Miracle(s)

* Classement des lycées :

Les lycées Marie Immaculée, Saint-Joseph et autres font des miracles...


* Minute de prière à l’école pour le tueur de Toulouse. Ça, c’est fait.

Les dérapages cathos dans les écoles n'intéressent guère la presse nationale (le ministère de l'éducation non plus d’ailleurs...), alors diffusons l’information :

"un frère des écoles chrétiennes de 70 ans a demandé aux élèves de prier pour l’auteur des fusillades de Montauban et de Toulouse"

"Cette prière a eu lieu dans l’enceinte de cet établissement scolaire face à "1420 élèves et 86 enseignants".


Et ça fait des vagues chez les cathos.
http://www.linfo.re/Merah-evoque-dans-une-priere-la-polemique-enfle

L’instituteur ne pourra jamais remplacer le curé, en effet.



* Bientôt le retour de l'âge d'or pour l’école de Sarko.

La conception sarkozyste de l'école:

Ah comme c'était bien autrefois...
L'âge d'or ! L'école permettait à la grande majorité des élèves de suivre des études jusqu'à la fin de l'école primaire et  quelques-uns ("ceux qui en avaient les facultés") pouvaient même suivre des études secondaires... Tous les enfants (on ne rit pas!) avaient une une "chance égale de s’élever socialement".
C'est le modèle éducatif et social  perdu sur lequel Nicolas Sarkozy se lamente avec nostalgie dans sa Lettre au peuple français.

Mais le candidat-président ne reste pas dans le registre des lamentations,
il connaît LA solution: et à l'évidence il faut ficher les pré-délinquants et  pré-bénéficiaires de l'assistanat dès la maternelle pour mettre en place un "suivi particulier".

Morceaux choisis:

"Pendant des générations, l’école a été le pivot de cet idéal républicain. Elle apprenait à tous les enfants, quelle que soit leur condition sociale, à lire, écrire, compter, pour leur permettre d’être autonomes. A ceux qui en avaient les facultés, elle permettait d’accéder au secondaire, puis à l’université et aux grandes écoles. Elle donnait à tous les enfants une chance égale de s’élever socialement.
[...]
Aujourd’hui, nous avons du mal à tenir la promesse de Jules Ferry. Il est injuste d’avoir sur l’école des jugements à l’emporte-pièce. Il y a des millions d’enfants qui suivent un parcours scolaire normal et efficace. Ce qui compte est d’identifier les raisons pour lesquelles, à certains moments, certains enfants décrochent, alors que ce n’était pas le cas autrefois.
[...]
Environ 100 000 enfants sortent chaque année de l’école primaire sans maîtriser réellement les savoirs fondamentaux que sont la lecture, l’écriture et le calcul. Ce que l’école de Jules Ferry faisait dans tous les villages de France, nous ne savons plus le faire. Ce sont eux qui forment l’essentiel de la cohorte de ceux qui ensuite redoublent, sortent du système scolaire sans qualification et sans diplôme, auront d’immenses difficultés à trouver un emploi, vivront des aides sociales ou basculent dans la délinquance. Ce qui n’est pas acceptable, c’est que ces enfants, nous les connaissons pour la plupart dès la fin de la maternelle.
[...]
dès que l’enseignant, en dernière année de maternelle ou au CP, aurait donné le signal, le chef d’établissement enclencherait avec le maire, la communauté éducative, les nombreuses associations compétentes, un suivi particulier de l’enfant en lien avec sa famille. Ce suivi comprendrait si besoin l’aide spécifique de professionnels, du secteur de la santé notamment
. "


* La fin des taupes au ministère : l’autre effet des suppressions de postes.

L’histoire apparaît au détour d’une enquête de Libé sur les statistiques de l’EN. Voyez plutôt comment ça va bien au minisitère :

Source - Un agent de la direction générale pour l'enseignement supérieur et l'insertion professionnelle témoigne:
«Si on fait fuiter une étude, l'administration nous identifie immédiatement. Avec les suppressions de postes, on se retrouve de plus en plus souvent seul en charge d'une enquête. Il est donc très facile de nous repérer. On risque gros, j'ai des collègues qui sont en procédure de radiation.»



* Déscolarisation des moins de 3 ans : mission accomplie ?

En tous cas, le ministre est très satisfait!

En réponse au sénateur  de l'Aude Roland Courteau  qui l'interrogeait sur l'effondrement de la scolarisation des enfants de deux ans en école maternelle, Luc Chatel déclare, se référant à l'article  L. 113-1 du code de l’éducation, qu' "Il résulte de ces dispositions que la scolarisation des enfants de moins de trois ans ne saurait constituer une obligation pour le système éducatif, y compris lorsque les écoles et classes maternelles sont situées dans un environnement défavorisé.
L’accueil de ces enfants de moins de trois ans dans une école maternelle disposant de places est une possibilité ouverte à leur demande, mais non un droit.
Ainsi, la mission du ministère de l’éducation nationale telle qu’elle est inscrite explicitement dans le code de l’éducation est effectivement accomplie. " source

Précisons donc à l'attention du ministre que ce droit, qui est en effet une possibilité et n'est pas une obligation, est néanmoins défini comme un objectif politique et social confirmé par la loi n°2005-380 du 23 avril 2005 d'orientation et de programme pour l'avenir de l'école, et que
c'est une bien singulière façon pour le ministère de satisfaire cet objectif que de contribuer toujours un peu plus à l'effondrement des petites sections de maternelle où le taux de scolarisation est passé de 34,5 % en 2000 à 12,6 % en 2010 et continue à se détériorer...


* Les bonnes idées qu’on devrait avoir


Trouver des coûts de production moins élevés : appliquer les principes de délocalisation aux cadres (très) supérieurs : avoir un DRH ou un CEO chinois couterait moins cher. Jamais tenté. Pourquoi ?

* La vidéo de la fin (le retour) : Peut-être que je suis de droite ?

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