Les formes de la mobilisation
* Sortez vos manettes : le Jeu.
Le classement de Sandales. Que le meilleur gagne.
Le principe du jeu est simple. Après avoir choisi l'université que vous souhaitez défendre, il vous suffit de cliquer sur les silhouettes pour déclencher le jet d'objets divers en direction de nos élus en mouvement.
Le choix de l'une des trois rangées permet de projeter les objets plus ou moins loin afin d'atteindre la cible mouvante.
Après deux minutes, le jeu s'arrête et votre score est cumulé aux résultats nationaux. Vos contestations répétées permettront à votre université de se hisser plus haut dans le Classement de Sandales afin qu'elle bénéficie d'une reconnaissance accrue. Vous participerez de plus à l'expression nationale de désapprobation symbolisée par le cumul des scores de toutes les universités françaises, augmentant au fil des jours.
Bien au delà des bienfaits défoulatoires que vous procurera ce jeu, les points que vous marquerez s'ajouteront au score de l'université que vous défendrez.
Les scores de toutes les universités françaises seront agrégés en un classement global que nous avons nommé le "Classement de Sandales" en écho au "Classement de Shangaï" tant invoqué pour justifier les réformes en cours.
L'esprit de mise en concurrence des universités instillé par les réformes sera ici mis à profit pour stimuler notre combattivité !
Exprimez-vous de façon ludique autant que nécessaire sur le site :
http://www.classement-de-sandales.net/
Compte tenu de l'aspect national de ce jeu et par soucis d'équité envers toutes les universités françaises, un compte à rebours a été enclenché et prendra fin ce lundi 16 février à 11h00. À partir de cette heure précise le jeu sera accessible à tous, nationalement !
*Au panthéon il y aura lecture-marathon
"LECTURE MARATHON DE LA PRINCESSE DE CLEVES DEVANT LE PANTHEON A L'INITIATIVE D'ETUDIANTS et D'ENSEIGNANTS-CHERCHEURS de PARIS3 ET D'AILLEURS.
« L'autre jour, je m'amusais, on s'amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d'attaché d'administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d'interroger les concurrents sur La Princesse de Clèves. Je ne sais pas si cela vous est souvent arrivé de demander à la guichetière ce qu'elle pensait de la Princesse de Clèves… Imaginez un peu le spectacle ! »
Nicolas Sarkozy, 23 Février 2007, Lyon
Parce que nous désirons un monde possible où nous pourrions, aussi, parler de La Princesse de Clèves, de quelques autres textes, et pourquoi pas d'art et de cinéma avec nos concitoyens quelle que soit la fonction qu'ils exercent,
Parce que nous sommes persuadés que la lecture d'un texte littéraire prépare à affronter le monde, professionnel ou personnel,
Parce que nous croyons que sans la complexité, la réflexion et la culture la démocratie est morte,
Parce que nous croyons que l'Université est et doit être le lieu de la beauté et non de la performance, de la pensée et non de la rentabilité, de la rencontre avec la différence – culturelle ou historique, et non de la répétition du même,
Parce que nous voulons témoigner de ce que notre métier d'étudiants et d'enseignants n'est pas seulement de professionnaliser et d'être professionnalisés mais aussi de lire et de donner à lire,
Parce que nous sommes en grève pour en témoigner,
Nous nous relaierons le lundi 16 février, à partir de 15h, devant le Panthéon, place du Panthéon à Paris, pour une lecture marathon de La Princesse de Clèves.
* A Tours, les voici à l'attaque du château :
"Exposition d'universitaires au Château de Tours"
Les universitaires, en lutte depuis le mois d'octobre contre les réformes du gouvernement (mastérisation, plan Licence, statuts, L.R.U.), investiront mardi 17 février à 15 h les salles du château de Tours, où se tient l'exposition Alexandra Exter.
Dans la mesure où le Château de Tours est un lieu de culture géré par la Ville de Tours, il s'agit de demander avec force à l'équipe municipale de se prononcer enfin pour le retrait inconditionnel des réformes avant toute négociation.
Plus symboliquement, il s'agit de rappeler que, si la France fut une grande monarchie, elle est désormais une grande République, où doit continuer de souffler l'esprit de démocratie. Tant les pratiques politiques que les discours récents de M. Sarkozy indiquent qu'il se prend pour un monarque totalement coupé du monde, et notamment du monde de l'enseignement et de la recherche. Quant aux propos scandaleux tenus depuis le début du mois de février par M. Darcos, Ministre de l'Education nationale, ils tiennent moins de Jules Ferry que du cardinal de Richelieu. Assez d'obscurantisme et de désinformation !
Les enseignants-chercheurs et étudiants réunis au château de Tours occuperont les différentes pièces sans déranger les visiteurs, avant de se rendre en cortège jusqu'à la Mairie.
Dites moi, cela fait un peu bisounours tous cela... mais c'est mieux que rien il est vrai.
Où il est le bon vieux temps des pavés ?
Tout fout le camp...