Que des solutions

Promesses de la semaine : voir vos quotidiens préférés. Sinon l’actualité continue...

* un DA très à dada sur la réglementation

DA : directeur d’académie, nouvelle nomenclature pour les IA.

Manifestant pour les enseignants de maternelle un mépris assez similaire à celui de Darcos dont chacun se rappelle les déclarations relatives aux couches-culottes, souvenez-vous, l'Inspecteur d'Académie de Charente considère lui aussi que les enfants de 2 à 3 ans  relèvent de la garderie et que ce n'est pas à l'école maternelle de les prendre en charge.
«Aucun [texte] ne prévoit la prise en charge des moins de 3 ans, la maternelle n’est pas une garderie, une commodité de proximité», a-t-il tenu à préciser dans les colonnes de La Charente Libre. source

Le mammouth se fait donc le plaisir de communiquer à l'IA (ou au DA, DA pour directeur académique, nouveau nom de l'IA qui n'est semble-t-il pas très à cheval sur questions réglementaires)
les références des textes qu'il ignore ou feint d'ignorer : en effet, la scolarisation des enfants de 2 ans est un objectif politique et social confirmé par la loi n°2005-380 du 23 avril 2005 d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école, qui n’a fait l’objet d’aucune abrogation et reste donc (en principe) d'actualité...


* Métier de cadre intermédiaire dans les lycées : le professeur principal.

C’est dans le rapport sur les lycée présenté la semaine dernière et consultable là.

3.4.3. Le nouveau métier des professeurs principaux

En fait, on assiste à l’émergence d’un nouveau métier dans les lycées :
celui d’une sorte de « cadre intermédiaire » entre l’équipe de direction et les enseignants. Il est vrai que dans des lycées où l’on trouve souvent une centaine d’enseignants (parfois 200), le développement de projets pédagogiques nécessite des animateurs, sortes de « leaders » qui portent les projets et organisent la concertation. Cette question, qui ne manquera pas de soulever de nombreuses oppositions idéologiques représente un point majeur pour l’avenir de nos EPLE.

En effet. Et quant on sait que les mutations dans certaines matières se jouent au « rôle moteur des enseigants »...


* Pédago-pipo : les TICE

Nouvel épisode d’intoxication pédagogique par les TICE : l’EPS. Un nouveau marché qui s’ouvre...

« Développer ses compétences en Éducation physique et à la santé, c'est en partie mobiliser des ressources externes. Découvrez comment les TIC et le TNI peuvent être des outils précieux pour planifier, analyser et réguler ses apprentissages dans divers contextes. »



Un bon tableau (même noir) fait la même chose. Mais en moins cher. Alors pourquoi se priver ?


* La galère : la vie des futurs profs.

IUFM en lutte.
Le calvaire des futurs enseignants

Le climat ne risque pas de s’améliorer dans les bureaux du ministère de l’Éducation nationale. Alors que les enseignants se mobilisent contre les suppressions de postes et les heures supplémentaires prévues pour la rentrée prochaine, les étudiants en Master 2 d’enseignement ont, eux aussi, des raisons d’être en colère.
A Etiolles (91), Cergy-Pontoise (95) ou Gennevilliers (92),
des étudiants s’élèvent contre deux certifications imposées par le ministère dans le cadre de la réforme de la formation des enseignants. Ainsi, tous les étudiants doivent valider une certification de langue vivante, le CLES2, et une certification informatique, le C2i2e, en plus de leur Master. Un passage obligatoire et une charge supplémentaire pour tous les étudiants aspirant à devenir enseignant, que ce soit en maths, en histoire ou en sport, dans le premier ou le second degré. Pour Jean-Baptiste Reynes, étudiant en Master 2 enseignement histoire-géographie à l’université de Cergy-Pontoise (UCP), « on peut légitimement douter de la pertinence d’une évaluation demandant à un futur professeur de maths ou d’EPS d’organiser une situation pédagogique liant les Tice à l’art », comme le demande une des consignes du C2i2e qui nous a été transmise.
En plus de son contenu pour le moins douteux, cette
certification souffrirait d’un manque cruel d’organisation. Des groupes d’une dizaine d’étudiants issus de différents sites universitaires sont supervisés par des tuteurs via un chat. Tuteurs qui se sont révélés à plusieurs reprises moins compétents que leurs étudiants. Mais ce qui a poussé à bout ces futurs enseignants, c’est avant tout un problème flagrant de calendrier. La validation de cette certification informatique a débuté le 20 février dernier, à la veille des partiels, des rendus de mémoire, des stages ou encore des oraux des différents concours.

La suite là.


* Les instits manquent de morale ?

Avant de perdre le moral...

Un ouvrage d'"instruction morale" pour aider les professeurs des écoles

"Il ne s'agit pas d'un manuel pour les élèves, mais d'un ouvrage à des­ti­na­tion des maîtres pour mettre à leur dis­po­si­tion des res­sources péda­go­giques, à la suite de la cir­cu­laire d'août 2011 sur l'instruction morale" dans toutes les classes de pri­maire, a-t-on expliqué.
L'ouvrage est consti­tué d'une part de textes phi­lo­so­phiques pour "nour­rir la réflexion des maîtres" (Aristote, Sénèque, Spinoza, etc.) et d'autre part "de maximes, de petites fables et de textes courts" sur les­quels les pro­fes­seurs doivent faire tra­vailler les élèves.

Exemple de maxime: "L'honnêteté n'est pas un habit des dimanches, mais un vête­ment de tous les jours" (Tristan Bernard).
Publié par le Centre natio­nal de docu­men­ta­tion péda­go­gique (CNDP), l'ouvrage ne sera pas dis­tri­bué mais mis en vente. Néanmoins, un grand nombre des fiches péda­go­giques seront acces­sibles direc­te­ment sur un site inter­net du minis­tère (http://eduscol.education.fr), a-t-on précisé.
A la ren­trée 2011, une cir­cu­laire du ministre
Luc Chatel avait pré­cisé les ensei­gne­ments de "morale" en pri­maire: "Il s'agit avant tout d'aider chaque élève à édifier et ren­for­cer sa conscience morale dans des situa­tions concrètes et en réfé­rence aux valeurs com­munes à tout +hon­nête homme+."
Elle sti­pu­lait aussi que "la maxime morale (est) le sup­port pri­vi­lé­gié de la démarche péda­go­gique". Les thèmes abor­dés sont par exemple le bien et le mal, le vrai et le faux, la sanc­tion et la répa­ra­tion, le res­pect des règles, le cou­rage, la fran­chise, le droit à l'intimité, etc.

Dès 2008, dans le cadre des nou­veaux pro­grammes du pri­maire, le pré­dé­ces­seur de M. Chatel, Xavier Darcos, avait déjà rem­placé l'éducation civique par "l'instruction civique et morale".

Dans son prin­ci­pal dis­cours sur l'éducation de la cam­pagne pré­si­den­tielle, le 9 février à Orléans, le can­di­dat PS François Hollande avait de son côté déclaré que "la morale doit être ensei­gnée, la même morale pour tous".
"Parce que cha­cun doit mesu­rer qu'il a des droits mais aussi des devoirs; et qu'il appar­tient à tout citoyen de savoir conci­lier sa liberté avec celle de tous les autres. Pour ensei­gner cette morale com­mune, je fais confiance aux ensei­gnants que je ne crois pas en cette matière infé­rieurs aux hommes de reli­gion", a-t-il ajouté.
"La laï­cité doit être expli­quée, reven­di­quée, réflé­chie. Une laï­cité qui n'a pas besoin d'épithète", a-t-il conclu à ce sujet.


* La vie des bêtes est sans morale : un livre sur ceux qui dirigent l’EN.

Les jeux du pouvoir” ou les portraits caustiques de personnalités de l’Éducation
A l’occasion du Salon du livre qui se tient du 16 au 19 mars 2012 à Paris, EducPros et les Editions de l’Atelier vous proposent un jeu-concours sur le livre “Les Jeux du pouvoir”. Dix-sept portraits de ministres et hauts fonctionnaires de l’Education nationale (mais pas seulement) y sont croqués avec humour par un certain Jean de la Fougère, lui-même haut fonctionnaire qui préfère garder l’anonymat. Un abécédaire complète ce tableau caustique des mœurs et vanités de la vie politique. Alors saurez-vous reconnaître Lionel Jospin, Jack Lang, Xavier Darcos derrière ces portraits sous forme de devinettes… Et qui se cache derrière Théophrène ? Les dix premières bonnes réponses recevront un exemplaire de cet ouvrage.

A découvrir ici.
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