Vigilance
Réactions :
- le SE-Unsa est satisfait.
- Le SNPDEN (les chefs) exulte
- Le SGEN, trouve que cela ne va pas assez loin
- Le SNES est finalement contre, même si...
- FO et SUD sont résolument contre mais on ne leur demande rien.
* Masterisation. Pour ceux qui auraient loupé la présentation des mesures :
voici le pdf de présentation : 091113_FdE_MEN_MESR

* Revalorisation ? Vraiment ?
Résultat des projets ministériels sur la revalorisation des enseignants :
- suppression des échelons 1 et 2 des certifiés (à savoir ceux de la première année) .
- augmentation de neuf points d’indice des échelons 3 et 4 des certifiés (Valeur annuelle du point d’indice au 1er octobre 2009 : 55,2871 €, soit augmentation de 41 € par mois)
- augmentation de huit points d’indice des échelons 5 et 6 des certifiés (soit une augmentation de 36 par mois).
Pour les autres nantis : RIEN.
* Les nouveaux rapports scolaires : mute ton prof.
Madame, nous vous conseillons "de procéder à un changement d'attitude, et de cesser de faire des remarques à chaque fois que l'on a un téléphone entre les mains, car cela est une perte de temps. (...) Vous nous prenez trop au sérieux en nous engueulant à chaque cours". Singeant la rhétorique des bulletins scolaires, avant de descendre d'un cran leur registre de langage, ils ajoutent : "Si ce n'est pas le cas et qu'il n'y a aucun effort de changement de votre part, nous n'avons plus que quelques mots à vous dire : allez vous faire enc..."
Pour savoir de quoi il s’agit, allez sur cette page du Monde.fr.
* Bolkestein: la vigilance devrait rester de rigueur dans l'éducation.
Mammouth Déchainé - Il a été rappelé récemment (voir ici) que la directive Services (précédemment appelée directive Bolkestein, puis directive Mac Creevy) restait d'actualité avec les propositions faites à des syndicats agricoles d'embaucher à bas prix des travailleurs pauvres venus de Pologne. Cette directive doit être transposée en droit français, la date butoir étant le 31 décembre 2009, puisqu'à l'initiative du Commissaire Mac Creevy, la directive Bolkestein a pu renaître de ses cendres au parlement européen moyennant quelques retouches cosmétiques, et ce grâce aux voix des eurodéputés PSE, PPE (dont UMP) et ALDE (dont Modem). Voir ici.
Ainsi, Si certains services semblent à première vue protégés du champ d'application de cette directive dans la mesure où ils correspondraient à de « grandes missions publiques de l’Etat », la directive concerne néanmoins les activités d’éducation considérées comme étant de nature économique et pourrait donc s'appliquer à des structures comme celles du CNED, d'autant que la reconnaissance ou non du caractère économique de ces activités sera laissée en dernier ressort à la cour de justice européenne. De plus, eu égard à cette très imprécise définition d'un caractère économique des activités éducatives, comment ne pas être inquiet des tentatives de désengagement de l'Etat en matière éducative, de la "libéralisation" actuelle de l'enseignement supérieur et des partenariats public-privé qui se nouent autour des universités et des lycées professionnels? Comment ne pas être inquiet aussi de voir les coups portés récemment au monopole de la collation des grades à l'université?
Le sujet est tellement sensible que, pour éviter tout débat public, le gouvernement a choisi de ne pas proposer de loi-cadre pour transposer la directive Services dans le droit français: c'est ce que révèle le rapport sénatorial Bizet de juin 2009:
« Une loi-cadre de transposition pourrait en effet servir d' «épouvantail » à tous ceux qui seraient tentés d'instrumentaliser un exercice essentiellement technique à des fins électorales. Elle ne doit pas constituer un prétexte à la « cristallisation » des mécontentements de tous ordres, d'autant plus nombreux en période de crise.»
[...]
« L'abandon par le gouvernement français d'une loi-cadre de transposition conduit à instiller plusieurs dispositions de nature technique à l'occasion de l'examen de différents projets ou propositions de loi afin de mettre la législation française en conformité avec les prescriptions de la directive. Cette méthode est sans doute moins lisible, tant pour les parlementaires que pour l'opinion publique, mais elle permet, en « technicisant » la transposition, d'éviter l'apparition de polémiques stériles. » (rapport Bizet du Sénat, juin 2009).
il y a toutes les raisons de s'inquiéter (les secteurs apparemment exclus du champ d'application de la directive seront révisés tous les 3 ans...)
Quant à la formation professionnelle, elle pourrait en faire les frais sans même attendre 3 ans... (Pour plus d’info, cet article sur Politis).
D’autant plus que l’Etat, via la RGPP, S’y attaque aussi (voir l’analyse qu’en fait le Plan B)
Entre les réveillons de Noël et du 1er de l'an, le risque de polémiques sera de toutes façons fort minime...
* Des chefs d’établissement en sécurité.
Déjà rassurés par une réforme du lycée qui leur donne les plains pouvoirs en développant l’autonomie, , les voici désormais prêts à affronter les bandes de racailles.
Les échos.fr - Lancement d'une formation sur la sécurité pour les chefs d'établissements scolaires
[ 17/11/09 - 13H09 - AFP ]
Une formation sur la sécurité et la gestion des situations de crise destinée aux chefs d'établissements scolaires a été lancée mardi à La Plaine Saint-Denis, en présence du ministre de l'Education nationale, Luc Chatel.
"La formation est un des volets du plan de sécurisation scolaire", annoncé le 23 septembre, a déclaré Luc Chatel, assurant que les chefs d'établissements "seraient ainsi mieux armés en situation d'urgence".
La formation sera proposée par l'Institut national des hautes études de sécurité (Inhes) et l'école supérieure de l'éducation nationale (Esen) à partir de début décembre à l'ensemble de l'encadrement des établissements scolaires. Cette année, quelque 150 responsables des établissements prioritaires devraient être formés.
Au cours du stage, qui durera quatre jours, ils apprendront à élaborer un diagnostic de sécurité, à maîtriser les concepts fondamentaux de la gestion de crise, à gérer des situations conflictuelles et de tension, ainsi que les notions essentielles de droit pénal. »
* Chatel à la Réunion : un cocktail plus privé que prévu.
Après une invitation par mail, certains chefs d’établissement de La Réunion se sont vus désinvités de la petite sauterie organisée au Rectorat pour la venue de Cahtel.
Une situation dénoncée ici.
* Tour d’horizon des manifs des lycéens contre la réforme.
Sur ce lien.
* Long à la détente le SNES ? Où alors c’est qu’ils le font exprès. Ou alors les deux...
Extrait de la lettre flash de cette semaine :
« Les dernières annonce de Luc Châtel constituent une véritable déclaration de guerre : autonomie des établissements avec une organisation des horaires de dédoublement laissés à la discrétion de chaque établissement, diminution horaire de certaines disciplines…. »
Ca fait bien deux ans qu’on en parle de l’autonomie des lycées...
* Fondation TF1 (pour les lycées) pour l’audiovisuel en faveur les jeunes issus des quartiers difficiles.
Déjà il fallait savoir que cela existait. Ensuite Le Parisien.fr, toujours très people, nous apprend que certains des représentants (de cette cuculture) ont du mal a garder leur calme.
Vendredi matin au lycée Thierry Maulnier, à Nice. Devant plusieurs dizaines d'élèves, l'animateur Benjamin Castaldi, accompagné de sa consoeur Evelyne Dhéliat, vient promouvoir la fondation TF1, qui soutient des initiatives dans le domaine de l'audiovisuel au bénéfice des jeunes issus des quartiers difficiles.
Un professeur de philosophie intervient et s'en prend, selon voici.fr, à l'animateur et "au sujet des émissions qu'il présente". Celui-ci bondit de sa chaise et s'approche tout près de l'enseignant, qui lui lance : "vous venez de me menacer, là, qu'est-ce que vous venez faire, là ?", devant des élèves aux anges.
Tu parles, du people en live...