Master en force ?
Le Ministère de l'Enseignement Supérieur nous préparerait non plus un décret sur la mastérisation, mais d'un arrêté. Le texte n'aurait ainsi pas à passer devant différentes instances, notamment devant la CPU, et passerait plus vite.
Quelques modifications ou précisions sur les contenus du "Master enseignement":
- un stage de 3 semaines, dit stage passif ou stage d'observation en M1. Ce stage donnera certainement lieu à un rapport de stage qui pourra compter dans l'évaluation.
- un stage actif, de 12 semaines, qui correspondra au 2e semestre de M2, sur le modèle de tous les masters professionnels.
Ce stage de l'étudiant serait rémunéré par l'éducation nationale, mais le maître de stage, c'est-à-dire l'enseignant-tuteur du stagiaire, sera lui payé sur les fonds propres de l'université (qui bien sûr n'aura pas reçu de crédits pour cela).
Ce stage donnera bien sûr lieu à un rapport de stage qui sera le mémoire de master. Il n'y aura donc pas de cours au deuxième semestre du M2, autres que ceux concernant la préparation de l'oral du concours pour les admissibles (la vitesse de correction des copies semble être une variable qui n'intéresse pas nos technocrates...).
- Les admissibles au capes 2009 et n'ayant qu'un niveau licence pourraient bénéficier d'une équivalence d'année de M1. Ils pourraient donc passer directement en 2e année de Master enseignement pour la rentrée 2009-2010 et ainsi présenter le concours nouvelle version en 2010.
- V. Pécresse a parlé d'augmenter le nombre de bourses pour aider les étudiants à suivre ce master.
- Les programmes des concours seraient déterminés par une commission propre à chaque CAPES, composée de 2 représentants du ministère, d'un représentant de l'inspection générale et d'un enseignant.
Les prévisions de réduction des postes : d'ici 3 ans, divisés par 2 pour le CAPES, par 3 pour l'agrégation dans l'esprit de l'inspection académique.
Le principe serait de réserver les enseignants agrégés pour les postes de PRAG et les classes prépas. Le concours reste pour l'instant national... pour l'instant.
Pendant ce temps là les universitaires lancent un appel depuis Strasbourg : ""Nous lançons un APPEL à toutes les universités françaises et à toutes les institutions de recherche afin qu’elles unissent leurs voix pour une coordination nationale des actions à même de défendre les valeurs républicaines de liberté et de laïcité du monde de l’éducation, de la science et de la recherche." C'est là.
* Décidément le gouvernement est dans l'impasse. Pour s'en sortir il fait appel aux parents d'élèves, responsables, eux, pas comme tous les profs gauchistes bien sûr... Chronique de Davidenkoff, sur France info.
Lycées : les parents à la rescousse de l’Education nationale ?
EMMANUEL DAVIDENKOFF - 09:03
La nomination d’un « monsieur lycée » - Richard Descoings – et d’un « monsieur jeunesse » - Martin Hirsch – n’y a pour l’heure rien changé : les organisations lycéennes appellent à une nouvelle journée d’action, demain. Certains proviseurs cherchent donc d’autres alliés pour éviter les blocages. Ainsi la proviseure d’un lycée parisien a pensé aux… parents d’élèves.Ecouter la chronique Education du 14 janvier (1'59")
Elle leur a écrit pour les informer des effets néfastes de ces blocages. Le premier d’entre eux, c’est quand il entraîne la fermeture de l’établissement…
Une décision prise de plus en plus fréquemment pour des raisons de sécurité. Le souvenir du mouvement anti CPE est très vivace à Paris et les proviseurs ont la hantise de devoir gérer des occupations incontrôlables.
D’autres arguments sont développés pour inviter les parents à faire la morale à leurs enfants…
Exemple donc dans ce collège-lycée parisien de bonne réputation. La proviseure avance essentiellement trois raisons :
les blocages entament la réputation du lycée ce qui a des conséquences en termes d’attractivité – en l’espèce une diminution du nombre d’élèves en collège qui aura des conséquences sur les moyens alloués à l’établissement.
Sous-entendu : le blocage n’est pas la meilleure manière, pour les élèves, de lutter contre la diminution des moyens.
Deuxième argument : les résultats au bac s’en ressentent ; dans ce lycée où le taux de réussite flirtait avec les 100%, 24 élèves de terminale S ont échoué l’an passé. Et là – troisième argument – on fait vibrer la corde de la solidarité sociale dont se réclament aussi les lycéens ; on précise que ce sont les plus fragiles qui font les frais de la situation. Puisqu’ « Ils ne peuvent pas avoir recours à des cours particuliers » précise le courrier.
Cet exemple est-il isolé ?
Il n’est pas unique mais il n’est pas non plus généralisé loin s’en faut. Dans d’autres académies comme à Créteil cela ne passe pas par des courriers mais par une information des parents quand un élève se livre à des actes que les responsables des établissements jugent répréhensibles.
De tels contre-feux peuvent-ils affaiblir le mouvement ?
Non, cela reste marginal. Mais c’est significatif d’un état d’esprit – d’ailleurs l’entourage de Xavier Darcos juge l’initiative pertinente. Et puis surtout on voit ressurgir cette éternelle menace du risque d’échec au bac - argument qui est systématiquement brandi lors des mouvements lycéens. Ce n’est pas un hasard si le ministère communique aujourd’hui, veille de mobilisation, sur les dates du bac 2009. Des dates qui ne sont guère décalées que de deux jours par rapport à l’an passé – la philo aura lieu le 18 au lieu du 16 juin. C’est tout sauf un scoop mais ça permet de rappeler l’existence du bac aux jeunes et aux familles…
Encore un proviseur qui va gagner du galon...
* Stage de bilinguisme. C'est dégueulasse ? même pas... ce sera pour le lycée et pour le collège.
AFP - Précisions sur les stages d'anglais au lycée pendant les vacances
Les stages d'anglais gratuits, proposés aux lycéens volontaires pendant les vacances, à partir de février, se dérouleront sur une semaine à raison de trois heures par jour et seront axés sur la pratique orale, selon une circulaire de Xavier Darcos publiée jeudi.
Le 1er septembre, le ministre de l'Education avait annoncé que de tels stages seraient proposés aux vacances de février, de Pâques et d'été, souhaitant que les Français soient "bilingues" à la fin de la scolarité obligatoire.
Dans une lettre envoyée à la hiérarchie de l'Education nationale et transmise à l'AFP, M. Darcos précise que ces stages "se dérouleront sur une semaine à raison de trois heures par jour, pendant cinq jours". "Les élèves sont répartis dans des groupes après une évaluation de leurs besoins faite en début de stage", ajoute-t-il.
En outre, les collégiens qui le souhaitent se verront proposer des ateliers "de pratique de l'anglais", dans le cadre de l'accompagnement éducatif (les activités proposées après la classe dans tous les collèges depuis la rentrée 2008), en plus du soutien et des activités sportives et culturelles.
Ateliers en collège et stages en lycée sont organisés "par groupes dont la taille permettra une pratique intensive de l'anglais oral", affirme la circulaire.
Dans les deux cas, il s'agira "d'améliorer la compréhension de l'oral et la pratique orale", par l'entraînement à "la compréhension", la "prononciation", l"'intonation". Les outils multimédia pourront être utilisés.
Les élèves seront encadrés par "des enseignants volontaires rémunérés en heures supplémentaires", des "assistants d'anglais" ou des "locuteurs natifs".
Les stages en lycées commenceront le 9 février pour la zone A. Ces vacances s'étalent jusqu'au 9 mars.
Les chefs d'établissement sont chargés de l'information auprès des élèves et des familles.
Une évaluation doit être réalisée à l'issue de l'année scolaire.