Tout est écrit (et dit et vu aussi) [MAJ]
Rappel :"La plupart des mesures que je prends servent surtout d'habillage aux suppressions de postes." X. Darcos (Canard Enchaîné, 22 octobre
* Réforme Lycée. Annonce des horaires des matières fondamentales pour la seconde. L'AEF a publié le 14/11 des éléments sur les répartitions horaires. Elles nous sont relayées par une source syndicale. Voici l'ampleur des dégâts :
Les 21 heures d’enseignements "généraux" se répartiraient entre:
4 heures de français, 3h30 à 4 heures de mathématiques, 3 heures à 3h30 d'histoire-géographie et d'éducation civique, 3 heures de sciences expérimentales, 5 heures de langues vivantes (1 et 2) et 2 heures d'EPS.
Selon le ministère cette "hypothèse de travail" devrait "peu évoluer".
M.Pochard (AEF du 14/11) se réjouit de voir « progressivement la plupart des thèmes abordés par la commission (commission Pochard) mis sur la table ». M.Pochard insiste sur « l’autonomie des établissements » et la « rémunération au mérite ». Le Ministre n'a apporté aucun démenti.
Attention, il n'est pas précisé dans ces chiffres les horaires des éventuels dédoublements (si il y en a...).
* Ceci n'est pas un ministre qui s'énerve. C'est bien sûr de la désinformation et un montage. On le prend un peu pour nous quand même. Mais il s'énerve...
Désormais à chaque fois qu'il prend la parole, il devient ridicule ce Darkos. Si tant est qu'il ne l'était pas avant bien sûr...
* Habillage, et propagande aussi (surtout). Visez cette vidéo particulièrement énervante.
L'express fait le point sur tous ces mensonges... c'est là.
* Derrière la réforme des concours d'enseignement, des économies d'échelle à l'université (aussi). Petit bilan en vidéo de la réforme des concours et ses implications : fin de la recherche à l'Université en sciences humaines (mais à quoi ça sert les sciences humaines ?) développement du prolétariat scolaire.
* Ou en sommes nous ? Où allons-nous ? Réponse simple, apportée par Cl. Lelièvre sur Médiapart. Celui-ci a eu la bonne idée de ressortir le projet UMP pour les législatives. En voici les 28 points sur l'éducation. Vous pourrez juger de visu qu'ils sont bien mis en place :
Projet législatif adopté par l’UMP en 2007 en totalité là.
(pour la législature de 2007-2012)
Éducation: le devoir de réussite
1) Affirmer que l’exigence pour tous dans les savoirs et la culture est la condition de l’égalité des chances et la mettre en oeuvre.
2) Garantir la liberté pédagogique des enseignants en les évaluant sur les progrès des élèves et non pas sur les méthodes utilisées.
3) Conforter l’autorité des enseignants.
4) Assurer la sécurité des établissements.
5) Donner de l’autonomie aux établissements scolaires pour leur permettre de mettre en place de vrais projets d’établissement.
6) Donner plus de poids aux chefs d’établissements scolaires et revaloriser leur statut.
7) Prévoir des règlements intérieurs plus rigoureux dans les établissements scolaires et assurer la solennité de leur adoption.
8) Proposer aux enseignants de nouvelles missions et les rémunérer en conséquence : études dirigées, présence dans les établissements, soutien individualisé…
9) Adapter la scolarité aux besoins de chaque enfant au collège par l’individualisation des parcours.
10) Organiser des études dirigées dans tous les établissements après 16h30 pour les familles qui le souhaitent.
11) Évaluer chaque établissement par un organisme indépendant et rendre public cette évaluation. Aider les établissements qui ont de mauvais résultats à améliorer leurs performances.
12) Faire évaluer le système éducatif lui-même par une instance indépendante.
13) Permettre aux parents de choisir l’établissement scolaire de leurs enfants en assouplissant, puis en supprimant, lorsque les conditions en seront réunies, la carte scolaire.
14) Exiger en contrepartie de tous les établissements scolaires le respect d’un équilibre dans la composition sociale et géographique des effectifs.
15) Permettre à tous les parents qui le souhaitent de choisir pour leurs enfants un établissement réservant l’après-midi aux activités sportives, culturelles ou associatives.
16) Desserrer les contraintes qui pèsent sur la répartition des effectifs entre le public et le privé, afin de permettre à tous les parents qui le souhaitent d’inscrire leurs enfants dans une école sous contrat.
17) Donner plus de droits aux parents dans leurs relations avec l’école.
18) Garantir le doit de tout enfant handicapé à être accueilli dans une école de droit commun.
19) Multiplier par deux la place du sport à l’école.
20) Permettre à tous les enfants d’être bilingues, et à ceux qui le peuvent d’être trilingues.
21) Faire de l’école le levier de la démocratisation culturelle par une éducation culturelle et artistique plus soutenue, plus exigeante et par la réaffirmation culturelle des enseignements fondamentaux (lettres, histoire, philosophie, sciences…).
22) Faire intervenir des artistes dans les classes pour renforcer l’éducation culturelle et artistique.
23) Créer un vrai service d’orientation, en phase avec les besoins du monde du travail et de la société.
24) Diversifier les stages qui constituent actuellement un puissant facteur de reproduction sociale.
25) Renforcer le temps consacré à l’enseignement général dans les filières technologiques et professionnelles et dans l’apprentissage, afin que ces élèves conservent la possibilité de revenir dans l’enseignement général.
26) Créer des universités des métiers, parce que les élèves qui suivent l’apprentissage, l’enseignement technologique et l’enseignement professionnel ont également droit à des " grandes écoles " dans leurs domaines.
27) Expérimenter, avec des communes et des enseignants volontaires, une répartition des compétences entre, d’un côté, l’Éducation nationale chargée de " l’école du savoir ", de l’autre côté, la commune chargée de " l’école de la vie " (citoyenneté, culture, sport, activités d’éveil, découverte des métiers…).
28) Transférer aux départements la compétence actuellement exercée par les régions en ce qui concerne les lycées.
* Dégâts collatéraux. Associations scolaires. Faudra-t-il désormais que les associations payent les enseignants qu'elles veulent garder à disposition ? Reportage dans le 7-9, Yo.
LA NRCO (édition du 79) -""N ous sommes dans le couloir de la mort", n'hésite pas à asséner Étienne Pistre, président de la ligue de l'enseignement 79. La nébuleuse d'associations qui travaillent depuis des décennies en imbrication avec les écoles des Deux-Sèvres, se dit menacée de disparition « dans les trois ans » à cause des mesures du ministre de l'Éducation nationale, Xavier Darcos.
Ces associations fonctionnent parce que sont mis à leur disposition des enseignants, détachés de l'Éducation nationale. Le mois dernier, Xavier Darcos a fait savoir qu'à partir du 1er septembre prochain, ces salariés ne seront plus payés par l'Éducation nationale. Aux associations de se débrouiller pour financer leurs salaires.
“ On est coincés ”
« Nous avons dans les Deux-Sèvres quatre enseignants à notre disposition. Si je les garde, cela représente 241.000 € par an. C'est impossible pour notre budget », indique Michel Quillet, secrétaire général de la Ligue 79, catastrophé : « On nous enlève le nerf de la guerre, on est coincés »."
Situation confirmée ce jour par l'AEF :
50 000 emplois" seraient menacés dans les associations éducatives, conséquence du "désengagement de l'État" du secteur associatif, affirme Philippe Deplanque, vice-président de la CPCA (Conférence permanente des coordinations associatives) et président du Cnajep (Comité pour les relations nationales et internationales des associations de jeunesse et d'éducation populaire), mardi 18 novembre 2008. Selon le projet de loi de finances 2009, le programme "jeunesse et vie associative" accuse une diminution de 11,2% par rapport à 2008 pour s'établir à 119 millions d'euros (L'AEF n°104045).
Selon la CPCA, ce "désengagement de l'État" a pour conséquence de fragiliser encore davantage l'équilibre financier déjà précaire de nombreuses associations et de les contraindre à se séparer massivement de leurs salariés. "Il existe un risque important de retombées en cascade pour l'ensemble des associations et en particulier pour les postes d'encadrement", ajoute Philippe Deplanque. Il pointe "un vrai problème de cohérence" dans la politique du gouvernement, qui souhaite recruter 100 000 contrats aidés supplémentaires en 2009: "d'un côté, les associations doivent résister aux suppressions de financement. De l'autre, l'État leur demande de le soutenir alors que l'impact même de la réduction budgétaire vise à détruire de l'emploi qualifié pour le remplacer par de l'emploi non qualifié."
* Appel à la délation scolaire. SOS éducation s'y met et s'instaure en surveillant de la bonne morale éducative. Un formulaire en ligne appelle à signaler aux auteurs du site tout acte jugé anormal. On comprend qui est visé à travers leur appel.
Voyez plutôt : 
Le Mammouth vous rappelle qu'il n'y a qu'un seul et vrai site patriotique de délation en France c'est http://www.delation-gouv.fr/
Les autres ne sont que de pâles imitations. Méfiez-vous des contrefaçons.
* Darcos et la rigueur budgétaire : les coups de périgourdin se perdent. Retour sur la gestion financière de Périgueux sous l'administration de Darcos. Ca commence à faire des vagues. Du temps ou il était maire...
Aqui.fr - Pendant la campagne municipale, Michel Moyrand, le nouveau maire, socialiste, de Périgueux avait pointé du doigt la gestion financière de Xavier Darcos, son prédecesseur. Il avait donc commandité un audit sur l'état des finances de la cité périgourdine. Le 17 novembre, les résultats ont été présentés en conseil municipal et le constat est sans appel pour l'actuel ministre de l'éducation. Les finances sont dans le "rouge".
« La ville s'est appauvrie », relève Éric Julla, du cabinet toulousain RCF (Ressources consultants finances), auteur de cet audit. Selon ses analyses l'épargne nette de la ville est passée de « 2,3 millions d'euros en 2001 à 0,5 cette année ». L'étude portant sur les comptes administratifs de 2001 à 2007. Le constat est net : les recettes sont en baisse et les dépenses en hausse. Faute d'épargne suffisante, l'équipe municipale a donc financé ses projets en augmentant la dette de la ville, « surtout sur la fin du mandat », observe-t-il. Parmi les nombreux investissements, le musée gallo-romain, le moulin du Rousseau, la place Francheville, la crèche Magne... Résultat, Périgueux devra rembourser chaque année 5 millions d'euros jusqu'en 2013. Ceci étant, il ne faut pas céder au catastrophisme, l'endettement par habitant de Périgueux reste dans la moyenne des villes de même taille.