Ball trap
Voici ses propos que rapporte aujourd'hui ouest-France :
Xavier Darcos furieux contre certains universitaires
"Des fous qui cherchent des alliés". C'est ainsi que Xavier Darcos qualifient certains universitaires en grève depuis des semaines pour des revendications "auxquelles je ne comprends rien", ajoute le ministre. "Je ne sais même pas ce qu'ils veulent. Ces gens-là creusent leur tombe. A la Sorbonne, les inscriptions sont en chute de 20%. On leur offre l'autonomie; on les couvre de milliards... Pour une minorité, c'est une vraie névrose autodestructrice. Je serais prof du premier degré, je serais sans doute parmi les mecs qui gueulent. Mais, dans le supérieur, plus je plonge dans le dossier, moins j'arrive à comprendre."
Qu'il se rassure, s'il était prof du premier degré il ne gueulerait pas non plus. LE voici qu'il s'imagine gauchiste maintenant. Pourquoi pas syndiqué à SUD et en train de bloquer la gare Saint-Lazare pendant qu'il y est ?
*Réforme du lycée : concours de connerie (pardon, de "pragmatisme")
C''est le sport à la mode dans les réunions de proviseurs organisées par Descoings dans le cadre de sa consultation sur la réforme des lycées. Une info La Parisien.
Dire ce qu’ils avaient sur le coeur sans tabou ni censure. Hier matin, le directeur de Sciences-po Paris Richard Descoings, nommé en janvier par Nicolas Sarkozy pour mener une vaste consultation sur la réforme des lycées, recevait dans le grand amphi ultramoderne du lycée Louis-le-Grand (Ve) une centaine de proviseurs et de principaux parisiens. Une réunion à « parole ouverte.»
Même le recteur de Paris n’est apparu qu’en guest star, puis s’est éclipsé rapidement pour ne pas « peser » sur les interventions et suggestions des chefs d’établissement, qui doivent être retranscrites dans un rapport que Richard Descoings doit remettre à l’Elysée au mois de mai. Une seule consigne a été donnée par le patron de Sciences-po : « Etre pragmatique. Tout est permis. »
« Etre pragmatique ? très bien, débute le proviseur du lycée Maurice-Ravel (XXe). Il y a trop de redoublements en seconde : de 10 à 15 %. Il faut absolument lutter contre cela en accompagnant mieux les élèves.
Donc en donnant plus d’autonomie aux établissements. » Richard Descoings hoche la tête du haut de son estrade et prend des notes. « Il faut également que les enseignants soient mieux formés, enchaîne le directeur de la cité scolaire Balzac (XVIIe). Ils n’ont souvent que des connaissances scientifiques. Je propose qu’ils suivent des stages de formation pédagogique pendant les petites vacances scolaires… » Personne ne moufte.
« En Europe, certains pays font différemment et mieux ! »
Tout a l’air permis. « Nous n’évaluons que les connaissances, pas les compétences, déplore la proviseure de Molière (XVIe). En Europe, certains pays font différemment et mieux ! Il faut revoir notre système d’évaluation. » Les langues vivantes ne sont pas oubliées. « Scandaleux ! juge le proviseur du lycée technique Diderot (XIXe).
Quelle entreprise pourrait se permettre de tels investissements pour un retour si faible ? » Argent… rentabilité… Personne ne grince des dents. Une proviseure d’un lycée technique en profite pour se lever. « Puisque l’on peut tout dire, je me lance. Quand mes élèves suivent des cursus en alternance et qu’ils sont payés par les entreprises, leur taux d’absentéisme est quasi nul.
Or il est énorme dans les autres filières ! » Pas un bruit dans la salle. La chef d’établissement décide de se « lâcher complètement ». « Pourquoi ne pas payer les élèves pour qu’ils viennent au lycée ? enchaîne la fonctionnaire. Ils devraient ensuite dix ans de travail à une entreprise par exemple. » Il reste à savoir ce qu’en pensera le président de la République…
* Police de proximité ? Trop proche même...
Le Monde.fr - Selon Le Canard enchaîné du 6 mai, des policiers en civil ont volontairement provoqué les gendarmes mobiles chargés de disperser la fin du cortège du 1er Mai à Paris, place de la Bastille. "Une demi-douzaine d'encapuchonnés, baskets aux pieds, crânes rasés et bardés d'autocollants 'Casse-toi pauv'con' ou 'Rêve général', volent au secours de leurs camarades zonards", "un groupe de jeunes punks" qui se trouvaient sur les marches de l'Opéra-Bastille, raconte le journal. La tension monte, les interpellations aussi, "sauf la demi-douzaine de provocateurs qui réussissent à s'évaporer. Et pour cause", souligne Le Canard.
L'hebdomadaire satirique déclare disposer de photographies de ces "chauffeurs", sortant peu auparavant "deux par deux, de fourgons de police stationnés boulevard Richard-Lenoir". Du côté de la préfecture de police, on ne nie pas les faits. Ces policiers en civil qui traquent le flagrant délit, quitte à le susciter, font partie d'une "compagnie de sécurisation", créée officiellement en 2005 par Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur, afin de "protéger les manifestants" contre les casseurs à l'issue des manifestations lycéennes.
* Tester la réforme de force ?
Voici que certains établissements se voient obligés de tester la réforme - pourtant annulée nous dit-on- alors qu'ils s'y sont opposés fermement. Le retour des malgré-nous.
Le Parisien - Ces lycées qui refusent de tester la réforme
Des établissements de Montreuil, Stains et Noisy-le-Sec se sont retrouvés malgré eux sur une liste de 123 établissements volontaires établie par Xavier Darcos.
Votes de motion, assemblées générales, pétition et demain après-midi délégations devant le rectorat de Créteil. La colère est à son comble pour les enseignants de plusieurs lycées en Seine-Saint-Denis, dans le Val-de-Marne et dans le Val-d’Oise. Ces mécontents affirment en effet s’être retrouvés enrôlés malgré eux parmi les lycées qui expérimenteront dès septembre certains aspects de la réforme Darcos et ce, malgré le report de ce texte l’hiver dernier.
« Même le proviseur est tombé des nues »
En cause, en effet, une liste de 123 lycées établie par la Direction générale de l’enseignement scolaire (DGesco), diffusée auprès des organisations syndicales nationales mais aussi dans un grand quotidien. « Ce document laisse entendre que nous sommes prêts à appliquer cette réforme par anticipation, mais ce n’est pas vrai ! A huit reprises, nous avons voté contre en conseil d’administration ! Même le proviseur est tombé des nues », s’emporte Alain Glückstein, professeur de lettres classiques et représentant (FO) au lycée Jean-Jaurès de Montreuil.
Dans cet établissement, qui a été chef de file de la mobilisation contre la réforme Darcos cet hiver, le proviseur a même distribué un courrier dans les casiers des enseignants pour leur assurer qu’il n’avait pas fait acte de candidature pour cette expérimentation.
Si au lycée Langevin à Beauvais, dans l’Oise, on explique s’être porté volontaire pour l’application anticipée de la réforme, à Argenteuil (Val-d’Oise), les enseignants du lycée Jaurès ont voté une motion contre ce volontariat et les profs devaient faire de même hier soir à Louise-Michel à Champigny-sur-Marne (Val-de-Marne). Dans les Yvelines, plusieurs proviseurs ne s’étaient pas non plus portés volontaires et n’entendent pas « faire la réforme avant la réforme ».
En Seine-Saint-Denis, quatre établissements, les lycées Jaurès de Montreuil, Utrillo à Stains, Olympes-de-Gouges à Noisy-le-Sec et Henri-Wallon à Aubervilliers figurent sur cette « liste Darcos ». Les trois premiers, accompagnés de trois autres lycées du Val-de-Marne, enverront demain des délégations pour demander des explications au rectorat de Créteil.
* Le Retour ? Allègre
Selon la chaîne d'information LCI, Claude Allègre, ancien ministre socialiste de l'Education nationale devrait prochainement prendre la tête d'un ministère qui chapeautera la Recherche.
no comment (mais au mammouth on en rit déjà)