La loi de l'école

Retour de la vidéo de la fin : et c’est à la fin du post. Ca tombe bien.

* Fusillé pour l’exemple.


Un enseignant suspendu en Haute-Vienne pour résistance aux évaluations nationales !


Un enseignant de Haute-Vienne, Gilles Lehmann, s'est vu signifier aujourd'hui par son Inspection académique une suspension immédiate de ses fonctions pour avoir annoncé qu'il ne respecterait pas totalement le protocole de passation des évaluations nationales CM2 et n'en ferait pas remonter les résultats.

Il est convoqué le 22 janvier dans le cadre d'une procédure disciplinaire intentée à son encontre.

Une telle suspension immédiate n'intervient normalement qu’après une CAPD disciplinaire, appliquée en cas de procédure d'urgence, quand les enfants sont en danger.

Le Réseau des enseignants du primaire en résistance, signataire de l'Appel des 200 maîtres contre les évaluations nationales, dénonce cette décision autoritaire et illégale.

Nous exigeons le rétablissement immédiat de Gilles Lehmann dans ses fonctions et demandons au ministre Luc Chatel d'intervenir pour que cesse cette chasse grotesque aux enseignants-désobéisseurs qui ont par ailleurs le soutien de la principale fédération de parents d'élèves.
 

Réseau des enseignants du primaire en résistance
www.resistancepedagogique.org



* Concours d’inspecteur général de l’Education nationale : le cas Peillon.

Ce n’est plus de la méritocratie cela...

Peillon voulait arrêter la politique
Le Figaro

Xavier Darcos raconte que lorsqu’il était ministre de l’Éducation, en octobre 2007, Vincent Peillon était venu le voir pour lui confier son ras-le-bol de la politique et du PS. Il souhaitait alors devenir inspecteur général de l’Éducation nationale. Darcos a fait état de cette proposition à l’Élysée où on lui a donné un feu vert. Mais l’affaire ne s’est pas conclue, l’eurodéputé socialiste, professeur de philosophie, ayant repris goût à la chose publique.



* Finalités scolaires : La réforme managériale et sécuritaire de l’école
L’école-entreprise, tel semble bien être l’objectif des nouveaux réformateurs de l’école à l’ère néolibérale et sécuritaire. Ne serait-il pas temps de faire de l’école une machine « efficace », de la soumettre à la saine pression concurrentielle du marché, à l’évaluation généralisée des résultats, à la surveillance numérique des élèves et des professeurs, au dépistage des comportements anormaux ? L’heure n’est plus à la démocratisation de la culture, elle est à la croissance de la productivité des enseignants et à leur mutation en hommes d’entreprise.

La suite là .



* Les sondés sont des...

Suite au sondage par lequel les Français « plébiscitent » la réforme du lycée, certains ont été voir ledit sondage dans le détail.

Et il apparaît (de source syndicale) à la lecture attentive des éléments du sondage que :

-         sur les 1007 personnes interrogées, il n’y a que 62 % qui sont parents d’élèves, mais surtout  16 % seulement annoncent savoir de quoi il s’agit au moment d’être sondés !

-         84 % des sondés ne sont  donc au courant de rien, mais sont  quand même interrogés et répondent,

-         à terme, sur 1007  personnes qui se sont exprimées, 58 étaient directement concernées et informées.

 Ajoutons encore que le questionnaire  portait  sur les seuls aspects « séduisants » de la réforme, par exemple, l’accompagnement des élèves, les stages de remise à niveau, sans rien évoquer de leurs incidences horaires sur l’enseignement disciplinaire.

Précisons enfin que ces chiffres fabuleux  doivent être nuancés du fait qu’on proposait aux sondés de distinguer entre « assez bonne chose » et « très bonne chose », majoritairement c’est l’ « assez » qui chaque fois l’emporte, ce qui permet de conclure que l’opinion est bonne.

Et à la question « Pensez vous que les sondés sont des cons, 99 % ont répondu : oui ».


* « ce qui a été accompli préfigure la réforme des lycées », dit le maitre des lieux.


Voir là page du ministère à ce propos : c’est celle-là.(voir la vidao)

Signature d'une convention-cadre entre le ministère de l'Éducation nationale et six Instituts d'Études Politiques

Objectifs du programme IEPEI
Ce programme rassemble plus de 1 200 lycéens de condition sociale modeste en 2009 - 2010. Depuis 2007, il :
- stimule l’ambition des élèves
- diversifie socialement le recrutement des grandes écoles
- aide à la préparation du concours commun des six IEP
- contribue à la réussite dans l’enseignement supérieur.

Principes du dispositif IEPEI
Chaque IEP développe une politique de démocratisation de son recrutement adaptée à sa région. Les Instituts d’Études Politiques proposent une plateforme internet de formation à destination de leurs élèves, iepei.com. Les professeurs référents assurent un relais systématique au sein des 160 lycées partenaires. Les six Instituts d’Études Politiques, 200 étudiants et 200 professeurs des lycées, des universités, des IEP et classe préparatoire aux grandes écoles (CPGE) interviennent dans la formation. Ils s’engagent à soutenir le programme.



* Retour de la vidéo de la fin : aujourd’hui actualité : C’est quoi la grève ?


c'est quoi la grève

tarek | MySpace Video



A partir du prochain post, la grande saga de la vidéo de la fin reprend. Le mammouth sacrifiera à la mode ambiante : le débat sur l’identité nationale : c’est quoi la France. Ca promet. Soyez attentifs...