Privatisation de l'EN (suite et pas fin)
20/03/08 18:00
Aujourd'hui un petit témoignage trouvé sur un forum local de bahuts en lutte. Voici comment on va privatiser pour les plus riches l'enseignement des langues : en transformant l'EN en prestataire de services pour des instituts privés (c'est le monde à l'envers). Le vulgus passera le bac, c'est plus simple (et moins coûteux).
Ce que vous allez lire résulte d'une demande de l'institution et a été mis en place par l'inspection d'Anglais.
"La semaine dernière, le vent de la révolte a soufflé sur la salle 143 du lycée ***, où avait lieu un stage de deux jours, destiné à valider la capacité de ses 22 participants à participer à la phase 1 de la certification de leurs élèves de seconde européenne volontaires, en anglais, soit à l’obtention du Cambridge English Certificate!
Ordre de mission oblige, nous étions là pour apprendre à maîtriser toutes les subtilités (classées confidentielles !) de grilles d’évaluation des compétences de nos élèves en expression et compréhension écrites et orales, sans toutefois recevoir l’habilitation à délivrer le fameux Cambridge English Certificate, celui-ci restant propriété exclusive de son concepteur, l’Université de Cambridge, organisme privé!
L’irritation se fait sentir lorsqu’on évoque la phase 2 du processus. Elle nous échappe totalement et nous en sommes littéralement dépossédés puisque assurée par Cambridge, qui en garde jalousement la propriété et les secrets. L’irritation fait place à la grogne lorsque l’on apprend que ce diplôme sera délivré contre paiement des familles des élèves dès l’an prochain, car le Cambridge English Certificate n’est gratuit cette année, qu’à titre exceptionnel! A l’issue du stage, la grogne devient colère à l’annonce de l’absence de rémunération prévue pour cette mission supplémentaire et alors que nous réalisons l’ampleur de la tâche à accomplir!
Stage, passations et corrections des épreuves non rémunérés, déplacements non remboursés, frais de garde d’enfants non pris en compte. On nous prend pour les larbins de ce système qui nous utilise chaque jour davantage… pour nous jeter le jour suivant, sans aucun état d’âme…
Nous nous sentons floués et bafoués : on nous demande d’assurer une mission de service public, à titre gracieux, pour le compte d’un organisme privé, tout en incitant nos élèves à entrer dans ce système qui les obligera à monnayer leurs futurs diplômes…
Pire, et si nous étions en train de tester la mise en œuvre de ce qui remplacera le baccalauréat ?"
En tout cas, c'est sûr et c'est la cerise sur le gâteau, c'est travailler plus pour gagner moins.
C'est pas comme ça qu'on va sauver les options...
Ce que vous allez lire résulte d'une demande de l'institution et a été mis en place par l'inspection d'Anglais.
"La semaine dernière, le vent de la révolte a soufflé sur la salle 143 du lycée ***, où avait lieu un stage de deux jours, destiné à valider la capacité de ses 22 participants à participer à la phase 1 de la certification de leurs élèves de seconde européenne volontaires, en anglais, soit à l’obtention du Cambridge English Certificate!
Ordre de mission oblige, nous étions là pour apprendre à maîtriser toutes les subtilités (classées confidentielles !) de grilles d’évaluation des compétences de nos élèves en expression et compréhension écrites et orales, sans toutefois recevoir l’habilitation à délivrer le fameux Cambridge English Certificate, celui-ci restant propriété exclusive de son concepteur, l’Université de Cambridge, organisme privé!
L’irritation se fait sentir lorsqu’on évoque la phase 2 du processus. Elle nous échappe totalement et nous en sommes littéralement dépossédés puisque assurée par Cambridge, qui en garde jalousement la propriété et les secrets. L’irritation fait place à la grogne lorsque l’on apprend que ce diplôme sera délivré contre paiement des familles des élèves dès l’an prochain, car le Cambridge English Certificate n’est gratuit cette année, qu’à titre exceptionnel! A l’issue du stage, la grogne devient colère à l’annonce de l’absence de rémunération prévue pour cette mission supplémentaire et alors que nous réalisons l’ampleur de la tâche à accomplir!
Stage, passations et corrections des épreuves non rémunérés, déplacements non remboursés, frais de garde d’enfants non pris en compte. On nous prend pour les larbins de ce système qui nous utilise chaque jour davantage… pour nous jeter le jour suivant, sans aucun état d’âme…
Nous nous sentons floués et bafoués : on nous demande d’assurer une mission de service public, à titre gracieux, pour le compte d’un organisme privé, tout en incitant nos élèves à entrer dans ce système qui les obligera à monnayer leurs futurs diplômes…
Pire, et si nous étions en train de tester la mise en œuvre de ce qui remplacera le baccalauréat ?"
En tout cas, c'est sûr et c'est la cerise sur le gâteau, c'est travailler plus pour gagner moins.
C'est pas comme ça qu'on va sauver les options...
blog comments powered by Disqus