Acte I : victoire.
03/03/08 18:00
* Note 2 be condamné à ne plus donner d'info nominatives. Mais il fait appel. voir le site contrenote2be.com.
*J. Lang déclare à propos des nouveaux programmes du primaire: on peut craindre "un appauvrissement intellectuel de l'école" (sur Le Monde.fr). Les rumeurs insistantes font de lui un des prochains ministres. Avec son départ, c'est sûr on a pas à craindre un appauvrissement intellectuel de la gauche (quelle gauche ?)
*Réforme du bac en oeuvre. Cela se précise ? C'est le Sénat qui s'y colle, du moins c'est sur le Figaro.fr. Et on voit apparaître la référence aux examens européens, à la réduction du nombre d'épreuves, au contrôle continu...
Bac : le Sénat propose un examen sur deux ans
Un groupe de travail sénatorial réfléchit à une série de propositions pour réformer l'épreuve.
Réduction du nombre d'épreuves du bac, étalement de l'examen sur deux ans : telles sont les premières idées d'un groupe de travail sénatorial intitulé «À quoi sert le baccalauréat ?» qui auditionne, depuis la fin du mois de décembre, des spécialistes de l'éducation.
Le sénateur UMP Jacques Legendre (Nord), président de ce groupe, remettra son rapport en mai au moment même où Xavier Darcos, le ministre de l'Éducation nationale, devrait annoncer ses premières pistes de réforme du lycée. Et il espère bien influer sur ces choix. «Nous ne voulons pas arriver après la bataille. J'espère bien que certaines de mes idées seront reprises», explique le sénateur qui se dit par ailleurs «totalement indépendant du gouvernement».
Son objectif est d'avancer des propositions pour lutter contre l'échec massif des étudiants au cours de leurs premières années dans l'enseignement supérieur, et de présenter un état des lieux du bac qui fête cette année ses deux cents ans. Jacques Legendre se dit convaincu de la nécessité de conserver le caractère national de l'examen. Son groupe de travail étudie notamment la possibilité de passer le bac en deux ans, «alors que l'année de terminale est considérée aujourd'hui comme très lourde». Le nombre d'épreuves nécessaires pour tester la valeur d'un candidat est également l'un des thèmes de réflexion. «Pour beaucoup de spécialistes, quatre ou cinq devraient suffire», rappelle Jacques Legendre.
Le contrôle continu, «un point délicat»
Une meilleure organisation matérielle du bac est par ailleurs à l'étude. Les huit sénateurs participant au groupe de travail, tous membres de la commission culturelle, ne refusent pas l'idée d'une dose de contrôle continu, «même si c'est un point délicat puisqu'on peut nous reprocher de vouloir un bac maison et non plus un examen national».
Ils souhaitent enfin «la fin du bidouillage des notes». Pour eux, il est difficile de dire que les épreuves sont anonymes et de repêcher dans le même temps selon des critères plutôt obscurs. Les consignes d'harmonisation des notes devraient être «rendues publiques car la valeur du bac passe par sa clarté», assure l'un des sénateurs qui souhaiterait par ailleurs que les professeurs d'université s'investissent davantage dans les jurys d'examen, «alors que le bac reste le premier diplôme de l'enseignement supérieur». Le groupe de travail entend promouvoir l'introduction de la notion européenne de compétences à acquérir, validées par un système de crédits. Ce qui permettrait, selon les sénateurs, de mieux tester le niveau atteint par un lycéen. Le groupe de travail a déjà auditionné une série de personnalités, comme Jean-Robert Pitte [gauchiste de Paris IV, vous vous souvenez, voir ici (deuxième partie d'article)], président de l'université Paris-Sorbonne et auteur d'un pamphlet vigoureux contre le baccalauréat l'année dernière, les directeurs de l'administration centrale, les syndicats, ainsi que des historiens et sociologues de l'éducation. Reste à savoir si le Sénat saura faire entendre sa voix au printemps prochain. «Le gouvernement s'est bien inspiré de mon rapport sur la diversité sociale dans les classes prépas, en imposant que les lycées y envoient 5 % de leurs élèves les plus méritants, observe Jacques Legendre. Il faut savoir être persévérant.»
*Statut de fonctionnaire. Il n'est pas certain en effet que le statut des profs soit finalement modifié. En effet, cela ne servirait peut-être à rien parce que l'on pense plutôt à changer en profondeur celui des tous les fonctionnaires d'Etat. Voyez plutôt.
Le 4 février le Ministre de la Fonction publique a communiqué aux organisations syndicales un projet de loi en 15 articles visant à modifier le Statut général.
Selon le calendrier présenté par les autorités ministérielles, ce projet devrait être examiné en session plénière du Conseil supérieur de la Fonction publique dans la 2ème quinzaine de mars, l’ensemble du dispositif ayant vocation a devenir opérationnel dès cette année.
Sans rentrer, à ce stade, dans le détail des différents articles, l’UGFF tient immédiatement à alerter sur les enjeux de ce texte qui, sous couvert de mobilité, comporte notamment trois mesures particulièrement dangereuses.
- Ainsi, l’article 7 prévoit la création d’une nouvelle situation statutaire dans laquelle serait placé le fonctionnaire « privé d’affectation par suite d’une suppression ou d’une modification substantielle de son emploi ». A l’issue d’une période de 2 ans, pendant laquelle l’administration chercherait à favoriser le reclassement professionnel, dans la Fonction publique ou dans le secteur privé, le fonctionnaire pourrait être mis « d’office en disponibilité ». C’est la fin de l’obligation faite à l’administration d’affecter un agent titulaire sur un emploi qui est ainsi programmée.
- L’article 8 envisage de généraliser les possibilités de cumul d’emplois à temps non complet à l’ensemble du territoire. Cette disposition introduite il y a un an dans le Statut était jusqu’à présent limitée aux zones rurales. C’est la porte ouverte en grand au recrutement d’agents publics à multi employeurs et, au moins pour la Fonction publique de l’Etat, une atteinte importante au principe selon lequel un emploi statutaire est un emploi à temps complet.
- L’article 9 prévoit de modifier le Code du Travail pour permettre à l’administration et à ses établissements publics d’avoir recours à l’Intérim « pour pourvoir rapidement des vacances temporaires d’emplois ou faire face à des besoins occasionnels ou saisonniers ou à des surcroîts d’activités ». Cette mesure est présentée cyniquement comme destinée à « limiter la reconstitution d’un volet d’emploi précaire dans l’administration ». En rompant la relation contractuelle avec l’employeur public, elle vise à exonérer l’Etat et les collectivités territoriales de leurs responsabilités envers les agents recrutés sous contrat à durée déterminée.
*J. Lang déclare à propos des nouveaux programmes du primaire: on peut craindre "un appauvrissement intellectuel de l'école" (sur Le Monde.fr). Les rumeurs insistantes font de lui un des prochains ministres. Avec son départ, c'est sûr on a pas à craindre un appauvrissement intellectuel de la gauche (quelle gauche ?)
*Réforme du bac en oeuvre. Cela se précise ? C'est le Sénat qui s'y colle, du moins c'est sur le Figaro.fr. Et on voit apparaître la référence aux examens européens, à la réduction du nombre d'épreuves, au contrôle continu...
Bac : le Sénat propose un examen sur deux ans
Un groupe de travail sénatorial réfléchit à une série de propositions pour réformer l'épreuve.
Réduction du nombre d'épreuves du bac, étalement de l'examen sur deux ans : telles sont les premières idées d'un groupe de travail sénatorial intitulé «À quoi sert le baccalauréat ?» qui auditionne, depuis la fin du mois de décembre, des spécialistes de l'éducation.
Le sénateur UMP Jacques Legendre (Nord), président de ce groupe, remettra son rapport en mai au moment même où Xavier Darcos, le ministre de l'Éducation nationale, devrait annoncer ses premières pistes de réforme du lycée. Et il espère bien influer sur ces choix. «Nous ne voulons pas arriver après la bataille. J'espère bien que certaines de mes idées seront reprises», explique le sénateur qui se dit par ailleurs «totalement indépendant du gouvernement».
Son objectif est d'avancer des propositions pour lutter contre l'échec massif des étudiants au cours de leurs premières années dans l'enseignement supérieur, et de présenter un état des lieux du bac qui fête cette année ses deux cents ans. Jacques Legendre se dit convaincu de la nécessité de conserver le caractère national de l'examen. Son groupe de travail étudie notamment la possibilité de passer le bac en deux ans, «alors que l'année de terminale est considérée aujourd'hui comme très lourde». Le nombre d'épreuves nécessaires pour tester la valeur d'un candidat est également l'un des thèmes de réflexion. «Pour beaucoup de spécialistes, quatre ou cinq devraient suffire», rappelle Jacques Legendre.
Le contrôle continu, «un point délicat»
Une meilleure organisation matérielle du bac est par ailleurs à l'étude. Les huit sénateurs participant au groupe de travail, tous membres de la commission culturelle, ne refusent pas l'idée d'une dose de contrôle continu, «même si c'est un point délicat puisqu'on peut nous reprocher de vouloir un bac maison et non plus un examen national».
Ils souhaitent enfin «la fin du bidouillage des notes». Pour eux, il est difficile de dire que les épreuves sont anonymes et de repêcher dans le même temps selon des critères plutôt obscurs. Les consignes d'harmonisation des notes devraient être «rendues publiques car la valeur du bac passe par sa clarté», assure l'un des sénateurs qui souhaiterait par ailleurs que les professeurs d'université s'investissent davantage dans les jurys d'examen, «alors que le bac reste le premier diplôme de l'enseignement supérieur». Le groupe de travail entend promouvoir l'introduction de la notion européenne de compétences à acquérir, validées par un système de crédits. Ce qui permettrait, selon les sénateurs, de mieux tester le niveau atteint par un lycéen. Le groupe de travail a déjà auditionné une série de personnalités, comme Jean-Robert Pitte [gauchiste de Paris IV, vous vous souvenez, voir ici (deuxième partie d'article)], président de l'université Paris-Sorbonne et auteur d'un pamphlet vigoureux contre le baccalauréat l'année dernière, les directeurs de l'administration centrale, les syndicats, ainsi que des historiens et sociologues de l'éducation. Reste à savoir si le Sénat saura faire entendre sa voix au printemps prochain. «Le gouvernement s'est bien inspiré de mon rapport sur la diversité sociale dans les classes prépas, en imposant que les lycées y envoient 5 % de leurs élèves les plus méritants, observe Jacques Legendre. Il faut savoir être persévérant.»
*Statut de fonctionnaire. Il n'est pas certain en effet que le statut des profs soit finalement modifié. En effet, cela ne servirait peut-être à rien parce que l'on pense plutôt à changer en profondeur celui des tous les fonctionnaires d'Etat. Voyez plutôt.
Le 4 février le Ministre de la Fonction publique a communiqué aux organisations syndicales un projet de loi en 15 articles visant à modifier le Statut général.
Selon le calendrier présenté par les autorités ministérielles, ce projet devrait être examiné en session plénière du Conseil supérieur de la Fonction publique dans la 2ème quinzaine de mars, l’ensemble du dispositif ayant vocation a devenir opérationnel dès cette année.
Sans rentrer, à ce stade, dans le détail des différents articles, l’UGFF tient immédiatement à alerter sur les enjeux de ce texte qui, sous couvert de mobilité, comporte notamment trois mesures particulièrement dangereuses.
- Ainsi, l’article 7 prévoit la création d’une nouvelle situation statutaire dans laquelle serait placé le fonctionnaire « privé d’affectation par suite d’une suppression ou d’une modification substantielle de son emploi ». A l’issue d’une période de 2 ans, pendant laquelle l’administration chercherait à favoriser le reclassement professionnel, dans la Fonction publique ou dans le secteur privé, le fonctionnaire pourrait être mis « d’office en disponibilité ». C’est la fin de l’obligation faite à l’administration d’affecter un agent titulaire sur un emploi qui est ainsi programmée.
- L’article 8 envisage de généraliser les possibilités de cumul d’emplois à temps non complet à l’ensemble du territoire. Cette disposition introduite il y a un an dans le Statut était jusqu’à présent limitée aux zones rurales. C’est la porte ouverte en grand au recrutement d’agents publics à multi employeurs et, au moins pour la Fonction publique de l’Etat, une atteinte importante au principe selon lequel un emploi statutaire est un emploi à temps complet.
- L’article 9 prévoit de modifier le Code du Travail pour permettre à l’administration et à ses établissements publics d’avoir recours à l’Intérim « pour pourvoir rapidement des vacances temporaires d’emplois ou faire face à des besoins occasionnels ou saisonniers ou à des surcroîts d’activités ». Cette mesure est présentée cyniquement comme destinée à « limiter la reconstitution d’un volet d’emploi précaire dans l’administration ». En rompant la relation contractuelle avec l’employeur public, elle vise à exonérer l’Etat et les collectivités territoriales de leurs responsabilités envers les agents recrutés sous contrat à durée déterminée.
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