L'être de mission
15/02/08 10:01
* On arrête pas le progès dans l'académie de Strasbourg : voici les méthodes modernes pour gérer les chefs d'établissement et les profs. Les lettres de mission. Préfiguration des grandes orientations affichées depuis le rapport Fillon (au moins).
L’académie d’Alsace est académie pilote pour la mise en place de pas mal de dispositifs, dont les lettres de mission à destination des profs principaux dans le secondaire.
Un abus de langage fréquemment répandu par les médias confond tout changement, toute « réforme », avec un nécessaire progrès . Dans le contexte actuel d’offensive libérale, il s’agit plutôt d’une attaque en règle des acquis (et non des « privilèges » comme le répètent à l’envi les journaux), entérinés à l’issue de la deuxième guerre mondiale et faisant suite aux propositions du Conseil national de la résistance .
Aujourd’hui, la fonction publique en général et pour ce qui nous concerne l’Education nationale sont victimes de ces « réformes ». En s’appuyant sur la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’Ecole du 23 avril 2005 (BOEN n° 18 du 5 mai 2005), les chefs d’établissement de l’Académie de Strasbourg sont amenés depuis cette année à « proposer » aux personnels une lettre de mission en avançant l’argument d’une reconnaissance personnelle qui reviendra à atomiser le traitement des carrières et rendre quasiment impossible toute revendication collective.
SUD-éducation Alsace avec la Fédération Sud-éducation entend ici les dénoncer et informer nos collègues des logiques à l’œuvre qui, pour l’instant sur la base du volontariat, vont radicalement transformer le métier d’enseignant ; et ce, non pas pour le bien des personnels, ni pour celui des élèves, puisque nos conditions de travail vont se dégrader au (faux) prétexte de gagner en efficacité, avant de voir pointer l’argument de la rentabilité (termes empruntés au vocabulaire managérial).
Lettre de mission, avant que ce soit, contrat à objectifs certainement...
* «Nous répartissons autrement les moyens, nous faisons des priorités.» C'est la réponse de Darcos aux profs d'Aubervilliers (et aux autres) qui sont en grève pour demander la récupération des postes qu'ils ont perdu. Au moins c'est clair. Il y a des choix politiques assumés.
* Confusion histoire, mémoire, enseignement et pédagogie, encore (épisode 28, si ce n'est plus), après la décision de Nicolas Sarkozy de confier à chaque élève de CM2 la mémoire de l'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah.
Déjà quelques réactions syndicales. On vous conseille toujours l'excellent site du CVUH (à cette adresse là) qui fait le point sur tous les usages douteux de l'histoire et de la mémoire dans notre belle république (dernier en ligne une analyse autour de l'usage de la mémoire de 14-18).
Une réaction "utile" :
L’académie d’Alsace est académie pilote pour la mise en place de pas mal de dispositifs, dont les lettres de mission à destination des profs principaux dans le secondaire.
Un abus de langage fréquemment répandu par les médias confond tout changement, toute « réforme », avec un nécessaire progrès . Dans le contexte actuel d’offensive libérale, il s’agit plutôt d’une attaque en règle des acquis (et non des « privilèges » comme le répètent à l’envi les journaux), entérinés à l’issue de la deuxième guerre mondiale et faisant suite aux propositions du Conseil national de la résistance .
Aujourd’hui, la fonction publique en général et pour ce qui nous concerne l’Education nationale sont victimes de ces « réformes ». En s’appuyant sur la loi d’orientation et de programme pour l’avenir de l’Ecole du 23 avril 2005 (BOEN n° 18 du 5 mai 2005), les chefs d’établissement de l’Académie de Strasbourg sont amenés depuis cette année à « proposer » aux personnels une lettre de mission en avançant l’argument d’une reconnaissance personnelle qui reviendra à atomiser le traitement des carrières et rendre quasiment impossible toute revendication collective.
SUD-éducation Alsace avec la Fédération Sud-éducation entend ici les dénoncer et informer nos collègues des logiques à l’œuvre qui, pour l’instant sur la base du volontariat, vont radicalement transformer le métier d’enseignant ; et ce, non pas pour le bien des personnels, ni pour celui des élèves, puisque nos conditions de travail vont se dégrader au (faux) prétexte de gagner en efficacité, avant de voir pointer l’argument de la rentabilité (termes empruntés au vocabulaire managérial).
Lettre de mission, avant que ce soit, contrat à objectifs certainement...
* «Nous répartissons autrement les moyens, nous faisons des priorités.» C'est la réponse de Darcos aux profs d'Aubervilliers (et aux autres) qui sont en grève pour demander la récupération des postes qu'ils ont perdu. Au moins c'est clair. Il y a des choix politiques assumés.
* Confusion histoire, mémoire, enseignement et pédagogie, encore (épisode 28, si ce n'est plus), après la décision de Nicolas Sarkozy de confier à chaque élève de CM2 la mémoire de l'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah.
Déjà quelques réactions syndicales. On vous conseille toujours l'excellent site du CVUH (à cette adresse là) qui fait le point sur tous les usages douteux de l'histoire et de la mémoire dans notre belle république (dernier en ligne une analyse autour de l'usage de la mémoire de 14-18).
Une réaction "utile" :
"Ségolène Royal a jugé jeudi que l'initiative du président Nicolas Sarkozy de confier à partir de la rentrée prochaine à chaque enfant de CM2 la mémoire de l'un des 11.000 enfants français victimes de la Shoah "va dans le bon sens".
"Ce sont des initiatives qui sont déjà prises beaucoup dans des associations et dans de nombreuses écoles. Ça va dans le bon sens"
Elle ose tout celle-là.
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