Stupéfiant encadrement.
Ecole_france1
Après d'autres témoignages du Gers, ou encore de Toulouse. Voir aussi plus bas notamment en fin de post le témoignage de Zoé...
* Et dire qu'il y en a qui critiquent les syndicats car ils sont trop violents dans leurs déclarations. Voici le communiqué qui résulte de l'intersyndicale d'hier. Quelle radicalité...
Communiqué des Fédérations de l’Education nationale
FAEN – FERC/CGT - FSU – SGEN/CFDT – UNSA Éducation
Les Fédérations de l’Éducation FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, UNSA Éducation interpellent de nouveau le ministre de l’Education Nationale pour que les rencontres qu’il vient d’annoncer débouchent sur des réponses positives aux revendications portées par les personnels lors de la grève du 20 novembre et se traduisent par l’ouverture rapide de négociations sur l’ensemble des sujets. Elles demandent à la ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche de recevoir également les organisations syndicales.
Elles se rencontreront dans le courant de la semaine prochaine pour faire ensemble le point sur les réponses ministérielles : si celles-ci ne sont pas à la hauteur des attentes des personnels elles appelleront à la poursuite de l’action, y compris en envisageant de nouveau le recours à la grève au mois de janvier.
Elles appellent à maintenir la pression dans la période, notamment en assurant la réussite de la journée du 10 décembre et en la complétant par des actions qui permettent de débattre, de s’adresser à l’opinion et manifester le maintien de la mobilisation.
Paris le 2 décembre 2008
Oulala, ça va faire mal...
Mais pour info en janvier la réforme des lycées, elle, elle sera passée...
Plus sérieusement, de cette intersyndicale sortent les points suivants (je résume, de source syndicale) :
- Les SGEN-CFDT, SE-UNSA, et FEAN ne pensent pas que la grève soit une bonne chose car il n'y a pas l'envie encore chez les personnels, et préfèrent faire de vraies actions comme porter des gilets jaunes et annoncer des préavis de négociations. Les vilains. Ils parient sur une mobilisation le 10.12, et c'est tout.
- FO et SUD refusent les journées d'action, veulent une grève avant noel et plus si affinités. Surtout ils veulent un appel clair car osent prétendre (très très vilains, ils sont) que les autres ne sont pas partants pour exiger le retrait des réformes.
- Ceux de la FSU disent qu'une grève unitaire pourrait être un échec et repoussent tout à janvier car espère beaucoup de l'audience de la fin de semaine avec Darcos. Ils s'interrogent toujours sur les manières de mettre la pression.
Vous avez bien voté j'espère ?
* Il faut désormais négocier avant de faire grève. Nouveau décret pour le primaire, après celui de se déclarer gréviste. C'est d'ailleurs la même loi qui l'instaure.
AFP -Décret sur la négociation avant le dépôt d'un préavis de grève au primaire
Un décret organisant la "négociation préalable au dépôt d'un préavis de grève" dans le primaire, prévue par la loi sur le service minimum d'accueil (SMA), a été publié mardi au Journal officiel.
Ce décret dispose notamment que l'organisation syndicale ayant l'intention de déposer un préavis de grève en fasse une "notification par écrit à l'Etat" (ministère, recteur d'académie, inspecteur d'académie) qui a ensuite trois jours pour réunir les représentants de cette organisation syndicale.
Selon ce décret, l'Etat et ces organisations syndicales disposent ensuite de "huit jours francs" à compter" de la notification "pour mener à son terme la négociation préalable".
Enfin, à 'issue de cette négociation, "un relevé de conclusions" est rédigé, ajoute le décret.
En cas d'accord, le préavis de grève ne sera pas déposé. Dans le cas contraire, l'organisation syndicale déposera alors un préavis de grève.
*Enseignants alcooliques ? C'est encore ce que vont dire ceux qui veulent du mal aux instits (et comme l'a dit autrefois le non regretté Claude Allègre), si cette pratique lancée par les enseignants de la Vienne se généralise :
AFP- Des enseignants lancent les "Apéros à l'école" pour expliquer leurs craintes
Les instituteurs du SNUipp-FSU de la Vienne ont lancé une opération "Apéros à l'école" pour expliquer leurs "craintes" sur les réformes à venir dans l'éducation nationale et "mobiliser" les parents, a indiqué mardi ce syndicat.
"A la santé des enfants pour qu'ils ne trinquent pas plus tard", annonce le slogan des instituteurs dont le premier "Apéro à l'école" a eu lieu vendredi. Une trentaine d'opérations de ce genre sont prévues d'ici au 16 décembre dans différentes écoles du département.
* Auch. Polémique sur les contrôles de stupéfiants au collège.Un article de La Dépêche du midi + un témoignage.
Les gendarmes ont, à deux reprises, « fait une descente» dans des établissements scolaires à la recherche de produits stupéfiants
Les policiers et les gendarmes sont-ils dans leur rôle en faisant rentrer des chiens renifleurs dans une classe pour chercher de la drogue ?
La réponse est oui pour Chantal Firmigier-Michel, la procureure de la République du Gers qui, depuis son arrivée dans le département en 2005, répond positivement à toutes les demandes faites en ce sens par les responsables d'établissement scolaire.
Seulement voilà, les deux opérations conduites la semaine dernière, au CFA de Pavie et au collège de Marciac, n'en finissent pas de susciter la polémique (lire La Dépêche du 20 novembre). La dernière en date en particulier, qui a concerné des élèves de 13 et 14 ans au collège de Marciac.
Hier, la FSU a d'ailleurs interpellé l'inspecteur d'académie sur ce sujet. Réponse de Jean-René Louvet : « Je n'ai pas encore eu de remontée sur cette opération. » Étonnant sept jours après !
Christian Pethieu, le principal du collège, lui en revanche, a reçu quelques coups de fil de parents mécontents. Mais il relativise. « Le contrôle s'est fait dans quatre classes et n'a pas semblé susciter une émotion extraordinaire. Il y a une procédure qui, à mon sens, a été respectée. Je n'ai pas senti de climat particulier de tension. » Enfin, dans un premier temps.
Le témoignage de Zoé (qui circule largement sur internet voir plus bas)
Mais depuis, Frédéric David lui a transmis le récit que sa fille lui avait fait par écrit de l'événement. Zoé, une bonne élève dotée d'une belle plume, raconte :
« Il nous l’avait dit, le CPE, que des gendarmes allaient venir nous faire une prévention pour les 4ème et les 3ème.
Ce mercredi là (19/11/2008), toutes les classes sont entrées en cours comme à leur habitude, en suivant les profs.
A peine 10 minutes plus tard – nous étions assis-, deux gendarmes faisaient déjà le tour de la salle où nous étions. La prof avec qui nous étions, les regardait en nous disant « Ils font leur ronde !?? » . Elle n’était à priori au courant de rien bien sûr. Soudain , la porte s’est ouverte, laissant entrer deux gendarmes... Enfin non, pas exactement !!! Il y avait un monsieur chauve habillé en militaire ( le dresseur de chien en fait !) et un gendarme très gros.
Le chauve nous a dit : « Nous allons faire entrer un chien ! Mettez vos mains sur les tables, restez droit, ne le regardez pas ! Quand il mord, ça pique ! »
Enfin il a dit ça, à peu près... Je me rappelle surtout du « Quand il mord, ça pique ! »
Après, il est sorti deux minutes et est revenu avec deux autres gendarmes et le chien. Les gendarmes se sont placés aux deux extrémités de la classe tandis que le dresseur regardait son chien déjà à l’œuvre. Le chien s’appelait Bigo. Bigo s’est acharné sur plusieurs sacs, en mordant et arrachant tout ce qui dépassait. Quand à la prof, elle restait derrière son bureau bouche bée.
Le chien s’est attaqué au sac de mon amie, à coté de moi. Le dresseur a claqué des doigts en disant : « Sortez mademoiselle, avec toutes vos affaires ! » Elle a rangé son sac, s’est levée et s’est apprêtée à sortir mais le dresseur l’a repris vite : « Et ton manteau ! » Elle a rougi et emporté aussi son blouson.
Plusieurs personnes de la classe sont ainsi sorties. Le chien vient alors sentir mon sac. Voyant que le chien ne scotchait pas, que rien ne le retenait là, le dresseur lui a fait sentir mon corps avant de s’empresser de me faire sortir. Dehors m’attendait une petite troupe de gendarmes... Enfin, non, pas dehors : nous étions entre deux salles de classe.
Me voyant arriver, ils se dépêchèrent de finir de fouiller une autre fille. Mon amie était déjà retournée dans la classe. Quand ils eurent fini, ils s’emparèrent de mon sac et le vidèrent sur le sol. Un gendarme me fit vider les poches du devant de mon sac. Il vérifia après moi. Je n’étais pas la seule élève. Avec moi, il y avait une autre fille qui se faisait fouiller les poches par une gendarme.
Ils étaient deux gendarmes hommes à la regarder faire. Le Gendarme qui fouillait mon sac vida ma trousse, dévissa mes stylos, mes surligneurs et cherchait dans mes doublures.
La fille qui était là fouillée elle aussi, se fit interroger sur les personnes qui l’entouraient chez elle. Elle assurait que personne ne fumait dans son entourage. Ils la firent rentrer en classe.
C’était à mon tour ! La fouilleuse me fit enlever mon sweat sous le regards des deux autres gendarmes.....
Je décris : Un gendarme à terre disséquait mes stylos, un autre le surveillait, un autre qui regardait la fouilleuse qui me fouillait et le reste de la troupe dehors. Ne trouvant rien dans ma veste, elle me fit enlever mes chaussures et déplier mes ourlets de pantalon. Elle cherche dans mes chaussettes et mes chaussures. Le gars qui nous regardait, dit à l’intention de l’autre gendarme : « On dirait qu’elle n’a pas de hash mais avec sa tête mieux vaut très bien vérifier ! On ne sait jamais... » Ils ont souri et la fouilleuse chercha de plus belle ! Elle cherche dans les replis de mon pantalon, dans les doublures de mon tee shirt sans bien sûr rien trouver. Elle fouilla alors dans mon soutif et chercha en passant ses mains sur ma culotte ! Les gendarmes n’exprimèrent aucune surprise face à ce geste mais ce ne fut pas mon cas !!!!!!
Je dis à l’intention de tous « C’est bon arrêtez, je n’ai rien !!!! »
La fouilleuse s’est arrêtée, j’ai remis mon sweat et mon fouilleur de sac m’a dit : « tu peux ranger ! ».
J’ai rebouché mes stylos et remis le tout dans mon sac et suis repartie en classe après avoir donner le nom du village où j’habite."