Droit et salaires
"Le rythme de diminution des effectifs de l'Education nationale sera fonction
des progrès réalisés dans la remise à plat des programmes et des rythmes scolaires"
Nicolas S., Discours télévisé, 18.09.207. Souvenons-nous.
* Précisions sur les propos du ministre auprès des syndicats, ce mardi. On apprend plus précisément que Eric Woerth a proposé :
- de discuter d’un « mécanisme qui garantisse le maintien du pouvoir d’achat pour l’ensemble des agents », la valeur du point d'indice devant être incluse dans cette discussion sans donner plus de précision.
- de lancer l'étude des différentes formes du travailler plus... qu'avait promis Sarko, notamment autour des HS ainsi que « l’intéressement aux résultats » (« mérite, prise de responsabilité, intéressement collectif »…) et la promotion interne.
- de tenir un rendez-vous annuel sur les salaires à une date « déterminée », et dans cette perspective un rendez vous dès décembre 2007 pour traiter de 2008 et un rv au printemps 2008 pour 2009
La CGT et la FSU auraient souhaité une action le 17 décembre, ce que les autres syndicats ont refusé. Les deux mêmes ont proposé aux autres de fixer dès aujourd'hui le principe d'une grève en janvier. Les autres confédés préfèrent attendre pour décider.
Prochaine réunion syndicale donc le 17 décembre au soir.
* Tout n'est pas fini en ce qui concerne la LRU. Les étudiants bougent encore même si leurs représentations syndicales les lâchent. Mardi, ils ont envahi le journal Le Monde pour se faire entendre, mais on ne peut pas dire que cela ait eu un grand retentissement. Pourtant, à cette occasion, ils ont publié un beau manifeste :
OCCUPATION DES LOCAUX DU JOURNAL LE MONDE
Nous, étudiant-es mobilisés, nous sommes invités à la rédaction du journal Le Monde ce mardi 4 décembre pour alerter l'opinion publique de la désinformation voire la non-information des médias à propos de la mobilisation étudiante et lycéenne.
Nous, étudiant-es mobilisés, nous sommes invités à la rédaction du journal Le Monde ce mardi 4 décembre pour alerter l'opinion publique de la désinformation voire la non-information des médias à propos de la mobilisation étudiante et lycéenne.
Si les médias cristallisent ainsi l'information autour des seuls moyens d'actions, de la forme du mouvement, au détriment des motifs réels de notre révolte. Ce phénomène en est un d'autant plus criant depuis que l'Unef a appelé à stopper le mouvement, se déclarant satisfait des propositions du gouvernement. Par notre présence dans les locaux de ce journal, nous souhaitons également signifier que les AG locales et, par extension, la coordination nationale sont les seules instances représentatives du mouvement qui n'a jamais cessé.
En refusant la réforme des universités, nous nous battons contre la sélection sociale, la soumission de l'enseignement et du savoir aux lois du marché que cette loi prévoit. Si nous ne contestons pas que l'université doit changer, sa transformation doit s'opérer dans un sens radicalement différent. Nous cherchons à créer une université libre, gratuite, ouverte à tous, c'est-à-dire sans critères de sélection ni de rentabilité. Pour arriver à cet idéal, c'est l'organisation entière de l'Université qu'il faut remettre en cause.
C'est pourquoi nous voulons nous réapproprier notre lieu d'étude dans son intégralité. Les enjeux universitaires doivent être gérés par les premiers concernés. Notre critique de l'Université s'inscrit dans une réflexion plus globale sur l'orientation de la société actuelle. Nous luttons contre l'accélération de l'offensive libérale et anti-sociale qui accentue les inégalités, supprime toute notion de solidarité, et déshumanise les relations sociales, en nous dressant les uns contre les autres. Seuls les mouvements sociaux ont la force de créer de nouvelles solidarités, et de mettre fin aux offensives criminelles du libéralisme.
Les étudiants en lutte, à l'appel de la coordination nationale.
Le RDV du Jeudi 6 Décembre à la manifestation prouve que la mobilisation continue !
* Notre blog évoquait il y a quelques semaines (sur cette page) la casse du code du travail qui était en marche. C'est aujourd'hui passé dans l'indifférence générale. Alors pour mobiliser un peu, regardez cet entretien de Gérard Filoche, l'inspecteur du travail qui en fait le bilan. Diffusez le lien !
Ce n'est qu'un résumé d'une conférence plus substantielle. Pour voir toute la conférence de Filoche il faut se rendre sur le profil d'ATTAC92 sur Dailymlotion. C'est plus précisément là.