Réveillez-vous plein d'EN

L’actualité se bouscule en ce moment. Mises à jours quotidiennes. Revenez souvent.

* Notation-évaluation-management : le ministère persiste et signe.

Vers des entretiens avant licenciement ?

On ne s’attendait pas à moins. La journée du 31 n’aura donc pas servi a grand chose, puisque Josette (Théophile), la DRH de l’EN, confirme à l’AFP que les entretiens d’évaluations vont commencer dès la rentrée 2012. Et dire que certains croyaient (encore) pouvoir négocier. A peine pourront-ils négocier le fait d’être à genoux ou bien assis devant le chef d’établissement.

"Le dis­po­si­tif que nous pro­po­sons com­porte un entre­tien indi­vi­duel avec le supé­rieur hié­rar­chique direct" et "cet entre­tien va bien sûr s'appuyer sur l'inspection car il n'est pas du tout ques­tion de faire dis­pa­raître l'inspection comme je l'entends de-ci de-là", a dit Josette Théophile, direc­trice géné­rale des res­sources humaines, dans une réac­tion à l'AFP. (...)

"Bien sûr, cela donne un poids au chef d'établissement, mais il faut bien voir que dans le second degré, ce n'est pas du tout un poids exclu­sif qui n'intégrerait pas le regard dis­ci­pli­naire à tra­vers le regard de l'inspection", a dit Mme Théophile. (...)

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L’entretien per­met d'aller plus loin: un dia­logue régu­lier entre l'enseignant et son enca­dre­ment de proxi­mité, et une fina­lité for­ma­tive avec pos­si­bi­lité de plan d'accompagnement en termes de for­ma­tion, d'organisation des ser­vices, de mode de fonc­tion­ne­ment dans l'établissement et éven­tuel­le­ment, pour­quoi pas, en termes de mobi­lité", a-t-elle poursuivi.
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nterrogé sur la date de mise en oeuvre, Mme Théophile a répondu que c'était "un dis­po­si­tif qui va mettre trois ans pour se mettre en place. On com­men­cera les pre­miers entre­tiens si ce n'est à la ren­trée 2012 en tout cas au cours de l'année 2012/2013", a dit Mme Théophile.

« Dialogue régulier avec son encadrement » : autre façon de parler des rapports sociaux.
« Mobilité » : mise à la porte d’établissements devenus autonomes, et qui recrutent eux mêmes.



* Brisons-les tous. Brisons nos chaînes.

Alors que l’on peut s’interroger sur le salaire de Descoings à Sciences Po, il semble que certains préfèrent le harcèlement au quotidien :


AFP - Du sursis requis contre les dirigeants de Sup de Co Amiens
Des peines de 6 mois d'emprisonnement avec sur­sis et des amendes de 5.000 à 15.000 euros ont été requises mardi par le par­quet d'Amiens à l'encontre de quatre diri­geants de Sup de Co Amiens, pour­sui­vis devant le tri­bu­nal cor­rec­tion­nel pour har­cè­le­ment moral.

Le pro­cu­reur, qui a dénoncé un "mana­ge­ment patho­gène", a réclamé des peines de 6 mois avec sur­sis et 5.000 euros d'amende contre Jean-Louis Mutte et Roger Davis, res­pec­ti­ve­ment direc­teur géné­ral de Sup de Co et direc­teur délégué.
Pour les deux autres pré­ve­nus, Isabelle Mathieu, direc­trice admi­nis­tra­tive, et Georges Pouzot, direc­teur de l'ISAM, seules des peines d'amende à hau­teur de 5.000 euros ont été requises.
Le par­quet a égale­ment réclamé une peine de 15.000 euros à l'encontre de Bernard Désérable, pré­sident de Chambre de com­merce et d'industrie d'Amiens, pré­sent sur le banc des pré­ve­nus en tant que per­sonne morale.

"Il y a là un gâchis humain ter­rible", a constaté amè­re­ment le pro­cu­reur Eric Boussuge.
"
Nous avons assisté à un défilé d'hommes et de femmes bri­sés, pâles reflets de ce qu'ils étaient autre­fois. Ils étaient pour­tant tota­le­ment inves­tis dans leurs fonc­tions pro­fes­sion­nelles", a-t-il poursuivi.
S'attardant sur le cas de cha­cun des sept plai­gnants, le minis­tère public a dénoncé "un cata­logue de com­por­te­ments patho­gènes qui, cumu­lés, vont abou­tir à des faits de har­cè­le­ment avé­rés et non seule­ment de souf­frances au travail".

"Il y a eu des manoeuvres déli­bé­ré­ment vexa­toires pour écar­ter des sala­riés qui ont cessé de plaire (...) et on en a vu les consé­quences dra­ma­tiques", a-t-il insisté en rap­pe­lant le sui­cide de Mireille Dimpre qui s'était défe­nes­trée depuis son bureau en juillet 2009.


* A l’ENS on apprend aussi à ne pas avoir d’humour.

Monique Canto-Sperber (directrice de l’ENS) envoie un élève en garde à vue pour un poisson d'avril !
L'année dernière, un mouvement social sans précédent long de 7 mois et demi a permis d'obtenir 20 CDI en faveur des travailleurs précaires de l'ENS. Non contente d'avoir dû céder devant la solidarité et la détermination des travailleurs, élèves, et étudiants de l'ENS, Monique Canto-Sperber a décidé de réprimer le mouvement social en ciblant certains de ses acteurs. Après le procès de 5 militants tenu en avril dernier, les conseils de discipline de 9 élèves tenus pendant les grandes vacances, Monique Canto-Sperber a décidé d'envoyer en garde à vue un seul élève et de le poursuivre en justice pour un poisson d’avril fait au nom de l'AG des travailleurs, étudiants et élèves de l'ENS, lui faisant encourir jusqu'à 1 an de prison, 15000 euros d'amende, et une radiation de la fonction publique.

L'an dernier, face à une direction qui refusait toute discussion,
l'AG a décidé d'utiliser la tradition du poisson d'avril. Monique Canto-Sperber a décidé de faire passer ce texte très peu crédible – intitulé « Ma démission » et annonçant qu'elle allait rejoindre le mouvement social en campant dans ses propres salons – pour une usurpation d'identité électronique.

L'AG de l'ENS dénonce l'acharnement disproportionné dont fait preuve Monique Canto-Sperber contre les acteurs d'un mouvement social victorieux.

Pour tout soutien, une pétition est en ligne :
http://www.petitionenligne.fr/petition/contre-la-criminalisation-d-un-canular-et-d-un-mouvement-social/2115


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