Réformons, réformons !

* Réforme des statuts. Résumons pour le second degré :

- disparition de toutes les décharges statutaires (heures de vaisselle, labo, cabinet, ...)
- disparition des heures de chaire (1er et term)
- fin de l’heure à effectif pléthorique (36)
- 15 ou 18 h comme « horaire de référence » (et non maxima)
- politique de prime (à la casse) pour des « missions supplémentaires » ou les charges supplémentaires
- définition locale (par les CA) desdites missions (et de l’attribution des primes)
- diminution des pondérations pour les CPGE ET passage des ORS à 10 h pour tous.
...

Face à cela :
- pondération de 1,1 en ZEP
-pondération de 1,1 en 1ere et term
- 3000 € annuels de prime en prépas (que si + de 35 élèves/classe)
- 4000 postes en plus dans les collèges.
- suppression de la note de vie scolaire.


... sinon la revalorisation pour tous c’est pour quand ?


* Primaire : nouveaux programmes ?

Le SNuipp veut qu’ils soient clairs, ambitieux, réalisables (source). Soit.
Mais toujours sous la coupe des compétences ?

Alors ça change quoi de les refaire ?


* Cacophonie au SNUIPP : le cosecrétaire général adjoint accuse ouvertement son syndicat d’avoir fait « le minimum syndical »

Et cela se lit dans Le Monde. : « Nous traversons aujourd’hui des heures difficiles, sans doute sans précédent dans l’histoire du SNUipp-FSU et je pèse mes mots. Nous n’avons pas été capables d’analyser et d’anticiper une situation. Nous n’avons pas été en situation de l’organiser et pour la première fois de notre existence, une partie des événements nous a échappé, laissant le champ libre à d’autres qui s’en sont largement emparé [FO et SUD] ».

A un an des élections professionnelles, l’attaque est d’autant plus violente que ces mots ont été prononcés lors du dernier conseil national, les 19 et 20 novembre, par le secrétaire général adjoint de l’organisation, Christian Navarro, le numéro deux derrière le secrétaire général, Sébastien Sihr. Les nouveaux rythmes scolaires auront-ils la peau du SNUipp ? Officiellement, Sébastien Sihr estime normal « que des voix discordantes se fassent entendre ». Christian Navarro, lui, se refuse à répondre au Monde, précisant par SMS que « Sébastien Sihr est porte-parole ».

"
Le SNUipp, qui a perdu un millier d’adhérents cet automne, comme le reconnaît M. Sihr, se cherche une ligne. S’il appelle à une deuxième grève nationale le 5 décembre, aux côtés de quelques syndicats minoritaires – CGT, FO, SUD et des parents de la PEEP, classée à droite –, il ne s’était pas mobilisé au niveau national le 14 novembre, alors même qu’une trentaine de ses antennes départementales participaient au mouvement. De quoi perdre son latin."

Ll’intervention de Christian Navarro a obligé Sébastien Sihr à changer de tactique.
Qu’un cosecrétaire général adjoint accuse ouvertement son syndicat d’avoir fait « le minimum syndical », et l’enjoigne de « redresser la barre », explique le changement de stratégie. D’autant que Christian Navarro avait pris des accents solennels, rappelant que « ce conseil national est important, sans doute le plus important pour notre organisation syndicale depuis très longtemps ».

Et le SNES, comment il va le SNES ?

* Peillon « ne reculera pas » face aux professeurs de classes « prépas » qui se disent surchargés

source - « Comment vous pouvez dire à la fois “huit heures, je ne peux pas faire plus, je suis surchargé”, et faire huit heures supplémentaires », a-t-il ainsi interrogé.

D'ici à ce que Peillon s'avise qu'au collège ou au lycée, il y a aussi de grands amateurs d'heures sup....


*Des taupes dans l'administration ? Quand l’extrême droite (curieusement renseignée) fait la sortie des classes ...


C'est après avoir été "renseignée" sur la liste des écoles susceptibles de participer à un dispositif de lutte contre les discriminations sexistes, que la mouvance extrême-droite-catho-manif-pour-tous s'en est prise à plusieurs écoles de l'Hérault.
Une enquête administrative serait en cours...


Voir article de l'Huma ci-dessous :

«Attention : on poussent (sic) nos enfants vers l’homosexualité », « Protégeons nos enfants ! », « Les couples de demain et donc les familles ne seront ni hommes ni femmes ».
Les tracts distribués il y a deux semaines dans l’Hérault à la sortie de plusieurs écoles élémentaires, dont une primaire du quartier de La Paillade, sont alarmants. « Ces gens se présentaient comme une association chrétienne », explique une institutrice. Les protagonistes sont en fait les
petites mains de la Manif pour tous et des Veilleurs. Ceux-là mêmes qui prient chaque mardi devant la préfecture, s’opposant à ce qu’ils appellent « la théorie du genre ». « Ils m’ont dit que nos enfants allaient subir une expérimentation et qu’il n’y aura plus de différence entre les sexes », témoigne Aurélie, une jeune maman. « L’ABCD de l’égalité, c’est travailler sur l’égalité filles-garçons, sur le respect des autres », reprend l’institutrice. « On prend en compte les évolutions de la société et on sensibilise les élèves car ça ne se fait pas en terminale  ! Le but est d’enrayer les représentations mentales hommes-femmes », renchérit Marc Pirot, directeur de cabinet de la rectrice de Montpellier.



*Activités périscolaires: L'AMF voudrait un nouvel abaissement des taux d'encadrement et des normes de sécurité.

20 minutes L’AMF souligne que les sujets brûlants qu’elle a mis sur la table à la rentrée 2013 n’ont toujours pas été tranchés: «Nous ne savons toujours pas si les aides financières de l’État seront pérennisées après 2014, si les normes d’encadrement des activités périscolaires seront assouplies et si le dispositif sera adapté en maternelle.»

Selon toute vraisemblance, il y aura de toutes façons de nombreuses dérogations en 2014 pour les communes qui ne parviennent pas à recruter le personnel nécessaire...

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