Le niveau baisse
29/03/08 19:32
* Recteurograde toi-même. Voici les propos éclairants sur l'état d'esprit de la haute administration de l'EN. Il s'agit de ceux du recteur de Toulouse. Antisyndicalisme primaire, sarkoziste à mort, bref, un fonctionnaire qui fonctionne. Cela restera dans les annales bien sûr.
Entretien trouvé dans la Dépêche du Midi (Publié le 27 mars 2008)
Le recteur dénonce «les syndicats rétrogrades»
"La réforme de l'école primaire prévoit que « dès les prochaines vacances, le mois prochain, les élèves en difficulté pourront être accueillis dans les écoles pour des cours de soutien ». Une formule basée sur le volontariat des familles… mais aussi des enseignants, invités ainsi à raccourcir leurs vacances. Cette proposition, bien qu'assortie d'une rémunération substantielle (+25% en heures supplémentaires), a été immédiatement rejetée par les syndicats qui appellent à la boycotter. Une position qui fait bondir le recteur Olivier Dugrip.
Que vous inspire ce refus ?
Je suis un recteur en colère, car cette attitude est contraire à l'intérêt des élèves, des familles et des idéaux républicains de solidarité. En fait, je suis atterré devant ces syndicats réactionnaires qui n'ont rien compris et qui vont à contre-courant de l'école républicaine. Je les invite à se ressaisir.
Plus largement, les syndicats protestent contre les réductions de postes…
Il y en aura en tout et pour tout 46. Soit 0,3 % de l'effectif global.
Le reste n'est qu'un transfert de moyens en heures supplémentaires.
Et pas pour autant de réductions de moyens ?
Non, car cette cuisine interne modifie les conditions de service des enseignants, mais pas les volumes horaires ni les moyens mis en place pour les élèves.
Et là, la question des heures sup va se reposer. Les enseignants vont-ils accepter de les faire ?
Chacun devra prendre ses responsabilités. Mais je veux dire à chacun qu'on ne peut pas prétendre défendre le service public d'éducation et dans le même temps en organiser le sabotage. Sur le fond, je reste confiant. Tous les enseignants, loin s'en faut, ne sont pas aux ordres de syndicats dont encore une fois, je regrette le caractère rétrograde. "
Propos qui ont entraîné un certain scandale. Pour la réaction des syndicats, parents d'élèves et élus, voir un autre article du même journal.
Ils ne doivent plus avoir beaucoup d'arguments pour faire passer leurs conneries, car on remarque que maintenant ils tapent dans l'affectif des profs et appellent à la responsabilité (soi disant professionnelle). Et ces pauvres élèves qui n'auront pas leur heures de soutien pendant leur vacances, cela pourrait bien être votre faute ...
Pour ce recteur, il va falloir acheter du Dugripant.
* Baisse du niveau en Français. Nouvelle étude dont Le Monde fait état (dans cet article), en extrait ci dessous. Nous rappellerons pour mémoire et explication, la pétition de Sauver les lettres qui fait un état de l'horaire de français (et le compare à celui de 1976). Edifiant. On en a déjà parlé, on vous encourage à aller voir là.
Nouvel élément à l'appui de la "baisse du niveau" scolaire : qu'il s'agisse de la lecture, du calcul ou plus encore de l'orthographe, une "note d'alerte" , émanant des services statistiques du ministère de l'éducation et dont Le Monde a pu prendre connaissance, conclut à une baisse importante des performances des élèves en fin de CM2 entre 1987 et 2007.
La direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) a tenté de "mesurer objectivement l'évolution des compétences des élèves" à vingt ans d'intervalle. Pour cela, elle a repris à l'identique en 2007 et auprès d'un nouvel échantillon d'élèves de fin de CM2 une enquête "Lire, écrire, compter" menée en 1987. Les élèves ont été soumis à des épreuves de lecture (compréhension de huit textes courts et variés), de calcul (portant sur les quatre opérations) et d'orthographe (une dictée d'une dizaine de lignes assortie de questions).
Synthétisés dans la "note d'alerte", les premiers résultats de cette reprise comparative montrent que la baisse des performances est la plus marquée en orthographe. Sur une dictée de 85 mots, la proportion d'élèves faisant plus de 15 erreurs, qui était de 26 % en 1987, est passée à 46 % en 2007. Ce sont principalement les erreurs grammaticales qui ont augmenté, passant de 7 en moyenne en 1987 à 11 en 2007. Ainsi, alors que 87 % des élèves écrivaient correctement "tombait" dans la phrase "le soir tombait", ils ne sont plus que 63 % en 2007. Alors que 61 % des élèves orthographiaient correctement le mot "certainement" en 1987, ils ne sont plus que 50 % en 2007. En revanche, sur des conjugaisons difficiles pour les élèves de CM2, comme l'accord du participe passé avec l'auxiliaire avoir, le pourcentage de réussite n'évolue pratiquement pas : en 1987, seulement 32 % des élèves, écrivaient correctement "vus" dans la phrase "elle les a peut-être vus" ; en 2007, ils sont 29 %. (...)
Entretien trouvé dans la Dépêche du Midi (Publié le 27 mars 2008)
Le recteur dénonce «les syndicats rétrogrades»
"La réforme de l'école primaire prévoit que « dès les prochaines vacances, le mois prochain, les élèves en difficulté pourront être accueillis dans les écoles pour des cours de soutien ». Une formule basée sur le volontariat des familles… mais aussi des enseignants, invités ainsi à raccourcir leurs vacances. Cette proposition, bien qu'assortie d'une rémunération substantielle (+25% en heures supplémentaires), a été immédiatement rejetée par les syndicats qui appellent à la boycotter. Une position qui fait bondir le recteur Olivier Dugrip.
Que vous inspire ce refus ?
Je suis un recteur en colère, car cette attitude est contraire à l'intérêt des élèves, des familles et des idéaux républicains de solidarité. En fait, je suis atterré devant ces syndicats réactionnaires qui n'ont rien compris et qui vont à contre-courant de l'école républicaine. Je les invite à se ressaisir.
Plus largement, les syndicats protestent contre les réductions de postes…
Il y en aura en tout et pour tout 46. Soit 0,3 % de l'effectif global.
Le reste n'est qu'un transfert de moyens en heures supplémentaires.
Et pas pour autant de réductions de moyens ?
Non, car cette cuisine interne modifie les conditions de service des enseignants, mais pas les volumes horaires ni les moyens mis en place pour les élèves.
Et là, la question des heures sup va se reposer. Les enseignants vont-ils accepter de les faire ?
Chacun devra prendre ses responsabilités. Mais je veux dire à chacun qu'on ne peut pas prétendre défendre le service public d'éducation et dans le même temps en organiser le sabotage. Sur le fond, je reste confiant. Tous les enseignants, loin s'en faut, ne sont pas aux ordres de syndicats dont encore une fois, je regrette le caractère rétrograde. "
Propos qui ont entraîné un certain scandale. Pour la réaction des syndicats, parents d'élèves et élus, voir un autre article du même journal.
Ils ne doivent plus avoir beaucoup d'arguments pour faire passer leurs conneries, car on remarque que maintenant ils tapent dans l'affectif des profs et appellent à la responsabilité (soi disant professionnelle). Et ces pauvres élèves qui n'auront pas leur heures de soutien pendant leur vacances, cela pourrait bien être votre faute ...
Pour ce recteur, il va falloir acheter du Dugripant.
* Baisse du niveau en Français. Nouvelle étude dont Le Monde fait état (dans cet article), en extrait ci dessous. Nous rappellerons pour mémoire et explication, la pétition de Sauver les lettres qui fait un état de l'horaire de français (et le compare à celui de 1976). Edifiant. On en a déjà parlé, on vous encourage à aller voir là.
Nouvel élément à l'appui de la "baisse du niveau" scolaire : qu'il s'agisse de la lecture, du calcul ou plus encore de l'orthographe, une "note d'alerte" , émanant des services statistiques du ministère de l'éducation et dont Le Monde a pu prendre connaissance, conclut à une baisse importante des performances des élèves en fin de CM2 entre 1987 et 2007.
La direction de l'évaluation, de la prospective et de la performance (DEPP) a tenté de "mesurer objectivement l'évolution des compétences des élèves" à vingt ans d'intervalle. Pour cela, elle a repris à l'identique en 2007 et auprès d'un nouvel échantillon d'élèves de fin de CM2 une enquête "Lire, écrire, compter" menée en 1987. Les élèves ont été soumis à des épreuves de lecture (compréhension de huit textes courts et variés), de calcul (portant sur les quatre opérations) et d'orthographe (une dictée d'une dizaine de lignes assortie de questions).
Synthétisés dans la "note d'alerte", les premiers résultats de cette reprise comparative montrent que la baisse des performances est la plus marquée en orthographe. Sur une dictée de 85 mots, la proportion d'élèves faisant plus de 15 erreurs, qui était de 26 % en 1987, est passée à 46 % en 2007. Ce sont principalement les erreurs grammaticales qui ont augmenté, passant de 7 en moyenne en 1987 à 11 en 2007. Ainsi, alors que 87 % des élèves écrivaient correctement "tombait" dans la phrase "le soir tombait", ils ne sont plus que 63 % en 2007. Alors que 61 % des élèves orthographiaient correctement le mot "certainement" en 1987, ils ne sont plus que 50 % en 2007. En revanche, sur des conjugaisons difficiles pour les élèves de CM2, comme l'accord du participe passé avec l'auxiliaire avoir, le pourcentage de réussite n'évolue pratiquement pas : en 1987, seulement 32 % des élèves, écrivaient correctement "vus" dans la phrase "elle les a peut-être vus" ; en 2007, ils sont 29 %. (...)
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