Réalités de terrain

Rapport Descoings, c’est pour le 2 juin à 11 h.
Revenez souvent.

Il ne lui reste plus qu’un week end pour écrire quelque chose d’autre que des citations d’élèves...

* Reconquête du mois de joint : fumeux !

ap - Les lycéens et les collégiens bénéficieront de "près de trois semaines" de cours supplémentaires en juin cette année grâce à la réorganisation des épreuves du baccalauréat qui perturbaient jusque là la fin de l'année scolaire, s'est félicité, mercredi en conseil des ministres, le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos.
"
On retarde les conseils de classe et les conseils d'orientation de quinze jours, trois semaines, on fait en sorte que les centres d'examen (pour le baccalauréat, NDLR) soient plus nombreux, que les épreuves soient surveillés non pas par des professeurs mais par d'autres personnels", a détaillé M. Darcos dans la cour de l'Elysée. Les professeurs seront également mieux rémunérés pour la correction des copies des candidats bacheliers, a-t-il dit.
Cette politique, baptisée "reconquête du mois de juin", "marche très bien" et va permettre de finir les programmes", a assuré le ministre. "Ce sont près de trois semaines de cours qui seront regagnées dès le mois prochain pour le bénéfice des élèves et de leurs professeurs", a salué M. Chatel.

Lycée : 2008 : fin des cours le 10 ; 2009 : fin des cours le 13 (parce que le ministère a dit que tout doit être bouclé pour le 17 et le Bac commence le 18).
Moralité ?
Ils ne faut pas confondre 3 semaines et 3 jours.
Quant au collège, il faudra qu’on m’explique. Plus c’est gros, plus ça passe il faut croire.



* Désorientation : une autre analyse de la politique de l’orientation.

Une sauce libérale... tiens donc !

Depuis 1998 les forces les plus libérales en Europe se sont saisies de l’orientation pour en faire un moyen de valorisation du capital humain. Récupérant l’aspiration sociale à une formation permanente, la notion d’orientation tout au long de la vie, mise sur le devant de la scène depuis 2004 vise en fait à instrumentaliser la question du choix d’un parcours de formation pour individualiser les politiques d’emploi. En formation initiale, l’orientation scolaire est réduite à la préparation de l’insertion professionnelle, et considérée comme une compétence à faire acquérir à tout futur travailleur afin qu’il maintienne son employabilité et développe sa mobilité sur le marché du travail.
La résolution de Novembre 2008 vise à avancer à marche forcée dans la traduction concrète de mesures qui aujourd’hui rencontrent peu d’échos sur le terrain.

La suite est là et aussi là

* Tangage à la FSU à propos du dernier Comité Technique paritaire au ministère et de la masterisation :

Mise au point du secrétaire du SNESSUP (suite au fait que la FSU ne se soit pas exprimée contre et que certains disent clairement ce qu’ils pensent...).
« A propos de la formation des enseignants et du passage des projets de décrets au CTPM du MEN, nous tenons à rappeler :
-
          Le SNESUP n’est pas représenté au CTPM du Ministère de l’Education. Il n’a donc pas pris part aux votes exprimés sur les projets de décret.
 
-
          Le SNESUP a pesé de tout son poids pour obtenir une position commune de l’ensemble des syndicats de la fédération sur l’ensemble des textes proposés.  C’est ainsi que le boycott de la séance de mercredi 27 , que le SNESUP demandait, a été organisé. Lors de la réunion de concertation des syndicats de la FSU représentés à ce  CTPM à laquelle nous avons participé, chacun des syndicats siégeant au  CTPM avait été mandaté par ses instances limitant les latitudes . Nous avons expliqué que les projets de décrets préjugeaient de l’avenir des auditions en cours (groupes de travail, commission Marois-Filâtre). Nous avons insisté sur le contexte politique avec, d’une part, la lutte depuis 4 mois dans les universités contre la politique du gouvernement et, d’autre part, les annonces de très nombreuses suppressions d’emplois dans la fonction publique.
 
-           Les votes des représentants de la FSU sur chacun des textes sont le reflet des mandats des syndicats du champ concerné.
 
-
          Le SNESUP exige toujours une remise à plat de l’ensemble de la réforme actuelle de la formation des enseignants, ce que nous avons répété hier dans la lettre flash n°123.
 
La direction du SNESUP le 2 Juin analysera la situation dans l’objectif de finaliser  et acter les positions du SNESUP  lors du BN du 9 Juin précédant le CDFN de la FSU du 16 Juin ,
 

 
Stéphane Tassel
Secrétaire Général du SNESUP-FSU
Michelle Lauton
Secrétaire Générale Adjointe du SNESUP-FSU


* La violence des fouilles

Les fouilles à l'école augmentent la violence, dit un chercheur


La violence à l'école n'a pas globalement augmenté depuis dix ans mais s'est concentrée sur des lieux d'exclusion
Dans Le Monde, daté du 29 mai, le directeur de l'Observatoire international de la violence à l'école regrette que le débat soit "masqué par l'idéologie" et devienne un "enjeu électoral."
"La tendance, depuis une dizaine d'années, est qu'il n'y a pas d'augmentation globale de la violence à l'école mais une augmentation inégale, statistiquement concentrée sur les lieux d'exclusion sociale", explique-t-il.
Eric Debarbieux évoque des "petites violences répétées" qui finissent par "saper le moral de tous" et une forte augmentation des faits visant les adultes, avec une hausse de 7% des incidents touchant les enseignants en 2005-2006 par exemple.
Il suggère d'examiner l'efficacité des "solutions" comme la vidéosurveillance avant de les réclamer en France "sous le coup d'un certain affolement."
Selon lui,
les fouilles systématiques sont "un des moyens les plus sûrs d'augmenter la violence."
Il souligne que les détecteurs à l'entrée des établissements ne sont présents que dans moins de 1% des écoles américaines et qu'une enquête du FBI en a souligné leurs effets pervers : ressentiment des élèves, sentiment de mépris, "et finalement, augmentation de la violence antiscolaire."

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