 1954. Ce sont, selon une étude publiée en 2008 sur l'évolution du métier d'enseignant, dans les disciplines littéraires -à l'instar des lettres ou des langues vivantes -qu'elles sont les plus présentes. 


Plus de femmes, plus de violences?

Les annonces de Cameron ont été faites au lendemain des émeutes étudiantes à Londres. Selon lui, rééquilibrer les établissements scolaires permettrait d'introduire plus de "force et sensibilité" dans les classes. En France, si la violence scolaire a toujours existé, elle a connu une forte augmentation dans les années 1990. En 2008-2009, on comptait 10,5 incidents graves pour 1000 élèves, selon l'enquête annuelle Sivis.  
"Le sexe n'a rien avoir avec l'autorité, assure Patrick Gonthier, secrétaire général de l'Unsa-Education. Lorsqu'on est professeur, l'ascendant sur sa classe vient du statut et non du sexe. On est investi d'un rôle qui nous permet de nous faire respecter". Un avis que partage le ministre de l'Education: "J'ai la faiblesse de penser que les femmes ont un certain sens de la pédagogie, de l'autorité, et donc je considère que cette polémique est absurde".  
Pourtant, le responsable syndical émet une réserve sur la féminisation de l'enseignement: "Ce manque de mixité ne reflète pas notre société et peut avoir des conséquences négatives dans la construction d'un enfant. Il est important d'avoir diverses approches éducatives".  « 

Il sous-entend quoi Gonthier là ?


* IFrap encore, nous en met plein la gueule.

La fondation ultra libérale pour un certain « progrès social » fait pression, comme toujours, et cette fois lance des chiffres sur le temps de travail des enseignants dont elle rêverait :

Si l’on fixait l’obligation de service des enseignants non plus à un nombre d’heures par semaine mais à 709 heures par an (= annualisation et l’équivalent de 2 heures de plus par semaine) soit à peu près la moyenne OCDE (707) et encore 50 heures de moins qu’en Allemagne, cela permettrait de faire travailler deux heures de plus par semaine (soit 70 heures de plus par an) les 483.979 professeurs du second degré public et privé. Soit en tout 33,4 millions d’heures en plus. Cette simple mesure permettrait de faire l’économie de 44.783 postes en équivalent temps plein.

Pendant qu’on n’y est, pourquoi que 2 heures en plus par semaine ? Pourquoi pas 4, ou 5 ? ATTENDEZ, il y a une suite :

Bien entendu, ce sont des moyennes et les agrégés par exemple seraient amenés à faire non pas deux heures de cours de plus par semaine mais cinq heures. Cela dit cette question de l’annualisation mérite d’être posée. Même en payant un peu plus les professeurs, une telle réforme permettrait de faire des économies non négligeables sur les traitements et sur les retraites de professeurs.

On les dit très écoutés ces gens là... qui pensent à rétablir le livret ouvrier, le travail des enfants, et à supprimer la retraite et la sécu. Le progrès en marche.



* Sinon... Siné revient. Sinémensuel

C’est là.



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Reconstitution pédagogique

* Les députés feront la vérité historique. Chatel d’accord.

AFP - Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a déclaré aujourd'hui qu'il "verrait d'un bon oeil" la mise en place de la mission d'information parlementaire sur les programmes des manuels scolaires (sic, NDLR) proposée par le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Christian Jacob. Interrogé sur Radio J sur la proposition de M. Jacob, le ministre a répondu qu'il "verrait d'un très bon oeil qu'il puisse y avoir un éclairage des parlementaires sur ces sujets qui sont difficiles (...) c'est une initiative intéressante".

* Servilité enseignante

ASI - DEUX HEURES DE SOUTIEN SCOLAIRE EN PLUS : MERCI TF1 !
Un collège a organisé en urgence une séance de soutien, pour les caméras

Pas facile de filmer des cours de soutien scolaire quand... aucun soutien n'est prévu. Jeudi 25 août, le 13 heures de TF1 consacrait un reportage à l'opération "école ouverte", qui offre des stages de remise à niveau pour des élèves en difficulté, hors temps scolaire. Problème, nous a signalé un @sinaute : aucune séance de soutien ne devait être organisée cette semaine-là dans le collège de Chambéry qui a accueilli les caméras. Qu'à cela ne tienne, l'équipe pédagogique a obligeamment "fourni" élèves et professeurs pour reconstituer une séance. Un cas d'école (c'est le cas de le dire), qui illustre le pouvoir d'attraction dont jouissent encore les JT.
On est loin du bidonnage de juin du 13 heures, qui avait fait passer une collaboratrice du député Eric Ciotti pour une fausse mère de famille, pour mieux vanter la politique éducative du Conseil général. Ici, pas de faux témoin répétant un discours stéréotypé saluant une initiative politique controversée. Mais des protagonistes qui acceptent, comme cela arrive très fréquemment, de se soumettre à un "angle" défini à l'avance par la chaîne, bien qu'il présente un léger défaut : il ne correspond pas à la réalité du terrain.


* Toujours un peu plus loin : notation des profs : comme dans les entreprises.

L’Ecole n’est pas une entreprise.
Extraits d’un livre d’entretiens entre Luc Chatel et JP Chevènement. L’idée est lancée depuis un certain temps (cherchez sur le Mammouth) et ressort régulièrement.

« Nicolas Beytout : Vous voulez changer la notation des enseignants, pourquoi?
Luc Chatel : Parce que nous avons un système, actuellement, qui est décrié et qui ne correspond pas à une vision moderne de l’administration qui valorise le travail, l’engagement personnel, la responsabilisation, l’initiative. D’autre part, le système actuel d’inspection est beaucoup trop lent, trop irrégulier ; les professeurs sont inspectés en moyenne tous les quatre ou cinq ans. Et puis les inspections sont souvent trompeuses. Je me souviens que lorsqu’un de mes professeurs était inspecté, il ne faisait pas le cours habituel !… Ce qui est intéressant, c’est que les syndicats sont quasiment unanimes à dire : on ne peut pas continuer comme ça !…

N. B. : Avec l’idée d’arriver à une note qui soit à la fois plus un système de récompense au mérite, et éventuellement de sanction lorsqu’il n’y a pas mérite ?
L. C. : Voilà. Je pense qu’il faut un système, d’abord, qui soit juste, c’est-à-dire qui évalue…
Jean-Pierre Chevènement : Qui évalue, mais comment ?
L. C. :
On n’a pas encore décidé des critères, on n’en est qu’au départ de la discussion. On verra ensuite si on donne un peu plus de responsabilités à la notation du chef d’établissement, ou si on revoit notre corps d’inspecteurs pour mieux les former, les préparer… Et puis, selon l’académie, les inspections ne sont pas du tout les mêmes. L’égalité du service public n’est souvent qu’un leurre ! »



* Copinage : le gouvernement reconnaît d’utilité publique une fondation pour aider l’école privée (hors contrat de préférence).

Une info touteduc.fr

La "Fondation pour l'Ecole" devient "fondation abritante"
La "Fondation pour l’école" indique sur son site qu'elle vient de se voir reconnaître "la capacité d’abriter en son sein des fondations". Elle devient donc "fondation abritante", au même titre que la Fondation de France et peut "proposer aux grands bienfaiteurs (particuliers et entreprises) de créer une fondation sous égide dans le domaine de l’éducation".

Au cours de l'année scolaire écoulée, la
Fondation s'était donné pour objectif de verser 1,1 million d'euros de subventions à des "établissements indépendants", après 900 000 € l'année précédente. Elle cherche en effet "à apporter une réponse pragmatique pour renouveler l’enseignement en France par le développement de nouvelles écoles entièrement libres et par la promotion de pédagogies efficaces". Elle "accompagne les créateurs d’école", soutient financièrement les nouvelles écoles. Elle milite pour "la défiscalisation des frais de scolarité" et pour "un libre choix effectif en matière scolaire."
Le texte publié au JO
(ici).
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Festi Ferry

* Aussi fort qu’Allègre ? C’est Ferry.

L’ancien ministre et enseignant dilettante Luc Ferry a indiqué, dans le supplément TV du Figaro, ce qu'il pensait de l'internet. On croyait avoir tout lu en matière de « pare-feu Open Office », mais l'ami Luc met la barre un peu plus haut encore. C'est comme ça qu'on reconnaît les champions.

« C'est un excellent outil mais dangereux. Certains disent que c'est la liberté ; pour moi, c'est davantage Vichy ! Rien ne s'efface, j'ai un sentiment mitigé. L'anonymat permet toutes les horreurs. »

En effet certains aimeraient sans doute être un peu oubliés...


* Toujours plus : c’est encore Ferry :

AFP . —« 
Luc Ferry accuse les COP "d'énormes dégâts dans l'orientation des élèves"
L'ancien ministre de l'Education et phi­lo­sophe Luc Ferry s'en est pris aux conseillers d'orientation psy­cho­logues (COP) jeudi à Poitiers, les accu­sant "d'avoir fait d'énormes dégâts dans l'orientation des élèves".

Invité à la 15e uni­ver­sité des Chambres de com­merce et d'industrie pour livrer sa réflexion sur l'état de l'école, M. Ferry, répon­dant à une ques­tion de la salle, a estimé que
ces conseillers "ont fait dénormes dégâts dans l’orien­ta­tion des élèves parce qu’ils ne connaissent pas grand-chose au monde du tra­vail alors que c’est jus­te­ment ce qu’on leur demande".

Il a estimé que cette mis­sion "leur a été confiée pro­ba­ble­ment parce qu’il fal­lait trou­ver un débou­ché à la fac de psycho".
Les chefs d'entreprise pré­sents dans la salle ont applaudi à ces deux affirmations. »

Faites-le taire.
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...dans les chaussettes ?

Et oui, c’est la prérentrée. Ca va mal ? Voilà de quoi ne pas vous réconforter :


* Muté de force pour désobésissance.

Cela ce passe dans le Loir-et-Cher.

NRCO. - Ce mardi 30 août à Blois devant les locaux de l'inspection d'académie, une cinquantaine de personnes ont manifesté leur soutien à Philippe Wain, enseignant de la classe unique de Bauzy, muté contre son gré pour son refus de renseigner le fichier base-élèves.

Voyez la vidéo.


* Retour sur le PS et ses propositions.

Un bilan est fait ici. Les propositions de Montebourg sont là.

Ca va toujours pas mieux ? Alors voyez cette analyse du Monde sur la volonté de tous de revoir le statut des enseignants (ou l’illusion de la revalorisation).


* Harcelement dans l’education :

Cela se passe à La Réunion. Bientôt en métropole ?

LEs syndicats mettent en garde le recteur de l'académie de la Réunion, Mostafa Fourar, contre son inertie face à la multiplication des cas de harcèlement moral dans l'Education Nationale à la Réunion. Une situation qui inquiète.

Autour de la table, pour raconter son calvaire, Françoise Durogué, enseignante au lycée le Verger de Sainte-Marie, qui dit avoir subi un véritable "harcèlement" de la part de son proviseur entre 2008 et 2009.

"
Le constat est désastreux", explique Patrick Corré, secrétaire général de la CGTR Educ'Action. Pour lui, le Rectorat ne fait pas son travail et ne traite pas les dossiers déposés par les personnels victimes de harcèlement. Pis, ce sont les victimes qui sont "déplacées" au lieu des auteurs, selon le syndicat. "Au service de prévention, on conseil à la personne victime un arrêt maladie ou tout simplement de changer de poste. On préfère fuir le problème plutôt que de l'affronter", souligne-t-il.

Système de "type mafieux"

Selon les deux syndicats, les personnes victimes de harcèlement seraient de plus en plus nombreuses à se manifester auprès du rectorat. "Il y a un véritable problème et depuis un moment on demande au recteur qu'un audit soit réalisé par une entreprise privée sur les risques psycho-sociaux et les souffrances au travail. Sauf que rien ne se fait, le recteur ne fait pas son travail", explique Patrick Corré. Pour le syndicaliste, le système est de "type mafieux", un système "d'auto-protection" où la politique est : "Pas de protection des victimes, mais un déplacement des victimes".

Françoise Durogué, enseignante au lycée le Verger de Sainte-Marie, est venue témoigner du calvaire qu'elle a subi pendant de longues années au sein de son établissement. "
Harcèlement, brimades, humiliations, intoxications et déstabilisations psychologiques", souligne-t-elle. Un harcèlement qui l'a poussé à deux tentatives de suicide, sans pour autant être entendue. Elle a dû quitter son établissement en attendant que le proviseur incriminé ne soit "déplacé" dans un autre établissement. Une plainte a été déposée au pénal.


* Juridiciarisation des rapports politiques.

L’union. — DANIZY (Aisne). Le maire, Gilbert Pottier, ne tolère pas la fermeture d'une classe. Il se bat aujourd'hui pour que l'Education nationale rembourse à la commune 60 000 euros investis dans un lotissement, pourtant gage de nouveaux élèves.
LE maire Gilbert Pottier a perdu la bataille mais ne dépose pas les armes pour autant. Lundi, l'école communale située dans la cour de la mairie n'accueillera plus les élèves du primaire. Seuls les écoliers des sections tout-petits, moyenne et grande sections feront entendre leurs joyeux cris dans la cour de récréation. En fin d'année scolaire, le maire apprenait que la seconde classe était menacée et malgré l'entretien avec l'Inspectrice adjointe d'académie, l'élu n'a pu garder les CP-CE1 dans la commune. Il n'avait déjà pas admis de voir partir dès 2004 les écoliers du CE2 vers La Fère. « Nous aurions souhaité garder le CE2, répète le maire qui ajoute, L'école présente toutes les conditions pour accueillir plus d'élèves. » Quarante-quatre élèves avaient été recensés pour la rentrée prochaine, soit, selon lui, un effectif suffisant pour maintenir deux classes. Il a donc décidé d'attaquer sur un autre plan, celui de l'indemnisation. Face aux représentants de l'éducation nationale, le maire avait fait valoir la construction d'un lotissement et la mise en location par un propriétaire privé de dix logements d'assez grande surface, suffisamment pour y accueillir des familles. L'argument n'a pas prévalu et la sanction est tombée.
 
« Ils doivent rembourser ! »

L'élu est lucide, il sait que cette décision compromet le projet de lotissement et avec lui l'avenir de la commune. Les couples avec enfants vont désormais réfléchir avant de faire le choix de venir s'installer dans sa commune. Les petits qui font leur entrée en CP doivent désormais prendre le bus pour être scolarisés à La Fère. Le maire reconnaît que la situation de sa commune n'est pas évidente, coincée entre deux cités plus importantes, Charmes et La Fère. Gilbert Pottier, qui ne mâche pas ses mots, n'en démord pas. « Pour l'Éducation nationale, il fallait que l'école ferme cette année. L'année prochaine, ce sera trop tard », explique-t-il, puisque dans les semaines à venir les dix logements offerts dans le privé seront mis en location et que le lotissement construit par l'Opal est démarré. C'est pour cet ensemble de logements que le maire réclame une indemnisation à l'Education nationale.

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