Grèveries ...

*Le machin du 12

Résumons, le 12 : appel à la grève.

Mais,
- que dans les lycées (en gros) ;
- pas d’appel des organisations syndicales du primaire ;
- rien non plus de celles du supérieur ;
- contre les modalités de la mise en place des stagaires (et pas contre la masterisation) ;
- toujours les mêmes avec cette fois FO (qui jusque là était contre les temps forts);
- peu de manifs prévues (tout juste des rassemblements).

Allez comprendre...
En gros une journée au cas ou dans la région parisienne ils partiraient en grève générale.


Le 23 grève interprofessionnelle public-privé qui s’annonce plus sérieuse... (même si là aussi il va y avoir des choses à dire, on en reparlera).

* Economie, redemandez le programme.

Les échos. Cours d'économie en seconde : l'emploi et le pouvoir d'achat font leur retour
[ 05/03/10  ]

La guerre des tranchées sur les futurs programmes d'économie en seconde issus de la réforme du lycée va-t-elle bientôt prendre fin ? En tout cas, au sein du ministère, des réflexions ont abouti à des aménagements importants du programme de sciences économiques et sociales (SES), dont « Les Echos » ont eu connaissance. Si cette nouvelle version était validée par le cabinet du ministre de l'Education Luc Chatel, elle contribuerait à apaiser le débat. Une nécessité car, dès leur mise en ligne pour consultation, la première mouture des programmes de seconde de SES d'une part et de « principes fondamentaux de l'économie et de la gestion » (PFEG) d'autre part, a mis le feu aux poudres. En cause ? La moindre place accordée en SES à la sociologie, l'absence de thèmes aussi importants - et sensibles -que le pouvoir d'achat, l'emploi et, donc, le chômage. La version révisée du programme de SES propose cinq thèmes déclinés en dix questions. Aux questions correspondent des notions à découvrir, puis des indications complémentaires pour les enseignants.

Parmi les changements majeurs, le « pouvoir d'achat » est réintroduit dans le premier thème (« Ménages et consommation »). En revanche, la notion d' « élasticité », complexe pour un élève de quinze ans, disparaît. La deuxième question de ce thème n'est plus « La consommation : un marqueur social ? », mais « La consommation : des choix individuels ou des choix sociaux ? », qui permet de combiner approches microéconomique, macroéconomique et sociologique.

Deux autres thèmes feraient l'objet de modifications significatives. Celui ayant trait aux entreprises et à la production devrait aborder désormais la « valeur ajoutée ». Enfin, Le thème initialement intitulé « Choix individuels et choix sociaux » deviendrait « Formation et emploi ». Il serait enrichi d'une nouvelle question d'étude : « Le salaire est-il l'ennemi de l'emploi ? ». De quoi pouvoir finalement aborder le chômage. Par ailleurs, on réfléchit à l'évaluation des élèves dans ces matières non prévues pour l'instant.



* Répression. Les parents en prennent (aussi) plein la gueule...




* Le français de sarko.


Marianne2. -Il est des députés qui ne font pas la « une » des médias et qui pourtant grattent là où ça fait mal. C’est le cas de François Loncle, député socialiste de l’Eure, qui s’est fait « spécialiste des questions écrites vachardes » comme il dit.

Une des dernières interrogations de cet ancien du MRG, parue au Journal officiel il y a près de deux semaines, vaut son pesant d’or. Elle est adressée à Luc Chatel et porte sur ce que Nicolas Sarkozy croit être le « parler peuple » (ce qui révèle au passage l’idée qu’il se fait de la « piétaille ») :

« 
M. François Loncle indique à M. le ministre de l'Education nationale que l'actuel Président de la République française semble éprouver maintes difficultés à pratiquer la langue française. Il multiplie les fautes de langage, ignorant trop souvent la grammaire, malmenant le vocabulaire et la syntaxe, omettant les accords. Lorsqu'il s'exprime en public, le Président de la République croit judicieux de maltraiter, volontairement ou involontairement, la langue française et il s'aventure parfois à employer des termes et formulations vulgaires. Afin de remédier sans délai à ces atteintes à la culture de notre pays et à sa réputation dans le monde, il lui demande de bien vouloir prendre toutes les dispositions nécessaires pour permettre au Président de la République de s'exprimer au niveau de dignité et de correction qu'exige sa fonction » !



* « Des contrats sans avenir » dans l'Éducation nationale


Devant le conseil des prud'hommes, un collectif, composé de neuf femmes, dénonce la précarité.


« L'éducation nationale et l'État ne respectent pas les lois qu'ils ont faites », tempêtent les neuf membres du Collectif de contrats précaires. Hier, afin « d'informer les personnes se trouvant dans la même situation », les femmes qui le composent se sont rassemblées devant le conseil de prud'hommes. Se définissant comme « des CDD de droit privé », elles se retrouvent sans emploi depuis le 31 août 2009. Sept d'entre elles étaient embauchées en contrat d'avenir, deux autres en CAE (Contrat d'accompagnement dans l'emploi).

Leurs doléances portent notamment sur trois points. « On devait avoir une formation qu'on n'a pas eue, malgré un financement perçu par un centre de mutualisation », explique Lysiane Brigant. De plus, le collectif a déposé un dossier aux prud'hommes pour le paiement des heures complémentaires : « On a travaillé 28 h 45 par semaine, payées 26 heures ». Et d'indiquer qu'elles ont obtenu gain de cause à travers le jugement en date du 14 décembre 2009. Ce qui représente 2.000 € par salarié. « L'Éducation nationale n'a pas fait appel mais à ce jour, on n'a rien touché », s'impatientent les plaignantes.

« Beaucoup d'angoisse »
Considérant qu'il n'y a « pas eu respect des obligations de l'employeur », elles demandent aussi une requalification de leur contrat en CDI. Et rappellent, au passage, que les contrats d'avenir couvrent une période de 24 mois suivie d'un renouvellement d'un an.

« On a d'abord eu 10 mois, puis 12 et ensuite 8 mois et 6 mois. Chaque fois, on avait peur de ne pas être renouvelées. ça a généré beaucoup d'angoisse. » Hier matin, toujours devant l'instance prud'homale, il était question, selon le collectif, de « la dérogation préfectorale que l'employeur aurait dû demander pour justifier la durée des contrats ». Le résultat devrait être connu le 26 avril.

« Nous espérons une deuxième victoire », clament ces personnes qui ont travaillé comme agents administratifs dans divers établissements du département.

Quant à Clémentine Marsalet, elle déclare : « Je bats tous les records avec 13 contrats depuis 1994 ». Elle se dit donc décidée à aller jusqu'au bout. Mais ces contrats, dont les noms sont pourtant porteurs d'espoir, le collectif, soutenu par CGT- Educ'action, les juge « sans avenir ».

De son côté, Philippe Wuillamier, inspecteur d'académie, rappelle qu'il s'agit « de contrats aidés, conçus pour une durée limitée dans le temps, d'une manière explicitée dès le départ ». Il ajoute que certaines personnes ont bénéficié d'une formation. Avant de préciser que « les renouvellements sont liés aux autorisations d'ouverture de la part de la direction du travail. Il peut y avoir des durées différentes ».