Orgasme de droite
* La fin des statuts ? C’est fait !
« Toutes les réformes mises en place cette année comportent par elles-mêmes de profondes modifications dans la définition du service des enseignants et des avancées impensables il y a peu, telles que l’individualisation du service, la différenciation des activités du service obligatoire, la possibilité de faire des heures supplémentaires pour le compte de l’Etat. »
Trouvé dans le rapport des IGEN sur la réforme du primaire.
Et cela grâce aux « cadres [qui] ont montré un engagement exceptionnel pour tenir tous les fronts des réformes, ». « Les relations entre les cadres, surtout les IEN et leurs collaborateurs, et les enseignants se sont multipliées cette année. » Il s’agit « de persuader les sceptiques, pour contrer les opposants. »
Ite missa est
* Ejaculation ministérielle : le dernier tract du SGEN-CFDT.
Allez le voir
il est là
:
(on ne l’a pas mis sur le mammouth
on a peur qu’il porte des vers)
Epoustouflant.
Un slogan : Changeons de siècle... En effet, avec
de telles propositions on rentre dans une nouvelle
ère. Où va se nicher le progressisme tout de même...
Lisez bien c’est la réforme Darcos, mais en pire. Ils
doivent bien se fendre la gueule au ministère face à
ces rebelles...
*
Restriction du droit de grève :
De source
syndicale, et
un exemple de ces négociations pour une
grève contre les négociations
-
Selon le ministère, les enseignants du primaire
sont tout à fait inconséquents de s'acharner à
faire grève pour des questions de rémunération,
dans la mesure où la loi oblige à des négociations
préalables et dans la mesure aussi où "le
Ministère affirme n’avoir pas compétence pour
mener les négociations préalables sur les
rémunérations ou la créations d’emplois publics"
!!!
Au
moins, c'est clair:
1. On vous oblige à négocier avant toute grève.
2. On refuse de négocier parce qu'on affirme n'avoir
pas compétence pour le faire.
Conclusion: La négociation n'est imposée que pour
retarder les préavis et pour rendre plus difficile le
recours à un droit constitutionnel, mais ne
correspond en aucun cas à une volonté de dialogue
social.
*
Vacataire sur zone de remplacement nationale ?
Pour bientôt, car déjà dans les cartons. Châtel a
lâché le morceau à la PEEP (trop contente).
PEEP-Puteaux
- Après avoir laissé entendre à ses
interlocuteurs syndicaux que l'idée d'une agence
nationale de remplacement était abandonnée, Luc
Chatel admet au cours d'une visite dans un
établissement privé (c'est la PEEP qui le révèle)
qu'il envisage
d'abandonner le "carcan académique" pour trouver des
remplaçants...
Si cela ne ressemble
pas comme deux goutttes d'eau à ce qu'avait prévu son
prédecesseur Darcos, c'est tout com' !
*
Pour en finir avec la déliquescence de Jacqueline de
Romilly :
Jacqueline
de Romilly contre l'épreuve unique de latin au Bac.
No Comment.
Dans une lettre au ministre de l'Education,
ici, l'académicienne écrit :
"Vous avez souhaité faire
programmer comme oeuvre unique et donc obligatoire
pour l'épreuve de latin du baccalauréat l'Art
d'aimer, d'Ovide. Vous affirmez dans le même bulletin
officiel qui impose cette oeuvre, que cette épreuve
doit « contribuer à la formation de l’individu et du
citoyen par l’accès à l’héritage linguistique et
culturel gréco-romain. » Or cette oeuvre ne
correspond guère à cette finalité. Alors que les
parents, les enseignants et les élèves attendent du
baccalauréat qu'il soit une authentique formation
intellectuelle et morale, vous avez choisi d'inscrire
comme oeuvre unique un texte bien opposé aux valeurs
fondamentales de la civilisation. Faut-il que notre
culture devienne un vecteur de tout ce qui mena à la
déliquescence de l'empire romain, et que nos jeunes
gens étudient pendant une année entière une oeuvre où
apparaît l'art du mensonge, de la violence (en
particulier à l'égard des femmes, ce qui paraît
aujourd'hui quelque peu malencontreux) et du plaisir
inconditionnel ? »
La
déclinologie historique est abandonnée au moins
depuis la fin du colonialisme comme principe d’Etat.
Au moins. Mais comme les bienfaits du colonialisme
reviennent on se s’étonnera pas...