C'est dur parfois...
15/03/09 15:00
* Après le 19 ? Le 24, le 26 puis le 2 ? ou rien ?
Il faut croire que les temps forts syndicaux tous les deux mois commencent (enfin) à lasser nos concitoyens en lutte. Déjà plusieurs dates sont lancées ici et là pour assurer une suite au 19 mars qui n'attende pas encore deux mois (ou pire le mois de septembre, car en juin, il y a les élections...). Venant du supérieur (ou de la CGT, je ne sais pas) la date du 24 mars circule. Venant des étudiants c'est le 26. Venant de collectifs parents-enseignants, c'est le 2 avril qui a la cote. L'un n'empêche pas l'autre, bien au contraire...
Et les orga syndicales la dedans ?
Pour l'instant certaines (pourtant de poids) se contentent de ne pas organiser la grève du 19 mars et se retrouvent en douce ou officiellement à la table des négociations. C'est le cas pour la FSU (qui ce lundi réunit ses instances dirigeantes où l'on promet déjà du tirage), et aussi (on s'y attendait) du SE et du SGEN (qui déclarent toujours leur doutes mais qui négocient) ou encore de FO (qui depuis mardi est retournée à la table des négociations avec Pécresse, en se félicitant même que "en ce qui concerne les statuts des universitaires, les propositions de la ministre assurent l'indépendance et la liberté des enseignants-chercheurs, et leur qualité de fonctionnaire de l'État, avec le principe de l'égalité professionnelle").
Adhéreraient-ils tous au syndicat Pouet-Pouet ? Petit rappel c'est ici.
*Retour sur un rapport sur la RGPP. Rapport publié par Sauvons l'Université, merci à eux. Il s'agit du rapport de décembre 2008. On y apprend que concernant l’université et le monde de la recherche, les objectifs du ministère sont les suivants :
« accompagner au mieux les universités vers l’autonomie et la culture de la performance dans le cadre de la mise en oeuvre de la LRU »,
« Augmenter les activités qui génèrent des ressources complémentaires pour les universités »,
«modulation de service complète des enseignants-chercheurs »,
« mobilisation des chercheurs non publiant »,
« Mise en place d’un financement budgétaire des universités fondé sur la performance. »,
« Augmentation progressive de la part de financement sur projet pour la recherche »,
« Financement effectif des unités de recherche sur leurs performances, y compris pour le financement récurrent », etc.
Mais ce processus de « colonisation managériale » comme dit Chris Lorenz n’affecte pas que l’université et le CNRS. Et aujourd’hui, c’est toute la fonction publique qui passe sous les fourches caudines de la RGPP et du nouveau management public abondamment enseigné dans les petites et grandes écoles de commerce ou autres.
* Le modèle du con. Le mammouth a mis la main dessus. Lisez bien.
Vous pouvez aller lui pourrir son blog qui est là : http://laurent-rochut.blog.fr
Extrait du magazine « côtémômes » mars 2009.
Ce magazine est distribué gratuitement, offert, dans les magasins «du pareil au même» et «la grande récré».
page 2, éditorial, par Laurent Rochut.

Il faut croire que les temps forts syndicaux tous les deux mois commencent (enfin) à lasser nos concitoyens en lutte. Déjà plusieurs dates sont lancées ici et là pour assurer une suite au 19 mars qui n'attende pas encore deux mois (ou pire le mois de septembre, car en juin, il y a les élections...). Venant du supérieur (ou de la CGT, je ne sais pas) la date du 24 mars circule. Venant des étudiants c'est le 26. Venant de collectifs parents-enseignants, c'est le 2 avril qui a la cote. L'un n'empêche pas l'autre, bien au contraire...
Et les orga syndicales la dedans ?
Pour l'instant certaines (pourtant de poids) se contentent de ne pas organiser la grève du 19 mars et se retrouvent en douce ou officiellement à la table des négociations. C'est le cas pour la FSU (qui ce lundi réunit ses instances dirigeantes où l'on promet déjà du tirage), et aussi (on s'y attendait) du SE et du SGEN (qui déclarent toujours leur doutes mais qui négocient) ou encore de FO (qui depuis mardi est retournée à la table des négociations avec Pécresse, en se félicitant même que "en ce qui concerne les statuts des universitaires, les propositions de la ministre assurent l'indépendance et la liberté des enseignants-chercheurs, et leur qualité de fonctionnaire de l'État, avec le principe de l'égalité professionnelle").
Adhéreraient-ils tous au syndicat Pouet-Pouet ? Petit rappel c'est ici.
*Retour sur un rapport sur la RGPP. Rapport publié par Sauvons l'Université, merci à eux. Il s'agit du rapport de décembre 2008. On y apprend que concernant l’université et le monde de la recherche, les objectifs du ministère sont les suivants :
« accompagner au mieux les universités vers l’autonomie et la culture de la performance dans le cadre de la mise en oeuvre de la LRU »,
« Augmenter les activités qui génèrent des ressources complémentaires pour les universités »,
«modulation de service complète des enseignants-chercheurs »,
« mobilisation des chercheurs non publiant »,
« Mise en place d’un financement budgétaire des universités fondé sur la performance. »,
« Augmentation progressive de la part de financement sur projet pour la recherche »,
« Financement effectif des unités de recherche sur leurs performances, y compris pour le financement récurrent », etc.
Mais ce processus de « colonisation managériale » comme dit Chris Lorenz n’affecte pas que l’université et le CNRS. Et aujourd’hui, c’est toute la fonction publique qui passe sous les fourches caudines de la RGPP et du nouveau management public abondamment enseigné dans les petites et grandes écoles de commerce ou autres.
* Le modèle du con. Le mammouth a mis la main dessus. Lisez bien.
Vous pouvez aller lui pourrir son blog qui est là : http://laurent-rochut.blog.fr
Extrait du magazine « côtémômes » mars 2009.
Ce magazine est distribué gratuitement, offert, dans les magasins «du pareil au même» et «la grande récré».
page 2, éditorial, par Laurent Rochut.

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