Le 18 octobre, il faisait beau à Lisbonne

Que s'est-il passé (d'important) le 18 octobre 2007 ?

Une grève ? peut-être. Un divorce ? Il paraît...

Une info majeure semble tout de même avoir échappé à notre belle presse démocratique qu'on a. Si elle n'a pas échappé du moins on ne l'a pas beaucoup relayé. Pourtant cela va toucher beaucoup de monde et cela pourrait expliquer un peu le jeu social de certains syndicats qui se lancent dans la négociation à outrance :

Accord entre patrons et syndicats européens sur la "flexicurité"

Par Axel Bugge dans les Echos
LISBONNE (Reuters) - Le patronat et les syndicats de l'Union européenne sont tombés d'accord jeudi sur les principes directeurs de la "flexicurité", une réforme du marché du travail censée rendre l'Europe plus compétitive tout en préservant la protection sociale de ses travailleurs.
Le Premier ministre portugais, Jose Socrates, dont le pays occupe la présidence tournante de l'Union européenne, a estimé que cet accord était un "moment historique" des relations sociales.
"Nous parlons d'un accord entre syndicats et patronat à un niveau européen", (...) L'accord sur la "flexicurité" a été passé entre la Confédération européenne des syndicats (CES) et BusinessEurope, qui représente le patronat des Vingt-Sept.
Le concept de
"flexicurité" est censé faciliter aussi bien l'embauche que le licenciement tout en garantissant une formation et des allocations généreuses durant la période de transition entre deux emplois.
Il doit répondre au dilemme du maintien d'une politique sociale généreuse face au vieillissement de la population, tout en
encourageant la mobilité au travail pour faire face à la concurrence féroce des pays dits émergents, d'Asie en particulier.
Le président de la Commission européenne, Jose Manuel Barroso, a cité en exemple le Danemark, où syndicats et patronat ont déjà adopté les principes généraux de la "flexicurité".
"
Un consensus se dégage en Europe pour reconnaître que nous vivons dans un monde plus concurrentiel. Il faut s'adapter pour rester en sécurité mais il faut suffisamment de sécurité pour changer de manière flexible", a dit Barroso.
Le modèle danois protège le travailleur, pas l'emploi. Il est financé par l'une des fiscalités les plus lourdes d'Europe. Des systèmes similaires sont en vigueur en Suède et en Finlande, des pays à fiscalité lourde également.
"La discussion a été chaude mais nous avons adopté l'analyse et la recommandation communes", a dit à la presse John Monks, secrétaire général de la CES. "C'est un moyen d'insuffler
une vie nouvelle à l'Europe sociale de manière à ce qu'elle puisse renouer le contact avec la population".

Pour info, la CES (confédération euro des syndicats) regroupe les syndicats français : CGT, CFTC, CFDT, FO et UNSA, avec leurs homologues européens.

Mais grâce à cela demain, dans un monde d'harmonie sociale retrouvée, tout ira bien. Dormez, braves gens.
Et la grève ? Quelle grève ? il n'y a jamais eu grève...

blog comments powered by Disqus